Tout d'abord, merci pour vos reviews, elles m'ont beaucoup touchées. Celà met encore plus de pression pour écrire, parce que maintenant, je ne le fais pas que pour moi, mais en espérant vous satisfaire également/ En tout cas, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes. A très vite !!


Ziva et McGee, chacun à leur bureau respectif, attendaient patiemment en bouclant quelques rapports qu'une affaire vienne occuper leur journée pour le moment très calme. Tony, comme à son habitude, affichait déjà une bonne heure de retard, ce qui avait eu le don d'irriter Gibbs les deux fois où il était passé dans l'open-space, son café à la main. Sûr que Tony prendrait pour son grade dès qu'il arriverait.

- Salut la compagnie, déclara t-il, goguenard, une fois les portes de l'ascenseur franchies.

Il était visible pour ses deux collègues que l'italien avait passé une très bonne nuit, rien que par le sourire qu'il affichait sur son visage rayonnant.

- Bonjour à toi aussi, Tony, déclara McGee sans lever les yeux de son ordinateur.

- Oh oui, c'est un bon jour, un très bon jour, McGuignol !!

- Probablement dû à la blondinette d'hier soir, avança Ziva, cherchant à faire parler son coéquipier.

- Tout à fait ma chère Ziva. Monica est une perle…Elle est si…frétillante !!

- Tu parles d'un poisson ou d'un coquillage, là ?

- Je fais référence à une véritable sirène, Timmy…Chose que tu ne fréquenteras jamais que par ordinateur interposé, affirma t-il en ébouriffant du plat de la main les cheveux soigneusement coiffés de son collègue.

Tout à son babillage jubilatoire, il ne remarqua pas le sourire en coin naître sur le visage de son partenaire et ami, le regard tourné vers la seule femme de leur équipe. Ils échangèrent un regard complice. Non, jamais Tony ne pourrait se douter être si loin de la vérité !!

- Enfin là, Dinozzo, claqua Gibbs en rentrant dans l'espace de travail. Prenez vos affaires.

- Qu'est-ce qu'on a ? demanda Ziva en prenant son sac à dos tandis que les deux autres faisait de même.

- Une femme décédée sur une base militaire. Une civile.

**

Les jours avaient passés depuis ce matin où ils s'étaient réveillés ensemble dans le lit de Ziva et chaque nuit, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de rêver explicitement de son collègue, au point de se réveiller parfois en sueur. McGee, quant à lui, faisait de son mieux pour ne plus y penser mais il ne pouvait immanquablement pas s'empêcher de chercher à se souvenir de cette nuit oubliée.

Ce qui les surprenait le plus, c'était qu'aucun des deux ne se sentaient véritablement attirés par l'autre. Ziva était une très jolie femme, mais ce n'était pas son genre à la base. Et pour la jeune femme, son collègue était charmant, elle en convenait, mais il ne possédait pas ce côté sexy et bad-boy qu'elle affectionnait habituellement. Malgré tout, ils se sentaient frustrés de n'avoir que trop peu de souvenirs de cette soirée, et Ziva n'était pas le genre de femme à rester frustrée très longtemps.

C'est sûre de cette décision qu'elle frappa à la porte de son collègue ce vendredi soir.

- Ziva ?... Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda t-il en s'écartant pour la laisser entrer.

- Toute cette histoire me perturbe et j'ai horreur de ça, déclara t-elle en se plantant devant lui.

- Tu veux parler de… Oh…

- Oui, je veux parler du fait que l'on ait couché ensemble, McGee… Je veux parler du fait que tout ce dont je me souvienne, c'est que c'était bon, très bon même … Et ce qui me perturbe le plus, c'est « pourquoi » ?

- « Pourquoi » quoi ?

- Pourquoi toi, déclara t-elle comme si c'était une évidence.

- Merci !! Répondit-il légèrement vexé.

- Ne le prends pas mal, Tim… Mais je dois bien avouer que tu es assez loin du genre de mec avec lesquels il m'arrive de passer la nuit.

- Parce que tu crois vraiment que j'ai pour habitude de coucher avec une fille quand j'ai tellement bu que je suis incapable de m'en souvenir ?... Et si ça peut te rassurer, tu ne corresponds pas forcément non plus à mon style de fille !!

Ils s'affrontèrent du regard, sentant planer entre eux un reste de non-dit qui les faisait se sentir mal à l'aise. Elle s'approcha de lui, posa violemment ses lèvres sur les siennes et fut surprise quand il lui rendit son baiser. Beaucoup plus tendrement. Elle se sentit fondre et le laissa approfondir le contact. Les langues se goûtèrent naturellement et un flot de sensations familières les envahirent. Lorsqu'ils se séparèrent, le souffle court, tous deux avaient la même question au bord des lèvres. Pourquoi en avoir encore envie, s'ils ne se plaisaient pas ? Voyant qu'il allait poser la question à haute voix, elle l'attira de nouveau à elle et força la barrière de ses lèvres avec le même désir qui semblait l'habiter, lui. Elle sentit son érection, dure contre sa cuisse, puis ses mains descendre le long de son dos et s'arrêter sous ses fesses. Délicatement, il la souleva et machinalement, elle passa ses jambes autours de sa taille. Elle n'était que force brute, contact dur et fougueux, il n'était que douceur et tendresse. C'est à cet instant qu'ils comprirent. Chacun donnait à l'autre ce qu'il recherchait désespérément. Ziva n'avait connu toute sa vie que le Mossad, les missions sous-couverture, les attachements impossibles. Tim, lui, avait grandit choyé par des parents aimants, décidant par lui-même ce qu'il ferait de sa vie, après être sorti du cocon familial. Lorsqu'il la caressait, elle se sentait devenir fragile, personne ne lui ayant témoigné autant d'attentions douces et tendres depuis longtemps. Lorsqu'elle prenait les commandes, il se sentait enfin emporté dans un élan de passion comme il n'en avait que rarement connu, il devenait fougueux et guidé par son seul désir.

Tandis qu'il la menait vers la chambre, elle se détacha légèrement de lui, inquiète quand au sentiment du jeune homme. Leurs regards se mêlèrent et il y vit toute l'inquiétude qu'elle avait à son égard.

- C'est bon, Ziva…Je sais parfaitement ce que je suis en train de faire…Et je ne suis pas amoureux de toi.

Ces paroles la rassurèrent et d'un mouvement sec, elle agrippa le T-shirt du jeune homme qu'elle enleva rapidement. Elle picora quelques baisers sur la peau blanche de son partenaire, lequel soupira de contentement. Lorsqu'il la fit basculer sur le lit et qu'elle se retrouva sous lui, il ne pu s'empêcher de la contempler un instant.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda t-elle intriguée.

- J'étais en train de me dire que j'étais bien content de ne pas avoir bu aujourd'hui… J'aurai pleins de souvenirs de toi, plaisanta t-il tandis qu'elle faisait mine de le frapper.

Il passa une mèche rebelle derrière l'oreille de la jeune femme et entreprit de la faire frissonner en faisant glisser son doigt le long de son cou. Il l'embrassa tendrement et lui enleva le pull fin qu'elle portait, admirant à loisir sa poitrine qu'il n'avait entre-aperçue que quelques secondes peu de jours auparavant. La libérant du carcan de dentelle, il joua un moment avec sa poitrine, la faisant languir, appréciant les légers râles de la jeune femme. Ils étaient totalement complémentaires, elle aimait sa tendresse, il aimait sa fougue. Ils étaient sur le point de faire l'amour, consciemment cette fois. Et ils ne s'aimaient pas.