Désolée du 'petit' retard mais comme on dit, 'mieux vaut tard que jamais'.
Merci à ma Pipounette, encore une fois, pour sa relecture.
Les reviews se trouvent sur mon blog.
Bon lecture !
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L'Optimiste
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Partie I. Chapitre 3 : Rappelle-toi que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres… que tu peux en tout temps dire un mot aimable.
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Dire qu'il faisait 'mauvais' aurait été minimisé la situation de manière outrageuse.
Il pleuvait comme vache qui pisse, avec des éclairs à vous faire sursauter comme une chochotte, ne parlons pas du vent qui avait dû faire envoler quelques petits enfants...
Bref, il faisait un temps de chien.
Un temps à filer le bourdon à n'importe qui... même sous prozac... c'est dire...
Pour rajouter à l'ambiance 'festive' et 'pleine de gaieté'... leur nouvelle planque était une vieille... 'cabane' genre gourbi qui ressemblait plus à un placard à balai qu'à une petite résidence secondaire.
Pour ne rien enlever à la chose, le cabanon craquait à en faire grincer des dents jusqu'à l'usure.
Et ça n'était pas fini...
Cela faisait trois semaines qu'ils enchaînaient les missions sans beaucoup de repos entre chacune d'elles...
L'ambiance n'était pas à son paroxysme...
Ils se disputaient pour des broutilles mais la privation de sommeil avait souvent ce genre de conséquence sur l'être le plus parfait soit-il.
Les G-boys avaient vraiment cru qu'Heero, le stoïque Heero, allait sauter à la gorge de Quatre quand il lui avait proposé du café pour la deuxième fois, un beau matin.
Il avait fallu Trowa et Wufei pour retenir le japonais.
Depuis Quatre était 'un peu' en froid avec lui et ne cessait de marmonner 'psychopathe' dès que le Perfect Soldier et le blond était dans la même pièce.
Echange qui faisait ricaner Duo et tressauter la paupière gauche de l'asiatique.
Tout le monde devenait grognon.
Trowa se planquait le nez dans ses bouquins, refusant toute 'conversation', Duo faisait de même en rajoutant un mp3 hurlant de quelconques obscénités en anglais tandis que Wufei s'acharnait sur son taï chi et n'arrêtait pas de 'couiner' (selon l'américain) sur ses brûlures d'estomac...
Tu parles d'un maître du zen...
Ca aussi apportait beaucoup d'amusement au natté.
Le taux de mortalité était étonnamment bas pour des personnes à cran et armés, n'ayant même pas besoin 'd'outils' pour se montrer létal.
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Nous sommes donc au repas du soir.
Gentiment préparé par Quatre et Trowa, ils sont de corvée ce soir.
Chacun son tour.
Duo, par l'odeur alléché, se retrouve dans les premiers dans la cuisine.
Avisant la table mise, il décide de rassembler tout son 'petit monde'.
Il se détourne de la 'cuisine-salon-salle à manger- chambre', met les mains en 'porte-voix' et hurle :
« A table !! »
Wufei déboule, une veine pulsant au front et lui répond sur le même niveau sonore :
« On a entendu !! Shazi !! » puis, grognant : « C'est pas comme si on était dans un manoir de 32 pièces... On était à 5 mètres. Ca y est! Il m'a filé une migraine... carabinée... »
Voyant une occasion d'ennuyer le chinois, le natté lui réplique, moqueur :
« Allez papy, viens manger. Tu sais, pour quelqu'un aussi plein de 'sérénité' que tu le prétends, t'es surtout plein de somatisation... »
La veine sur le front de l'asiatique a, cette fois, pété en bonne et due forme.
« Maxwell!! »
« Oui, Fei chéri?! »
« La ferme... »
Duo fait la moue.
« Rabat-joie »
« Et fier de l'être. Maintenant, tais-toi et vas t'asseoir! »
Les yeux remplis 'd'innocence'.
« Oui, maman »
La main de Wufei part en direction de l'américain. Ce dernier l'évite tout en ricanant comme un sale petit chenapan, trottinant vers sa chaise.
Heero arrive bon dernier... en traînant les pieds... totalement hors caractère...
Duo mort sa lèvre supérieure qui commence à trembloter sous le début d'un fou rire.
Le japonais à la tête d'un garnement qui boude ses parents et leur montre tout son outrage.
Risible.
Bref.
Les cuistots du jour amènent les plats qu'ils ont put préparer malgré leurs maigres provisions.
Rien de 'transcendant' mais de quoi les sustenter jusqu'au lendemain.
Le natté hume l'air avec gourmandise.
Puis, avec un sourire à illuminer une ville pour la semaine, annonce, grandiloquent :
« Les mecs, toutes mes félicitations. J'sais pas comment vous arrivez à faire quelque chose de mangeable avec les rations des sweepers. »
Quatre rosit de plaisir tandis que Trowa lance un regard amusé à Duo.
« Tu dis ça parce que t'es mort de faim. »
L'américain éclate de rire et pas gêné par cette remarque avoue :
« C'est vrai qu'j'ai la dalle mais c'était sincère. »
Ce à quoi le français répond :
« On sait. Je charrie juste. »
Petit tape amicale de la part de Duo. Après un minuscule sourire affectueux à son 'assaillant', Trowa fait le service.
Le repas se passe avec animation... comme tous les repas où Duo est présent.
Le natté a eu le temps de se chamailler quatre fois avec sa victime préférée et de se rabibocher dans les minutes qui ont suivies.
Le seul à ne pas participer est Heero. Il chipote avec la nourriture dans son assiette et avale chaque bouchée à grand renfort d'eau.
Quatre repère son manège et commence à s'échauffer.
« Un problème Heero ? »
Le japonais déglutit lentement ce qu'il mâche accompagné d'une grimace, peu flatteuse pour la cuisine devant lui.
« Non. Heureusement que c'est nutritif. C'est tout. »
Froncement de sourcil réprobateur de Quatre.
« Si tu n'es pas content, à partir de maintenant, tu t'occupes des repas, alors. » propose le blond.
« Non, sinon le partage des tâches ne serait plus équitable. La prochaine fois, faîtes mieux, c'est tout. »
L'arabe, les nerfs en pelote, tente de se maîtriser avant que l'histoire, somme toute banale, finisse en bain de sang.
Vexé comme un poux, le jeune homme s'attaque vigoureusement à sa propre assiette.
Son visage change de couleurs plusieurs fois.
« Hm ! Mais… c'est pas possible ! »
Heero lui lance un regard las.
« Mon commentaire n'était pas sans fondement. »
« Non. C'est VRAIMENT dégoûtant. »
Quatre affiche un visage contrit.
Tout le monde a posé sa fourchette et poussé sa part le plus loin possible de sa personne.
Tous?
Non. Un irréductible estomac continue vaille que vaille a porter chaque bouchée à destination et à la consommer. Allant même jusqu'à prendre une assiette qui n'est pas la sienne.
Le petit blond, légèrement vert demande, au bord de la nausée :
« Ca va, Duo. Ne te force pas surtout, ce n'est pas la peine de te rendre malade, juste pour être gentil. »
L'intéressé répond, la bouche pleine :
« 'an. 'a 'a 'at. »
Wufei, blasé :
« Essaie la bouche vide. Tu verras, c'est mieux. » Puis il marmonne : « Dégoûtant... »
Le natté s'exécute et répète, amusé :
« Nan, ça va, Quat'. »
Wufei, entre l'incrédulité et l'irritation s'adresse à Quatre :
« Tu m'excuseras, Winner » Puis objecte à Duo : « Parce que tu as déjà mangé pire, toi?! »
Tout en continuant à remplir son ventre, l'intéressé lui répond :
« Sur L2, on dit : 'Tout ce qui rentre, fait ventre'. C'est dix fois meilleur que la plus fraîche des bestioles sur pattes que j'ai jamais bouffé. »
Son auditoire tourne légèrement au verdâtre.
L'arabe, au vu de son éducation et de son passé reste coi.
Trowa, plus habitué aux conditions de vie extrêmes lâche, pince sans-rire, à son collègue cuistot :
« Je crois que c'est sensé être un compliment. »
Le natté rentre dans son jeu :
« Rha! J'te proute, toi! »
Et il lui lance sa serviette de table au visage, faussement vexé.
Le français esquive facilement.
« Si tu visais aussi bien sur ta colonie qu'ici, t'as pas dû en chopper souvent des rats. »
Duo se cale au fond de sa chaise, enfin repu et répond tranquillement :
« Tu s'rais surpris, vieux. »
Wufei intervient, blasé :
« Et à part des rongeurs, il y avait quoi à 'manger'? »
L'américain relève un sourcil blasé :
« Crois-moi, Wu... Tu veux pas savoir.
Le chinois semble dubitatif face à cette réponse.
Quatre passe par différentes couleurs avant de se fixer pour un 'magnifique' vert blanchâtre :
« Trop tard... Je l'ai imaginé... »
Duo pas vraiment charitable lui assène :
« Ben, penses à autre chose. »
L'arabe apparaît perplexe.
Au fur et à mesure que le sourire de son ami se fait de plus en plus machiavélique, le petit blond, graduellement, se rapproche de la combustion spontanée.
D'un bond, il se lève de table, embarque maladroitement deux assiettes et, le regard fixé sur le sol, annonce à la limite de balbutier, avant d'effectuer une retraite 'stratégique' vers le coin cuisine :
« Bon... Je débarrasse, moi ! »
Duo s'effondre de rire. Puis part à la suite de son camarade, toujours ricanant comme une hyène.
« Quaaaaaaaatrouuuuuuunet! »
Les trois derniers attablés restent sceptiques, n'ayant pas compris le précédent échange.
Wufei croise les bras sur son torse, légèrement vexé :
« Vous ne vous sentez pas un peu à la masse, là?! »
Silence des deux autres.
Le chinois roule des yeux et soupire :
« Je prends ça pour un 'oui' silencieux. »
Puis il prend congé de ses camarades.
Dans la cuisine se font entendre des chamailleries, fréquentes entre les deux amis :
« DUO! » piaille Quatre, « On ne joue pas avec l'eau dans la maison! »
Le natté glousse :
« Oui, moman ! »
« Grrr. Ohhh toi! Attends que je te mette la main dessus !! »
Quatre et Duo passent en courant et piaulant devant la table ayant servi au repas.
Heero et Trowa, flegmatiques, se résolvent enfin à débarrasser les derniers reliefs du dîner.
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Rappelle-toi que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres… que tu peux en tout temps dire un mot aimable...
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PS : J'me demande si c'est accidentel ou intentionnel mais Feufeunet gave avec les mises en page...
