ncis - Quelle tête de mule!
· Prenez vos affaires, on a un corps à Norfolk. DiNozzo, le plein du camion cria Gibbs en lui lançant les clés.
· C'est pas mon tour, c'est celui de McGee.
· Je me fiche à qui c'est le tour. J'ai dit « DiNozzo ».
Sans un mot, Tony prit son sac d'un geste brusque et se dirigea vers l'ascenseur sans un mot.
Gibbs le regarda s'éloigner inquiet, fait inhabituel chez son amant de ne pas répliquer. C'était en effet le tour de McGee, mais Gibbs aimait bien étriver Tony, de le taquiner, juste pour être capable de lui donner une claque derrière la tête, histoire de le toucher durant la journée.
L'équipe avait beau savoir qu'ils étaient en couple, il fallait garder quand même un certain décorum, mais il avait besoin de la chaleur de son bel italien. Il était incapable de rester plus de quelques heures sans le toucher. Gibbs s'inquiétait pour son amant, depuis quelques jours, Tony semblait fatigué, il ne dormait pas bien et se levait plusieurs fois par nuit. Gibbs avait bien essayé de le faire parler, mais autant s'adresser à une momie pour les réponses que son amant lui donnait. Son regard toujours fixé sur Tony, il lui semblait que la démarche de ce dernier était moins gracieuse qu'à l'accoutumé.
Le cas était un suicide, la malheureuse victime s'était logée une balle dans la tête. Les dettes de jeux et le départ de sa femme avec ses enfants avait fini par avoir sa peau. Maudit jeu, quel dégât cela pouvait faire dans une vie, dans leur vie, car toute la famille en souffrait. Juste avant qu'ils repartent vers Washington, Gibbs attira son amant à l'écart.
· Tu vas bien ?
· Mais oui. Pourquoi demandes-tu ça ?
· Tu me sembles bien pâle et fatigué.
· Je suis bien, pas de problème, Gibbs.
· Tu en es sûr.
· Mais oui.
· Bon, vas rejoindre les autres, on en reparle ce soir.
· Y a rien à reparler puisque je te dis que je vais bien.
Gibbs ne répondit rien mais fit seulement signe à Tony de déguerpir.
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Le soir venu, les deux amants prirent leur repas en tête à tête. Gibbs adorait ce moment, il était capable d'échanger aisément avec Tony, lui expliquer ce qu'il avait ressenti durant la journée, ses états d'âme, chose qu'il avait été incapable de faire avec aucune de ses femmes, même pas Shannon. Tony semblait tellement avide de savoir, il lisait en lui comme dans un livre ouvert, il semblait devancer tous ses désirs.
Mais ce soir le dîner était silencieux, l'Italien chipotait dans son assiette. Gibbs le regardait faire et commençait sérieusement a s'inquiété. Si Tony perdait l'appétit alors cela n'allait pas du tout.
· Tu n'as pas faim ?
· J'ai mangé quelques beignets cet après-midi, cela a dû me gâcher l'appétit.
· A d'autres, Tony, tu manges toujours l'après-midi et cela ne t'empêche pas de dîner.
· J'ai dû en manger trop alors.
· Tony, qu'est-ce qui ne va pas ? Parles-moi !
· Rien, pourquoi toujours cette question ?
· Parce que je sens que quelque chose cloche. Je me trompe ?
· Oui, du tout au tout. Je vais bien, le travail va bien et ici, ça va bien. Alors content ? lui répondit un Tony agressif.
· Ne te fâches pas Tony, c'est normal que je me préoccupe de toi, je t'aime.
· Je sais, Fox mais tu es trop mère poule.
· Moi, mère-poule !
· Oui, aussitôt que je tousse ou pète de travers, tu accours à mes cotés comme si j'étais à l'article de la mort.
· C'est que je ne veux pas te perdre, je suis toujours inquiet à propos de toi. Tu le sais, Tony, tu es toute ma vie.
Les joues de Tony prirent une délicieuse couleur rosée. Gibbs adorait lorsque Tony rougissait ainsi, il était adorable, mais jamais il ne le lui dirait. Un homme, un vrai, ne rougit pas… du moins selon les principes de Tony. Pourtant l'Italien était un homme et un vrai, il avait toutes les qualités pour cela, honnêteté, courage, loyauté, et surtout virilité. D'une loyauté incontestable lorsqu'il s'agissait de lui, Gibbs, ours mal léché, pire un Grissly enragé, mais Tony était toujours à ses cotés. Sa pire crainte était que Tony, un de ces jours, se lasse de son mauvais caractère et le quitte, il ne survivrait pas à cela.
Tony adorait lorsque Gibbs lui disait des mots d'amour, mais il n'avait pas de mot assez fort pour expliquer ce qu'il ressentait quand son renard argenté lui disait « tu es toute ma vie, Tony ». Il se sentit rougir de bonheur, lorsqu'il regarda Gibbs, les yeux bleus de son amant ne reflétaient que l'amour. Dieu que cela faisait du bien de se sentir aimé et désiré. Il prit la main de Fox dans la sienne et lui adressa son plus beau sourire.
· Je sais, Fox, mais ne t'en fais pas, seulement un petit rhume de rien du tout. Mais c'est vrai tu ne sais pas, tu n'as jamais eu de rhume. Il n'y a rien là pour s'inquiéter, je ne fais même pas de fièvre.
Gibbs s'approcha et posa ses lèvres sur le front de Tony, une façon aimante de prendre la température. Tony sourit en voyant le manège de son amant mais se laissa faire sans un mot.
· Tu fais un peu de fièvre, tu as le front chaud et moite.
· Je suis toujours chaud lorsque tu es près de moi.
· N'essaies pas de détourner la conversation.
· Mmmmmm, moi, jamais dit Tony en s'approchant de son amant et entreprit de mâchouiller le lobe d'oreille droit de son renard tout en lui caressant le torse.
· Tony ! bafouilla Jethro.
Lorsqu'il faisait ça, il perdait tous ses moyens, il était complètement à la merci de son homme et savait très bien pourquoi Tony le faisait maintenant. Bon moyen de ne pas lui répondre. Le repoussant doucement, Gibbs le regarda droit dans les yeux, Tony soutient son regard, c'est ce qui lui avait plu en Tony lorsqu'il l'avait engagé, il était une des rares personnes capables de soutenir ce regard glacial qui lui était propre sans ciller.
· Tony, je suis sérieux. Tu ne dors pas très bien ces temps-ci et tu lèves souvent. Dis-moi ce qui ne va pas ?
Tony se redressa et s'éloigna de son amant d'un mouvement brusque en lui jetant un regard meurtrier.
· Bon, on y revient, je t'ai dis que ce n'était qu'un rhume. Combien de fois va-t-il falloir que je le répète pour que ton cerveau enregistre une fois pour toutes ? Hein !
· Je cesserai de te le demander lorsque tu me diras la vérité. Pour un simple rhume, on ne se lève pas des dizaines de fois par nuit comme tu le fais et descendre au premier à chaque fois.
· Car je tousse et je ne veux pas te réveiller.
Gibbs regarda son amant d'air dubitatif mais se résigna. Il dut se contenter de la réponse de Tony.
· Bon, si tu le dis. Faut bien que je te croie.
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Le lendemain matin, les deux hommes se rendirent au travail comme d'habitude. En entrant dans leur secteur, Ziva leur fit signe bonjour et regarda Tony en haussant un sourcil.
· Quoi ?
· Tu as passé la nuit sur la corde à linge, Tony ?
· Pourquoi, tu t'intéresses à l'endroit où je passe mes nuits maintenant ?
· Non, pas moi mais Gibbs sûrement. C'est que tu as l'air mal en point.
· Juste un petit rhume. C'est tout. (Toux…)
· Si juste un petit rhume te met dans cet état, alors ne souhaite jamais en avoir un gros, tu ne survivras pas.
· Bon, es-ce qu'on peut changer de sujet ? Je ne savais pas que mon état de santé inquiétait autant de monde. Gibbs qui joue les mères-poule, Ducky dans l'ascenseur ce matin même chose et voilà que toi, tu t'en mêles aussi.
· Bonjour, tout le monde dit McGee en entrant à son tour dans le secteur. Mon dieu, Tony ! Encore une nuit…
· Pas un bot de plus, le bleu, (toux…) j'ai un rhume, c'est tout.
· Mais tu as l'air du diable, si c'est…
· Vous n'avez rien à faire, je beux vous trouver quelques beaux pedits rapport à écrire.
· En plus d'avoir passé une nuit blanche, il est marabout ce matin.
Tony se sentait pas vraiment bien, mais le monde ne s'arrête pas de tourner juste pour un rhume. Sa gorge lui faisait mal et en plus le nez commencait à couler comme une fontaine. Depuis qu'il était debout il avait du passé au moins 2 paquets de papier mouchoir.
(Toux….Toux….)
· Ben ! Pour un petit rhume, tu tousses pas mal.
· Hummmmphff…
Tony se dirigea vers les toilettes sans répondre, en essayant de cacher sa toux, surtout que Gibbs venait d'arriver dans le secteur. Pour rien au monde, Tony ne voulait le voir agir en mère poule devant ses co-équipiers, car ils ne manqueraient pas de le taquiner à ce propos. Il faillit bien y arriver mais son amant n'était pas né de la dernière pluie et, en voyant la fuite de Tony, le suivit.
(Toux….Toux…)
Gibbs mit sa main sur le front brulant de Tony, le regarda découragé d'avoir un amant si têtu tout en secouant la tête.
« Qu'est-ce qu'il avait de si grave à avouer être malade ? »
Gibbs avait la chance de n'avoir jamais eu le rhume ni la grippe durant toute sa vie, Shannon avait l'habitude de lui dire que les petits microbes fuyaient les gros.
· Ne me dis pas que tu ne fais pas de fièvre, tu es brûlant.
· Je ne suis bas malabe!
· Mais non, on pourrait faire cuire un œuf sur ton front à force qu'il est chaud. Et tu tousses comme un forcené. Mais tu n'es pas malade !
· Juste un pedit rhube.
· Ouais, juste un pedit rhube se moqua Gibbs en reprenant les mots de Tony. Ziva ! cria Gibbs, appelles Ducky immédiatement.
· Oui, c'est comme si c'était fait.
· Et toi, petit microbe, tu vas t'asseoir à ton bureau et attendre Ducky bien sagement, avant de tombé face première et que je sois obligé de te porter. Allez, oust.
Tony retourna à son bureau en boudant et maugréant tout bas.
· Tu peux rouspéter tant que tu veux, cela ne me dérange pas.
A ces mots, Ducky arriva et en voyant Tony comprit la raison pour laquelle Gibbs l'avait fait appeler.
· Anthony, mon garçon, on dirait que tu ne vas pas bien. Pourquoi n'es-tu pas descendu me voir ? Je t'aurais prescris quelque chose…
· Oui et me retrouver à l'hobital, avec ces fichues lumières bleues et me faire transpercer la peau à grands coups de seringues, non berci bas pour moi.
Gibbs et Ducky restèrent muets devant cette révélation.
« Voila donc pourquoi cette tête de mule ne voulait pas avouer être malade » se dit Gibbs.
· Voyons, Anthony, ce n'est pas parce que tu as un rhube pardon un rhume que c'est automatiquement la peste.
· Non beut-être pas, mais je ne prends bas de chance.
· Et en te taisant, risquer d'être plus malade. Où est la logique là-dedans, DiNozzo? Espèce de mule, essayer de cacher ton état n'éloignera pas la maladie ?
· Jethro, voyons, du calme. Anthony n'a sûrement pas fait ça pour te contrarier. Je comprends très bien ta crainte, jeune homme. Mais ne nous énervons pas, ce n'est sûrement pas la peste qui est revenue. Laisses-moi t'examiner et si cela est nécessaire, tu iras passer des radiographie et nous en aurons le cœur net.
· Non, tu ne be toucheras pas. Tu vois, tu ne m'as bême pas exabiné que tu es prêt à m'envoyer à l'hôbital.
· Ce n'est que pour des radiographies, espèce d'idiot dit Gibbs en haussant le ton d'impatience. Tu ne vas pas…
Il s'arrêta de parler voyant que Tony avait les yeux pleins de larmes. Il s'approcha de son amant et le serra dans ses bras. Premier geste intime au bureau, mais voyant Tony si désemparé, il se foutait des commentaires que cela engendrerait.
· Tony, mon amour, ce n'est pas la peste lui dit Gibbs d'une voix qui se voulait rassurante. J'en suis sur car le bacille est mort, le docteur Pandi me l'a confirmé. C'est un mauvais rhume et je vais te soigner et te dorloter, tu vas voir comme je peux être une bonne infirmière.
Il n'eut comme réponse que quelques reniflements et crut entendre Tony ricaner, il relâcha son étreinte et regarda son amant, Celui-ci avait un large sourire.
· Bon, je vois que tu as changé d'humeur. Je peux savoir ce qui est si amusant ?
· Je t'imagine en uniforbe d'infibière. (Toux…) Tu serais bignon comme tout en jube et bas de nylon.
· Ducky, soignes-le et en même temps, donnes-lui quelque chose pour le faire taire. Entendre ces conneries me rend malade.
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Après que le vieux médecin eut examiné Tony, il lui ordonna de rentrer à la maison et de prendre du repos. Il lui donna quelques médicaments efficaces dans les cas de grippe sévère. Tony eut droit aux conseils d'usage et une sérieuse semonce de la part de son ami médecin à propos de son entêtement de ne pas admettre qu'il était malade.
Quant à Gibbs, le mode mère-poule et protection poussin était en marche. Si Gibbs conduisait rapidement en temps normal, cette fois, il battit tous les records. En temps de le dire, Tony se retrouva dans son lit emmitouflé jusqu'au cou et un bol de soupe au poulet chaude entre les mains.
· Tu as besoin de quelque chose d'autre ?
· Non, maman, j'ai tout ce qu'il be faut répondit un Tony au nez rouge et aux yeux larmoyants.
· Tu en es sûr ?
· Oui, cesses de t'activer comme ça, Fox, tu me donnes le tournis répondit-il d'un ton impatient.
· Tony, je fais ça pour que tu te sentes mieux, pas la peine de me parler sur ce ton.
· Tu be fatigues à tourner cobbe une âme en peine. Si tu beux (toux…) faire quelque chose bour moi, alors disbarais dans le sous-sol et fiches-moi la baix. (Toux…)
· Regardes ce que cela t'apporte d'être comme ça. Tu ne fais qu'empirer ta toux et en plus, tu as renversé de la soupe sur les draps.
· Ah ! Fox, ne cries pas, je t'en prie. J'ai un mal de bloc lancinant.
· Désolé, mon poussin dit Fox en s'allongeant à côté de son bel italien au nez rouge. Je ne peux m'empêcher d'être inquiet. Je n'aime pas te voir souffrir.
· Ce n'est qu'un petit… bon, ok ! Un gros rhube. Ne t'inquiètes pas.
· Tu as fini ta soupe. Enfin ce qu'il te restait de soupe. Je vais nettoyer les dégâts et après, tu prendras tes médicaments et tu feras une sieste.
· D'accord mais à la seule condition que tu viennes me border.
· Avec joie.
· Tu veux ! s'étonna Tony.
· Mais bien sûr, tout ce que tu voudras.
· Tu es malade ou quoi ! Le virus du rhube ne t'atteint pas mais tu n'es sûrement pas bien.
· Parce que je veux te border ?
· Entre autres.
· Je suis si dur avec toi ? demanda Jethro d'une voix qui ne lui était pas coutumière et ou transperçait une teinte d'amertume.
· Hein ! Mais non, tu es un abant très attentionné, Fox.
· C'est vrai ?
· Fox, qu'es-ce qui t'arribe ? Tu ne t'inquiètes (toux…) jabais de ce que le bonde pense.
· Mais de ce que tu penses, toi, oui, je m'inquiète.
· Charmeur en plus d'être beau.
· Moi, beau! Seigneur, tu as plus de fièvre que je ne le pensais. Allez, dors maintenant dit Gibbs en ôtant la couverture salie et donna un baiser sur la tempe de Tony. Dors bien, mon bébé. Je vais revenir avec une couverture propre.
· Tu vas faire une sieste avec boi ?
· Si tu le désires.
· Oui, je dors mieux avec mon gros nounours.
· Maintenant je suis ton nounours.
· Oui, répondit Tony en baillant à s'en décrocher les mâchoires.
· Dors, je reviens immédiatement.
· Mmmmookk.
Gibbs mit la couverture sale dans le panier à linge et alla en chercher une autre. Tout en effectuant ces tâches il réfléchissait à son amant. Lui aussi avait eu peur d'une rechute pour la peste, mais n'avait pas osé le dire ouvertement à Tony pour ne pas l'énerver inutilement.
Lorsqu'il revint dans la chambre, son homme dormait du sommeil du juste, ronflant légèrement à cause de son nez bouché. Ne voulant pas déranger le repos de l'italien, il déposa tout doucement la couverture propre sur Tony et quitta la pièce sans faire de bruit.
Il pensa descendre au sous-sol pour travailler à son bateau mais changea d'idée, il serait trop loin si jamais Tony avait besoin de lui. Il décida de rester au salon et alluma la télé en souhaitant qu'il y aurait un match de baseball. A un moment donné, son attention fut attirée par un cri poussé par Tony, il monta les marches deux par deux et entra dans la chambre au pas de course pour apercevoir un Tony se débattre avec un ennemi invisible.
· Tony, Tony ! Calmes-toi, ce n'est qu'un cauchemar dit Gibbs en tentant de réveiller Tony, qui continuait à se débattre.
Il prit Tony par les épaules afin de le secouer un peu pour qu'il se réveille. Au contact de la peau de son amant, il sentit que la fièvre avait repris de plus bel, l'ancien policier était bouillant. Laissant Tony juste le temps d'attraper son téléphone et il composa le numéro de Ducky.
· Mallard répondit le médecin presqu'au premier timbre.
· Tony fait de la fièvre, il délire. Je me suis pas capable de le réveiller.
· Il faut qu'il reprenne connaissance, Jethro. J'arrive immédiatement, mais en attendant essaies de lui donner un bain à l'eau la plus froide possible et après, tu le frictionneras avec de l'alcool.
· Bien.
Gibbs raccrocha sans plus de préambule, il courut à la salle de bains et fit couler l'eau froide. Il retourna aussi rapidement à la chambre. Tony se débattait toujours avec ses démons. Gibbs le secoua un peu et voyant que le jeune homme ne répondait pas, lui donna une claque derrière la tête cela fonctionnait toujours, même lorsque Tony eut la peste, presque dans le coma il avait réagit à la claque de Gibbs. Tony ouvrit les yeux immédiatement et le regarda d'un air hébété.
· Boss bredouilla Tony
· Tony, viens, on va aller prendre un bon bain, cela…
· Douche…
· Non, un bain. Tu fais de la fièvre et tu as besoin d'un bain.
· Non, dormir.
· Pas tout de suite, viens.
· Tu… (toux…) prendre un bain avec moi ? (Toux…)
· J'aimerais bien mais pas cette fois. Tu crois être capable de marcher jusqu'à la salle de bains.
· Euh! … je... crois.
C'est clopin clopan que les deux hommes s'y rendirent. Tony regarda l'eau du bain et fixa son amant inquiet. La fièvre l'empêchait de penser normalement et il ne voyait vraiment pas pourquoi il était là. Gibbs lui ôta le pantalon de pyjama rapidement.
· Allez ! Embarques dans le bain, mon amour.
· Non, je… j'ai pas… je ne sais pas ce que je n'ai pas.
· Alors vite dans le bain. Je vais te savonner à la manière gibbséenne, tu verras, tu vas adorer.
· Savon… bon, Ok.
Tony mis un pied dans l'eau pour le retirer rapidement, il faillit en perdre l'équilibre. Gibbs le rattrapa aussitôt et Tony se recula en vitesse.
· Tu ne me feras pas embarquer la dedans dit Tony en reprenant un peu ses esprits. C'est glacial.
· Je sais mais c'est pour faire baisser ta fièvre.
· Non, pas question. (toux…)
· Tony dit Gibbs de sa voix de sergent des marines, tu vas dans le bain tout de suite, ou je t'embarque de force. Et tu sais que j'en suis capable. Alors, tête de mule, tu choisis et vite fait.
· Fox, je vais geler tout rond. S'il te plait, ne me forces pas, je sens que ma fièvre baisse. Tiens, regarde dit Tony en prenant la main de son amant et la mettant sur son front.
· Oh ! Oui, je vois qu'elle baisse en effet, tu es brûlant. J'ai été patient jusqu'ici mais je sens ma bonne résolution fondre comme neige au soleil. Dans le bain, Tony, je te donne 30 secondes pour obéir.
· Oh ! T'es pas drôle quand tu es en mode sergent de marine maugréa Tony mais en embarquant dans le bain.
L'eau froide le fit frissonner de la tête aux pieds.
· Il faut que je m'assois ?
· Oui, Monsieur, assis !
Tony obéit en maudissant son amant et se laissa tomber dans le bain ce qui eu pour effet de faire déborder l'eau. Voyant l'air sévère de Gibbs, Tony resta assis bien sagement dans le bain, mais commença à grelotter immédiatement. Gibbs avait le cœur en morceau d'être obliger de lui faire ça mais il le fallait pour son bien. Pour amoindrir le choc de l'eau froide contre la peau brulante de son amant, Jethro se mit à le frotter et savonner énergiquement.
· Mais qu'es-ce que fait, Ducky?
· Il… attend… proba… blement… que… je… sois… congelé ?
Impossible de parler normalement lorsqu'on tremble de tout son être. Chaque mot était accompagné de trémolos plus ou moins graves.
· N'exagères pas, c'est froid, j'en conviens mais de là à congeler.
· Ça parait …que c'est …pas toi …qui est dans… le bain.
Gibbs sourit aux propos de Tony, mais il désenchanta vite lorsqu'il vit les lèvres de son italien devenir bleues à vue d'œil...
· Bon, ce n'était peut-être pas une bonne idée après tout. Sors du bain, tu es tout bleu.
· Mais… je… viens... juste… d'y… entrer…
· Sors tout de suite…
· AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH! C'est moi qui fais de la fièvre et c'est lui qui délire. Tu ne sais pas ce que tu veux, une minute, c'est dans le bain et la seconde qui suit, c'est hors du bain.
· Mode silence, Tony.
Comme Tony venait pour répondre, la voix de Ducky se fit entendre.
· Jethro ! cria Ducky en entrant dans la maison, qui comme d'habitude n'avait aucune porte de verrouillées.
· En haut, Duck ! Dans la salle de bains.
Ducky se dirigea immédiatement vers le lieu indiqué et entra dans la pièce pour voir ses deux amis, un nu comme un ver et l'autre trempé jusqu'aux os.
· My ! My ! Jethro, avant de prendre un bain, il est préférable de se dévêtir.
· Je sais, mais baigner un bébé de 6 pieds et 2 pouces ( 1m89), laisses-moi te dire que ça déplace de l'eau.
· Comment va notre cher Anthony ? demanda le médecin en regardant Tony.
· Congelé et bleu à ce qu'il parait, une chance que c'est une couleur qui me va bien. Sinon, je dois ressembler (toux…) à un schtroumf enrhumé répondit Tony debout au milieu de la pièce grelottant encore un peu, avec un Gibbs en mode séchage express d'italien en voie de devenir un iceberg.
· Bon, je vois que la fièvre est tombée un peu.
· Oui et depuis, il ne fait que des bêtises.
· C'est bon signe, s'il est redevenu notre cher Tony habituel, c'est que la fièvre a diminué. Viens t'assoir sur le bord du lit, mon ami, car avec ta stature, je serai obligé de t'ausculter sur la pointe des pieds.
Après un examen minutieux, Ducky sourit à son patient.
· Tes poumons semblent bien pour l'instant. Mais tu gardes le lit, Tony, tu sembles aller un peu mieux mais rien n'est gagné. Avec la poussée de fièvre que tu viens de faire, cela indique une infection. Et j'ai peur que tu fasses une pneumonie. Tu le sais bien avec tes poumons affaiblis, il ne faut pas brusquer les choses. Avec les antibiotiques que je t'ai prescrit et beaucoup de repos, tout devrait être dans l'ordre dans deux ou trois jours. Alors soit un gentil garçon et ne fait pas trop enrager ton amant.
· J'ai pas besoin de faire quoi que ce soit, il est toujours enragé. Que je fasse bien ou mal, c'est la même chose maugréa un Tony à moitié endormi.
Pour toute réaction, Gibbs ne fit que lever les épaules et secoua la tête désespérément.
· Allez ! Bébé au lit avant de tomber face première sur le plancher, tu dors pratiquement assis.
Gibbs aida Tony à se coucher et le borda tout en l'embrassant sur le front.
· Dors, mon ange! Je prends soin de toi.
· Ange cornu… marmonna Tony
· Oui, mais mon ange quand même. Dors maintenant.
· Mmmoooui!
Ducky sortit de la chambre suivi de Gibbs, comme il venait pour fermer la porte la voix de Tony se fit entendre.
· Fox ! demanda Tony d'une presque plaintive.
· Oui.
· J'ai comme une petite faim.
· Tu veux manger ? Bon, que voudrais-tu ? De la soupe ?
· Noooooon! Des roties au beurre de cacahuète et un grand verre de lait.
· Tu crois rester eveillé assez longtemps pour attendre que je t'apporte ce que tu veux ?
· Je vais essayer, mais si je dors tu n'auras qu'à me réveiller avec un baiser comme la belle au bois dormant.
· Gamin.
· Oui et tu aimes.
· C'est vrai, c'est ce qui fait ton charme.
Gibbs sortit de la chambre et rejoignit Ducky à la cuisine.
· Jethro, excuses mon impolitesse mais je me suis permis de me faire un thé. Je ne savais pas que tu gardais de l'Earl Gray dans tes armoires.
· Ce n'est pas moi mais Tony, qui, comme toujours, a pensé que cela te plairait.
· Gentil garçon, comme d'habitude, il pense aux autres.
· Tu crois que le beurre de cacahuète lui convient. Une soupe aux légumes serait mieux pour sa santé.
· Mais oui, le beurre de cacahuète est tout à fait correct. Tu sais, Jethro, tu ne cesseras jamais de m'étonner.
· Ah oui ! Pourquoi ?
· Avec Tony, tu es méconnaissable. Derrière cette carapace d'homme sévère et irascible se cache un amant doux et attentionné.
· Lorsqu'il est malade, je ne peux m'empêcher de le couver. Il est si vulnérable, lui aussi cache bien son jeu, Ducky. Connaître le vrai Tony et surtout l'avoir dans ma vie m'apporte une bouffée d'air frais. Lorsque nous avons fait l'amour la première fois, j'ai eu l'impression que je n'avais pas respiré depuis la mort de Shannon et Kelly. Il est tout ce que je ne suis pas.
· Mon ami, j'avais bien raison. Tu es Gibbs au bureau et Fox à la maison.
· Tu as tout compris, mais dernièrement, Fox commence a empiété sur le bureau.
· Oui, j'ai cru comprendre. Bon, je m'en vais et continues à soigner ton italien et dans deux ou trois jours, il sera sur pieds. Tu vas venir au bureau, demain ?
· Je ne crois pas, j'ai beaucoup de jours de congés d'accumuler et Vance me crie après pour que je les prenne. Alors il sera très content de m'accorder ceux-là.
· Bonne idée. Cela te fera du bien. Et tu pourras surveiller ton homme.
· Je vais dorloter mon italien. Il a raison, tu sais quand il dit que j'aime le sentir dépendant de moi.
A ces mots, ils virent apparaitre un Tony, échevelé, torse nu, vêtu seulement d'un pantalon de pyjama, à moitié endormi, debout dans l'encadrement et se frottant les yeux pour se réveiller un peu.
· Tu fais boulangerie ou quoi ? J'ai faim.
· Ma foi, Tony, tu es fait en téflon, pas moyen de te laisser seul deux minutes que tu glisses hors du lit.
· Mais j'ai faim.
· Vas te recoucher immédiatement tu m'entends, je t'apporte tes roties. Si dans quinze secondes, tu n'es pas couché, gare à tes fesses.
· Promis.
· Ducky, aides-moi ! Il a la grippe, de la fièvre, des problèmes à mettre un pied devant l'autre sans zigzaguer, et il vient à bout de penser à ses fesses.
· Avoues que tu les aimes, mes fesses.
· Oui, je les aime mais intactes. Si tu continues, tu auras des problèmes à t'asseoir pour une semaine et ce ne sera pas à cause que je t'aurai fait l'amour. Qu'es-ce que j'ai fait au bon dieu pour qu'il m'envoie un fléau semblable.
· Probablement rien, c'est juste que tu m'aimes.
· Oui, je t'aime, mais quelle tête de mule tu es !
