Je suis de retour avec un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira!

Je remercie toutes mes revieweuses et vos sympatiques commentaires qui m'ont fait extêmement plaisir. Ainsi que celles ou ceux (qui sait!) qui m'ont lus tout simplement!

Bien sûr les personnages appartiennent toujours à Stephenie Meyer.

Trève de blabla... ENJOY!


A peine étions nous arrivées que nous fûmes accueillies par Mr Withlock. J'avais déjà remarqué qu'il lançait quelques œillades à Alice. Celle-ci était d'ailleurs complètement subjuguée par lui.

- Bonsoir, Mesdemoiselles. Je me nomme Jasper. Puis-je vous conseiller notre meilleure table ?

- Bien sûr, répondit Alice avec un sourire étincellent. Je suis Alice, reprit elle, et voici Rosalie et Bella, en nous désignant tour à tour.

Après quelques « enchantée » et « ravie de vous rencontrer », il nous accompagna vers une table à deux pas de la scène où se trouvait le magnifique pianiste. Je me suis attablée de façon à me retrouver face à lui. Tandis qu'il continuait de faire glisser ses doigts sur les touches ivoires, Jasper nous souhaita un bon appétit et s'en alla reprendre son travail.

- Les filles avant la fin de la semaine, ce type sera mien ! lança Alice

J'étais tout prête à la croire. Je connaissais suffisamment mon amie pour savoir que ses prédictions étaient toujours justes. Alice et Rose échafaudaient d'ailleurs déjà leurs plans pour appâter ce pauvre Jasper. Enfin pauvre Jasper c'est vite dit ! Je suis certaine qu'il se laissera faire de bon gré, si je m'en réfère aux regards qu'il lance depuis l'autre bout de la salle.

Mes yeux et mon esprit étaient maintenant accaparés vers un beau musicien aux yeux d'un vert émeraude profond que je pouvais désormais voir. Il jouait maintenant « Clair de Lune » de Claude Debussy. Elle faisait partie des classiques et surtout de mes préférées. Mes yeux ne pouvaient se détacher de ce tourbillon émeraude. J'étais complètement déconnectée. Mon univers n'était plus que musique douce, lui et moi.

Ce sont deux mains agitées devant moi qui me sortirent de ma contemplation.

- Youhou Bella… la terre appelle la lune ! rigola Rose la propriétaire desdites mains

- Hein ?…euh…oui ? répondis-je

- Je te demandais ce que tu voulais manger, le serveur est déjà venu mais tu étais tellement subjuguée par ton musicien qu'il a dit qu'il repasserait.

- Hein ? Quoi Mon musicien ?

Dis-je en rougissant bien sûr. Je ne savais absolument pas mentir. Mais en quelque sorte, il n'était pas mon musicien

Pas encore

Déjà que mes amies m'aient vu dans cet état était embarrassant mais que le serveur m'ait vu était horrible.

- Oh, Bella, premièrement tu rougis, preuve de ton attrait et ensuite tu étais tellement ailleurs que ce pauvre serveur à pris peur.

Intensification des rougissements. C'est décidément une soirée embarrassante. Parce qu'en plus mes amies ne sont absolument pas discrètes et je rappelle que nous sommes à deux pas de la scène donc du bel Edward. Et vu le sourire qu'il affichait je suis certaine qu'il n'a loupé aucun mot de la conversation bruyante et humiliante.

Note personnelle : Trouver un trou pour s'y cacher définitivement !

Finalement le serveur finit par revenir. Le délicieux repas fut englouti au rythme des rires et des plans machiavéliques de Rose et Alice. Je n'ai presque rien mangé bien que les assiettes vides alentours prouvaient que la sole meunière servie devait être succulente. Mon esprit étant toujours sur scène. Parfois j'entendais les rires et les appels vains de mes amies mais je n'arrivais pas à détourner le regard de l'Adonis. Mais que m'arrivait il ? Je ne me reconnaissais pas du tout. Ce n'était pas mon genre de flasher au premier regard sur un inconnu. Etait-ce ce que l'on appelle le coup de foudre ? C'était très difficile de répondre à cette question n'ayant jamais été amoureuse. Bien que lorsque j'étais au lycée, je suis restée avec Jacob pendant presque 2 ans. Mais je me rends compte maintenant que je n'avais jamais été amoureuse de lui. Et s'il ne m'avait pas trompée avec Leah, je me demande ce qu'il se serait passé. Me serais-je rendu compte de mes sentiments ? Ou plutôt de l'absence de sentiments envers lui ?

Vers le dessert, je remarquais qu'une table à côté de la nôtre était constituée de 4 glousseuses, d'environs notre âge, toutes blondes et pulpeuses. Maquillées à outrance et hautaines. L'une d'entre elles n'arrêtait pas de papillonner des paupières. Quand je me suis rendue compte de la direction de ses yeux, mon sang ne fit qu'un tour. J'avais une envie irrésistible de lui écraser mon gâteau au chocolat sur sa tronche de bimbo décolorée. Non mais ! Pour qui elle se prend la pétasse.

Te retiens pas, vas y ! !

Me lança la partie diable de mon cerveau. Lui affichait depuis bientôt deux heures, une sourire éblouissant. Et je me rends compte maintenant qu'il ne mettait pas destiné comme j'ai pu l'imaginer avant.

Idiote ! Idiote ! me morigénais-je

Il fixait quelque chose ou quelqu'un sans jamais sourciller ni même regarder ses doigts qui glissaient d'eux même sur les touches. Il passait d'une mélodie à l'autre sans partition. Il jouait comme un dieu. Ce pouvait-il qu'un homme pareil soit humain ?

Bien trop tôt, le dîner prit fin et il a été décidé ou plutôt ordonné par Alice, de nous retrouver dans sa cabine pour un 'debriefing' de notre journée, qui fût riche en émotion. D'abord notre arrivée sur ce paquebot de rêve et ensuite chacune de nous avait flashé sur un membre de l'équipage.

C'était la première fois que j'entrais dans la cabine d'Alice. Elle était quasiment identique à la mienne. Je suppose que toutes les cabines de cette catégorie devait se ressembler. Evidemment la férue de mode et de shopping qu'elle était, avait emporté 5 valises et pas les plus petites, non les plus grandes bien sûr !

- Nous sommes ici pour 3 semaines Bella ! Tu ne croyais tout de même pas que j'allais porter deux fois la même tenue ? Et j'ai même l'intention d'écumer les boutiques lors des escales. Je n'aurais jamais assez de vêtements pour toute la durée de la croisière.

Voilà ce que m'avait répondu mon amie quand je lui avais demandé pourquoi elle emportait autant de bagages. Moi j'avais réussi à tout caser dans une seule valise.

Alice et Rose décidèrent de concert de montrer le grand jeu dès le lendemain. A quoi cela sert il d'attendre ? Selon elles. Me priant bien évidemment de faire de même pour séduire le beau pianiste. Ce qu'elles n'avaient pas remarqué, c'était les pétasses qui l'intéressaient mieux que moi, la femme invisible. Donc de mon côté je ne changerais rien et surtout pour un homme tel que lui. Il était l'homme le plus beau que je n'ai jamais vu et je suppose qu'il le sait et qu'il aime en jouer. Le sourire en coin qu'il lançait à la table d'à côté en était révélateur et souhaitait sûrement en amener une ou deux pour le border. Cela me retourna le cœur.

C'est sur cette pensée déplaisante que je décidais qu'il était temps que je retrouve mon lit. Je saluais les filles et nous nous mîmes d'accord pour nous retrouver à 8h00 pour aller prendre le petit déjeuner.

Cette nuit là fut mouvementée. Après avoir eu du mal à m'endormir, j'ai rêvé assez suggestivement d'Edward Cullen et de son piano.

***

Se réveiller dans le lit moelleux d'un paquebot en plein milieu de la mer des Caraïbes est tout bonnement génial. Je pourrais facilement m'habituer au bateau voguant au rythme des vagues, aux rêves érotiques et à la douce chaleur. Je regardais mon réveil : 7h00. J'ai donc une heure pour me préparer avant d'aller rejoindre mes amies.

Une fois dans la salle de bain, j'ôtais mon large tee-shirt qui me servait de pyjama, ainsi que mes sous-vêtements et entrai dans le bain que je m'étais fait couler. Une douce odeur de fraise embaumait la salle d'eau et me détendais d'une façon fantastique. Je me sentais si bien en ce moment que je me demandais ce qui pourrait rendre cet instant encore meilleur.

Edward avec toi dans le bain à bulles ?

Ouais probable. Mais il est aussi probable qu'il s'est détendu aux bras d'une superbe blonde glousseuse.

Aussi.

Après ce petit débat intérieur et que mon bain s'était rafraîchi, j'enroulais une serviette autour de mon corps et me dirigeais vers ma penderie, y sorti une petite robe bleue achetée spécialement pour cette croisière sur ordre d'Alice et Rosalie, et l'enfila par dessus des sous vêtements pris au hasard. Je rejoignis mes amies dans le couloir et nous nous rendîmes vers le self où était servi de petit déjeuner.

Nous fûmes émerveillées devant le buffet grandiose qui y était dressé. Il y avait de tout. Des céréales de toutes sortes, du pain, des œufs, des pancakes, des viennoiseries, du bacon et beaucoup encore… Vu le sourire jusqu'aux oreilles d'Alice, je supposais que jasper ne devait pas être loin. En effet en me retournant je l'aperçus se diriger vers nous.

- Bonjour, Mesdemoiselles. Avez vous bien dormis ?

- Magnifiquement, répondis Alice

- J'en suis enchanté. Je vous laisse vous servir au buffet et peut être aurions encore l'occasion de nous revoir aujourd'hui

Et il s'éloigna dans un dernier regard pour mon amie qui était désormais en transe. Ce qui nous fit rire Rose et moi.

Le petit déjeuner se passa dans un calme relatif. La pile électrique qu'était Alice étant en mode séduction.

Alice voulait continuer à flâner comme la veille pour découvrir ce que nous n'avions pas encore vu. Donc nous passâmes en revue la salle de sports où il y avait déjà beaucoup de monde s'affairant sur les diverses machines proposées. Alice et Rose avaient déjà en tête d'y faire un saut de temps en temps, histoire d'éliminer un peu de nos délicieux repas. Ensuite, le petit casino qui était proposé à bord. Vu l'heure matinale, il n'y avait encore personne juste quelque membres de l'équipe de nettoyage.

Alice voulait absolument savoir où se trouvait la cabine de jasper, 'au cas où', selon ses dires. D'après l'affichage un pont était interdit au public. Bien sûr pour Alice et Rose cela signifiait que les cabines de l'équipage s'y trouvaient. Nous nous y dirigeâmes donc.

Riant d'une plaisanterie de Rose, je n'avais pas vu une personne arriver en courant qui me percuta de plein fouet. Ma maladresse légendaire m'a fait me retrouver les fesses à terre.

- Excusez moi je ne vous avez pas vue ! dit la plus merveilleuse des voix que je n'avais jamais entendu.

- C'est pas grave, je ne vous avez pas vu non plus.

Et là le choc (encore). C'était lui. Une tignasse cuivrée à peine coiffée, un tee-shirt moulant et trempé de sueur et des yeux verts à faire fondre un iceberg

Au moins on ne risquera pas d'en trouver sur notre route!

N'écoutant pas mon Giminy Criquet personnel, je pris la main qu'il me proposait pour me relever. Une décharge électrique m'immobilisa quelques seconde face à ce toucher. Je ne sais pas s'il l'a perçue lui aussi mais moi j'en étais submergée. Je repris rapidement contenance en ressentant la douleur provoquée par le coup de coude lancé par Rosalie.

- Excusez moi je dois vous laisser je suis déjà en retard.

Et il repartit aussi vite qu'il est arrivé, non s'en m'avoir au préalable éblouie d'un magnifique sourire en coin ravageur. Je me frappais intérieurement pour n'avoir rien su dire. Mes ex meilleures amies qui n'avaient rien raté de la scène se moquèrent de moi plus que de raison. Après cette grande rasade d'émotion et la cabine de Jasper introuvable, nous décidâmes qu'il était temps de nous rentre au self y prendre notre déjeuner. En effet nous avions passé toute la matinée à flâner et n'avions pas vu l'heure passer. Ce sont nos estomacs, que nous pensions calés pour au moins les 3 semaines à venir, qui nous rappelèrent à l'ordre.

Le déjeuner se passa normalement et ordinairement. C'est à dire avec Alice et Rose qui continuaient de comploter. Demain sera notre première escale, et elles comptaient bien en profiter. J'ai déjà peur. Parce que cela signifie qu'il va y avoir de nouveaux magasins, donc de nouvelles folies, de nouveaux essayages, de nouveaux fringues. Et selon elles, il faudra se dépêcher pour ne pas en rater un, vue que l'escale ne prenait qu'une journée. Moi tout ce que je voulais était de visiter Freeport, ville principale de l'île de Grand Bahama. Mais la destination de mes amies sera principalement Lucaya à la périphérie de la ville. Paraît il que les meilleures boutiques y seraient. Malgré mes protestations de farniente sur la plage et de tourisme, elles n'en démordirent pas. Je me résigna donc.

L'aprés midi sur le bateau était consacré à la piscine. Enfin, un peu de détente ! Je savais que Rose et Alice, affublée d'un mini (très mini) bikini chacune, se posteraient sur des chaises longues et bronzeraient. Moi et mon maillot de bain de taille normale, c'est à dire couvrant très bien les parties de mon corps qu'il était inconcevable de montrer en public, irions faire quelques longueurs dans la piscine.

Mais le malheur étant toujours avec moi, j'avais oublié que la personne chargée de surveiller la baignade n'était autre que l'homme de mes rêves et de mes fantasmes, Edward Cullen. Et comble de malchance, les glousseuses, elles, n'avaient pas oublié. Elles se pavanaient, tels des paons, devant lui. Quand soudain, l'une d'elle glissa et se retrouva dans la piscine. Le sauveur de ses dames s'est évidemment débarrassé de son tee-shirt pour aller à sa rescousse, puisque apparemment elle ne devait pas savoir nager.

Mon œil ! Elle l'a fait exprès, ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! !

Oh, j'ai oublié de vous dire que j'ai failli tomber dans les pommes quand la partie se trouvant habituellement sous un tee-shirt avait été dévoilée. Il avait une musculature à faire pâlir plus d'un homme. J'avais eu une furieuse envie d'y placer mes mains de manière indécente. Mais la pétasse m'a tiré de mon fantasme quand elle, j'en suis sûre, avait fait semblant de défaillir. Elle ne respirait soit disant plus, alors évidemment son chevalier servant ne s'est pas fait prier pour pratiquer le bouche à bouche.

J'ai envi de vomir…

Quand elle a entouré sa nuque de ses mains, c'était pour moi le coup de grâce et décidait de rentrer me vautrer sur mon lit et regretter de ne pas avoir de Ben and Jerry's sous la main.

- les filles, je vais rentrer m'allonger un peu, je ne me sens pas très bien et je ne viendrais sûrement pas manger alors ne m'attendez pas.

Je ne leur laissais pas le temps de répliquer et parti en direction de ma chambre. Que m'arrivait il ? S'il était attiré par les plantureuses blondes et alors ?

Te rends tu compte que tu ne lui a jamais vraiment parlé et tu pètes les plombs parce qu'il pose sa bouche sur une autre ?

Ca, c'était mon Jiminy Criquet !

Je suis pathétique ! Songeais-je.

Je fini de m'endormir puisque se sont mes amies qui vinrent me réveiller dès leur sortie du restaurant. Mon réveil affichait 22h30.

- Bella, Bella… devine quoi, m'écria Alice

- Pas envie ! répondis-je de ma voix ensommeillée

- T'es pas drôle…

- Dis moi et allez vous en, que je reprenne mon rêve !

- Jasper et Emmett nous ont invitées à passer la journée avec eux à Freeport demain… s'extasia t-elle

- OK, mais qui est Emmett ?

- Ah oui c'est vrai. Emmett est le frère de Jasper et accessoirement le barmaid de la piscine. Tu sais on l'avais vu au speech du Capitaine

- Ouais c'est vrai, mais que vient il faire dans l'histoire ?

Rose m'expliqua qu'elle l'avait rencontré au bar de la piscine après que je sois partie. Ils ont discutés et se sont trouvés des points communs. Puis Jasper est arrivé et Alice s'est jointe à eux. De fils en aiguilles, les garçons se sont proposés pour être leur guide sur Grand Bahama.

Ouf ! Pas de folie dans les magasins !

- Et tu sais quoi ? Comme ils ne voulaient pas laisser leur frère seul, il vient avec nous. Et par la même occasion toi aussi.

- Quoi ! ! m'exclamais-je totalement ahurie.


Voilà, prochain chapitre excursion à Freeport, île de Grand Bahama

Je mérite bien une petite review, non?