Bon, j'avais completement zappé cette fic, alors, si vous êtes toujours avec moi, merci beaucoup de votre patience!
Je vous revient donc avec un gros chapitre pour me faire pardonner, un passage chouettos avec mon Mac Millan préféré, tout ça tout frais d'une inspiration post-bac!
Voila, bonne lecture à tous età toutes!
De lourdes gouttes froides traversaient l'épais feuillage des arbres de la Forêt Interdite. Regrettant de ne pas avoir pris sa cape, Angelina Frissonna.
« C'est bon Fred… c'est pas marrant, revient maintenant ! »
Sa baguette levée, elle fixait d'un œil inquiet le chemin où il lui semblait que le rouquin avait disparu. Il avait crié brusquement « Yeah ! Je vois une des cartes ! Attend eux secondes, je vais l'attraper, » et avant qu'elle n'ai pu rétorquer quoi que ce soit, s'était évanouit parmi les ombres inquiétantes de la nuit.
La brune frissonna à nouveau et le froid n'était pas le seul responsable.
« Pauvre gnome, si tu crois que je vais m'inquiéter pour toi, tu te fourres le genoux dans l'œil jusqu'à la rate ! » cria-t-elle dans le silence. Seul lui répondirent un étrange crissement et un galop de sabot léger…
Elle se retourna, soudain apeurée. Et s'ils avaient dévié du chemin jusqu'à s'aventurer sur le territoire des centaures ? Non… Ils… Ils étaient plus au sud… non ?
La main qui tenait la baguette était de moins en moins sure. Et si la lumière attirait d'autres bêtes ?
Mais qu'est-ce que faisait ce crétin ?
« Fred ! Tu vas me payer ça ! Je… Je dirai à Mac Gonagall que c'est toi qui avais coloré ses mi-bas en rose ! »
Le son même de sa voix résonnait dans le silence comme une note lugubre. Un coup de vent glacial la fit trembler, traversant ses vêtements qui commençaient à être humides.
Là ! Un craquement !
Tendue à l'extrême, Angelina n'osait plus prononcer un seul mot. Elle avait presque l'impression de sentir le souffle chaud de la Bête balayer sa nuque.
Ses poils se hérissèrent dans un nouveau frémissement : il y avait vraiment quelque chose derrière elle.
Elle sentait sa respiration, la vibration magique de sa présence semblait presque palpable dans l'air froid de la nuit.
Elle était toute seule avec la Bête, personne ne pourrait venir, si elle criait elle mourrait immédiatement sous les longes griffes recourbées qu'elle entendait presque cliqueter sur le sol de terre…
La poursuiveuse n'osait plus esquisser le moindre mouvement, pétrifiée par une terreur sans nom. Elle aurait voulu relever la couverture sur sa tête, comme une enfant qui à peur dans l'obscurité et se réfugie sous cette douce barrière de tissus.
Son cœur battait si fort qu'elle avait une vague sensation de vertige. Lorsque quelque chose se posa presque avec douceur sur son épaule, elle se retourna brusquement, et avec une force insoupçonnée, envoya son poing serré droit dans...
« Dégage, » lui dit tout à coup Katie Bell, en fermant les yeux de lassitude.
« Je donnerais mille fois ma vie pour savoir ce qui peut t'être le plus utile, » répondit Ernie : « jamais je ne t'ai tant aimée, mon cher ange, ou plutôt, de cet instant seulement, je commence à t'adorer comme tu mérites de l'être. Que deviendrais-je loin de toi, et avec la conscience que tu es malheureuse pour moi ! Mais qu'il ne soit pas question de mes souffrances. Je partirai, oui, mon amour. Mais, si je te quitte, si je cesse de veiller sur toi, de… »
Katie s'appuya contre le mur froid de la cavité rocheuse où ils s'étaient tout deux réfugiés pour échapper à la pluie diluvienne.
Ses longs cheveux bruns dégoulinaient d'eau et venaient se coller dans son dos, son Mascara Magique offert dans le dernier magazine de Sorcière-Hebdo avait tracé de longues traînées noirâtre surs ses joues, et pour couronner le tout, elle était coincée dans une grotte sombre et étroite en compagnie de l'être le plus ravagé de tout Poudlard, Dumbledore inclus.
Elle lui jeta un regard torve, qui n'eut, évidemment, aucun effet sur l'immonde débit de parole que ce type semblait vomir sans interruption. L'inspiration qui lui soufflait ses interminables tirades grandiloquentes semblait ne jamais devoir se tarir, et rien, rien ne pouvait interrompre ce dégoulinage oratoire.
Au début, elle avait tenté d'écouter, de comprendre, mais l'élocution du gus avait la surnaturelle propriété d'être ininterrompue, et profondément incompréhensible.
Et lorsque par chance elle arrivait à distinguer les mots les uns des autres, les liens entre les différentes phrases n'étaient apparemment compréhensible que par son esprit malade, et le discours final restait pour elle aussi hermétique qu'un Tue-Perouère.
« Alicia ? »
« Oui, George ? »
« Tu ne penses pas que l'on irait plus vite si tu marchais ? »
« Non, je pense que nous allons tout aussi vite tant que tu me portes. De toute façon je refuse de salir mes chaussures. »
« Mais je t'ai déjà jeté un sort d'imperméabilité… »
« … ces cartes lumineuses, tu crois qu'on peu en tirer dans les combien ? Je suis certaine de pouvoir me faire un ou deux gallions dessus en les vendant à un première année… »
« … et le sol est presque sec ici… »
« … je dirai que c'est une protection magique… Dis, elles sont toutes de la même couleur ? »
La voix lugubre de la petite blonde murmurait des sorts de protection, tandis qu'elle s'arrêtait çà et là pour clouer à un tronc d'arbre une figurine de papier.
Davies déglutit difficilement en regardant les yeux exorbités de la gamine lorsqu'elle sortait une de ses figurines de papier.
« Euh… Lovegood… Je crois qu'on a pas besoins d'autant de sorts de protection… On a déjà la carte lumineuse, on devrait pouvoir sortir bientôt de la forêt… »
Elle se retourna vers lui, ses immenses yeux bleus dégageant un air de douce folie.
« Ce ne sont pas des sorts de protections, je purifie le lieu pour Eux. Pour qu'Ils soient libres d'aller… » Elle ne termina pas sa phrase, ses yeux fixés sur un point dans l'infini.
« Eux ? » Demanda le capitaine de Serdaigle, alarmé.
« Oui… Ils nous ont repérés… C'est l'humidité qui les a fait sortir… »
Le grand brun frissonna en regardant nerveusement par-dessus son épaule. Il accéléra le pas pour suivre la petite blonde qui avançait d'un pas sûr.
« Tu crois qu'elle est morte ? »
« Qu'est-ce que tu veux que j'en sache, bouffon. »
Olivier ignora la provocation de son ennemi et, saisissant une brindille, il piqua la pauvre serdaigle à terre.
Elle poussa un petit cri et ouvrit des yeux larmoyants.
« Qu'est-ce que… Il s'est passé quoi ? » Demanda-t-elle, avant de lever les yeux vers le visage ensanglanté de Flint et de retomber dans les pommes avec un hurlement strident.
« Pfeu, si tu veux mon avis, on ferai mieux d'la laisser là, elle sert à rien t'façon. »
Le gryffondor soupira à la remarque du serpentard. Bien sur, elle n'était qu'un poids mort dans l'équipe, et un mauvais élément rendait les possibilités de gagner le match inférieures à 70, ce qui…
« Je sais bien que chez vous, à Serpentard, ça vous gène pas de perdre, mais pour gagner il faut ramener la carte ET les membres de l'équipe VIVANTS. Et à Gryffondor, la victoire passe avant tout… »
« Jte rappelle, juste comme ça, que c'était TON idée de te servir de l'autre potiche comme appât à carte… » Répliqua Flint d'un ton complaisant.
«… ouais bon, mais on à la carte non ? Et puis elle serait pas dans cet état si tu lui avait pas enflammé la moitié de la tête pour qu'on la voie mieux dans la nuit… » Ajouta le gryffondor, vexé.
Un instant plus tard, Marcus Flint tentait de l'étrangler, piétinant un peu le corps de Cho Chang, qui s'enfonça mollement dans la boue.
La cadette Weasley somnolait maintenant, appuyée contre l'épaule de Lee. Tous deux étaient abrités sous un immense parapluie jaune d'or/ framboise écrasée, dont les rayures n'étaient heureusement pas trop repérable dans la nuit.
Et voilà! Un nouveau chapitre qui s'achève sans que le FredAngie n'ai beaucoup avancé, mais que voulez vous, on se refait pas...
Aujourd'hui, mes excuse vont à droit à l'entreprise Tupperware, que je remercie de leur participation active.
Et pour finir, une petite question, celui ou celle qui trouve là réponse à droit à un bonus personalisé :
A quel auteur de littérature française ais-je honteusement piqué la réplique d'Ernie Mac Millan ?
bonne chance, et let's review!
