Chapitre 7

Au moment où Koro descend, Gakuhô se jette sur moi. Gakushû arrête sa main.

- Pars. Et vite.

- Gakushû, descends et occupe toi d'eux.

Il me regarde, lâche son père et descend en vitesse.

- Suivez-nous !

J'entends la voix de Koro qui m'appelle. Mais je garde les yeux sur Gakuhô. Une erreur où j'y passe vraiment, cette fois.

- Sale gamin ! Crie Gakuhô en me fonçant dessus.

Je me prend un coup de poing que je lui renvoie, puis un coup de pied.

- Karma, descends vite ou je remonte !

J'ignore la voix de mon mari et attrape Gakuhô par le col. Je casse la porte avec mon pied et vois les policiers. Je leur envoie mon ancien proviseur.

- Tenez, c'est cadeau.

- Attrapez le roux ! Lance l'un d'eux.

Je pars en arrière, et saute directement par la fenêtre. J'atterris en roulant sur le sol, ressentant une légère douleur au dos. Koro me tend sa main, que j'attrape. Nous courons vers la voiture que nous avions prévue de prendre, et que Kayano conduit.

Nagisa et Gakushû déjà installés, Koro vient se mettre sur mes genoux. Kayano démarre aussitôt la voiture. Je souris et déclare :

- Les gars, je déclare notre victoire officielle contre le père de la citrouille !

- J'en ai marre de ce surnom.

- C'est un renard, lâche Nagisa. En tout cas, je suis soulagé que vous n'ayez rien... à part quelques bleus pour Karma.

- Bonsoir sensei ! Lance Kayano, sans quitter la route des yeux. Félicitations pour Karma et vous, d'ailleurs !

Koro s'adosse contre moi. Je passe mes bras autour de sa taille.

- Merci d'être venu me chercher... Merci Kaede...

- C'est normal. Je n'allais pas te laisser.

- Bon, je vous dépose chez Nagisa ? Demande Kayano.

- Heum...

- Ouais, répond Gakushû.

- Ma maison n'est pas un QG de rassemblement !

- Maintenant si, répliquai-je.

- Nous pouvons aller chez nous, ce sera plus grand et il est tard... vous devez tous être fatigués.

Sur ces mots, mon mari caresse mon bras doucement. Je penche la tête vers lui :

- C'est surtout toi qui est le plus fatigué, non ?

- Je ne peux pas recevoir des gens, dit Nagisa, voulant changer de sujet.

- On va pas se réunir dans la chambre, Nagisa, lâche Gakushû.

Kaede freine d'un coup. Je me vautre avec Gakushû, tandis que Nagisa et Koro se tiennent.

- Vous insinuez quoi, là ?!

Elle est toujours pas au courant ?! Non... elle court encore après Nagisa ?! J'vais le raconter à Rio, tiens...

- Je suppose qu'ils insinuent qu'on allait se retrouver en bonne et due forme, répond Koro.

Kayano redémarre. Je remarque que Nagisa a l'air très mal à l'aise.

- Rah... ça fait mal... gémit Gakushû.

- Tu l'as dit... ajoutai-je. Rien de cassé mon chéri ?

Il se réinstalle contre moi.

- Oui, ça va, ne t'en fais pas.

Il tend le bras vers la joue de Gakushû, qu'il tire.

- J'avais raison ?

- Mouais, on va dire ça.

Je fais signe à Nagisa d'approcher, et lui chuchote :

- Elle est toujours sur toi ?

Il hoche la tête et soupire. Koro, qui a l'air d'avoir entendu, pose un baiser dans mon cou et dit :

- J'insiste pour que vous veniez chez nous. Je voudrais vous remercier.

- Bon, allons chez le sensei, soupire Nagisa en esquissant un sourire discret.

- D'accord ! Répond Kayano.

Je souris et chuchote assez bas aux deux amoureux :

- Si vous voulez, on vous prête une chambre, mais il ne faudra pas trop la salir.

Je vois Koro sourire. Je caresse sa joue tendrement et ferme les yeux en le serrant contre moi. Je finis même par m'endormir.

- J'ai peur que mon père arrive à sortir de prison grâce à ses relations. Normalement, il ne devrait pas, mais...

- Ne t'en fais pas, ça va aller, souffla Nagisa à Gakushû, en lui attrapant la main discrètement.

Karma dormait, mais Koro, lui, écoutait à moitié. Il dormait mais écoutait aussi. Une qualité de dieu de la mort qu'il avait gardée.

"Ne t'en fais pas, je prends une pause dans mon travail."

Koro souria en repensant à ce souvenir. Oui, le dieu de la mort prendrait une petite pause d'environ neuf mois, voire même plus. Une de ses mains tenait celle de son mari, et l'autre glissa sur son ventre.

Quelle frayeur, avec les pilules ! Il avait vraiment cru que c'en était terminé, de leur futur enfant.

- N'empêche qu'il vont bien ensemble, chuchota Kaede en jetant un coup d'oeil dans le rétroviseur.

- Ouais, ils sont mignons, renchérit Gakushû.

Il aurait bien voulu ajouter : "Mais tu es le plus mignon", mais Kayano semblait encore avoir un faible pour son bleuté. Il fallait mieux que Nagisa le lui avoue, elle le prendrait certainement bien.

- Gakushû, si Karma entend ça, il va te frapper.

Koro soupira et frotta sa joue contre le cou de son amant en marmonnant son nom. Il était désormais plus endormi que réveillé.

- Mais nan, répondit Gakushû en prenant une photo, et en l'envoyant directement à Nakamura, avec qui il avait gardé contact. Je comprends quand même pourquoi mon père a craqué, il est quand même beau votre sensei.

- N'empêche qu'il est à Karma maintenant. Et que toi tu es à moi, rétorqua Nagisa en tirant la langue.

Deuxième coup de frein de la part de Kayano. Gakushû et Karma se vautrent de nouveau, tandis que Nagisa rattrape Koro, qui a sursauté.

- KAYANO ARRÊTE DE FREINER ! Cria Karma.

- Kaede, aurais-tu des difficultés à conduire ? Je peux prendre ta place si tu veux, lâcha Koro en se massant la nuque.

Celle-ci se retourna vers le petit groupe.

- Qu'est-ce que tu as dit, Nagisa ?!

- Bon, je ne vais pas te le cacher plus longtemps, je sors avec Gakushû.

- Il est vrai que Kaede était amoureuse de Nagisa, plus jeune.

Elle rougit, et Karma rebondit sur les paroles de Koro :

- On dirait qu'elle l'est toujours.

Gakushû attrape Nagisa et l'enlace.

- T'as pas été assez rapide. Maintenant que je l'ai, je ne le lâche plus.

Le bleuté rougit, gêné, tandis que Kaede recommence à rouler.

- Vous savez comment rendre l'ambiance gênante, les garçons, dit Koro en embrassant le cou de Karma.

- Je revendique juste ce qui est à moi, rétorqua Gakushû.

- Nagisa crie beaucoup au lit, ou il est aussi discret qu'en classe.

Sur ces mots, Nagisa redoubla de gêne, et se sentit encore plus mal à l'aise.

- Il crie pas mal, et il sait que j'aime ça, répondit Gakushû.

- Ah, toi aussi ?

Koro rougit légèrement en comprenant les paroles de Karma et lui pince le bras en rigolant.

- Tu n'en manques pas une, toi.

Gakushû se met à rire. Karma resserre sa prise autour de la taille de son amant et déclare :

- Je raconte juste comment tu es. Je me demande qui crie le plus entre vous deux.

- Ah, ça ? Soit on le fait en même temps dans la même pièce, soit on enregistre.

- Aucun des deux ! Tenta Nagisa, sachant déjà que Gakushû et Karma étaient fixés.

Mais bon, au fond, cette idée la tentait un peu.

- C'est moi ou vous proposez un plan à quatre... Bien que l'idée ne me dérange pas. Le souci est que je ne prête pas Karma.

- Et moi je ne laisse pas Nagisa.

Koro et Gakushû se regardèrent, puis sourièrent. Chacun le sien, quoi. Pour les quatre, tout allait. Le seul truc qui n'aillait pas, c'était Kayano qui était aussi rouge que la tignasse de Karma.

Ouuuuf, première partie terminée ! Oui pasque j'ai prévu d'autres trucs...

On aura un petit bonus demandé par Nagisa, et un deuxième sur le PDV Karma !

Pour mieux comprendre ce qu'il se passe entre-temps, puis comme ça je meuble.

Y aura EVIDEMMENT un tome 2, et p't'être même un tome 3, vu la tournure du RP qui a mené à cette fic. (Oui, tu l'as eu ton Koroma, Koro... depuis le temps que tu me le demandais x) )

Je sais que ce couple est COMPLÈTEMENT improbable, mais bon, il est possible quand même... La preuve ! Bon, je vais arrêter de parler, j'ai des screens à faire moi ! ^^

#Historia