Disclaimer; Tout est à J.K. Rowling

Chapitre 2

-Severus, nous t'attendions! Viens, je vais te présenter Draco.

Severus lui rendit son sourire comme il pouvait, c'est-à-dire pas très enthousiaste vu la situation et suivi Narcissa Malefoy dans la grande maison.

-Dumbledore vous a expliqué toutes les règles dans sa lettre je suppose, à toi et à Lucius? demanda-t-il d'un ton bourru.

-Oui...bien sûr... Tu dois bien te douter que nous n'avons pas été très enchantés, surtout Lucius. Il ne portait déjà pas Dumbledore dans son coeur avant ça, ça ne s'est pas améliorer avec cette situation, reprit-elle après un instant d'hésitation.

Snape inspecta les lieux. Comme espace-détente il y avait mieux. Les murs, couverts de tapisserie verte foncée, étaient remplis de portraits tous plus crasseux les un que les autres. La plupart du temps, ils représentaient tous des vieilles personnes pratiquant des activivité, tous plus ou moins douteuses, de la haute société. Sûrement les ancêtres de Lucius... Son regard s'attarda sur une peinture représentant un homme décapitant des elfes de maisons et un autre tenant dans une main à bout de bras d'un air dégoùté un corps d'elfe sans tête et de l'autre ce qui devait sûrement être sa tête. Pendant un instant, il eut presque de la pitié pour le jeune malefoy. Ca ne devait pas être agréable de devoir passer son enfance ici... Il fut interrompu dans ses pensées par l'appel de Narcissa.

Ils montèrent un escalier élégant couvert de tapis qui à lui seul aurait pu enrichir les Weasley avant de s'arrêter devant une porte en bois foncé qui avait sûrement connu des jours meileurs.

Narcissa le regarda brièvement avant d'ouvrir la porte et lui fit signe de la suivre.

La chambre était spacieuse, avec énormément de meubles, et on pouvait deviner, grâce aux jouets en bois placés de part et d'autres de la pièce, que l'occupant devait être un enfant. En effet, après avoir fait le tour de la pièce des yeux, il aperçut, assis dans un coin sur une petite chaise parfaite pour sa taille, un adorable petit garçon blond d'environ 4 ou 5 ans. L'enfant avait les yeux rouges et bouffis. Il n'avait pas l'air bien turbulant. Il le fixait d'un air curieux, se demandant ce que cet inconnu venait faire dans sa chambre. Avant même qu'il ait eu le temps de se réjouir d'avoir déjà gagner la partie, une voix forte retentit derrière lui et le fit sursauter.

-Ne te fie pas aux apparences, il est plus serpentard qu'il en a l'air.

Severus se retourna précippitement sur le coup de la surprise. Il lui fit un signe pour le saluer. Lucius lui répondit avant de lancer d'une voix forte:

-Lève-toi Draco! One se comporte comme une personne civilisée et on accueille comme il se doit les invités.

Draco se leva en tremblant et avança tout doucement vers Severus en lui tendant une petite main tout aussi tremblante. Comment un enfant pouvait être aussi terrorisé par son père? C'est vrai qu'en y resongeant, lui non plus ne menait pas large face à son père...

Au moins, pour lui, ce séjour ressemblerait plus à des vacances qu'autre chose. Avant même qu'il n'ait pu ajouter quoi que ce soit, Lucius reprit:

-Nous allons te laisser seul avec lui, Severus, puisque c'est ce que Dumbledore veut, reprit-il en fixant l'enfant d'un air sévère.

-Il est là pour le faire écouter, je ne crois pas qu'il aura besoin de ton aide, Lucius, dit Narcissa d'une voix étouffée en fixant le sol.

Lucius lui lança un regard dédaigneux avant de sortir suivi de près par sa femme, qui claqua la porte après un dernier regard pour son fils.

Une fois seul, Severus, embarrassé, fixa l'enfant sans rien dire. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait dire ou de l'attitude à adopter. Il n'avait jamais su s'y prendre avec les enfants et encore moins avec les enfants d'aristocrates. Une chose le heurta soudain. Depuis que son père avait la pièce, la lueur effrayée dans les yeux du bambin avait changé. Elle avait fait place à une lueur plutôt joyeuse et surtout malicieuse.

Severus s'assit dans un fauteuil et lui fit signe de le rejoindre.

-Je m'appelle Draco et j'ai 5 ans, dit Draco avec un sourire en levant le menton. Et toi?

-Snape, Severus Snape, répondit-il d'une voix intriguée, surpris par la spontanéité dont Draco avait fait preuve d'eun seul coup.

Il y eut un moment de silence qui parut interminable avant qu'il ne reprenne:

-Sais-tu qui je suis?

-Severus Snape, reprit l'enfant avec une pointe d'agacement en levant les yeux au ciel, et en souriant d'un air moqueur.

Ca promettait. Il était déjà aussi arrogant que son paternel. Son père avait peut-être raison finalement. Il le connaissait bien mieux que lui. Rassemblant tout son calme et sa patience, il reprit d'une voix trop calme pour paraître naturel:

-Je ne te parle pas de ça, dit-il en articulant chaque mot. Je reformule ma question. Sais-tu pourquoi je suis ici?

-Pour vous occuper de moi, c'est papa qui me l'a dit.

-Oui en résumé, c'est ça. J'ai fait une série de règles à respecter.

Il prit quelques secondes de repos et n'ayant aucune réponse, reprit:

-Premièrement, tu dois me respecter et toujours être poli avec moi. Suis-je bien clair? Il ponctua sa question par un sourire carnassier. Sourire qui se décomposa bien vite quand il vit l'enfant, nullement intimidé, se lever et se diriger vers l'autre côté de la pièce, tout près de ce qui semblait être un coffret à jouets.

Severus, indigné et blesser dans son orgueil, se leva d'un bond, et s'écria:

-Mais qu'est-ce que tu fais? Reviens ici immédiatement. J'exige des excuses. Je ne tolèrerai pas ce genre de comportements jeune homme!

Draco, absorbé maintenant par ses cubes magiques ignora superbement l'adlute qui s'époumonait à quelques mètres de lui.

Severus, perdant le peu de patience qu'il lui restait, s'avança vers Draco et voulu le soulever pour le forcer à s'assoir sur le canapé mais celui-ci fut beaucoup plus rapide et prit les jambes à son coup en sortant de la chambre à toute vitesse et en chantonnant d'une voix enfantine:

-Tu m'attraperas pas euh, tu m'attraperas pas euuuuuuuh.

S'ensuivit ensuite une course poursuite à travers tout l'étage. Draco, connaissant le manoir par coeur, avait beaucoup plus facile que Severus pour trouver des cachettes et pour le semer. Severus, quant à lui, perdait le peu de secondes d'avance qu'il gagnait en essayant de se retrouver dans le manoir. Mais oùétaient donc les parents? N'entendaient-ils pas les hurlements de leur rejeton? Evidemment, c'était plus facile de fermer les yeux. Le terrifiant maître des potions appuya la tête contre un mur et ferma les yeux en se tenant les côtes d'une main. Il était exténué. Et l'autre petit monstre qui continuait toujours à casser tout sur son passage et à rire aux éclats... Avant de rencontrer Draco, il pensait ne jamais avoir d'enfant. Maintenant il était sûr de ne pas avoir d'enfant. Il prit un mouchoir et commença à s'essuyer le front. Dire que Dumbledore ne voulait pas qu'il utilise la magie contre lui... Il en aurait déjà fini avec ce morveux en ce moment. D'une main tremblante, il remis son mouchoir dans sa poche et se remit à la recherche de Draco.

***

Le reste de la journée s'était plutôt bien déroulé. Severus avait fini par attraper Draco en se cachant derrière une porte et il l'avait enfermé à double tours dans sa chambre malgré ses hurlements. On avait les vengeances qu'on pouvait après tout. Quant au dîner, il n'avait rien eu à lui reprocher. Mis à part le chef de famille qui n'avait pas cessé de lui vanter les valeurs de son ascendence et tous leurs biens, en laissant même parfois échapper des insultes voilées sur sa condition de sang-mêlé. Il n'y fit pas attention, il y était habitué après avoir passé 7 anées dans la maison de Salazar Serpentard. Il ne fit pas attention non plus à l'impression d'avoir reçu de la purée dans le cou, non mieux valait ne pas y penser. Ce n'était sûrement qu'une impression. Draco, lui, se conduisit comme un parfait petit ange, en ne cessant de jeter des regards craintifs vers son père qui les lui rendaient par des regards aussi tranchants qu'un lame. La situation dégénéra au moment d'aller se coucher.

Severus venait d'entrouvrir la porte pour souhaiter une bonne nuit à Draco.

Avant même qu'il eut refermé la porte, une voix enfantine s'éleva dans la pénombre.

-Dis, tu me racontes une histoire? dit-il du ton le plus mignon possible, pour l'amadouer.

- Je n'ai jamais été doué pour raconter les histoires, bonne nuit, répondit Severus d'un ton lugubre, près à fermer la porte.

Draco se mit alors debout sur son lit et sautilla:

-Je veux une histoire, je veux une histoire, je veux une histoire! finit-il par hurler de toutes la force de ses poumons, en lui balançant un de ses oreillers à la tête.

C'en était trop... C'était la goutte d'eau qui venait de faire déborder le vase. Sa patience était à bout. Perdant le peu de dignité qu'il lui restait, il hurla un "la feeerme" qui immobilisa l'enfant aussi fort que si on lui avait jeté un stupéfix, et claqua la porte le plus fort possible.

Demain sera un autre jour, il saura faire écouter ce petit gosse de riche. Oh oui... il aura sa vengeance.