Titre CES OMBRES QUI HANTENT NOS CŒURS

Auteur Maveck

Genre Sérieux, Yaoi.

Résumé Tout ne c'est pas terminé lors de l'affrontement entre Fuma et Kamui à la tour de Tokyo. Il reste encore des ombres qui troublent les cœurs.

Shinji : Merci pour ta review. Elle m'a fait très plaisir. Voici la suite. A propos de ta question, Subaru sait que Kakyo et Hokuto se connaissent mais il ignore leurs sentiments, enfin dans mon histoire. J'aborderais d'ailleurs la relation de Hokuto et Kakyo dans un autre chapitre et il va falloir que tu patientes un peu pour découvrir Seï en Inugami. Bonne lecture.

Deuxième Partie. L'ombre de la Terre.

Avec des gestes presque tendres, j'installe mon yumeni dans sa nouvelle demeure.

L'endroit est beau, paisible et surtout éloigné de la zone des combats.

Car ce soir, il est temps de mettre un terme à cette promesse ridicule qui nous enchaîne le Kamui du ciel et moi-même. Ce sera l'affrontement final dont nul ne peut deviner l'issue pas même Kakyo, mon séduisant liseur de rêves.

Je dépose mon précieux colis dans un lit au milieu d'une ravissante pièce meublée. Rien à voir avec la lugubre atmosphère de l'hôtel de ville.

Voilà. Tu restes là et tu attends bien gentiment mon retour en espérant que je revienne évidement.

Oui.

Et n'oublie pas t'aller botter le cul du Sumeragi.

Oui.

Je souris à l'idée que tout dépend de Subaru et de Kamui. Cela pourrait bien être notre unique erreur mais le danger fait parti du jeu. Et Seï et moi avons misé sur nos deux moitiés respectives.

Je quitte Kakyo et en moins d'une heure, je rejoins l'hôtel de ville. L'endroit est désert. Mes dragons sont morts sauf Kuzanagi qui a choisi de ne pas trahir son cœur.

Et j'avoue que cela m'a plu. Enfin un souhait qui tenait compte de l'importance des sentiments.

Lui au moins sera heureux s'il survit à ses blessures et à la fin du monde.

Je récupère mon épée divine et je sors sans un regard pour l'ordinateur de Satsuki.

Cette horrible machine fonctionne encore. Je m'occuperai d'elle plus tard de la même manière que je m'occuperai de Kanoë qui demeure cachée en pleurs dans sa chambre depuis la mort de Yuto et Satsuki.

Elle ignore encore que dans quelques instants, c'est la mort d'Hinoto qu'elle va vivre.

Jusqu'à la tombée de la nuit, je suis resté au sommet de la tour de Tokyo.

Dans ma main, l'épée vibre de plus en plus fort. Elle appelle le Kamui du ciel. Il est en train de faire ses adieux car il sait qu'il ne peut gagner un tel combat et pourtant il ignore encore tout du futur que je lui réserve.

Comme prévu, Kamui est venu. Il m'a affronté en pure perte. Subaru est venu aussi. Il a fait de son mieux. Il devrait être en mesure d'effectuer la suite de mon plan.

Le combat est fini et j'ai accordé son souhait à Kamui. J'ai permis que son Kekkai recouvre cette terre grouillante d'humains.

Je contemple mon œuvre avec en moi l'écho d'une tempête de colère. Le dragon de la terre que je suis n'apprécie pas que Kamui, à la dernière minute, ait enfin compris l'importance et l'impact de son propre souhait.

Mais moi, Fuma, je souris. Obligé d'obéir à ce qu'on a fait de moi, je viens de poser la première pièce de mon destin. Une aube nouvelle vient de naître et la trace de nos violents affrontements a disparu.

Certes la victoire n'est pas encore là. Rien n'est vraiment fini. J'ai toujours en moi l'appel du sang et à l'idée que je ne puisse le contrôler, je sens une sueur glacée m'envahir.

Il faut que j'y arrive. Lentement, je m'approche de Kamui. Le coup qu'il a reçu est mortel mais l'effet n'est pas immédiat.

Il agonise déjà loin de cette terre et moi, je le regarde avec au fond des yeux une lueur qui n'appartient qu'à moi.

Ma main se pose sur son corps si fin. Je pourrais abréger ses souffrances mais je commets plutôt l'impensable. D'un geste vif et précis, je stoppe l'hémorragie qui devait lui être fatale.

Tremblant, je lutte contre le démon qui me possède et je m'éloigne difficilement de Kamui.

Le désir de tuer me brûle le corps et le sang qui macule ma main me fait halluciner au milieu d'effroyables visions sanglantes.

Je m'écarte pourtant de Kamui et je tais au mieux la violente pulsion de mort qui me possède à son égard.

Si je le tue, le combat sera fini. Mais il y a un risque pour que son Kekkai vole aussi en éclats et que je ne puisse échapper au souhait de la Terre.

Tandis que s'il reste en vie, je peux mettre un terme à tout ça. Pour de bon. Et avoir une chance de rendre Kamui aussi heureux que j'ai du malgré moi le rendre malheureux.

Maîtrisant de plus en plus mal mon corps, je lutte avec ma seule volonté contre le désir sauvage qui me consume et je crois bien que Kamui au final ne reste en vie que grâce à l'arrivée d'un hélicoptère sur les lieux de notre combat.

Ce qui me permet dans un ultime sursaut de prendre la fuite faisant ainsi taire un peu la voix qui me pousse au meurtre.

A l'abri de moi-même, à une centaine de mètres sur le toit d'un immeuble, je regarde Kamui que les secours emmènent.

Et je pense que si tout se déroule comme je l'ai prévu, la prochaine fois que je le verrais, rien ne pourra plus m'empêcher d'exaucer mon propre souhait.

Je regagne l'hôtel de ville. Il est temps de terminer le ménage. Tout d'abord, il faut que je m'occupe de Beast. Cette machine possède trop de pouvoir pour être laissé en marche et puis il ne faut pas qu'elle tombe entre de mauvaises mains.

Une nouvelle fois, je mesure la force du mal qui me ronge. Je n'arrive pas à détacher mon regard de la dépouille de Satsuki. Elle gît, unie à jamais à cet ordinateur et la vision de son cadavre m'excite, me pousse à la destruction.

Je me dégoûte moi-même et je sens la folie qui a nouveau se réveille dans mon esprit torturé.

D'une rafale d'énergie pure, je balaie la pièce, détruisant tout de ce lieu qui ne fait que m'avilir et me souiller de sa morbide présence.

La poussière retombe et je contemple les débris de Beast qui jonchent le sol craquelé par ma colère.

L'ordinateur ne s'est pas défendu. Il aurait pu mais lui aussi a préféré que tout ce termine ainsi.

C'est étrange comme la mort arrive mieux à réunir les êtres qui s'aiment que la vie.

Il reste Kanoë. A cette idée, un frison de dégoût me saisit. Cette femme n'est qu'une idiote de plus qui a gâché son bonheur. Elle a choisi de s'opposer à sa sœur juste pour exister à ses yeux.

Le résultat est à la hauteur de son souhait. Je la découvre morte, ravagée par une souffrance qui l'a rend à mes yeux plus belle qu'elle ne l'a jamais été avec ses artifices de femme.

Le démon est de nouveau présent quand je m'approche de son cadavre. Elle n'a pu supporté les conséquences de ses actes et elle s'est ouvert le cœur avec un poignard.

L'odeur de son sang m'enivre et durant un moment, je perds le contrôle.

Je redeviens l'instrument de la Terre. Je dérive dans les méandres d'une folie meurtrière et abjecte.

Dans ces moments là, Fuma disparaît. Il ne reste rien de celui qui vit prisonnier de mon cœur. Seuls les ténèbres dominent et le rouge du sang qui vrille mon cerveau de pulsions sauvages et incontrôlables.

Je suis incapable de me contrôler et c'est à ce moment là que je me rends compte que j'ai dans ma main les morceaux de l'épée divine.

C'est celle de Kamui, celle qui s'est brisé dans notre combat.

Et si je retournais achever le travail mettant au passage l'hôpital à feu et à sang. L'idée de souiller un lieu de soins d'une manière aussi abominable est très intéressante.

Lâchant s'en m'en rendre compte les débris de l'épée, je quitte l'hôtel de ville.

Je suis prêt à détruire tous les hôpitaux de la ville pour retrouver Kamui. Mais cela serait une pure perte de temps. Aussi je me dirige vers le lieu où j'ai laissé Kakyo. Lui, il pourra m'indiquer où se trouve ma proie.

Kakyo a l'air content de me revoir. Il est si beau et si fragile. Il me serait tellement facile de briser sa vie d'un simple geste pour lui permettre de réaliser son unique souhait.

Fuma ?

Encore ce nom qui revient. Ce maudit humain qui tente de refaire surface.

Le regard implacable, je viens m'asseoir au chevet de mon dernier dragon.

D'une main, je lui caresse doucement le visage. Sa peau est douce mais il tremble presque sous mes doigts encore tachés par le sang de Kamui.

Je Suis KAMUI !!!

Et ma main empoigne une touffe de ses longs et soyeux cheveux. Je serre prenant plaisir à voir la peur et la souffrance sur les traits de Kakyo.

Il ferme les yeux et semble désespéré. Ce sentiment me comble et soudain presque tendre, je relâche ses cheveux et termine mon geste par une douce caresse sur sa joue.

Tu lui as encore permis de revenir, n'est ce pas ?

Kakyo ne répond pas à la question. C'est d'ailleurs inutile, nous connaissons tous deux la réponse.

Et ton souhait ? Il n'y a que moi qui puisse l'exaucer. As-tu déjà oublier cela mon beau yumeni ?

Non.

Et ben, on ne dirait pas. Ton cœur est troublé et tu espères en vain un nouveau miracle. Et à ce propos, où est actuellement le Kamui du ciel ? Je me dois de terminer le travail.

Il…il est mort.

Mort ?!!

Juste un instant, le démon recule, surpris par l'éventualité que cela soit vrai et que le souhait de la terre se soit perdu dans le néant.

Et je reprends la lutte avec moi-même pour récupérer le pouvoir de mon corps.

Combien de temps dure ma résistance face à tout ce mal qui bouillonne dans mon âme en feu ?

Je l'ignore mais je suis vainqueur et c'est Fuma qui croise le regard plein d'inquiétude de Kakyo.

Kakyo ? Est-ce que ça va ?

Oui. Maintenant, tout va bien.

Ouais mais j'ai failli retourner tuer Kamui.

Tu es là. C'est le plus important.

Je me relève du lit sur lequel la tempête de mon esprit m'a jeté aux côtés de mon seul et unique allié.

Je suis encore trempé de sueur, du sang macule mes habits et ma peau, et une fatigue immense m'étreint le cœur.

Je vais prendre une douche. Je reviens.

Kakyo me laisse quitter la pièce en silence. Au fond de moi, j'espère ne pas l'avoir trop fait souffrir une fois de plus. Le monstre qui a repris sa place tout au fond des ténèbres de mon âme peut se révéler si cruel. Il se moque bien de savoir qu'après lui, c'est moi qui affronte le regard de ses victimes.

Je quitte presque avec soulagement mes habits. Refusant de me servir de mes pouvoirs de peur de réveiller mon double maléfique, je les jette à la poubelle plutôt que de les réduire à néant d'une sphère d'énergie.

Nu, je fixe un instant mon reflet dans le miroir de la salle d'eau. J'ai changé. Mon corps est musclé, taillé pour le combat, la force et la puissance. Des muscles de prédateur qui ignorent leurs limites et la fatigue. Un regard froid, vide de sentiments, brûlant de folie qui souffre pour laisse passer un peu de lumière et surtout des mains sales, pleines de sang et synonymes de mort.

Je hais ce corps qui semble si bien se complaire dans ce rôle démoniaque.

Refusant d'aller plus loin dans cette voie qui a déjà failli une fois me coûter la vie, j'ouvre le jet d'eau de la douche et les yeux clos, je laisse cet élément naturel effacer les traces de ma dernière folie.

Bien sûr, une voix rompt le cours de mes pensées. Elle me dit que l'eau n'est plus pure. Que les humains l'ont tellement infecté par leurs déchets qu'ils sont maintenant obligés de la traiter avant de s'en servir.

C'est la voix de la terre qui résonne ainsi en moi. Elle tente de restituer le pouvoir à son dragon mais je n'écoute pas et je savoure de toutes mes forces le plaisir de cette douche chaude sur ma peau.

La terre semble renoncer, me laissant un peu de répit. Son pouvoir faiblit à cause de l'état dans lequel se trouve Kamui et aussi à cause du Kekkai qui recouvre tout.

A moi de profiter de l'accalmie pour vaincre mon mal et poser une nouvelle pièce de mon destin.

J'arrête le jet d'eau et sans même me sécher ou m'habiller, je retourne aux côtés de Kakyo.

Il m'attend et il a un regard désapprobateur devant ma tenue.

Quoi ?

Fuma….pourquoi continuer à agir comme lui ?

C'est dans ma nature il faut croire. Il est en moi et ce corps, il l'a fait sien d'une manière bien plus profonde que mon cœur ou mon esprit.

Fuma….

Je ne pourrais effacer cette empreinte alors cesse de tirer une tête pareille et profite de la vue.

Là, Kakyo vire au rouge tandis que son regard se détourne vite fait de moi.

Cette situation est amusante. Elle me détend un peu. Et un sourire éclaire mon visage.

Bon, abstraction faite de mon corps, as-tu suivi les événements ?

Oui. Kamui et Subaru reçoivent des soins dans un établissement privé.

Bien. Il faut délivrer le message à Subaru concernant ce qu'il doit maintenant accomplir. Mais on a un peu de temps avant ça. Et là, je dormirais bien un moment.

Ah ….

Je m'allonge contre le corps fin d'un Kakyo qui même si il a l'habitude ne peut s'empêcher de cesser de respirer, et je me laisse aller à un court repos.

Juste une heure, pas plus car au-delà, il pourrait en profiter et refaire surface. Et c'est mon pauvre Kakyo qui pourrait bien en pâtir.

J'ouvre les yeux et j'apprécie même si c'est à travers la couverture, la chaleur humaine que dégage mon yumeni.

Le démon qui me hante a réussi à torturer chaque personne qu'il a croisée. Il a infligé des tortures physiques et psychiques à tous. Et il a profité maintes fois de la faiblesse de Kakyo pour s'assouvir en lui.

Je sais que cet acte, indépendant de ma volonté a meurtri le beau jeune homme qui dort à mes côtés. Mais c'est aussi cet acte qui m'a permis d'avoir un lien avec Kakyo, un lien dont le démon n'a pas eu conscience assez tôt pour le détruire.

Et depuis, je ne cherche plus à me cacher ou à dissimuler ce qu'on a fait de moi devant Kakyo.

Certes, je suis conscient que mon attitude est gênante, qu'elle réveille des souvenirs douloureux mais je crois que mettre une distance entre nous serait pire. Je ne veux pas devoir payer pour le mal qu'indirectement je n'ai pas fait.

Moi, je suis innocent. J'ai un destin, pas le meilleur mais pas le pire non plus. Et j'ai décidé de faire avec pour mieux m'en défaire un jour.

C'est cela qui a motivé tous mes actes des plus étranges aux plus cruels. Mieux s'abandonner pour mieux résister.

Et là, je ressens le besoin de m'abandonner dans les bras de Kakyo. Est-ce un désir venu du démon ou une façon pour moi de marquer mon propre territoire sur celui du mal ?

Seï pourrait répondre à une telle question mais il n'est pas là. Il doit même commencer à trouver le temps long, loin de son Subaru.

Kakyo se réveille. A-t-il senti le changement qui vient de s'opérer en moi ?

Il me regarde avec un regard toujours un peu triste mais aussi éclairé par un éclat très doux.

J'ai rêve du futur mais vos destinés ne s'inscrivent pas dans ce que j'ai vu…un peu comme si rien n'était encore décidé à ce sujet.

Voilà qui est rassurant, non ?

Oui, je crois.

Bien. Kakyo…j'ai envie de te faire l'amour.

…………

Et là, mon yumeni a perdu l'usage de la parole. Je crois que j'ai été un peu trop direct. Mais impossible de contrôler ce que j'ai moi-même libéré en enfermant le démon.

Je veux savoir si je suis capable d'être à la hauteur en tant que Fuma. Je veux me donner confiance et j'ai surtout besoin d'amour pour aller au devant de la Terre.

Kakyo, de blanc à virer au rouge avant de reprendre une couleur normale.

Pourquoi ?

Et pourquoi pas ?

Tu parles comme lui….

Oui, je sais mais au final, lui et moi, on est peut-être pareil. C'est ma partie maléfique. Et si il a pu te dominer, moi, je voudrais t'honorer.

Je veux savoir la raison d'un tel acte.

Euh…je crois que c'est assez compliqué à expliquer comme ça mais en gros, c'est parce que toi, tu es la vie et que moi, j'ai si froid à l'ombre de la mort.

Là…. c'est compliqué !!!

Désolé. Et ta réponse ?

Oui.

J'offre un beau sourire à mon yumeni. Il accepte de m'offrir un peu de sa chaleur. Et même si ce n'est pas la première fois que je lui fais l'amour, c'est Fuma, aujourd'hui, qui va en profiter.

Je me glisse sous les couvertures avec lui. Il est tout chaud, doux comme un rêve.

En prenant bien soin de ne pas lui faire de mal, je lui ôte ses habits et je me colle contre sa peau de velours.

Mes mains s'égarent sur son corps tandis que je l'embrasse avec douceur sur les lèvres. Mon baiser de doux devient passionné quand il me laisse jouer à l'intérieur de sa bouche avec ma langue.

Je sens une de ses mains qui se love contre mon sexe et j'accentue mes caresses, pétrissant ainsi ses hanches et ses fesses.

Kakyo gémit dans mes cheveux alors que je suce un de ses mamelons durcis par le plaisir.

Mon excitation grandit en même temps que je descends avec ma langue sur la peau nacrée de son torse.

Il se cambre quand j'arrive à son intimité et je le prends dans ma bouche pour lui donner un maximum de plaisir.

J'effectue de longs mouvements de bas en haut sur sa verge. Il crie à présent et j'accélère sa délivrance en enfonçant mes doigts entre ses fesses.

Mon intrusion dans son intimité lui arrache un gémissement de douleur suivi d'un cri qui l'aide à se répandre dans ma bouche.

Je savoure son sperme et je contemple son corps agité par le désir. Il a le souffle court, les yeux mi clos, le sexe tendu à l'extrême malgré son éjaculation et il bouge de lui-même sur mes doigts, les enfonçant le plus possible en lui à la recherche du plaisir.

Il est tout simplement irrésistible. Et je le positionne entre mes baisers et le mouvement de ma main pour pouvoir le pénétrer à ma guise.

Il se laisse faire en gémissant. Il est un amant parfait, sensuel et torride.

Je retire mes doigts et je lui laisse les lécher tandis que mon sexe vient se nicher contre la douce peau de ses fesses.

Il me laisse me coller à lui avant de s'empaler de lui-même sur ma verge durcie par la passion.

Il force pour que je sois au plus profond de son intimité et puis, il crie mon nom quand je me mets en mouvement.

Il est trop excitant et je me surprends à le prendre avec une certaine violence à laquelle il s'abandonne sans retenue.

Nos deux corps, soudés l'un à l'autre, deviennent vivants sous la poussée que mon sexe lui impose.

Enivré par le désir, je le parcours avec force tout en laissant mes mains possédaient chaque parcelle de sa peau brûlante.

Puis dans un soupir d'extase, je donne un dernier coup de reins et je me répands en lui.

Il éjacule à son tour et son sperme coule sur mes doigts.

Comblé, je me retire et je le serre tout contre moi. D'une main, je lui caresse le sexe tandis que de l'autre, j'étale son sperme sur ses mamelons.

Il gémit doucement, appréciant ce contact charnel et il ne peut retenir un cri de plaisir quand je commence à lécher ses mamelons.

Mon sexe est de nouveau dur contre son corps.

Kakyo est vraiment très sensuel, il se laisse totalement emporté par la passion et c'est d'ailleurs bien pour cette raison que le Kamui de la Terre en avait fait son jouet.

J'ai de nouveau envie de le prendre, une envie si irrésistible que je lui mords le torse tout en le pénétrant brutalement.

Il crie sous la douleur que je lui inflige. Mais, son cri, ses muscles qui se resserrent, son mouvement pour tenter de m'échapper réveille mes sombres instincts de dragon et je le violente sans pouvoir reprendre le contrôle.

Ma verge s'enfonce de plus en plus dans son intimité à la recherche d'un plaisir sadique et pervers qui naît de sa souffrance.

Mes mains s'acharnent sur son sexe, le griffant, le compressant dans des étreintes douloureuses.

Et soudain, alors que Kakyo cesse de se débattre, j'éjacule avec force.

Le plaisir de cette violente jouissance emporte avec elle le démon qui a encore une fois repris le dessus.

Je reste vexé et honteux de mettre fait avoir dans cet acte que je désirais en tant que Fuma.

Mon sexe est toujours dans l'intimité de Kakyo qui gémit doucement contre moi.

Il est pâle et de nombreuses rigoles de sang marquent sa peau.

Doucement, je tente de me retirer mais Kakyo se cambre sous la douleur que malgré moi, je lui inflige.

Alors, j'y vais d'un coup. Mon sexe brûlant quitte son intimité meurtrie tandis que sa douleur éclate dans chaque fibre de son corps.

Kakyo a les yeux clos tandis que je nettoie ses blessures. Il n'a rien dit alors que je m'excusais. Il ne dit jamais rien dans ces moments là.

Et je m'en veux. Moi qui voulais prouver à mon yumeni et à moi-même que j'avais un certain contrôle sur la situation, c'est raté.

Le démon est toujours là, il attend la faiblesse qui lui rendra le pouvoir. Et cela a failli arriver.

Merci.

Je soupire. Est-ce à la victime de remercier son bourreau ?

Kakyo…je pense qu'il vaut mieux que je te laisse. Je voulais te rendre heureux pour cette fois et au lieu de ça, je t'ai violé avec en plus un plaisir énorme.

C'est lui ! Pas toi. Toi, tu as été doux et passionné. Tu ne dois pas rester seul. Il peut te vaincre encore trop facilement. Tu n'es pas prêt pour affronter la Terre.

Peut-être mais je n'ai guère le choix. Elle seule peut récupérer mon entité démoniaque. Et puis, il n'est pas important que je gagne. La victoire est pour Kamui. C'est lui qui doit mettre un terme au destin.

Seïshiro et toi, vous êtes des kamikazes.

Et toi, tu es notre arme secrète.

Et je lui souris. Alors il renonce dans un soupir à me faire la morale.

Je sais que mon plan tient de la folie pure et que tout confier à un adolescent qui gît entre la vie et la mort sur un lit d'hôpital relève du suicide. Mais je sais aussi que nul ne peut vaincre la puissance du cœur de Kamui et c'est ce qui nous sauvera tous.

Bon, maintenant, repose-toi. Je vais nous faire à manger et puis il faudra bien se lancer à l'assaut du destin.

Oui.

Je laisse mon yumeni dormir et je vais m'installer dans un fauteuil au salon. Le repas attendra un peu. Je suis toujours nu et j'aime sentir le contact du cuir sur ma peau.

Bizarrement, j'ai aimé libérer cette violence et j'ai eu un max de plaisir à faire l'amour à Kakyo.

Serais-je en train de devenir comme le démon ? M'a-t-il marqué à ce point ? Et puis, pourquoi je ressens autant de désir pour Kakyo alors que celui que j'aime, c'est Kamui ?

D'ailleurs plus d'une fois, j'aurais voulu le prendre et le faire mien au cours de nos combats mais le démon ne pensait qu'à sa mort.

Et si on renverse le Destin, Kamui sera-t-il mien ? Acceptera-t-il ma violence ?

Si Seï était là, il pourrait m'aider à comprendre ce qui est à Fuma et ce qui est à l'autre.

Mais je suis seul et il ne vaut mieux pas que je me prenne la tête. Les réponses viendront en temps et en heure. Il sera toujours tant d'aviser à ce moment-là.

Je me décide à enfiler une tenue convenable, un jean et un sweat.

La cuisine est sympa avec son bar à l'américaine et ses tons pastel.

Je prépare un repas léger avec du riz et du poisson. Un cocktail de fruits frais à la main, je vais attendre le réveil de Kakyo.

Kakyo….son souhait a changé. Il ne souhaite plus mourir pour rejoindre Hokuto. Il a compris que la mort n'était qu'une échappatoire à sa peine. Mourir ne lui rendra pas la sœur de Subaru. Vivre non plus mais il est plus courageux d'honorer la mémoire de ceux qu'on aime en restant vivant que de se donner la mort.

Et ça, Kakyo l'a compris.

Moi aussi, je l'ai compris. Je dois vivre car Kamui n'a jamais souhaité ma mort, car Kotori est morte pour nous deux, car de nombreuses personnes ont préféré souffrir pour nous et surtout car je veux vivre.

Kakyo ne se réveille qu'après plusieurs heures de sommeil. Je lui tends un verre d'eau tandis qu'il s'assit dans le lit.

Bien dormi ?

Oui…merci.

Tu as presque fait un tour d'horloge.

Hum…désolé.

Pas grave, tu en avais besoin. Tu as faim ?

Un peu.

Satisfait de sa réponse, je le prends dans mes bras après qu'il se soit habillé et je l'emmène dans la cuisine.

Il est ultra léger, un vrai poids plume. Je l'installe sur une chaise.

Au menu, il y a une soupe de nouilles et une salade de fruits. Mange ce que tu veux.

Oui.

Kakyo choisit la salade de fruits. Il a si peu d'appétit. Faut dire que son état de santé n'est guère reluisant.

Kakyo…après il faudra penser à m'aider.

Tu n'es pas prêt pour aller là-bas.

Mais si, tout ira bien.

Pourquoi ne pas attendre encore un peu ?

Je n'ai aucune raison d'attendre. C'est maintenant que je dois vaincre ce mal qui m'habite.

Comme tu voudras.

Pauvre Kakyo….il sera seul ensuite jusqu'à mon retour. Pourvu qu'il tienne jusque là sans faire une bêtise.

Je le regarde manger en silence. Il ne met pas très longtemps à avaler sa salade de fruits.

Puis il plante son beau regard dans le mien.

Pour parvenir jusqu'à la déesse Terre, il va falloir que tu arrives à laisser le Kamui de la Terre se manifester sans que tu perdes le contrôle. Comment comptes-tu t'y prendre ?

J'ai bien réfléchi et je veux que ça soit toi qui domines la situation.

C'est-à-dire ?

Je laisse le démon revenir tout en essayant d'assurer un max mais toi, il faut que tu m'aides à le contenir grâce à tes pouvoirs de yumeni.

Pour accéder à cette entité, la Terre, on avait dit que tu passais par le monde des rêves donc je devrais pouvoir te guider mais pas te contraindre à y demeure. Je n'ai jamais pu interdire l'accès de mon monde au Kamui de la Terre.

Je sais bien, mais va peut-être pourtant falloir que tu essaies.

Comme tu veux.

Bien, alors viens te recoucher.

Je ramène Kakyo dans le lit.

Pendant mon absence, tache de te nourrir un peu. Le frigo et tous les placards sont pleins. Tu ne devrais manquer de rien et si jamais tu as un souci, appelle Subaru à ton aide, ok ?

Oui, mais tout ira bien pour moi. Je peux tenir très longtemps dans le monde des rêves sans souffrir de la faim ou de la soif.

Ouais, mais il y a des limites. Je n'ai pas envie de récupérer ton cadavre ! Bon et maintenant rendors-toi. Je te rejoins là-bas dans un instant.

Sois prudent.

Dors !

Avec un soupir, Kakyo ferme les yeux et il s'endort en quelques secondes.

Ma dernière bataille, celle de Fuma, va commencer.

Et cela promet quelques soucis. Car pour être franc, jamais je n'ai réellement essayé de cohabiter avec le démon.

Soit c'était lui et moi, j'étais impuissant, soit c'était moi et lui, il tentait l'impossible pour récupérer le contrôle.

Et là, il faut qu'on soit deux. Il le faut à tout prix !

Fermant les yeux, je me concentre sur ce souhait. Bien sûr, il ne va pas l'exaucer, mais cela peut l'influencer.

Je le sens en moi qui grandis, prenant petit à petit de l'importance. C'est une sensation étrange que de percevoir une présence dans son corps.

L'espace d'une seconde, je me demande si toutes les femmes du monde ressentent ça quand elles sont enceintes.

Et puis, je me ressaisis. Comme si c'était le moment de réfléchir à ce genre de choses.

Sa présence m'écrase à présent. Il m'oppresse de sa redoutable puissance et je vacille. Une douleur infinie me broie le cœur. Il est contre ma nature, contre ma gentillesse et mes sentiments. Il est mon opposé et aussi il est moi.

Je comprends soudain ce qui nous unis et tout bascule. Je recule sous la pression de sa volonté.

Mais pas trop, juste pour lui céder la direction de mon corps. Et surtout, je continue à souhaiter.

Comme prévu, il contemple d'un air mécontent le corps endormi de Kakyo.

Il pose sa main sur son doux visage et je crains qu'il ne le blesse.

Dans un sourire, il fend la peau de sa joue avec un fil d'énergie.

Je ne peux que regarder le sang qui remonte à la surface avant de s'étendre sur la peau de mon yumeni.

Pourvu qu'il en reste là. Mais ce n'est pas le cas, il semble vouloir jouer avec le corps de Kakyo.

Lentement, il descend sa main sur le torse qu'il vient de dénuder grâce à son aura et il laisse derrière son passage comme une fine pluie d'étoiles écarlates.

Je commence à paniquer et je tente de reprendre ma place avant qu'il ne commette l'irréparable.

Mais il a déjà construit un mur entre lui et moi. Je suis prisonnier, impuissant et condamner à regarder comme toujours ses actes de cruauté.

Kakyo avait sans doute raison. Il est trop puissant.

Alors je me calme en vitesse. Il faut que je ruse. Une attaque de front ne sert à rien. Il faut que je l'observe, que je comprenne comment l'influencer mais si ce n'est que pendant une seconde.

Il regarde le sang qui tache la douceur blanche de la peau de Kakyo d'un air ravi. Puis, il semble hésitant.

J'en profite pour suggérer l'idée de rejoindre Kakyo dans le monde des rêves. Je tente d'opérer à sa manière, d'insinuer cette idée au plus profond de mon être. Va-t-il s'y laisser prendre ?

La réalité s'efface doucement et soulagé, je reconnais cet étrange monde dans lequel mon yumeni évolue tel un seigneur.

Kakyo me regarde et ses yeux trahissent son inquiétude. Il semble si tourmenté que mon autre moi-même éclate d'un rire presque joyeux.

Mon yumeni s'accroche à moi tel un enfant au milieu de la tourmente. Ses yeux m'implorent et je reste sans voix quand je l'entends déclamer au démon son inquiétude à l'égard de mon plan contre la terre.

Fuma…il veut te piéger. Il veut t'obliger à commettre une erreur qui te sera fatal. Tu ne dois pas l'écouter.

Ah bon. Et depuis quand tu te soucies de mes intérêts ?

Je…Tu as raison…toi seul peut exaucer mon souhait.

Le démon semble ravi de cet aveu tandis que moi, je suis totalement anéanti par l'attitude de mon seul allié. Serais-ce lui le point faible de mon plan ?

Kakyo…raconte moi ce que Fuma espère obtenir.

Non. Je n'aurais pas du t'en parler. Fuma doit souffrir à cause de moi. Il doit me détester.

Mon yumeni me lâche et il s'éloigne la tête basse. Il semble vraiment honteux de s'être laisser aller à de tels aveux.

Je me surprends à vouloir le rassurer alors qu'en même temps je suis très déçu par sa trahison.

Soudain gentil et tendre, le Kamui de la terre vint enlacer Kakyo par derrière. Il le serre doucement contre mon corps.

Il est trop tard. Tu dois tout me dire et je te promets que ton vœu se réalisera.

Je ….je sais bien que tu n'exaucera pas mon vœu.

Allons, Kakyo, tu n'as pas confiance en moi ?

Je n'ai aucune valeur dans cette guerre. Je suis juste impliqué par mes rêves. Mais je ne participe pas à ce combat. Alors mon souhait n'entre pas dans tes priorités !

Pauvre Kakyo ! Je jure d'exaucer ton souhait sur le champ si tu parles. Dis moi ce que Fuma mijote.

C'est vrai ? Tu jures ?

Kakyo….Ne me pousse pas à bout. Je n'ai qu'une parole.

Oui. Fuma veut te supprimer. Il a découvert le moyen de venir à bout de toi. Il compte s'en servir et ensuite, il détruira tous les espoirs de la Terre.

Et quel est ce moyen ?

Il veut que tu le conduises auprès de la Terre. Tu ne dois pas lui accorder ce souhait.

Il veut rencontrer la Terre ? Hum….et pourquoi pas après tout ? Je me demande bien ce qu'elle va me conseiller pour venir à bout des humains cette fois-çi.

Mais ? Tu ne comprends pas, il ne faut pas aller là-bas !

Kakyo…je t'aime bien mais je choisis seul mon chemin. Et comme tu commences sérieusement à m'énerver, tu vas devoir attendre mon retour pour voir ton souhait se réaliser.

Non…tu avais promis.

Le démon semble follement amusé par la détresse de Kakyo tandis que moi, je réalise que mon yumeni a réussi à manipuler l'être le plus dangereux qu'il soit sur cette terre.

Il m'a fait vraiment peur avec ses révélations sur nos plans et pourtant contre toute attente, le démon va me conduire là où je le veux.

Kakyo est surprenant. Je ressens une vague de tendresse à son égard tandis que le Kamui de la terre s'enfonce dans les limbes du monde des rêves en laissant derrière lui mon yumeni.

Je décide de ne pas me manifester tant que nous ne sommes pas face à la Terre. Il ne faudrait pas que le démon change brutalement d'avis.

Après avoir marché dans une obscurité de plus en plus dense, une lumière bleue perce les ténèbres environnantes.

Je perçois aussi une source d'énergie aux ondes chaotiques. La haine qui émane de l'endroit me donne un sentiment de malaise intense. Je suis soudain très faible et le désir de lutte qui m'habitait se dissous lentement dans mon cœur.

La Terre hait ses enfants. Elle les rejette alors il est inutile de vivre, autant disparaître car tel est son désir le plus cher.

Renfermé sur cette souffrance, je ne prête aucune attention à ce qui se passe entre le démon et une femme mystérieuse qui incarne l'esprit de la Terre.

Il me semble que je sombre, que je disparais. Mon esprit s'égare et un lointain souvenir remonte à la surface.

Lors d'un été où nous étions ensemble, Kotori, Kamui et moi, nous avions passé la journée sur la plage à faire des châteaux de sable. Le soleil brillait et tout était parfait. Le soir venu, en rentrant, nous avions vu un homme qui jetait ses ordures sur le sable. Ce geste avait choqué Kamui et Kotori qui ne comprenaient pas pourquoi cet homme n'avait pas prit la peine d'aller jusqu'à la poubelle la plus proche. J'ignore si j'avais su expliquer la situation à ma sœur et à Kamui. Mais tous deux étaient revenus à l'aube le lendemain pour nettoyer la plage. Et quand je les avais rejoins, ils avaient rempli toutes les poubelles du coin. Cependant leurs yeux étaient tristes car ils avaient compris que peu de monde se soucie de l'environnement.

Les enfants ont le cœur pur.

Une voix douce et faible vient de briser le néant dans lequel je dérive.

Je regarde autour de moi mais il n'y a personne.

Qui êtes-vous ?

Bonjour Fuma. Je suis comme toi, prisonnière du mal que d'autres ont insufflé à mon esprit. Je suis la mère de ce monde. J'ai donné vie à de nombreuses créatures. Je les ai nourris, abrités, soignés et accueillis en mon sein. J'aime tous mes enfants mais je n'ai pas su les préserver du mal. Ils ont changé, ils ont oublié les liens qui étaient les nôtres et je me suis affaiblie. Alors Elle est apparue, Elle veut punir les hommes. Elle m'a emprisonné et Elle s'est alliée au chaos pour mettre en place la dernière guerre de l'humanité.

Le combat des Anges et des Seaux….

Oui. Le combat de la Terre et du Ciel. Ton combat et celui de Kamui.

Mais pourquoi nous ?

Elle a découvert l'existence d'un pacte, qui jadis sur des terres aujourd'hui disparues, a été rompu entre deux êtres divins. Cette promesse scellait un accord parfait entre l'amour d'un représentant d'origine céleste et d'un enfant de la Terre. Jaloux des liens que ces deux êtres merveilleux avaient l'un pour l'autre, une entité démoniaque a décidé de détruire le pacte. Cette force maléfique y est malheureusement parvenue et le conflit qui a suivi est lacause de l'extinction de nombreuses races légendaires….C'était il y a si longtemps et pourtant, aujourd'hui tout recommence.

Kamui et moi ne sommes que des humains alors pourquoi sommes nous impliqués ? Je ne comprends pas.

Kamui…il est né de père inconnu, n'est ce pas ?

Oui. Mais quel rapport ?

Son père est un Dieu. Un des rares survivants de cette lointaine époque où mes enfants parcouraient la terre et le ciel en paix.

Un Dieu ! Mais…

Fuma, Kamui est né de l'amour d'un dieu et d'une enfant de la terre. Il est la preuve d'une union sacrée et par conséquent, il est dangereux pour la survie du mal qui me ronge. Il est un peu comme mon seul espoir. Alors Elle a décidé de réveiller le passé pour détruire Kamui. Pour la contrer, je t'ai choisie et tu es devenu l'étoile jumelle de Kamui. Tu es celui qui doit veillersur lui. Mais ni Elle, ni moi n'avons tenues compte que le destin de Kamui n'appartient à personne. Et le chaos a envahi la situation. De nombreuses vies se sont retrouvées impliqués. Maintenant, plus personne ne contrôle le futur. Et c'est là le véritable danger qui, aujourd'hui, t'a conduit jusqu'à moi.

Et j'aurais du protéger Kamui ?

Oui, au lieu de vouloir le tuer.

Minute ! Ce n'est pas moi qui veux le tuer. C'est le démon qui s'est éveillé quand Kamui a choisi son Destin.

Exact. Kamui a été manipulé par des gens qui savaient très bien qu'une telle décision entraînerait une guerre terrible.

Bref, tout le monde a voulu la perte de Kamui et au passage on s'est servi de lui.

Hélas…oui.

Et moi ? Comment puisse-je vaincre le démon qui me hante ?

Ta solution, c'est Kamui !

Alors il y a encore un peu d'espoir car j'ai tout misé sur lui.

Je l'espère mais sache que tu ne possèdes plus le contrôle de toi-même car elle vient de tuer le démon et d'absorber ton énergie vitale.

Quoi ?

Regarde !

Le néant s'ouvre devant moi et je constate que mon corps gît dans un flux énergétique à la merci de cette créature démoniaque.

Génial ! Suis-je mort ?

Non, tu vivras tant que Kamui vivra. Mais seul ton cœur existe encore. Toi et moi, nous sommes les spectateurs d'un terrible futur où l'avenir est entre les mains d'un adolescent.

J'ai confiance en Kamui. Tout ira bien. On sera le guider jusqu'à moi.

Depuis la voix s'est tue. Le néant m'entoure et je suis seul. J'attends. Toutes mes pensées sont pour Kamui. Elles m'aident à faire passer le temps et son seul souvenir me réchauffe.

Je ne crains rien. Il viendra. Mon plan ne consistait pas vraiment à ça mais peu m'importe. Kamui ne peut vivre sans moi et il obligera le destin à se soumettre à sa volonté. Et ensuite, je prendrais ma place à ses côtés. Je le protégerais, l'aimerais et nous réaliserons cette promesse qu'un être céleste avait conclu avec un enfant de la Terre. Nous effacerons les stigmates du temps.

Kamui…viens à moi. Je t'attends.

A suivre ….

Bon, ce chapitre est un peu plus court. J'attends vos reviews avec impatience. A bientôt. Biz. Maveck.