Titre : Quand le passé revient.

Texte écrit par : Purdey (Kyôko alias Suzu)

Note : Je tiens à préciser que c'est ma première fan-fiction alors soyez indulgents je vous prie…

Sujet : Gravitation

... Quand le passé revient ...

(Chapitre 4)

Le médecin était repartit en précisant que Shuichi avait besoin d'énormément de repos et d'un soutien affectif. Malheureusement Yuki n'était pas de ces personnes qui divulguent leurs sentiments avec autant de facilité que le fait le chanteur. Au dehors, l'orage s'abattait sur les grandes baies vitrées du salon, provocant un bruit insupportable. L'appartement face au vent venant, la pluie torrentielle ne cessait de faire couler son eau sur le toit de l'immeuble, tandis que le tonnerre déchirait le silence pesant de la nuit.

Déchiré par le passé, comme un vulgaire morceau de papier oublié, Yuki survivait dans les mots de ses romans parfois surpassés... Entraîné dans des rivières déchaînées, des pluies torrentielles acharnées, des cascades violentes percutées dans les bas fleuves, violées comme l'enfant qu'avait été l'écrivain... Sa vie n'a été que mensonges, abus de lui et larmes froides, perlant sur sa peau si blanche... Aussi froid que la neige, ses yeux ne reflètent qu'un crime, le sang gisant d'un corps mort, des cris et des larmes et pourtant... Un meurtre volontaire. Un rêve, un cauchemar... Un passé pourtant pas oublié...

# ...Rêve... #

« Sensei !!! - Hurla le gamin blond qui n'était autre que Yuki à l'époque, en courant joyeusement vers un jeune garçon brun, adossé contre un arbre fleurit en plein milieu du printemps...

- Bonjour ! Rétorqua le jeune homme.

- Pardonnez moi pour le retard !! Reprit-il, à bout de souffle.

- Ce n'est pas grave ne t'inquiète pas. » Répondit-il un sourire suspendu aux lèvres, l'épiant avec des yeux doux qui n'était que le regard d'un traître...

¤°°¤ Autre scène, dans la nuit ¤°°¤

« - Alors... Tu me regardes tout le temps, ce n'est pas ce que tu voulais Eiri ? Demanda le jeune brun en passant sa langue sur sa lèvre supérieure, remontant son corps pour placer son visage en face du petit blond.

- Sensei... » Rétorqua naïvement le gamin, contre un mur, prêt à être violé...

¤°°¤ Quelque peu plus tard après ceci... ¤°°¤

Un coup de feu se fit entendre... Un revolver à la main, le jeune blond tremblait de tous ses membres devant le cadavre de son ami, à genoux devant tout ce sang...

Un gosse tout aussi blond entra dans la pièce et se précipita vers Yuki complètement effrayé. Tohma, actuel président de la NG et qui n'était autre que le second blond, prit le futur écrivain dans ses bras, tentant de le bercer en lui expliquant qu'il n'avait absolument rien fait de mal...

# ...Fin du Rêve... #

« - !!! »

Yuki se réveilla en sursaut, suant après ce cauchemar du passé, dans le canapé face à la télévision qui diffusait quelques images du concert des ASK. L'écrivain regarda autour de lui un instant. Il s'était pathétiquement endormit ici. Il ne pu retenir un gémissement de douleur en retirant son bras endolori, soigneusement placé en écharpe mais qui s'était coincé entre deux épaisseurs de canapé.

Shuichi avait refusé que l'auteur dorme avec lui. Il avait toujours aussi peur et même un simple baiser le paralysait, lui rappelant sa mésaventure dans le hangar. Yuki le comprenait mais au point de refuser un simple contact... Enfin ce n'est encore qu'un gamin...

OooOooOooOooOooO

Quelques jours venaient de s'écouler, plus exactement six jours. L'état de Shuichi s'était amélioré et son moral aussi. Mais il refusait de plus en plus que quelqu'un le touche, et Yuki par la même occasion. Enfin heureusement ils restaient tout de même de temps en temps ensembles et Yuki prenait soin de lui, essayant encore et encore de montrer ses sentiments... Ce qui restait malheureusement peu concluant. L'écrivain étant quelqu'un de froid, il n'a jamais su avouer ses sentiments à la personne qu'il aimait. Et puis... Avait-il déjà aimé quelqu'un ?

C'est avant d'obtenir la réponse qui serait de toute manière négative, qu'un petit gémissement plaintif se fit entendre. Le jeune homme blond se leva pour rejoindre sa chambre qu'il avait léguée à Shuichi mais avant de ne pouvoir l'atteindre, il vit déjà debout, son amant appuyé contre le mur. Ce dernier suait comme s'il venait de passer quelques minutes dans un four. Sa respiration était saccadée et bâclée, ce qui ne lui laissait pas énormément de souffle. Ses cheveux humides collaient à ses joues. Yuki voulu s'approcher mais le gamin fit un pas avant lui. Il s'avança encore un peu en titubant pour finalement vaciller dans le vide, se retrouvant sans l'appui du mur.

Ayant de bons réflexes, Yuki se mit à courir dans sa direction pour le rattraper dans ses bras. Le jeune aux cheveux roses portait un teint pâle. A chacune de ses faibles respirations, son torse se soulevait, puis se rabaissait en tremblant légèrement. L'auteur lâcha sa cigarette sur le parquet en bois de cerisier pour poser délicatement sa main sur le front de son amant. La fièvre avait apparemment remonté. Yuki retira vivement sa main pour serrer un peu plus contre lui Shuichi. Mais ce dernier ouvrit les yeux et le repoussa, prit d'une soudaine décharge électrique et de douleur. Le contact avec Yuki lui rappelait le fait qu'il était à présent un être sale, souillé jusqu'à son âme et c'était aussi son cœur qui en prenait un coup.
Le chanteur essaya de reprendre sa respiration pour débuter un dialogue.

« - Yuk... Yuki... Ne... Ne me t... Me touche pas... Dit-il, apeuré.

- Pourquoi cela... ? Répondit froidement le romancier.

- Parce que... Parce je suis immonde Yuki... Je... J... »

Le dialogue fut rapidement troublé par Shuichi. Celui-ci se mit à pleurer en hoquetant entre chaque respiration. Des larmes sur ses joues coulaient abondamment. Yuki força tout de même l'interdiction de son amant pour déposer le bout de ses doigts sur ses joues afin de sécher ses larmes. Shuichi fut assez surpris mais ne pouvait plus repousser l'écrivain. Il n'avait plus aucune force et seulement le fait de parler ou de sangloter, sa tête tournait.

« - Chut... Tu n'es pas répugnant... Lui fit Yuki, d'une voix douce.

- ... J'ai... Froid Yuki... J'ai mal... Essaya d'expliquer le gamin en changeant par la même occasion de sujet.

- Je t'emmène à l'hôpital.

- N... NON !! Réussit-il à crier entre deux sanglots.

- Si, et de force s'il le faut. Je vais appeler Hiroshi.

- ... »

Sur ce, le blond prit dans ses bras Shuichi, qui, le pauvre, ne pouvait même plus se débattre. Il se releva, le gamin toujours au creux de ses bras, prit une longue veste noire et mit ses chaussures seulement en glissant ses pieds à l'intérieur puis sortit afin de rejoindre au plus vite l'hôpital.

OooOooOooOooOooO

Plusieurs heures après – Hôpital central de Tokyo – Couloir, 18h22 P.M

Yuki tournait en rond depuis plusieurs heures, depuis qu'il avait déposé Shuichi sous la garde hospitalière. Depuis il avait aussi appelé Hiro, le guitariste du groupe et ce dernier s'était empressé d'appeler tous les membres. Même Seguchi était venu. Enfin c'était seulement pour voir son bien aimé beau frère Yuki Eiri. Ce dernier se retourna en entant la voix de Tohma :

« - Bonsoir Eiri-san ! L'interpella t-il en souriant.

- Shuichi n'est toujours pas réveillé, rétorqua sèchement le blond.

- C'est pour toi que je suis venu, je m'inquiétais, dit-il avec une mine déplorable.

- Et moi pour lui.

- Eiri-san !! »

Le directeur de NG semblait blessé par les réponses de son beau-frère. Il n'avait pas vraiment pensé que ce gamin aux cheveux roses ferait tant faiblir l'écrivain. Il savait que Shuichi avait une intéressante personnalité mais de là à faire aimer un être qui n'a jamais fait ressortir un quelconque sentiment... Enfin il devait avouer qu'il n'était que l'enfant d'un amour étrange dont Yuki avait bêtement succombé.

Après quelques minutes, Seguchi se décida à essayer d'oublier ce petit incident dans leur dialogue avec Yuki et s'assit. Quelques temps après, Hiro suivit de Sakano et Suguru firent leur entrée. Hiroshi ne semblait pas aux anges de voir l'état de Shuichi à travers la maigre fenêtre qui séparait le couloir à la chambre. Il fronça les sourcils et serra les poings puis se tourna vers Yuki et le prit par le col. Mister K., qui venait d'arriver, pointa une arme sur les deux abrutis.

« - Stop it ! dit-il avec un accent anglais, avant de se taire par la tournure des évènements et de ranger son arme en voyant que les deux hommes n'y faisaient pas réellement attention.

- Il est censé avoir la garde de Shuichi pour en prendre soin !!! Répondit Hiroshi d'un air particulièrement sérieux, tout en serrant de plus en plus fort le col de l'écrivain.

- Abruti... Lança brusquement Yuki, d'une froideur agaçante.

- Eiri-san arrête !! Intervint Tohma: sans succès...

- S'il a d'autres raisons de pleurer que de sa propre naïveté... Je ne te le pardonnerai jamais... Susurra le guitariste à l'auteur.

- Nous verrons bien.

- Sa... !!!!! »

Hiro leva vivement sa main tout en commençant à prononcer un juron puis s'arrêta dans son élan, lorsqu'une infirmière sortit enfin de la chambre du jeune garçon. Vêtue d'une courte robe blanche avec un col retourné d'un vert pâle, le médecin semblait donner du charme lorsque l'on regardait le visage de Suguru ou K, quelque peu aux anges...

Yuki prit le poignet du guitariste l'empoignant au col pour le tordre afin de se dégager de son étreinte. Il le repoussa en passant à côté de lui puis vint se poster devant l'infirmière, attendant des nouvelles.

« - Eiri-san est-il là ? Questionna l'infirmière, d'un air songeur.

- Je suis ici rétorqua l'écrivain tenant un regard ferme en le plongeant dans les yeux du médecin, quelque peu déboussolée.

- Ei... Euh... Eiri-san, le patient vous demande. Et... IL VA BIEN !!! S'emporta-t-elle en rougissant, devant le vrai, en chair et en os, Yuki Eiri. »

Derrière ; Tohma, Hiroshi, Suguru, K et les quelques autres personnes présentent pouffaient de rire en voyant la réaction de l'infirmière. Bien que cela détendait agréablement l'atmosphère tendue depuis plusieurs heures, cela ne faisait pas autant rire tout le monde. Impassible devant cette pitoyable scène, Yuki Eiri s'impatientait. Et puis quelque peu honteux tandis que la femme devant lui se sentait confuse de s'être emportée de cette manière si pathétique.

« - Ex... Je suis désolée, vraiment, Eiri-san tenta de reprendre l'infirmière au teint virant à l'écarlate.

- Je peux alors le voir docteur (Cela semble pathétique mais dans l'anime, Yuki appelle son médecin « Docteur ») ? S'empressa de répondre Yuki, aussi froid que jamais.

- Euh... Euh oui bien sûr vous y êtes autorisé ! »

Sur ce, Yuki ne se fit pas prier et entra dans la pièce en vitesse. A l'intérieur, un gamin aux cheveux roses semblait s'être assoupi. A la vue de son visage angélique, l'écrivain ne pu retenir un sourire. Il s'approcha doucement de son amant pour ne pas le réveiller et lorsqu'il fût tout près de lui, il s'abaissa à son niveau pour prendre une de ses mains. Au contact de celle-ci, il grimaça. Sa main était comme morte, glacée. Sa couleur était violacée tout comme ses lèvres pourtant généralement si roses. Son teint aussi, n'était pas des plus colorés. Aussi pâle que la neige, aussi doux que celle-ci... Le romancier l'épia un moment pendant son sommeil tout en lui adressant un regard mélancolique. Puis finalement, il approcha son visage du sien et déposa ses lèvres sur celles de Shuichi. Ce dernier se réveilla en douceur alors Yuki en profita pour se retirer peu à peu de son corps, afin de ne pas l'effrayer d'avantage.

« YUKIIIIIIIIIIIII... S'écria Shuichi à la vue de son amant. »

Mais sa voix ne conserva pas la même hauteur plus d'une seconde et elle semblait lointaine... Elle s'abaissait peu à peu, quelque peu enrouée. Après avoir hurlé à travers la pièce le nom de Yuki, une quinte de toux lui prit la gorge mais pas très longtemps.

Yuki semblait peiné par l'état de son ami. Son visage était creusé. Il n'aurait jamais pensé que son état moral, déjà, durement si longtemps. Puis physique... Il n'acceptait pas que Yuki ne le touche mais se laissait bien faire de temps en temps.

L'écrivain regarda son amant un instant avant de ne se rendre compte que celui-ci pleurait. Il lui prit doucement la main tout en la resserrant, la peur de le perdre le submergeant subitement. Il esquissa un sourire forcé tout en demandant l'amélioration de l'état du gamin.

« - Bonsoir... Comment vas-tu ? Demanda Yuki, d'une voix visiblement plus calme.

- Yuki... Je... Je vais mieux, ne t'inquiète pas. On... On rentre Yuki ? Répondit Shuichi en souriant faiblement.

- Qu'est-ce qui te prend ? Lâcha le romancier, un peu brusqué et intrigué par la demande de son amant.

- Je veux rentrer, avec toi, Yuki... Continua le chanteur.

- Bien... Les médecins m'ont informé que tu pouvais sortir.

- Super !! Je vais pouvoir sortir ! Mais je ne comprends pas pourquoi aussi tôt.

- C'est parce que tu es idiot... Baka, baka, baka, baka, baka... Baka... (idiot) Continua Yuki sans se lasser de dire ceci pour rire sans pour autant afficher un quelconque sourire d'amusement.

- Arrête de me traiter d'idiot je ne suis pas idiot ! S'énerva Shuichi en désignant son amant comme un gosse de 5 ans.

- Tu es encore plus mignon comme ça... » Finit par avouer l'écrivain.

Shuichi se mit à rougir, de plaisir il fallait tout de même l'avouer tandis que Yuki prit son visage entre ses mains pour l'approcher du sien et l'embrasser avec énormément de tendresse. Ce dont l'artiste avait besoin en ce moment même d'ailleurs... Mais ce simple baiser fit négativement réagir celui-ci qui repoussa le visage de Yuki avec douceur. En voyant son visage emplit d'incompréhension et son expression vexée, il se reprit et l'embrassa à nouveau. Eux deux même n'avaient pas réellement compris leur petite scène mais ce qui comptait, c'est qu'au final, Shuichi n'avait pas complètement délaissé son amant...

« - Dis Yuki... Gémit Shuichi, sur une voix enfantine, après leur baiser.

- Hmm... ? Réagit simplement Yuki.

- Pourquoi tu ne m'as jamais dit que tu m'aimais ? Demanda le chanteur, avec un ton de déception.

- Tsss... Tu crois que c'est quelque chose que j'arrive à dire sur commande ? Se vexa-t-il en détournant le regard, quelque peu honteux de ne pas savoir dire une chose si simple pour d'autre et si dure pour lui... Ca semblait si banal pourtant...

- C'est parce que tu ne m'aimes pas Yuki ? Hein, dis Yuki, tu m'aimes ? Questionna Shuichi avec une voix enfantine.

- ... Oui Répondit simplement l'écrivain.

- Non !! Je veux que tu me le dises ! S'énerva le gamin.

- Merde... »

Yuki se laissa emporter par le regard suppliant de Shuichi en le poussant légèrement en arrière. Il se cala un peu plus contre lui puis l'embrassa avec fougue. Tellement leur échange affectif était-il concentré qu'ils n'entendirent pas la porte de la chambre s'ouvrir. Dans l'embrasure de celle-ci se trouvait la silhouette de Seguchi Tohma. Ce dernier, le sourire aux lèvres, entra puis arriva près du lit en appelant Yuki. Mais en voyant son beau-frère sur Shuichi, en train de l'embrasser, il eu un pincement au cœur. Non pas seulement ça... Une sorte de colère vint l'envahir avec une vague d'envie de vengeance.

« - Eiri-san... T... Je vois... »

Sans plus de mots tant il avait de mal à les prononcer sous la contrariété, Seguchi se retourna puis se mit à courir pour rejoindre la sortie de l'hôpital. Du côté de Yuki et Shuichi, aucun des deux n'avait entendu l'arrivée du jeune homme. Ce fût seulement lorsque la porte claqua à la sortie de Tohma que les jeunes amants se retournèrent, incapables de reconnaître dans un coup de vent la personne ayant pénétré dans la chambre...

Peut importait puisque Shuichi allait rentrer. Finalement, il n'aura pas obtenu de réponse de la part de Yuki. Ce dernier n'ayant pas voulu répondre par « je t'aime » puisqu'il en éprouvait la difficulté, l'avait embrassé. Et il ne regrettait rien...

Quelques heures plus tard, ils étaient de retour chez eux. Hiro, Suguru et Sakano les avaient rejoints pour qu'ils fêtent tous les rentrée de Shuichi et puis... Leurs 2 millions de ventes !! Et oui, cela passait tellement vite... Hiro avait voulu annoncé les deux millions de vente pour leur premier disque mais à ce moment là, Shuichi était déjà à l'hôpital alors autant en profiter pour le dire maintenant. Enfin malgré cette ambiance festive, Hiroshi et Yuki s'envoyaient encore des éclairs tandis que Shuichi reprenait peu à peu des couleurs sans pour autant avoir le teint mat. Mais quelque chose clochait tout de même... On sentait bien de la frustration et autre chose peut être... Des larmes...

« Don't cry... »