Le rêve que je fis, fut, pour le moins étrange lors de cette nuit là, je me retrouvais au milieu d'un champ de ruine, entourer de cadavre, a genouillée, blessée et essoufflée, j'eus du mal a me remettre sur pied, debout, je vis arriver une silhouette menaçante, « Avada Kedavra » le sort fit son effet plus vite que je n'avais escompter. La vu de l'homme que je venais d'exécuter me réveilla en sursaut, couverte de sueur, le souffle couper, j'eus du mal a réalisé ce que j'avais vu, je venais de tuer Père, de le tuer une fois de plus, de manière définitive. Après avoir reprit mes esprits, je m'empressa de quitter l'hôtel minable, et me rendit à la gare, quai, neuf, trois quarts. J'arriva à l'avance ce qui n'était pas pour me déplaire, je regardais cette foule de moldus passés sans aucune idée de la réalité de notre existence, ces inconnus courant dans les quais, avec dégoût, je ne sais pas exactement ce qui me dégoûtait le plus, le fait que je sois au courant de l'existence de la magie, de mon pouvoir ou bien dégoûter de leurs orgueils. Mon attention se concentra sur deux adolescents a la chevelure flamboyante, qui apparurent brusquement a quelque pas de moi seulement. Il devait s'agir des Weasley, il n'y avait aucun doute, il s'agissait bien de Ron et de Giny, bien que le nom du garçon m'échappait souvent, je retenais très bien Giny, car son prénom sonnait comme l'alcool moldu, le Gin. Difficile également d'omettre le prénom de la fille qui avait su séduire Monsieur Potter. Je l'observai longuement cette gamine, de toute évidence, Potter n'était pas porter sur le physique. Je devrais donc utiliser un autre procédé pour l'amener à ma toile. J'allumais une cigarette sans cesser de les observer, ils vinrent me rejoindre, ron, rassemblant tout son courage, me demanda en bafouillant :

Bonjour, tu vas à Poudlard toi aussi ?

Qu'avait-il remarquer en premier, mes valises atypiques ? Mon boa ? Un de mes grimoires ? Qu'importait à présent que le dialogue était ouvert il me fallait lui répondre :

Quai neuf trois quarts exactement.

Il rougit, bien vite sa sœur fit irruption, elle me tendit la main et me salua en se présentant :

Salut moi c'est Giny, et lui c'est mon frère ron.

Je lui répondit d'un signe de tête, cette conduite laissa un léger froid, mais ron s'empressa d'y remédier :

Tu es nouvelle ?

J'aurais aimer allumer une nouvelle cigarette mais estimai que cette décision serait mal-venue je toussotai puis repris d'une voix sobre :

-A Poudlard, oui.

C'est alors que Giny poursuivit de manière effrontée :

-D'où viens-tu ?

Ron me sauva à nouveau la mise :

-Giny, arête de l'embêter veux-tu.

Il se tourna vers moi :

-Pardonne ma sœur, Giny est trop curieuse.

Je toussa, Giny fonça la première au travers de la colonne, ron me proposa de passer avant lui ce que je refusa bien évidemment, le rouquin disparu a son tour, je souffla un instant puis leur emboîtèrent leur pas. Arrivée au quai neuf trois quarts Giny et Ron avaient rejoint un brun et une fille châtain clair a n'en point douter le fameux Potter et la vierge intellect. Visiblement, si je me manifestais à eux j'allais sûrement les offenser ? Je resta à distance, du moins assez pour écouter leurs conversations qui me désintéressa très vite. Qu'avais-je à faire de leur retrouvaille ? Alors que je m'offris une nouvelle Lucky, on me bouscula, je me retourna de suite outrée, mais lorsque mes yeux arrivèrent sur le visage angélique et la chevelure blonde du crétin, ma colère s'envola, il s'agissait certes d'un crétin mais d'un imbécile que je connaissais, le serpentard innocenter, le dandy blondinet, celui qui était coupable pour une grande partie de la mort de Dumbledord, celui dont parlait la gazette des sorciers. Le regard noir il prit la parole :

-Ne pourrais-tu pas te pousser ?

Je ne pu m'empêcher de rire, je lui tourna le dos et partis en direction du train. Son arrogance me plaisait, mais ce n'était ni le moment, ni le lieu, pour régler mes petits comptes. Cette année allait être pour lui une année décisive.

J'embarqua dans le train, c'était d'ailleurs, à y réfléchir la première fois que j'empruntais une de ces machines. La première fois également que je me retrouvais si éloigner de Père.

« Nous allons nous régaler, ne penses-tu pas ? »

Je regarda mon boa et lui murmura :

« Amusant ? Qu'il y a t il d'amusant dans cette situation Méphisto ? Tu ne te rends pas comptes de ce qui nous attend l'ami. Alors je te prierais de tenir ta langue. »

Personne ne m'avait remarquer et j'en fus soulagée. Je déambula dans les couloirs, jusqu'à ce que je trouve un compartiment vide que je m'empressa d'emplir. J'ouvris la cage de Méphisto et lui céda la première banquette. Après avoir ouvert la fenêtre je m'installa à mon tour, à peine eus-je le temps de m'asseoir que l'on toqua à la porte. Ron apparut, rouge de confusion, de toute évidence il n'avait plus de place, je prie le serpent et le mis autour de mon cou, afin de laisser la place au rouquin et a son cher ami, Potter. Tous les deux me regardèrent, mais alors que le regard de Ron était plein de reconnaissance, je ne lisais dans les yeux de Harry que de la méfiance. Méphisto eut la mauvaise idée de prendre la parole :

« Qu'ils sont ravissants tes petits copains, je dirais même appétissant…. »

Ses mots ne trouvèrent pas d'écho, lui répondre en fourche-langue serait une erreur, mais le laisser parler risquait de me compromettre, Méphisto renchérit :

« Tu parais m'entendre petit, petit ? S'il te plaît pourrais-tu dire à la demoiselle qui est là que j'aimerais manger ? »

Je fronça les sourcils et prie le serpent dans mes mains et le rendit à sa cage je l'observa méchamment et lança à la direction de Ron :

Cela fait deux semaines que je ne lui ai pas donner une seule sourie, alors mon petit s'agite.

Je sourie à Potter. Le voyage aurait put se dérouler sans autre incident, si Ginny ne s'était pas décidée à nous rejoindre. Vêtue de sa robe noire de sorcière, elle avait subitement toute autre allure, son col jaune, ses cheveux roux lisses, ses yeux bleus clairs, elle m'apparut sous un nouveau jour. S'installant à mes cotés, faute de mieux elle me regarda froidement puis regarda tour a tour Harry et Ron. Son arrivée me donna l'occasion de les quitter, je prie mes affaires, afin de me changer.

Arrivée sur le quai, l'air frais me revigora. La vue du géant au cheveu hirsute me déçu, ainsi donc on ne s'était pas débarrasser de lui. Pouldlard allait être une prison pire qu'Askaban. Avoir toutes ses capacités et ne pas avoir le droit de les utilisés…

L'arrivée a Poudlard se déroula rapidement hormis peut être une idiotie ou deux. Mon passage obligatoire sus le choixpeau magique m'exaltait. Bien qu'il était certain que j'allais atterrir chez les serpentards. Du moins le présumais-je. A la table des professeurs se tenait le géant, une vieille ridée habillée n'importe comment, Mcgonagal, sans en douté, je ne reconnu pas les autres. L'absence de Rogue m'attrista. Je prie subitement conscience que mon existence jusqu'ici inconnu de tous, cloîtré dans la demeure de Père, avec pour seule compagnie Méphisto, était révolue. Toute cette foule. Certes la plupart allait périr au cour de cette année mais cela ne me rassurait pas, j'allais tout de même mêler mon existence a la leur. Le silence régnait, l'air était oppressant, visiblement la mort de Dumbledord était toujours dans les esprits de chacun. On amena le choixpeau, poser sur un tabouret l'objet me fit sourire,

« En ces heures si sombres

Où aucun ne connaît le sort du monde ! Me voici à nouveau

Moi l'étrange choixpeau

C'est moi qui depuis des siècles

Livrent les élèves aux maisons

De votre inscription dépend votre

Instructions

Des ordres donnés

Désordre ordonné

Précipité dans le chaos

Où donc sont les héros ?

Ils sont la cacher tout comme les traîtres

Les scélérats prenez gardes à nos trépas

A l'aube d'une nouvelle saison

Peut être surgiront de nouvelles maisons

Mais avant le renouvellement

Il faut que cela s'achève

N'espérons pas de trêves

Et que les quatre nous préserves

Des ténèbres

Au combat je ne me livre

Je me contente de vous livrer

A votre maisonnée

C'est moi l'étrange choixpeau

Responsable de bien des maux

Si une décision peut changer

Le chemin que l'on vous prédestine

Il faut savoir où se trouve votre cœur

Et en mon âme et conscience

Je déplore l'absence de mes alliers

Et la multitude de mes ennemis

Fait bien attention Poudlard

Si tu ne te décide

Il sera trop tard

En attendant ces jours de renouveau

Et avant le chaos

Confier moi vos petits secret

Et je vous dirais ou aller…… »

Mcgonagal se leva et s'éclaircit la gorge avant d'entamer la liste des élèves, untel griffondor, untel serpentard, certains malchanceux poustouffle, ou encore serdaigle, tout cela m'ennuyai au plus haut point et je n'osais m'imaginer en cours. Ceux que j'avais appris m'avaient été enseignés par Père, et par lui seul. Ce qui allait peut être m'apporter quelques ennuis dans certaines matières mais cela importait peu. Père m'avait inculquer certaines valeurs qui me seraient utiles. « Réussir ou Mourir » il existait de plus belles devises mais c'était avec celle ci que j'avais grandi.

Harmony Evans

Ainsi donc Père avait un trait d'humour, Harmony, plus personne ne se nommait ainsi. D'un pas décider, je rejoins le tabouret. Le choixpeau sur ma tête, il semblait réfléchir :

Intéressant au possible….

Très bien il me trouvait intéressante, a présent, il n'avait plus qu'à me trouver une maison. Le choixpeau reprit :

Griffondor où Serpentard, que choisir pour vous Mademoiselle Evans ?

Quel était pour moi le plus avantageux ? Il ne fallait pas y réfléchir, pourtant le choixpeau s'agitait, paraissait frémir ou trembler, pour un chapeau dur a décrire, il reprit :

-Voudrais-tu aller dans la maison de ton père ?

Maudit choixpeau, si tu oses dévoiler quoique ce soit je te brûle, les nerfs me montaient. Le choipeau reprit :

-Ou peut être dans celle de ta mère ?

Ma mère a Poudlard ? Dans une maison différente de serpentard ? Ma mère….

Le choixpeau continua :

Que décider ? Griffondor, Serpentard ?

Il n'y avait qu'à me mettre dans les deux, l'alternance avait du charme. Mes pensées le blessa :

-De l'alternance, mademoiselle vous devenez insolente !

Ma patiente a des limites choixpeau ! Tu travail une fois l'année, alors ne vas pas faire de manière !

Voudrais-tu te retrouver dans une maison qui ne te correspondrait pas du tout ?!

S'insurgeait l'objet magique. Peu m'importait Serpentard ou Griffondor, Draco ou Harry, j'arriverais à mes fins. L'objet bondit, Macgonagal le reprit et me dévisagea, tout comme les autres ma discrétion n'était pas l'une de mes nombreuses qualités, la sorcière s'approcha plus près de moi pour me dévisager, elle dépoussiéra le vieux chapeau troué et me le remit. Le choixpeau ne parvenait toujours pas a se décider. Moi a Griffondor, qui avais-je à faire ?

Tu ne manque pas d'audace ni de courage de plus tu parais très douer pour changer d'apparence.

Subtil choixpeau, en ce qui concernait les serpentards je ne doutais nullement de mes capacités, noblesse, pouvoir, détermination, voici ce qui me décrivait depuis toute petite.

Le choixpeau semblait méditer, son indécision paraissait trouble un grand nombre des présents. Je ne pensais plus qu'a me lever et partir de la même façon dont j'étais venu, dans l'anonymat. Que le choixpeau fasse son choix au plus vite, était ma seule requête ce dernier reprit :

Petite, de ce choix dépend peut être l'accomplissement de tant de choses, ce choix est peut être le plus grand de mon existence.

Je toussota, il en faisait trop, tout ce qu'il disait était vrai a n'en pas douter, mais le dire en publique, c'était me livrer à la curiosité de tous. Je regardais la foule, mes yeux trouvèrent ceux de Ron qui me souriait, il avait l'air si naïf ce garçon, mais ce regard, malgré tout calmait mes angoisses, j'entendis le choixpeau rire, je me tourna vers les professeurs, eux aussi restaient perplexes. Le choixpeau après son moment d'euphorie déclara :

Griffondor.

Je me relevai aussitôt et ne pu m'empêcher de crier avec une pointe d'effroi :

-Quoi ?

Le choixpeau toujours sur ma tête répondit :

Je décide l'on m'exécute, c'est ainsi et c'est juste.

Lorsque Macgonagal m'ôta le choixpeau, je prie quelques minutes avant de pouvoir me relever. Si toute cette maudite année allait se déroulée ainsi, cela promettait d'être catastrophique. Griffondor et moi, moi et Griffondor cela tenait de l'antithèse. Je m'installai sur la première chaise venue et me retrouvais au coté de Potter et de compagnie. Peste soit de ce jour maudit ou tout bascula !