Salut ! Bon, voilà le nouveau chapitre, j'ai eu du mal à l'écrire celui là. J'l'ai commencé en DST d'SVT. Le début ou du moins, la première moitié doit être assez chiante. Enfin, j'espère pas trop quand même…

Merci pour les reviews, ça fait plaisir.

Donc les personnages d'Alucard, Integra, Walter et Victoria ne sont pas à moi. Mais le vantard de Minhea, l'idiot d'Eden et le couple qui font que tomber dans les pommes, si.

Le commencement

Le gosse partit vers la cuisine, d'un pas hésitant. Enfin, ce n'est pas comme si je n'étais pas déterminé à aller vers là-bas, c'est juste que le corps frêle avait du mal à supporter son propre poids. Ce corps était vraiment faible…aussi puissant que je sois, s'il ne se nourrissait pas, il allait mourir. Nous arrivions (oui nous, le gosse, et moi qui suis à l'intérieur) dans une salle d'une rare saleté pour ce qui devrait être une cuisine. C'était vraiment repoussant, hors de question que je m'aventure là-dedans. Toute la nourriture devait être moisie. Non que je m'en soucie réellement, mais le gosse risquait de clamser s'il mangeait un truc de cet endroit. Revenant sur mes pas, je retrouvai le corps du cuisinier. Une idée me traversa l'esprit, je pris le couteau à sa ceinture et l'abatis de toutes mes forces (enfin celles du gosse) sur le bras du cuistot. Le sang gicla, mais au vu de la puissance assez pitoyable du gamin, le tranchant fut bloqué par l'os. D'un geste rageur, j'arrachais un bout de chair et le porte à la bouche du gosse. Cannibalisme ? Non pas vraiment…depuis le moment précis où je suis rentré dans le corps de l'enfant…il n'est plus humain. Bon…je vous l'accorde, le cuisinier n'était pas vraiment un met de qualité, mais au moins lui, n'était pas pourri, c'était d'jà ça.

Quelques semaines plus tard, le gamin déambulait dans les rues de Londres. Toutes ses forces revenues, il s'arrêta devant la porte d'une petite maison et toqua à la porte. Un vieil homme l'ouvrit et fit rentrer l'enfant à l'intérieur. Le gosse avait été recueilli par le vieux il y avait quelques jours. Cela m'arrangeais bien, ça m'évitais de devoir prendre possession de son corps et de tuer pour pouvoir le nourrir. Comme ça, je pouvais tranquillement somnoler le laissant faire ce qu'il voulait. Car oui, je lui avais au moins laissé sa conscience, et il agissait comme il voulait tant que je ne reprenais pas le dessus. Je le précise, il agissait selon ses propres désirs. Et c'était selon ses propres désirs que le gamin envoya un couteau au beau milieu du front du vieillard. Intérieurement, je soupirais : ça faisait le sixième depuis trois semaines, ça devenait lassant. Oui, depuis trois semaines, mon hôte était recueilli par des familles, et depuis trois semaines il voyageait de maison en maison, et depuis trois semaines, il assassinait tous ceux qui l'aidaient. Pourquoi ? Je vous l'avais déjà dit non ? Cet enfant déteste profondément le monde dans lequel il vit. D'un pas tranquille, il sortit de la demeure et reprit ses promenades sans but.

Alors qu'il marchait dans les rues de Londres, le garçon percuta la jambe d'un homme. Ce dernier surpris de voir un gamin seul lui demanda d'une voix légèrement inquiète :

« Eh bien ! Que fais-tu tout seul ?

-…

-Comment t'appelles-tu ?

-…

-Où sont tes parents ?

-… ?? »

Le gamin leva la tête vers l'homme avec un regard d'incompréhension. Se demandant bien pourquoi il lui posait autant de questions. Qu'est ce qu'il faisait seul ? Mais il a toujours été seul ! Comment s'appelle-t-il ? Il n'a pas de nom. Où sont ses parents ? Il n'en n'a pas. Que de questions étranges pour le gosse qui ne comprenait pas grand-chose. L'adulte, pensant avoir plus ou moins bien compris la situation prit la main de l'enfant et le fit monter dans une voiture. Poussé par la curiosité, il se laissa faire. Quelques temps plus tard, on arrivait devant une immense demeure. A l'intérieur, tout était de marbre, de diamant, on sentait le luxe. Tout cela attira mon attention, ceux là pourraient me servir pour retrouver celui que je cherchais après tout.

Ainsi le lendemain, on retrouvait le couple de riche à l'orphelinat où était le gosse par le passé. Histoire de régler quelques formulaire, et le voilà fils Weber. Car oui, c'était bien ce couple de noble. On le baptisa Eden, pour une raison quelconque, joli prénom, référence à la Bible ce que vous voulez, moi personnellement, Minhea, je n'en avais rien à faire. C'était juste que mon hôte avait à présent une dénomination. La vie devint dès lors, beaucoup plus paisible. J'avais réussi à dissuader le gamin de tuer sa nouvelle famille. Oui, je sais, ça paraît bizarre mais quand deux âmes cohabitent dans un même corps, on peu plus ou moins discuter…En fait c'est plutôt le plus fort qui impose sa loi. Celui qui a la plus forte volonté, et à ce moment là, il était évident que j'avais nettement le dessus sur lui.

Quelques années passèrent sans qu'il ne se passe rien. Le gamin était scolarisé dans une école banale où il passait le plus clair de son temps à énerver ses pauvres professeurs et à frapper la plupart de ses camarades. Mais on ne disait rien, on ne dit jamais rien lorsqu'on a affaire avec le fils d'un Comte…Enfin, passons, une nuit, je m'en rappelle bien, alors qu'Eden dormait, j'ai senti une présence anormale. Anormale pour un humain, je connaissais ce qui était là, tout près, un être de la nuit. Un bref instant, j'ai pensé au maître, Alucard bien sûr, mais cette idée repartit très rapidement. Il était puissant, oui, il l'était bien sûr, mais n'avait pas la même présence que mon géniteur. S'approchant doucement du gamin, il se pencha, un sourire aux lèvres, s'agenouille, prit doucement la tête de l'enfant, ouvrit la bouche dévoilant des crocs aiguisés, et…Hoy hoy !! C'est bon là nan ?! L'aut' taré tu vas me faire le plaisir de me redonner le contrôle de mon corps et tu vas arrêter de faire les supers flash-back de ma vie passionnante. Allez dégage de là ! Je veux être maître de mes mouvements merde ! Tu referas ta scène de retrouvailles nostalgiques plus tard ! Tout de même !

Pfiou ! C'est dur d'être à deux dans un même corps…OUI ! C'est moi, Eden, je suis là, et je n'en ai rien à faire que ça vous énerve ! J'examine doucement la salle, rien à changé depuis, le gars rouge devant moi semble très heureux, puisqu'il affiche un magnifique sourire…gloups…carnassier.

« Youhou ! C'est la fête, désolé du dérangement, bon, désolé d'avoir interrompu vos touchantes retrouvailles mais j'ai pas que ça à faire moi. Allez hop ! Je bouge, j'en ai marre de rester dans cette baraque de cinglés !

-Euh Eden…

-Oui ? Qu'est ce qu'il y a mon papa chéri que j'adore et que je vais frapper s'il me retient ?

-Nous avions décidé que…

-Que nous allions partir ?! Oh ! Mais quelle sage décision très chers parents !

-Non, non, que tu allais rester ici pour que tu sois apte à siéger à la Table Ronde.

-…Ha ! Quelle bonne blague, allez on y va, arrêtez de me charrier.

-Mais… »

Je jette un regard assassin à mon père…c'est pas vrai ! J'dois vraiment rester dans cette maison de cinglés ?! Un gars complètement sadique, une fliquette qui se promène avec un bazooka, un majordome qu'a pas l'air très net non plus, et une Baronne avec…de très beaux yeux bleus…mince ça marche pas ça…Je pousse un soupir exaspéré, je le suis vraiment…

« Je vous jure que si ya pas un truc intéressant à faire, je me casse, et vous trouverez quelqu'un d'autre pour faire joujou !

-Ce n'est pas comme si cela m'enchantais que de devoir garder un tel idiot chez moi.

-Hoy hoy ! La jolie dame Baronne, si vous voulez pas de moi, ça m'arrange hein !

-Je crains que cela ne soit pas négociable… »