Nom: On croyait au ciel

Auteur: Gakuto-Sara

Couple: J'ai décidé de faire un deuxième chapitre... Vu que c'est un autre HippoXYuuri...

Disclaimer: Pas à moi, dommage. Pourtant, je serais capable de tout pour les kidnapper %) Et la chanson, c'est "Le temps des fleurs" de Dalida.

Note: C'est vieux, c'est très vieux. Mais bon...


- Dans une taverne du vieux Londres

Où se retrouvaient des étrangers…

Nos voix criblées de joie montaient de l'ombre

Et nous écoutions nos cœurs chanter…

C'était le temps des fleurs

On ignorait la peur

Les lendemains avaient un goût de miel…

Ton bras prenait mon bras

Ta voix suivait ma voix

On était jeunes et l'on croyait au ciel…

Yuuri dormait. Enfin, essayait. Une étrange sensation de vide au bas-ventre l'oppressait. Incapable de fermer l'œil, elle se leva et sortit discrètement de sa chambre. Elle marcha jusqu'à la salle du trône, et, sans bien savoir pourquoi, elle entra.

Et crut que son cœur allait s'arrêter de battre.

Hippo gisait là, au cœur d'une mare de sang.

Sans réfléchir, elle se mit à courir et s'agenouilla auprès du corps du jeune blond. Elle le secoua un moment, sans prendre garde aux larmes qui roulaient sur ses joues et tombaient sur celle du Gardien des Scellés. Sa voix s'emmêlait, elle ne parvenait plus qu'à balbutier des paroles inutiles, serrant le tissu de la tenue d'Hippo entre ses petites mains.

- Hippo-sama… Je t'en prie, ouvre les yeux… Dis quelque chose… Ne pars pas, reste avec moi, tu n'as pas le droit de partir sans moi… Je ne veux pas… Hippo-sama…

- Tu perds ton temps, il est mort.

Elle se retourna et aperçut Gaito, un sombre sourire aux lèvres et les bras croisés. Son épée était encore couverte de sang écarlate. Son cerveau refusait de lui obéir, elle n'arrivait plus à formuler aucune pensée. Un seul mot franchit ses lèvres, et encore :

- Pour… Quoi ?

- A ton avis ?

- A… A cause… A cause de moi… Ce n'est pas… A cause de moi ?

- Tu es douée, dis moi …

Elle cligna des yeux. C'était de sa faute si celui qu'elle aimait… ? Impossible, elle ne voulait pas le croire. Elle ne pouvait pas. Elle fixait son maître d'un regard vide, incapable de comprendre. Une voix aigue réussit pourtant à la faire réagir :

- Yuuri… San…

- Hippo-sama ?

Elle se retourna et le vit les yeux a peine entrouverts. Elle continuait de pleurer. Lui souriait d'un air triste. Le jeune garçon avait tenu la mort en échec pour revoir une dernière fois celle qu'il aimait.

- Yuuri-san… Suki yo… Daisuki… Wata… Watashiwa wasurenai…

Elle le prit dans ses bras, ses bras minces et pâles d'enfant, baissant la tête vers lui. Usant de ses dernières forces, il leva lentement la tête et l'embrassa pour la première et l'unique fois de leurs vies.

Puis sa tête retomba.

Le sang qui continuait de couler de sa blessure imbibant la robe de la petite démone de la mer.

- Tu devrais le lâcher, tu vas salir ta robe Yuuri.

Il avait dit ça sur un ton gentil, comme pour l'aider. Mais ce n'était que moquerie.

Elle reposa le corps d'Hippo au sol.

- Puis sont venus des jours de brume

Avec des bruits étranges et des pleurs

Combien ai-je passé de nuits sans lune

A chercher la taverne dans mon cœur ?

- C'est ton oraison funèbre ?

Le ton de Gaito avait légèrement changé, passant de l'insinuation amusée à l'ouverte ironie. Mais elle ne voulait, ne pouvait pas l'écouter. Elle ferma les yeux.

- Tu ne m'amuse plus. Adieu.

- Et maintenant je suis devant la porte

De cette taverne où tu ne viendras plus…

Et la chanson que la nuit m'apporte

Mon cœur déjà ne la reconnait plus…

C'était le temps des fleurs

On ignorait la peur

Les lendemains avaient un goût de miel

Ton bras prenait mon bras

Ta voix suivait ma voix

On était jeunes et ON CROYAIT AU CIEL !

Elle avait hurlé les derniers mots. La jeune fille étreignit Hippo et ne bougea pas. Elle ne bougea pas non plus quand la sphère violette la foudroya, ne cria pas. Elle murmura uniquement quelques mots à celui qu'elle enlaçait pour la dernière fois.

- Hippo-sama… Suki yo… Itsumademo… Su… Suki yo…

Elle retomba en arrière, ses bras frêles toujours autour du jeune garçon. Son âme pure la quitta avant qu'elle n'eut touché le sol.

Eternellement ils seraient ensemble.

Ensemble, pour jamais.


G.S.: "Suki yo… Daisuki… Wata… Watashiwa wasurenai"… Ce qui veut dire "Mon aimée... Je t'adore... Je... Je ne t'oublierai jamais..."

Gaito: ... Pathétique...

Yuki: Tu dis ça à chaque fois.

Gaito: Je sais.

Yuuri: Hippo-sama... *yeux larmoyants*

Hippo: Yuuri-san...

Yuuri: HIPPO-SAMAAAAA! *se jette dans ses bras en pleurant*

Hippo: Calme-toi, Yuuri-san... Calme-toi... C'était un cauchemar... *la console*

Gaito: ... Qu'est ce que je disais?

Hao: ... Bien vrai.

Sayo: Uresei, vous deux!