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Quelle débandade! (8)
Malgré l'heure tardive, Gibbs sablait encore son bateau. Son amoureux dormait déjà depuis longtemps, car tous les gens normaux dorment à trois heures du matin. Depuis quelques temps, le sommeil le fuyait, ou c'est lui plutôt qui essayait de fuir son amant. Montant se coucher que lorsqu'il était sûr que Tony était profondément endormi. Et ce soir-là ne se différenciait pas des autres jours tout au long de ces dernières semaines. Tony était un homme jeune, vigoureux et très actif sur le plan sexuel, et lui un vieux bouc rabougri qui commençait à tirer de la langue et ne pouvait plus satisfaire les besoins de son fringuant étalon italien. Il fallait qu'il en parle à Tony afin que celui-ci se trouve quelqu'un d'autre capable de satisfaire ses besoins. Il ne parvenait pas à parler avec Tony car, au fond de lui-même, il ne voulait pas que son amant le quitte, il l'aimait bien trop pour cela, mais pour le bien du jeune homme, il ne devait pas être égoïste. D'ailleurs, Tony commençait à s'en apercevoir. Il le voyait dans les yeux si expressifs de DiNozzo. Il fallait vraiment qu'il lui parle.
Il se résigna à monter à leur chambre, prit une douche et alla se coucher à côté de l'être qui lui était si précieux. Il sentit Tony se retourner et, malgré la noirceur qui régnait dans la pièce, il sentait plus qu'il ne voyait le regard perçant de son amant fixé sur lui.
« Pas de chance, il ne dort pas encore » constata t-il.
Tony alluma la lampe de chevet et le regarda droit dans les yeux.
- Fox ! Dis-moi ce qui ne va pas ?
- Pas ce soir, Tony, on s'en reparlera demain. Pour le moment, dors, tu es épuisé.
- Oui, je suis fatigué mais je ne dors pas bien ces temps-ci et tu sais pourquoi.
- Je sais.
- Qu'est-ce qu'il y a, Fox ? Qu'es-ce que j'ai fait pour que tu m'en veuilles ?
- Oh ! Tony, mais non, ce n'est pas toi. Mais pas du tout. Je suis désolé que, par mes agissements, tu te crois coupable de quelque chose. C'est moi, je ne…
- Tu ne quoi ? Tu m'inquiètes. Parles.
- Tony, tu es jeune et vigoureux, moi, je vieilli et je ne suis plus capable de te suivre.
- Hein… ! Je ne te comprends pas.
- Je ne suis plus capable d'avoir d'érection.
- …
- Tony !
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Tu n'es plus capable de bander ?
- Je n'en sais rien.
- Tu n'en sais rien. Tu n'as pas vu de médecin.
- Je ne suis pas malade, je vieillis, c'est tout. Pas besoin de voir un médecin.
- Et quand on vieillit, on ne devient pas vieux du jour au lendemain. Aujourd'hui, je suis capable et oups ! le lendemain, plus rien. Voyons, Fox, il a sûrement une cause à se disfonctionnement. Le stress n'aide pas et plein d'autres choses. Demain, tu iras voir Ducky, il va sûrement pouvoir t'aider.
- Bon, si c'est ce que tu veux. Mais une chose encore. Si jamais, c'est irrémédiable, tu me promets que tu referas ta vie avec quelqu'un qui te satisfera pleinement.
- …
- Tony ! Qu'es-ce que tu as ? Tu es blanc comme la mort. Tony, réponds-moi ?
- Tu… tu es sérieux.
- Oui, tu es encore jeune.
- Tu veux que je te quitte ?
- Oui, si…
- Tu crois que je suis avec toi uniquement pour le sexe ?
- Non, non pas seulement pour ça. Mais je te sais très porté sur la chose. Alors je te rendrai ta liberté…
- Tu as une belle opinion de moi, dis donc. Le sex-machine sans carburant, alors il se désintéresse et va voir ailleurs. C'est ce que tu crois ? Et tu me dis immature, mais toi, ce n'est pas un disfonctionnement sexuel dont tu souffre mais de sénilité. Parce que tu n'es plus capable de me satisfaire à ce que tu dis, je vais te laisser tomber. Tu sais ce que ça veut dire aimer, Fox. Pour le meilleur et pour le pire. Se soutenir mutuellement. Il n'y a pas que le sexe dans la vie. Et moi, je t'aime.
- Je sais, Tony, moi aussi, je t'aime mais…
- Il n'y a pas de mais, je t'aime et je serais à tes côtés, peut importe ce qui arrivera. Un point, c'est tout et je ne veux plus en discuter. Alors cesses tes récriminations et viens te coucher car les vieux de ton âge ont besoin de sommeil.
- Je ne suis pas si vieux quand même.
- Il est quatre heures du mat, Fox. Alors, ta gueule et dors.
- Bon, je vois que je ne suis pas le patron ici.
- Non et de plus, si tu commences à radoter, tu perdras le peu d'autorité que tu as dans cette maison.
- Tout ce que tu veux, mon chéri. Tu sais que j'aime bien ton côté dictateur.
- Ah ! Oui, je peux imiter à la perfection mon patron…
- Non, surtout pas, je ne sais vraiment pas comment tu fais pour vivre avec un homme aussi grincheux que lui.
- Au travail, ça va, mais si tu le voyais à la maison, un vrai petit agneau, je lui fais faire ce que je veux, même la vaisselle… Ow !
- Un agneau, je suis un agneau.
- Ben ! Un agneau enragé si tu préfères.
- Oui et prêt à te dévorer.
- Mais tu m'as dit que tu n'étais…
- Moi, je ne suis plus capable mais toi oui, et ma bouche n'est pas en panne.
- Oh !
- Hé ! Sex-Machine, que tu peux être innocent quand tu veux… Ow !
- Bien mérité, alors mets ta bouche en marche, mon agneau, je suis prêt mais ne sors pas tes dents, hein !
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Le lendemain matin, Ducky discutait avec Jimmy Palmer d'un cas où le meurtrier avait été très inventif et voulait que son jeune assistant en prenne connaissance. En entendant la porte automatique s'ouvrir, les deux hommes se retournèrent en même temps. Gibbs entra en premier suivi de DiNozzo. Le premier arborait un air non pas d'agneau enragé mais d'un rhinocéros furieux, et le second, un sourire radieux.
- Bonjour, Messieurs, qu'est-ce qui me vaut l'honneur de votre présence de si bon matin ?
- Bonjour, Ducky lui répondit Tony, moi seulement pour te dire bonjour et mon patron pour que tu l'examines car il a un problème…
- Pas un mot de plus, DiNozzo, je suis parfaitement capable d'expliquer mon problème à Ducky.
Gibbs insista sur le surnom du médecin.
- Monsieur Palmer, il est déjà sept heures. Que dirais-tu d'aller prendre un bon café ?
- Mais, Docteur Mallard, je viens juste d'arriver… Oh ! Bien, oui, c'est une excellente idée décida t-il finalement en sortant.
- Anthony, cela te dirait d'accompagner Jimmy.
- Non, pas du tout, j'en ai déjà pris deux tasses ce matin.
- Alors, vas en prendre une troisième, Tony.
- Non, je suis ici en tant qu'amant et non en tant qu'agent. Alors, je reste.
- Dire que voici pas longtemps, je voulais qu'il s'affirme.
- Ah ! Faut toujours penser à deux fois avant de souhaiter quelque chose.
- Oui, tu as bien raison, Anthony. Alors ! Que ce passe-t-il, Jethro ?
- Il est impuissant.
- Tony ça suffit, tu me laisses parler ou je te fous dehors.
Tony alla s'asseoir sur une des tables d'autopsie et ne dit plus un mot.
- Cela fait longtemps, Jethro, que tu as ce problème ?
- Deux semaines à peu près…
- Non, quatre semaines. Ben, ne me regardes pas comme ça, ça fait exactement quatre semaines que tu ne m'as pas touché, si on ne compte pas hier… mais dieu sait pourquoi il ne voulait rien dire et faire car laisse pas te dire que sa bouche…
- Ok ! Ducky a compris.
- Tu as remarqué si quelque chose te stress plus que d'habitude.
- Non, je ne vois pas. A part que, quand je me suis aperçu que je bandais moins, j'ai pensé à Tony tout de suite. Je me suis dis que si cela perdurerait, je serais obligé de me séparer de Tony car il est jeune et n'a pas besoin d'un impotent. A partir de là, ça a dégénéré.
- Bien. Une partie de ton problème est le stress, le tabac est aussi un autre élément…
- Mais je ne fume pas.
- Non mais tu es un accro à la caféine et c'est aussi un élément extrêmement grave dans ton cas.
- Oh ! Seigneur, s'il faut le sevrer de sa caféine, on n'est pas sorti de l'auberge. Si maintenant, il grogne, sans caféine, il mord.
- Tony, je n'ai pas besoin de tes commentaires. Et si je commence à mordre, tu serais une de mes premières victimes.
Tony lui répondit par un sourire moqueur et Gibbs par un grognement.
- Déshabilles-toi, je vais t'examiner lui demanda Ducky.
Gibbs ôta sa chemise en soupirant, s'assied sur l'autre table d'autopsie. Ducky alla chercher sa mallette avec tous les instruments nécessaires à un examen sur des patients vivants et revint dans la salle. Il regarda Gibbs, découragé.
- Ton pantalon et ton short, Jethro, je ne veux pas t'examiner la gorge ce n'est pas le bon bout. Anthony, voudrais-tu aller verrouiller la porte et baisser les stores, s'il te plait ?
- Oui, certainement, bonne idée. On ne sait jamais, le fauve pourrait s'échapper.
- Ta gueule, DiNozzo.
Jethro ne se sentait pas à l'aise, il avait eu beau se faire examiner souvent durant sa vie, mais un examen pour les parties génitales le rendait toujours nerveux et cela n'arrangeait en rien son humeur. Mais il obéit de mauvaise grâce à son ami. Il ôta pantalon et slip et se tint nu au milieu de la morgue.
- Jethro, relaxes-toi, veux-tu ? J'ai l'habitude de voir mes patients nus, tu sais. Et je t'examine depuis des années.
- Mais les patients que tu vois nus ne sont pas en mesure de se plaindre en temps normal, car il n'y a plus grand-chose qui les dérange.
- Tu as bien raison, Anthony, mais à voir Jethro, la différence entre lui et mes patients habituels est pratiquement nulle, il est aussi raide qu'eux.
- J'espère qu'il n'est pas aussi froid.
- Ah ! Heureusement pour toi, mon jeune ami.
- Bon, quand vous aurez fini de rire à mes dépens, on pourrait peut-être continuer l'examen pour qu'on en finisse ?
- Oui, tu as raison, appuies-toi sur la table, et penches-toi un peu lui dit Ducky en enfilant une paire de gants de latex.
- Tu ne vas pas me faire un examen rectal, hein, Ducky ?
- La prostate, Fox. Malheureusement, il faut passer par le trou du cul pour la tâter, alors si Ducky passe par la gorge, tu vas trouver l'examen douloureux.
- Parmi tant d'hommes sur terre, il a fallu que je tombe amoureux du plus stupide et idiot qui soit dit Gibbs d'un ton las.
- Hé ! Je ne suis pas stupide, je ne veux qu'alléger la situation, sachant très bien que tu n'aimes pas. Alors, si je t'énerve, je m'en vais.
Tony se leva et se dirigea vers la porte. A peine eut-il fait quelques pas que la voix du vieux médecin le rappela.
- Ne pars pas, Anthony, il a besoin de toi. N'es-ce pas, Jethro ?
- Oui, grogna-t-il, malgré le fait que son amant lui tombait royalement sur les nerfs, il fallait bien qu'il avoue qu'il avait besoin de lui. Mais boucles-la un peu, tu veux bien ?
- Bon, ok répondit Tony en revenant sur ses pas.
Ducky commença son examen minutieusement pour essayer de sentir la prostate de l'ancien marine, car il se doutait bien que c'était ça le problème. Car à l'âge de Gibbs, ce problème était fréquent. Il trouva rapidement et sentit une légère protubérance.
- Je vais être obligé de mettre un deuxième doigt, Jethro, car je crois que j'ai trouvé le coupable. Mais relax, cela va aider à l'examen
- J'essaie, j'essaie.
- Ce n'est pas que tu n'es pas habitué à ce genre de pénétration mais par quelqu'un d'autre que moi, n'est-ce pas, mon ami ?
- Par moi non plus ajouta Tony.
Mais par le regard que lui jeta Fox, il se reprit aussitôt.
- Ben, ce que je voulais dire, c'est que… que ce n'est… ben…
- OK, on a compris.
- Après que j'aurais fini avec Jethro, je t'examinerai Anthony si…
- Non, merci, Ducky. Mon antre de l'amour, comme disent si bien les auteurs de fan fictions, se porte très bien. J'ai un amant très attentionné.
- Bon, comme tu veux lui répondit Ducky tout en continuant son examen.
Gibbs sentait bien les doigts de Ducky sur sa prostate et cela ne lui était pas désagréable. En effet, Tony et lui avaient pratiqué la pénétration seulement à sens unique. Jamais il n'avait accepté que Tony le pénètre et cela semblait bien convenir à son italien. Mais la sensation devenait presque agréable, il ferma les yeux et essaya de se relaxer comme Ducky le lui avait recommandé. Après un certain moment, il sentit une chaleur dans son bas ventre et avant qu'il ne fasse quoi que ce soit, la voix de Tony se fit entendre.
- Ducky, je dois te dire que tu as des doigts de fée, car mon beau renard gris est bandé comme un étalon dit Tony en hochant la tête pour mieux regarder le membre dressé de son patron.
- Oh ! Seigneur, je suis désolé, Gibbs. J'étais tellement attentionné par mon examen que je n'ai pas fait attention.
- Ça ne fait rien répondit Gibbs un peu haletant. Au moins, je sais que je ne suis pas impuissant.
- Non car à voir ton érection, cela a dû même te faire plaisir. Bon, je vous laisse entre vous. J'ai un rapport à finir.
Tony partit rapidement sans ajouter un mot au grand détriment des deux hommes.
- Tony ! Qu'est-ce qui te prend ?
Mais Tony était déjà parti avant même qu'il put finir sa phrase.
- Je crois que tu vas avoir un souper causerie ce soir, mon ami.
- Mais ce n'est pas de ma faute.
- Mais non, mais mets-toi à sa place. Aucune érection durant un mois avec lui et un simple examen et tu es au garde à vous. Tu peux remettre ton pantalon mais pas ta chemise tout de suite.
- Bien, Mais c'est une réaction normale, tu faisais pression sur ma prostate.
- Oui, exactement. Mais je suis sûr que lui ne le prend pas comme ça.
- Seigneur Dieu, encore des problèmes. Je ne suis pas sûr d'être à la hauteur, Ducky.
- Mais si, tu es à la hauteur. Tu devrais le savoir après quatre mariages que la vie conjugale n'est pas facile.
- Je sais mais la preuve que je foire à chaque fois, c'est que j'ai trois divorces à mon actif.
- Mais je suis sûr que cette fois-ci, c'est la bonne.
- Ouais.
- Tu as eu des problèmes pour uriner.
- Oui, un peu.
- C'est ce que je pensais. Ton problème n'est pas bien grave. J'ai senti un nodule sur ta prostate et c'est signe qu'il y a une légère infection. Je vais te faire passer des tests plus approfondis pour en avoir le cœur net mais je ne suis pas inquiet. Je vais te prescrire des antibiotiques et je suis persuadé que dans une dizaine de jours, tout sera revenu à la normale. Mais dis-moi, c'est vrai ce qu'a dit Anthony à propos de la pénétration.
- Oui, je…
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- De ne pas avoir essayé ce mode d'emploi.
- Je ne sais pas, Tony ne me l'a jamais demandé et puis, j'adore lui faire l'amour.
- Oui, je comprends. Mais, je crois que peut-être essayer une fois, question de lui montrer la confiance que tu as en lui.
- Je vais y penser.
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Après l'examen complet que Ducky lui fit, Gibbs rejoignit son équipe. Tous ses agents semblaient occupés même Tony travaillait en silence, signe que quelque chose le minait et il en connaissait très bien la cause. Ne voulant pas laisser de doute dans l'esprit de son idiot mais si charmant italien, Gibbs lui cria de le suivre dans sa salle de conférence habituelle, soit l'ascenseur. Tony le suivit sans un mot. Aussitôt que les portes se refermèrent sur les deux hommes, Gibbs arrêta l'habitacle immédiatement.
- Tony…
- Alors qu'est-ce que Ducky t'a dit ? Cela a pris de temps. C'est grave ?
- Non, il croit que c'est juste une infection qui sera vite guérie.
- J'étais inquiet…
- Alors pourquoi as-tu quitté si rapidement ?
- Ben, j'étais un peu jaloux.
- Jaloux! Parce que j'ai…
- Oui parce ce que tu as…
- Seigneur, Tony, c'était juste une réaction normale à la stimulation de ma prostate.
- Oui, je sais, mais le fait que ce soit Ducky mais pas moi ne m'a pas plu.
- Tony, Tony, tu te fais du mal pour rien. Ducky n'a fait que son travail sans plus.
- Ouais… bon, alors je t'invite au resto pour fêter le retour du fringant Renard Argenté.
- Ne changes pas la conversation, je veux plus qu'un «ouais», je veux ta confiance.
- Mais j'ai confiance en toi, Fox, c'est que tu n'as jamais… que je… tu vois ce que je veux dire ?
- Pas du tout, c'est clair comme de la vase, un peu embrouillée comme explication.
- On en reparlera ce soir, veux-tu ? Je ne me sens pas à l'aise de t'en parler ici.
- Bon, ok pour ce soir. Mais ne t'imagines pas que le sujet est clos.
- Promis, ce soir au lieu d'aller au resto, je te ferai un bon souper et on parlera.
- Des fettucini, Anthony demanda Gibbs salivant déjà juste à la pensée de ce délicieux plat que Tony réussissait a merveille.
- Oui, si c'est ce que tu veux.
- En réalité, ce que je veux, ce serait un Anthony au fétuccini, ce serait merveilleux.
- Grand fou.
- Oui, fou de toi !
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Le soir venu, les deux hommes se retrouvèrent attablés devant une assiette de fettucini à la DiNozzo. Gibbs avait ouvert un bon chianti et fait une délicieuse salade d'artichauts.
- Dis donc, nous sommes bon à marier, mon chéri, nous devenons de vrais cordons bleus.
- Tu as raison, notre souper est délicieux. Mais ne t'avises pas de te marier à une autre personne que moi, car tu sauras vraiment ce que le mot bâtard veut dire.
- Je ne me marierai jamais, Fox, ni à une autre personne, ni à toi. Personne ne me veut si longtemps dans sa vie.
- Tony, quand vas-tu cesser de te mettre martel en tête. Je suis prêt à t'épouser si cela peux te rassurer.
- T'es gentil, mais pour se marier, il faut avoir confiance dans notre conjoint, ce qui n'est pas le cas.
- Tu n'as pas confiance en moi ?
- Si, mais toi, as-tu confiance en moi ?
- Bien sûr, je mets ma vie entre tes mains tous les jours.
- Je ne te parle pas du travail mais dans notre vie privée.
- Bien sûr que j'ai confiance en toi.
- Ouais…
- C'est quoi ce « ouais ». Cela a un rapport avec ce qui s'est passé ce matin, n'est-ce pas ?
- Un peu…
- Dis-moi ? Parles-moi Tony.
- Je ne sais pas comment abordé le sujet, Fox, je…
- Ok ! Je vais t'aider, c'est ce que Ducky a dit à propos de la pénétration ?
- Oui.
- Tu aimerais le faire, hein ? C'est ça ?
- …
- Tony !
- Oui, j'aimerais ça.
- Pourquoi ne jamais l'avoir dit ?
- J'ai essayé à plusieurs reprises mais cela ne semblait pas te plaire, alors j'ai laissé tombé.
- Bon, d'accord, ce soir, on le fera. Mangeons pendant que c'est encore chaud. Et après, on prendra une super douche et on passera la nuit à s'aimer.
- Tu veux ? demanda Tony en avalant sa salive. Tu veux vraiment ?
- Mais oui, mon chéri, il est temps d'élargir mes horizons.
- Tu es sûr que Ducky t'a donné les bons médicaments, ils ne font pas effet sur le bon bout. Tu te sens bien ?
- Parce que je te dis que je veux essayer la pénétration, cela fait de moi un idiot.
- Non, je n'ai pas dit ça mais tu n'as jamais fait allusion que cela te plairait.
- Aujourd'hui avec Ducky, j'ai vu ce que je manquais.
- Avec Ducky ! Alors, vas le rejoindre si c'était si bon.
Tony se leva de table laissant Gibbs seul devant le dîner à peine entamé.
« Mais qu'est-ce que j'ai dit ? Bon sang, il est pire que mes ex-femmes ».
Il se leva et alla à la recherche de son amant. Il finit par le trouver sur la terrasse, avachi sur un des fauteuils.
- Qu'est-ce que j'ai dit que tu n'as pas aimé ?
- Ducky ?
- Parce que j'ai eu des réactions, tu m'en veux ?
- Ce n'est pas à cause de tes réactions, mais le fait que c'est Ducky qui te les a données.
- Ah ! Tony, seigneur dieu, tu vas finir par me rendre fou. Je ne sais plus quoi faire, je suis dans les ténèbres. Je croyais que, si j'avais divorcé autant de fois, était du fait que je ne comprenais pas les femmes mais je ne comprends pas les hommes non plus apparemment.
- Alors on est d'accord, car moi non plus, je ne te comprends pas. Je sais que je ne suis pas facile à vivre. Mais c'est plus fort que moi, je suis jaloux de toute personne qui t'approche trop près. J'ai si peur de te perdre, Fox que parfois, juste le fait d'y penser, le cœur me fait mal.
- Tony, combien de fois va-t-il falloir que je te le dise pour que tu me crois enfin ? Je t'aime et je ne veux pas d'autre personne dans ma vie.
- Je sais, je sais, Fox. Tu es bien mal pris avec moi. Je te rends la vie infernale, hein ?
- Non, Tony, je ne changerais de vie pour rien au monde. Mais j'aimerais que tu me fasses assez confiance pour me croire sur parole. Je t'aime dit Gibbs en prenant le menton de son italien entre ses doigts pour le forcer à relever la tête.
Il l'embrassa délicatement, ne voulant pas le brusquer, car il savait bien comment Tony pouvait être têtu. Mais le baiser sembla être accepté et Tony ouvrit la bouche pour prendre possession de celle de son patron.
- Tony, viens avec moi dans la chambre, je doute que les voisins apprécient un film porno et gay en plus, et lorsque tu me prendras, je ne voudrais pas être dérangé par la police venue nous arrêter pour grossière indécence.
- Idiot.
- Eh ! C'est ma phrase cela.
- Idiot quand même.
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Après une longue douche chaude, les deux hommes excités à force de caresses et de baisers, se retrouvèrent nus dans leur chambre. Gibbs étendu sur le ventre et Tony assis sur ses fesses, commença par un massage sensuel, laissant vagabonder ses mains sur les épaules tendues de son fier renard dénouant les muscles noués un par un de ses mains expertes. Gibbs sentait le membre déjà dressé de Tony lui frôler le bas du dos et la sensation était étrange mais pas désagréable.
Le massage continua, les mains de Tony faisait des merveilles, il se sentait détendu et anticipait avec joie le moment où les mains douées de son italien atteindrait le but de leur voyage. Elles finirent par arriver à leur destination, il sentit Tony se lever et ajouter un peu plus d'huile sur lui, elles continuèrent leur parcours, s'insinuant lentement entre ses deux fesses, chatouillant au passage son antre de l'amour comme l'appelait Tony.
Un doigt indiscret le pénétra, ce n'était pas désagréable, c'était même plutôt jouissif, rien à voir avec un examen clinique, un deuxième rejoignit bientôt son frère jumeau, et Tony commença un délicieux massage de son anus, il fallait donner le crédit a Tony, il se débrouillait comme un dieu. Le choc fut surprenant, lorsque les doigts de Tony caressèrent sa prostate, son pénis se mit au garde à vous en un éclair, à tel point que cela lui fit mal. Il grogna, mais ce genre de malaise il était prêt à l'endurer n'importe quand.
- Je t'ai fait mal, mon amour ?
- Non, au contraire, c'est tellement bon.
Pas un mot de plus ne fut ajouté, Tony continuait à masser l'entrée presque virginale de son amant. Il entendit Gibbs gémir à l'ajout d'un troisième doigt, mais comprit que ce n'était pas de la douleur que son Fox ressentait. Il continua au même rythme tout en donnant des baisers le long de la colonne vertébrale, suivant la ligne jusqu'aux fesses, insérant la langue entre les deux globes de chair ferme, Gibbs frissonna à cette caresse chaude et humide. Jamais il n'avait ressenti cela en faisant l'amour, aucune de ses femmes n'avait été très aventureuse coté sexuel.
- Tony, dépêches-toi, je ne sais pas si je vais tenir encore longtemps.
- Mais si, tu vas tenir, ce n'est pas toi qui m'as enseigné la patience ?
- Mais il a une différence entre la patience et la torture.
- Je te torture. Alors, souffres mon amour, ce ne sera pas long.
Les doigts agiles de Tony caressaient sensuellement l'intérieur de l'ancien marine. La douleur du début se changea en désir d'aller plus loin, de sentir Tony en lui. Il n'aurait jamais imaginé que cela puisse être aussi bon.
- Tony, s'il te plait, actives le mouvement dit Gibbs en haussant les hanches pour aller à la rencontre des doigts du jeune homme.
- Il faut que tu sois bien préparé, Fox, je ne voudrais pas que ta première fois soit une expérience négative. Je veux que cela soit magique et que tu m'en redemande encore.
- Avec toi, tout est magique. Et sois sûr que c'est la première fois mais que ce ne sera pas la dernière. Alors vite, pénètres-moi.
Tony ne prit pas la peine de répondre. Il prit une des oreillers et le mit sous son impatient amant. Il taquina l'orifice de Gibbs avec son pénis et le pénétra doucement, Jethro retint son souffle, il s'attendait pas à ça, si les doigts de Tony étaient magiques, la pénétration était féerique.
- Respires, Fox, tu vas mourir asphyxié avant qu'on ait fini.
- Tais-toi et continues.
- A vos ordres, chef !
Tony s'engouffra plus profondément en lui, lui chatouillant la prostate au passage, c'était fabuleux. Quel idiot d'avoir refusé cela si longtemps.
- Plus…
- Bientôt, laisses-toi le temps de savourer, mon amour.
Tony accéléra un peu son vas-et-viens, Gibbs suivit son mouvement tout en essayant de se soulever un peu pour atteindre son pénis gorgé de sang et prêt à éclater.
- Non, mon chéri, tu vas venir sans te caresser, tu vas voir comme c'est bon lorsque l'orgasme arrive, c'est une sensation que tu n'as jamais eue de ta vie, promis.
- Alors dépêches-toi, je suis si dur que cela me fait mal.
- Je sais mais patientes encore un peu, crois-moi, tu ne regretteras rien.
Le jeune homme accéléra le mouvement frappant à chaque fois la prostate de Gibbs, après quelques minutes de ce traitement, Fox sentit que l'orgasme était proche.
- Tony… Tony, je… To… je vais venir.
- Pas tout… de suite, laisses-moi quel… ques minutes.
- Non, tout de suite, je t'en prie.
- Secondes alors, oh ! Oui, viens, je …
Les deux hommes jouissèrent pratiquement en même temps, Tony se laissa tomber sur son amant, totalement exténué. Après quelques secondes, histoire de reprendre son souffle, il finit par pouvoir bouger et se laissa tomber à côté de son amant, qui lui de son coté n'avait pas remué d'un poil.
- Fox ! Tu vas bien ?
- Mmmm
- Tu vas bien ?
- Jamais été aussi bien. Tu es sensationnel, Tony.
- Toi aussi lui répondit l'ancien policier en déposant un baiser sur l'épaule de Fox. Tu es un excellent élève.
- Avec le professeur que j'ai, je ne peux qu'être excellent. Je n'étais pas sûr d'être capable d'avoir une érection, mais tes doigts et little Tony on fait des miracles.
- Guérison instantanée. Je devrais peut-être changer de métier et me lancer dans la guérison de…
- Ne vas pas plus loin, tu ne guériras personne d'autre que moi. Tes doigts dit Gibbs en prenant la main de Tony, ta bouche continua-t-il en l'embrassant, ton pénis en lui passant la main dessus et tes fesses finit-il en lui donnant un claque sur le postérieur m'appartiennent. Et que cela soit dit une fois pour toutes. Tu m'entends.
- Oui, tu le sais que je t'appartiens corps et âme.
- Moi aussi, Tony. Jamais ressenti cela pour personne de ma vie, même pas pour Shannon. Et dieu sait que je l'ai aimée. Mais, ne sois jaloux de personne, mon amour, il n'y a aucune raison.
- Oui, mais que veux-tu, nous sommes des idiots qui s'aiment et qui souffrent d'insécurité émotionnelle en le démontrant chacun à notre façon. Mais on s'aime et on vient toujours à bout de se comprendre.
- Tu as raison, mais quelle débandade !
Fin
Merci beaucoup a toutes celle qui se force pour me laisser un commentaire j'apprécie vraiment. Merci aussi a toutes celles qui on lues et ajoutées mes scenes de vie dans leur « Favorite» mais j'ai besoin d'encouragement et vos commentaires m'aiderait a continuer. Alors si vous voulez que je continue faites un petit effort.
merci mirabelle
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