Voilà la suite... C'est court, je sais, mais ce n'est pas une fic très longue de toute façon... A très bientôt !!
Cela faisait deux mois qu'ils se voyaient régulièrement, assouvissant leurs pulsions entre deux enquêtes, parfois chez Ziva, souvent chez McGee. La complicité qui était née entre eux n'avait cependant pas échappée à Gibbs, et l'instinct de ce dernier ne cessait de lui répéter que quelque chose de bizarre se tramait entre ces deux-là.
Ce soir-là, Ils avaient décidé de se retrouver chez Ziva, la jeune femme ayant proposé de lui faire découvrir la cuisine orientale avant de passer à un dessert plus « traditionnel ». Ils allaient commencer le repas quand quelqu'un frappa à la porte. Regardant par l'oculus de la porte, elle réalisa le danger imminent qui les menaçait, et elle envoya le pauvre Tim se cacher dans la salle de bain.
- Gibbs !! Que me vaut l'honneur de votre visite ?
- Bonsoir Ziva. Je ne te dérange pas j'espère ?
- Non, bien sûr que non…Elle avisa les deux assiettes sur la table, et improvisa. J'attendais un ami pour le diner mais visiblement, il ne viendra pas. Accepteriez-vous de diner avec moi ? Demanda –telle en priant pour qu'il refuse.
- Avec plaisir Ziva… A moins que Mcgee ne soit déjà arrivé, et que pour sa propre sécurité, tu ne préfères le dissimuler.
Elle le regarda, incrédule. Il était venu en sachant parfaitement ce qu'il se tramait derrière son dos. Ils avaient pourtant tout fait pour être discret. Et comme aucun sentiment ne les liait, ils pensaient de toute manière que cela ne gênerait pas forcément le patron.
- Pourquoi… ? Enfin, Gibbs… Pourquoi McGee serait-il ici ?
- Peut-être parce que sa voiture est garée à une rue d'ici… Et que votre nouvelle complicité ne m'a pas échappée.
- C'est bon, Ziva, laisse tomber, déclara McGee en sortant de sa planque. L'instinct du patron est une chose contre laquelle on ne peut pas lutter.
Cette réflexion tira un sourire aux lèvres de Gibbs qui réalisa combien son jeune agent avait changé, surtout depuis qu'il entretenait une liaison avec la jeune femme. Il semblait bien plus sûr de lui et il ne se laissait plus du tout marcher sur les pieds par Tony. Sa nouvelle assurance avait d'ailleurs fait dire à Ducky qu'il y avait forcément une femme derrière tout ça et il n'avait pas démenti. Ziva, quant à elle, semblait s'être adoucie au contact du jeune homme, elle était désormais plus réfléchie, moins impulsive. Moins sur le qui-vive également. Et elle se laissait parfois aller à montrer ses sentiments, ne les prenant plus comme une marque de faiblesse mais comme une force qu'il fallait exploiter.
- Depuis quand ? Demanda simplement Gibbs.
- Deux mois, répondit McGee. Mais ce n'est absolument pas ce que vous pensez.
- Vous voulez dire, McGee, que vous ne couchez pas ensemble ? Le visage de son jeune agent s'empourpra légèrement.
- Ce que Tim essaye de vous dire, c'est que, même si nous couchons effectivement ensemble, nous n'entretenons aucun sentiment l'un envers l'autre.
- C'est vrai patron, essaya de se justifier Tim, voyant l'air sceptique de Gibbs. Aucun sentiment. Juste du…
- Sexe, termina Ziva voyant qu'il buttait sur ce dernier mot.
- Parfaitement, confirma McGee.
- Bien… Dans ce cas, si je vous demande de mettre un terme à tout ceci, vous n'y verrez aucun problème.
Les deux jeunes gens se regardèrent un instant, semblant peser le pour et le contre. Quand ils se tournèrent de nouveau vers lui, Gibbs pu lire dans leurs regards le même doute, mais ce doute s'effaça rapidement au profit d'une farouche détermination quand ils validèrent sa décision. Il les quitta donc sur cette résolution, sachant pertinemment que la soirée pour eux ne faisait que commencer. Il pouvait bien leur laisser une dernière soirée après tout. Tant que les choses changeaient dès le lendemain.
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Ils avaient donc effectivement partagé le repas préparé par Ziva, McGee refusant obstinément de ne pas goûter à la cuisine de son « amie ». Quand ils s'étaient séparés un peu plus tard dans la soirée, et qu'il l'avait embrassé sur la joue pour lui souhaiter bonsoir, chacun avait pris conscience de ce qu'impliquait la décision prise devant leur patron. Ils auraient pu suivre leur pulsion première et se laisser aller à une dernière étreinte, mais trouvant cela probablement trop dangereux, ils se séparèrent avec un sourire de regret sur les lèvres. Parce que même s'ils ne s'aimaient pas, ils aimaient ce qu'ils partageaient ensemble et la manière dont l'autre modifiait peu à peu sont existence. Parce qu'ils ne s'aimaient pas. N'est-ce pas ?
