DISCLAIMER
Les personnages et les univers décrits dans cette fanfiction présente sur ce forum appartiennent à leurs créateurs.

Je ne retire aucun bénéfice matériel de mon travail.

Pairing: Gibbs/DiNozzo
Rating : G
Relation déjà établie. Le surnom que Tony donne à Gibbs «Fox» vient de Silver Fox (renard argenté), car Tony n'aime pas le prénom de Gibbs, soit Jethro.

Résumé : Gibbs est en crise de ménage et Tony pas loin de la crise de nerf.

Scène de la vie quotidienne 3.

Quel Bazar!

Quel Bazar! Encore ses maudites cochonneries, je ne savais pas qu'en habitant avec lui, j'aurais à prendre soin d'un enfant de 10 ans. Marmonna à haute voix Gibbs, tout en donnant un coup de pied à un morceau de linge qui ressemblait à un chandail, jadis blanc, mais qui maintenant avait la couleur de terre détrempée. — Tony! Beugla-t-il, Tony DiNozzo, amène ton cul ici immédiatement.

Il entendit des bruits de pas précipités à l'étage et Tony descendit les marches de l'escalier deux par deux.

Quoi? qu'est-ce qu'il y a? Demanda Tony tout en regardant son amant d'un air ahuri. Tu es malade?

Oui, malade de te ramasser continuellement. Regarde le salon, un vrai dépotoir. Tout est à la traine, jeux vidéo, DVD, magazines…

OK, pas de panique, je vais ramasser après…

J'ai dit tout de suite, ton linge aussi. Ça traine jusque dans l'entrée.

Ben… ça, ce n'est pas de ma faute.

C'est la faute du voisin peut-être?

Non de mon amant, qui était trop pressé pour attendre d'être rendu dans la chambre hier soir. Tu t'en souviens? Ah! Non, c'étais pas toi, alors c'est surement le voisin qui est passé par ici.

Ne fais pas ton petit comique, ramasse-moi ça immédiatement. J'en ai ras le bol Tony de tout ce bazar. Je veux de l'ordre, tu m'entends.

Pas besoin de crier, je ne suis pas sourd.

T'as pas l'air de comprendre quand je te parle, alors je suis porté à hausser le ton.

Seigneur Dieu, qu'est-ce que tu as mangé ce matin? Du lion enragé! Pour une fois qu'on a une fin de semaine de congé, il faut que tu sois d'une humeur exécrable. Charmante perspective. Bougonna Tony tout en ramassant son chandail.

Il entreprit de ranger le salon, Gibbs le regardait faire sans un mot. L'adaptation ne se passait pas comme il le voulait. Pourtant, il savait très bien que pour vivre en couple, il fallait une certaine période pour s'habituer à l'autre, mais Tony ne semblait pas vraiment y mettre du sien. C'était surtout le désordre qui dérangeait Gibbs. Satisfait que son amant soit au travail, il décida de faire la lessive. Après un moment, comme il n'entendait plus rien, il sortit de la salle à lavage, pour voir où en était rendu son italien dans le ménage.

Tony! Cria-t-il du haut de l'escalier.

Ouais, la réponse lui parvint de la cuisine.

T'as fini de ranger le salon?

Tony?

Oui, j'ai fini. Lui fut-il répondu d'un ton impatient.

Qu'est-ce que tu fais en bas? Si tu as fini le salon, va ranger la chambre et passe un coup d'aspirateur.

Je suis occupé, je le ferai tout à l'heure.

Occuper à quoi? À te goinfrer, comme d'habitude?

Tony?

Quoi encore? T'as pas fini de gueuler. Le ton devenait agressif, Gibbs sentit qu'il devait peut-être mettre la pédale douce, car Tony ne se fâchait pas souvent, mais quand cela arrivait, mieux fallait filer doux.

La lessive finit Gibbs descendit au premier, une délicieuse odeur parvenait de la cuisine. Tony cuisinait comme un chef, cela promettait pour le diner. Son agent senior, assis à la table de cuisine, sirotait un café tout en lisant le journal. Il leva la tête en entendant son amant entrer, mais ne dit pas un mot. Il continua sa lecture, comme si de rien n'était.

Qu'est-ce qui mijote de bon?

De la sauce pour des raviolis farcis à l'épinard. Un délice.

Oui, ça en a tout l'air, dit Gibbs en soulevant le couvercle de la casserole afin de mieux humer la délicieuse odeur. Ça sent terriblement bon. Tu as fini de ranger la chambre?

Oui, j'ai aussi rangé ton sac de sport qui trainait depuis une semaine dans le coin de la chambre. Répondit sèchement Tony tout en continuant à lire le journal.

Tony, lorsque nous avons convenu que tu venais habiter ici, on s'était entendu pour partager les tâches.

Oui, c'est ce qu'on fait!

Oui, mais après avoir crié après toi pour que tu te décides de faire quelque chose.

Ah! Nous y voilà, le chat sort du sac. Parce que pauvre petit toi, tu te tapes tout le ménage ici.

Presque!

Oh! Qu'il fait pitié le petit Jethro, il a fait la lessive tout seul, pendant que le petit paresseux de DiNozzo a fait le ménage du salon, de la chambre et de la salle de bain. Eh! Oui! La salle de bain! Car c'est ce que je faisais lorsque tu m'as appelé pour faire le salon. Et tout en préparant le diner, j'ai nettoyé la cuisine. On partage les tâches mon chéri. OK. Alors, si tu veux diner, le téléphone est là. Car à partir de maintenant, on partage la cuisine aussi. Je fais ma bouffe et toi la tienne. OK? Est-ce assez égal à ton goût?

Je… Ben… Tu sais que je ne sais pas cuisiner.

Tu t'en fais venir ou tu jeûnes, c'est aussi simple que ça.

Tony!

Quoi! Tu as gueulé toute la journée Fox, tu parles de partage, alors commence toi aussi. Avec les horaires qu'on a, reprit Tony d'une voix plus douce, et l'argent qu'on a pas le temps de dépenser parce que nous sommes plus souvent au boulot qu'ici, on pourrait engager une femme de ménage et profiter de nos fins de semaine! Mais, non! Le grand Gibbs veut tout faire par lui-même. Alors, tape-toi le ménage si tu veux, mais laisse-moi en dehors de ça. Et, des journées comme aujourd'hui, j'en ai ras le bol.

Je suis désolé Tony, tu as raison, j'ai exagéré encore une fois. Tu veux bien faire les démarches pour une femme de ménage, hein mon chéri? Demanda Gibbs presque suppliant, tout en essayant d'amadouer Tony.

C'est déjà fait, elle fera ma part du travail. Pour la tienne, alors tu te débrouilleras avec elle, tout seul, comme un grand.

Bon d'accord. Mais pour le diner?

Quoi, le diner?

Je passe sous la table?

Tu as tout deviné.

Tu n'es pas sérieux!

Tout ce qu'il a de plus sérieux. Tu veux manger, tu t'en fais. Point final.

Tony, j'ai dit que j'étais désolé.

À quel point es-tu désolé? Désolé, «pardonne-moi je ne recommencerai plus» ou désolé, «mais je vais recommencer demain à rugir»

Désolé, je te promets de ne plus recommencer.

OK! Dans ce cas, tu auras droit aux raviolis.

Bien…

Mais, tu seras privé de dessert.

Tony!

Ben quoi! Tu ne penses pas qu'après m'avoir fait passer une journée comme ça, tu vas t'en sortir comme si de rien n'était.

Ben, je voulais faire amende honorable en te faisant l'amour.

Ouais… C'est à prendre en considération.

Laisse-moi t'aimer, Tony et tu seras ravi au lit.

Ah! Quel mot d'esprit!

Ils dinèrent en tête à tête, heureux d'avoir enfin réglé le problème du ménage. Ils prirent le dessert au lit, leurs ébats se firent entendre partout dans la maison, heureusement que les voisins étaient éloignés, car ils auraient probablement passé une nuit blanche. Au petit matin, Gibbs entrouvrit un œil, le soleil entrait à pleine fenêtre puisqu'ils avaient oublié de fermer le store avant de se coucher. Il regarda Tony dormir paisiblement, la tête posée sur son épaule. Il sourit en posant un baiser sur son front. Comme il ne voulait pas réveiller son amant, il décida de rester étendu encore un peu. Il aperçut quelque chose de suspendu au plafonnier, ça ressemblait étrangement au short qu'il portait hier soir. Il balaya la pièce du regard, couette par terre, vêtements et chaussures éparpillés aux quatre coins de la pièce, un vrai chantier. Il sourit en se remémorant leurs ébats. Il fallait recommencer à ranger la chambre, mais cette fois-ci ensemble. Mais, Seigneur quel bazar!

fin