Désolée pour la longue attente. Voici enfin le chapitre 7 ! J'espère qu'il vous plaira.
Merci pour tous vos messages !
Le corps de Don claqua violemment contre le mur. Choqué et assommé, il n'avait qu'une seule chose en tête : Liz. Par delà l'épaisse fumée noire, il distingua son corps inerte à quelques mètres devant lui. Il commença à ramper vers elle lorsque quelque chose de lourd tomba sur sa tête et le plaqua au sol. Liz fut le dernier mot qu'il eut la force de prononcer avant de perdre connaissance.
Chapitre 7 :
Une douleur lancinante dans la tête ramena Don de son état d'inconscience. L'air était irresponsable, ses oreilles bourdonnaient encore du fait de l'explosion, l'épaisse fumée noire l'empêchait de bien discerner ce qui se passer autour de lui. Dans un effort surhumain, il parvint à lever sa tête à la recherche de Liz, toujours inerte.
« Liz »
Inconscient de sa blessure béante sur le côté de son crâne, il rampa vers elle en continuant à l'appeler.
« Liz…réponds-moi…Liz »
Sa vision s'accoutuma peu à peu à l'obscurité ambiante et il put voir avec horreur un énorme fragment de métal empaler dans son foi. La vue était terrifiante mais au moins le fragment ralentissait la perte de sang.
« Liz !»
Ses yeux étaient fermés, son visage était blanc cadavérique, même ses lèvres avaient perdus toute couleur. Don était sûr qu'elle était morte mais il vérifia tout de même son impulsion. Il libéra un soupir de soulagement lorsqu'il sentit un pouls irrégulier battre sous ses doigts. Il voulait la prendre dans ses bras mais il n'osait pas la toucher, de peur de lui provoquer plus de douleur mais surtout parce qu'il ne savait pas exactement quelle était l'étendue de ses blessures. Il n'allait certainement pas risquer de faire quelque chose qui engendrerait des dommages permanents. Il se contenta de faire pression sur la blessure, provoquant une sorte de glouglou au fond de la gorge de Liz.
« Tu m'entends Liz ?...Liz ? »
Il sursauta lorsque les yeux de l'agent Warner s'ouvrirent, accompagnés d'un faible gémissement de douleur.
« Don »
La voix de Liz était à peine plus haute qu'un chuchotement mais il était assez fort pour que Don l'entende.
« Ça va aller ma puce. Ne t'inquiètes pas, les secours arrivent. Tu iras bien.»
Il s'efforça de rester calme, extérieurement du moins. Intérieurement, c'était une autre histoire. Mais il paniqua lorsque Liz essaya de se lever.
« Non ! Ne bouge pas. Tu dois rester allonger. »
Liz grogna de douleur au fur et à mesure qu'elle luttait contre les mains de Don. Pour éviter qu'elle ne retombe en arrière et ne se fasse mal, Don la prit finalement dans ses bras.
« Don »
« Shhh, ne parles pas. Reposes-toi mais tu dois rester éveiller. »
Liz n'avait jamais ressentit une douleur aussi atroce. Les bras de Don étaient chauds et réconfortants. Elle pensa que c'était un bel endroit pour mourir. Dans les bras de l'homme qu'elle aimait, serrer contre son torse comme dans un cocon, pouvoir sentir une dernière fois son parfum, sentir son cœur d'or battre pendant que le sien lui offrait vaillamment ces petits derniers instants avec lui, avant de s'en aller. Elle savait qu'elle allait mourir. Elle avait vu assez de personnes mourir au cours de sa carrière pour le savoir. Les secours n'arriveront jamais à temps pour la sauver. Curieusement, ce n'était pas la mort elle-même qui lui faisait peur. Sa blessure n'était pas non plus ce qui l'a faisait le plus souffrir, bien qu'elle soit insupportable. C'était de laisser Don tout seul, c'était ses larmes qui coulaient le long de son beau visage, c'était de voir ses lèvres tremblaient, c'était sa voix tremblante la suppliant de ne pas le laisser. C'était la détresse de Don qui était insoutenable.
« Don, promets-moi… »
« Shhh, ne parles pas. »
« Promets-moi…de continuer…de vivre. »
Don suffoqua un sanglot en serrant Liz un peu plus contre son torse.
« Pas sans toi. »
« Don…s'il te plaît…promets-moi. »
Liz frissonna et, d'une main précaire, agrippa la chemise de Don à la recherche d'un peu de chaleur.
« …froid »
Mais Don la serrait déjà fortement. Il ne pouvait pas lui fournir plus de chaleur. Il ne pouvait rien faire pour soulager sa douleur. Il ne pouvait rien faire à part la regarder partir.
« Ne me laisses pas Liz. S'il te plaît, s'il te plaît."
- "Promets-moi...Don"
« Te le promettre serait te dire au revoir. Je ne veux pas, ma puce. Tu vas vivre, tu m'entends ? Tu vas vivre. L'aide arrive. »
« Tu sais…aussi bien…que moi…que c'est trop tard. »
Don le savait trop bien. Lui aussi avait vu beaucoup trop de personnes mourir pour le savoir. Mais Liz était une femme forte. Elle tiendra le coup. C'était une battante et il lui faisait confiance pour ne pas lâcher. Mais, au fond de lui, la raison l'emportait. Même si les secours arrivaient sous peu, il faudrait d'abord qu'ils arrivent à se frayer un chemin parmi les gravas, qu'ils fassent un tri entre les personnes qui peuvent encore être sauvées et donc qui seraient soignés en priorité et les personnes pour lesquelles il était évident qu'il n'y avait plus rien à faire, même en leurs prodiguant les meilleurs soins d'urgence. Don regarda autour de lui pour la première fois. Les agents qu'il avait salués il y a seulement quelques minutes gisaient à terre, certainement morts. Les personnes les moins blessaient essayer de porter secours à d'autres tandis que quelques hommes tentaient de déblayer l'entrée du bâtiment. Des gémissements de douleurs se mêlaient aux cris d'agonies mais l'attention de Don était exclusivement sur Liz et seulement sur Liz. Sa perte de sang était impressionnante malgré le fragment encore présent et la pression exercer par Don. Il sentait son sang coulait entre ses mains mais il s'efforça d'ignorer cette sensation écœurante.
« Je ne veux pas te dire au revoir, bébé. Je veux savoir que je te reverrais. Il n'y a pas de au revoir. »
« D'accord…on ne se dit…pas…au revoir…Mais…on se reverra…pas…avant…très longtemps. »
Epuisé, le corps de Liz s'affaissa dans les bras de Don. Son corps était de plus en plus lourd mais Don ne desserra pas son étreinte.
«En attendant…tu feras…très attention…à toi…D'accord ? »
Leur temps était compté. A contre cœur, Don se rendit à l'évidence, bien qu'une voix hurlait à l'intérieur de lui pour lui interdire de baisser les bras. Mais Liz avait besoin d'être rassurer dans ses derniers instants, elle avait besoin de s'envoler en toute tranquillité, le cœur léger, sans soucis, sans tracas. Le soulagement était la seule chose qu'il pouvait lui apporter. Il pouvait au moins faire ça.
« Je te le promets. Ne t'inquiète pas pour moi. »
« Je…serais…ton ange gardien…Je serais…toujours…avec toi.»
Dans un dernier effort, Liz tapota du doigt le cœur de Don.
« Ici, toujours…ici…dans ton cœur. »
La gorge obstruée, Don enterra son visage dans les cheveux de Liz.
« S'il te plaît, Liz. Je t'aime. »
« Je t'aime, Donnie. »
Liz prononça ces derniers mots dans un dernier souffle et Don sentit son corps devenir définitivement mou dans ses bras. Son visage noyait dans les cheveux de son ange, il laissa toute sa peine s'échapper brutalement de son corps en la berçant sans fin dans ses bras.
NUMB3RS
Présent, Vallée de la Mort :
Don se mit à tousser et à cracher violemment du sang. Alarmée par l'agonie de Don, Liz pria intérieurement pour que les secours arrivent, sans quoi il la rejoindrait très bientôt.
A bout de souffle, Don laissa l'appel de l'inconscience venir le chercher mais c'était sans compter sur Liz.
« Tu ne dois pas dormir. »
« Je suis…désolé. »
Liz fronça les sourcils, confuse quant à ce que voulait dire Don.
« Tu es désolé pour quoi ? »
Don grimaça de douleur lorsque Liz accentua sa pression contre sa blessure à l'abdomen.
« Je sais que je te fais mal mais je dois ralentir le saignement. Pourquoi es-tu désolé ? »
« Je t'ai laissé partir. »
« Don, ce n'était pas ta faute. Tu ne pouvais rien faire. »
« J'aurais dû te donner de meilleurs soins. J'aurais dû…empêcher ton sang…de couler…j'aurais dû…être…plus efficace.»
« Shhh, tu ne pouvais rien faire pour moi. Je te le répète, ce n'était pas ta faute. Tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir pour me sauver. Je perdais beaucoup trop de sang, tu ne pouvais rien faire. Même si les secours étaient arrivés quelques minutes plus tôt, ils n'auraient pas pu me sauver.»
Don glouglouta et toussa du sang avant de répondre.
« Je l'ai senti…ce jour-là. Ours debout…m'avait…prévenu.
« Shhh, ne parles pas. Reposes-toi. »
« Il m'avait…prévenu…d'un danger….J'aurais dû…le savoir. »
« Personne ne pouvait le savoir, Don. Personne. »
D'une main tremblante, Don recouvrit les mains de Liz par-dessus sa blessure.
« Tu me manques…tellement…si tu savais. »
« Je le sais. Tu me manques aussi.
« Je…pourrais…te rejoindre. Je dois juste…fermer…les yeux.»
Don passa de la parole à l'action. Sa tête flâna sur le côté, et, dans un souffle précaire, ferma ses yeux.
« AGENT SPECIAL DONALD EPPES ! Je t'interdis de mourir ! »
Mais la respiration de Don ralentissait de façon alarmante, malgré les éclats de voix paniqués de Liz.
« Ouvres-tes yeux ! Don ! »
Liz appuya encore un peu plus sur la blessure, tellement dur que cela aurait dû lui provoquer une terrible douleur mais Don resta insensible.
« Don ! Penses à Charlie, à ton père ! Tu ne peux pas les laisser ! Don ! »
A suivre
