Voilà le nouveau chapitre. Euh, il est sans doute un peu bizarre. Je m'excuse pour le retard, j'avais dit toutes les deux semaines, mais problème, j'ai pas eu Internet de tout le Week End. C'est un chapitre flash-back, le prochain le sera sans doute aussi en partie ou totalement. Mis à part ça, j'suis super contente, je me suis acheté le tome 10 de Hellsing *o* Magnifique, enfin bon…j'l'avais déjà lu, mais au vu de mon niveau médiocre en Anglais…Je me demande si le tome 0, Hellsing The Dawn sortira en France…
Merci pour les reviews, ça encourage beaucoup ! Donc à KamisamaMyu qui agonise derrière son ordi et qui va me frapper comme une folle si je poste pas la fic tout de suite, merci pour la review encourageante XD A Chibi Hitsuji à qui j'ai obligé à lire pour me donner son avis, merci aussi. Je ne ferai aucun commentaire sur Victoria, puisqu'elle sait que j'ai du mal à la supporter, ceci étant dû à une très grande jalousie…Et Black_saii aussi, j'suis contente de voir que tu penses à venir voir et à donner ton avis.
Et enfin, je m'excuse de la médiocrité du chapitre.
Retour sur la source
Le silence commence à se faire pesant dans la salle. Alucard est devant moi, un sourire béant au visage, cela faisait longtemps…oui très longtemps. La Baronne croise les bras, un cigare dans la bouche, le majordome est droit comme un piquet, mains derrière le dos, le couple britannique est tétanisé. La peur bien sûr, cela se voit, cela se sent. Ils n'ont pas l'habitude de côtoyer ce genre de situation. Moi, si, cela je rythme ma vie après tout. Ma vie, et celle de l' « autre ». Qui est l' « autre » ? Eden bien sûr, je l'ai déjà dit, moi, je sui Mihnea, et l' « autre », c'est Eden. Que vous le compreniez ou pas, cela m'est égal, mais ne nous confondez pas, nous sommes très différent, et c'est ça qui compte. Un sourire en coin, je lance au Vampire devant moi :
« Cela fait longtemps, n'est ce pas, Alucard ? Enfin…nous ne nous sommes jamais réellement rencontrés, mais nous nous connaissons bien…
-Oh que oui ! Je ne t'oublierai pas. Tu me suis partout décidemment.
-C'est évident, je suis ton « fils ».
-Mihnea…je commençais à me demander ce que tu faisais… »
Un rire s'élève alors dans la salle, le mien. Tout cela ne doit pas être très compréhensible pour les humains qui nous observent en coin. Enfin humains…c'est très vite dit. La fliquette ne l'est pas vraiment, le majordome est étrange aussi, seuls la Baronne et mes soit disant « parents » le sont au final…
~Une dizaine d'années auparavant~
La pluie tombe sur Londres, ce n'est pas nouveau, les rues grouillent de mon, recroquevillés sous leur imperméable, se protégeant sous leur parapluie. Chacun marche, ne se souciant que de lui-même, ne faisant pas attention si on éclabousse quelqu'un. Tout le monde s'en fout des autres après tout, il n'y a que soi-même qui compte. Le corps d'un enfin gît là, sur le trottoir, sous l'enseigne d'un restaurant. Le propriétaire en sort et dégage le gosse de son palier. Dégager est le bon mot, puisqu'amorphe, le patron dû l'enlever à coups de balais, comme on nettoie les saletés devant sa maison. Ce gosse est maigre, il doit crever de faim, un orphelin sans doute. Vêtu d'une simple tunique trempée, et déchirée, il reste inerte sous la pluie.
Une ombre s'approche de lui et l'emmène dans une ruelle déserte. Quand on parle d'ombre, ce n'est pas au sens figuré, c'était bien une ombre qui l'avait prit et déposé contre le mur d'une allée. Cette ombre, c'est moi, Mihnea. Et le gosse, Eden. Je le réveille doucement, pas comme si j'avais peur de lui faire mal, juste que ça ne m'arrangerai pas vraiment s'il était en sale état. Il ouvre doucement ses yeux d'un bleu gris, froid. Ces yeux là…ils sont pleins de souffrance et de haine. Ce gamin…il déteste le monde qui l'entoure. Tranquillement, sans me presser je prends possession de son corps, ses yeux virent au rouge. Ses pensées m'assaillissent, je le comprends. Bonne pioche, c'est exactement ça qu'il me fallait.
Cet enfant là, a été abandonné il y avait deux an. Il devait avoir quatre ans lorsque cela se déroula. Recueilli par un orphelinat, il y passa quelques mois. Il en voulait déjà au monde. Passant le plus clair de son temps à martyriser les autres gamins. Tout le monde savait que c'était lui, mais personne n'avait de preuve pour l'accuser réellement. Alors on ne s'occupa plus de lui, le délaissant sans jamais s'en inquiéter. Il s'enfui alors de son refuge, errant dans les rues de Londres, sans but, un enfant de cinq ans peut difficilement avoir un but non ? Mais personne ne se souciait de lui, on faisait semblant de ne pas le voir…encore. Il se mit à haïr ce monde, faisant son possible pour survivre. Ce gamin…il n'avait vraiment pas de chance…
Je ressens cette souffrance, je l'ai déjà connue, elle coule dans mes veines, ou du moins, elle coulait lorsque j'étais encore humain, si un jour je l'ai été. Cette souffrance là, cette haine, je la tenais de mon géniteur, un homme qui a sauvé son royaume, et qui a été méprisé par tous. Vlad Tepes. Vlad Dracul, Vlad l'Empaleur, celui qui repoussa une armée d'Ottomans en étendant sur plusieurs kilomètres des Turcs empalés. Oui c'était horrible, et l'homme devait être cruel pour faire cela. Et bien je suis son fils, son successeur aussi, Mihnea Ier, Mihnea le Mauvais, c'est ainsi qu'on m'appelait, successeur de Vlad Tepes en tant que prince de Valachie. J'ai reçu sa haine et sa souffrance, elle coule dans mes veines et ça ne changera pas.
Je l'ai suivi partout. Je suis comme son ombre. Et c'est évident, un homme sans son ombre peut subsister, une ombre elle, ne peut exister sans un homme. Lorsque Vlad Tepes devint Dracula, j'étais là, mais de manière immatérielle, j'ai vu sa défaite face au docteur Abraham Van Helsing, je l'ai vu être mis sous les ordres de cette famille. Il y a un demi-siècle, lors de la Seconde Guerre Mondiale, j'étais toujours là, n'avez-vous donc pas remarqué ? Le cercueil est vivant, je repose dedans tout comme Alucard repose à l'intérieur. Je suis une partie de lui, et ne suis pas grand-chose sans.
Passons, depuis que l'actuelle Baronne le libéra, je me suis en allé. J'ai erré quelques semaines, à la recherche d'un corps, un corps qui pourrait m'abriter. Et le voilà, je l'ai, devant moi. Je me relève doucement, les frêles jambes du gosse on bien du mal à supporter son propre poids. Le corps maigre avance à petit pas, manquant de tomber tous les mètres. Je me retrouve encore devant le restaurant. Poussant la porte, j'arrive dans une grande salle chauffée, où sont disposées quelques tables. Je prends un couteau sur l'une d'entre elle, le propriétaire, alerté par le carillon sort de la cuisine et me voit (ou du moins, le gamin), et s'approche avec la ferme intention de me mettre dehors. D'un geste rapide et précis, je lance le couteau qui se plante entre ses deux yeux. Il tombe à terre, et moi, sans un mot part pour la salle où je pourrai redonner un peu de force à ce corps décidément bien faible…
