Une vengeance d'enfer — par Pervy Otaku

Oui, je suis de retour avec le deuxième chapitre :D J'espère que ça vous plaira encore u_u S'il vous plaît, ne jugez pas les surnoms. Dépendant du cas, ils marquent une condescendance ou une proximité entre les deux personnes. Ça crée en quelque sorte un lien. Si Ero et Dark Link appellent Link 'Blond-Barbie' ou 'Barbie-boy', c'est pour démontrer la couleur de ses cheveux en premier, mais Ero a en quelques sortes une affection pour lui que vous verrez plus loin. Et si Ero appelle Zelda Pleurnichette... ça c'est une partie de moi xD Je ne suis pas du tout fan de la princesse, croyez-le ou non u_u Bref. Bon chapitre ! Je vous souhaite une agréable chance dans la compréhension :D

Je tiens à m'excuser auprès de Linkounet (désormais mieux connu sous le pseudonymes de Blond-Barbie) d'avoir tellement délaissé son fandom durnat les derniers mois :( Je suis désormais aussi accroe à One Piece xD Geek all la way, and no encore gameuse, you voir xD Brefons cecie u_u Joyeux chapitre à vous !!

Chapitre 2: I've lost so much and wonder why

« Lovers, keep on the road you're on

Runners, until the race is run

Soldiers, you've got to soldier on

Sometimes even right is wrong»

— «Lovers In Japan» par Coldplay

Ero s'avança silencieusement dans la foule. Tout le monde la remarquait, et ça lui plaisait. Elle savait bien que tout le monde voudrait aussi la tuer dès qu'il saurait qu'elle tenait captive la princesse.

Le plan marchait bien mieux qu'il aurait pu marcher deux cent ans plus tôt. Hyrule était maintenant une mégapole, avec des problèmes sanitaires, et des trucs du genre. Il y avait des déchets plein les rues, et surtout dans celles des bidonvilles environnants. La ville marchait sur la plaine, et les monstres s'introduisait facilement en les murs de la cité. Retrouver Dark Link dans ce tumulte serait bien sûr un jeu d'enfant pour un pisteur professionnel... ce qu'elle était, cela allait de soit.

Elle ne tarda pas à le retrouver dans un café miteux, buvant dans une tasse ébréchée, avec quelques dames pauvres qui le mangeaient des yeux. Le jeune homme avait l'air d'un riche gothique, et en avait aussi l'assurance. Lorsqu'Ero prit place près de lui, il leva à peine les yeux de sa tasse, et se contenta de la finir, en jouant avec une petite balle enroulé dans du papier kraft.

Les yeux d'or et ceux de grenat se rencontrèrent alors que Dark Link finissait la dernière goutte de son thé, avec l'air d'un majordome bien dressé, mais les yeux du prédateur qui allait sauter sur l'autre panthère. Il déposa sa tasse, et pris un air carnassier et supérieur, se mettant à l'aise sur sa chaise, et en croisant les jambes.

« Alors ? » ricana-t-il en voyant la main bandée de la jeune fille. « Barbie-boy t'a donné du mal ? »

Elle éclata d'un rire loin d'être fou, mais plutôt, tout autant supérieur que l'autre, montrant un peu de rivalité côté dominance, « Ah ah ah, loin de là. J'ai trébuché sur une branche. Et je me suis cassé quelques jointures de la main gauche... heureusement, je ne me bat pas de cette main. »

« Et Blond-Barbie ? Y va bien ? Tu l'a laissé s'en tirer sans trop de mal ? » demanda Dark, avec un ricanement sinistre.

L'autre dû visiblement se retenir de partir dans un nouveau rire dément, alors qu'elle disait, « À l'heure qu'il est, il doit se vider de ses sucs gastriques sur le gazon de jardins princiers. N'est-ce pas une joie ? »

Dark eut un large sourire, avant de commencer à se balancer d'un geste désinvolte sur sa chaise, qui craqua comme si elle allait se briser.

« Tu es bien dure avec lui... »

« J'ai besoin de quelqu'un de fort pour accomplir ce qui doit être fait, Darky. Si ce garçon ets une lopette, il ne pourra jamais survivre aux souffrances qu'on enduré les autres avant lui, en ce lieu si... maléfique.»

Dark eut un sourire effronté, avant d'ajouter, « Comme tu voudras, princesse. Tu sais que je te suivrais jsuqu'au bout du monde. »

La dernière phrase était loin d'être une phrase d'amour; c'était un vrai ricanement sinistre, accentué d'une voix presque hypocrite. La fausseté des Ombres était bel et bien une chose troublante. Surtout pour les pauvres femmes assises au café, qui avaient suivi la conversation depuis le début. Un silence confortable s'installa, quelques minutes avant que Dark Link ne s'exclame, en jetant sa tasse dans un geste meurtrier dans l'œil d'une des serveuses qui passait derrière lui.

« Tu sais que j'ai envie de faire ? » demanda-t-il en se levant.

« Je le saurais dès que tu le diras, Dirty-boy. » ricana l'autre, en se levant à son tour, ne retenant presque plus son fou rire.

« J'ai envie de faire sauter toute la Place. » Il se tourna vers elle. « Tentant, non ? »

« Fais ce que tu veux, Sexy-boy. C'est de tes affaires. Mais je peux bien t'aider... allez, passe-moi ta boule de papier, je veillerai dessus. » dit-elle d'une voix obscure, un peu enjouée.

L'autre eut un très large sourire carnassier, avant de lui lancer la balle, et qu'elle ne disparaisse comme si elle était devenu invisible. L'autre se tourna vers les femmes, qui étaient maintenant complètement effrayées, et suaient à grosse goutte dans leur corset. Ses yeux serpentins se réduisirent à deux minces fentes, lui donnant vraiment un air de ressemblance avec un cobra noir.

« Mesdames, fusse-t-il que vous n'eusse pas écouté, je ne serais pas obligé de détruire toute cette jolie place... mais bon, à quoi bon faire des plans dans les cafés si il n'y a pas de fun ? » leur dit-il d'une voix séductrice.

Il leva les bras, et la fontaine qui crachait difficilement de l'eau explosa dans un grand « BSLASH ». Des trombes d'eaux s'élevèrent vers le ciel, et des soldats se précipitèrent pour voir ce qui se passait. Dark ne perdit pas de temps à s'approcher, en sortant une longue épée de nul part, et faucha les passant en humant une chanson, « Sanbanme Arisu wa osanai ko. Kirei na sugata de, Fushigi no Kuni. Ironna hito o madowasete, okashi na kuni o tsukuriageta. Sonna Arisu wa kuni no joou. Ibitsu na yume ni toritsukarete. Kuchiyuku karada ni obienagara, kuni no chouten ni kurin suru. »

Les gardes se jetèrent sur ses hommes au drôle de langage, sans être capable de l'atteindre de leur lance. Rien ne touchait cet homme. Pas même les pleurs des enfants qu'il blessait, ou de ceux dont il tuait les mères. Ni même des orphelins dont il faisait sauter les abris temporaires. La place fut rapidement réduite à un champ de ruines ensanglantées. Il ne restait plus que les canalisations orientées vers le ciel, crachant dans les airs des trombes d'eau brunie.

.oO0Oo.

Sur les murailles, loin de l'endroit du massacre, dont la fumée était visible de la frontière de la ville, Ero se mit à traduire pour elle-même, « La troisième Alice était une jeune fille, une icône magnifique au Pays des Merveilles. Trompant d'innombrables personnes, elle créa un pays étrange. Cette Alice était la reine du pays. Possédée par un rêve déformé et craignant son corps en décomposition, elle régna au sommet du pays. »

Elle sourit en entendant les cris lointains, avant de déballer le paquet rond enveloppé de papier kraft.

À l'intérieur, il y avait une simple boule de verre. Elle aurait facilement put passer pour celle de la vielle Irma, mais il en était tout autre. Elle luisait au soleil, et son intérieur était éclairé d'une petite lumière. Et son contenu aurait surpassé le prix de toutes les fées possibles pour les chasseurs de fées...

À l'intérieur, il y avait la pauvre Zelda, misérable dans sa robe de mousseline bleue, et les cheveux bien coiffés, recroquevillé sur le sol de la boule. Visiblement, l'amusement que Dark avait avec la boule était de la torturer en lançant l'objet dans les airs pour que la minuscule princesse soit ballotée dans tous les sens.

Ero tendit le bars vers le massacre en disant, « Regarde. Si Blond-Barbie ne nous aide pas, c'est ce qui arrivera au pays entier.»

Zelda s'appuya de ses poing minuscules sur la parois de verre de sa prison, semblant ébranlée par la vue de son pays en pleine destruction. Elle se retourna aussi vivement, et cria quelque chose avec un air complètement hors d'elle, mais le son ne se rendait pas. Elle s'étranglait à hurler pour rien, et de semblait même pas le remarquer.

« Excuse-moi, Pleurnichette. Je n'entends rien... » dit Ero avec un large sourire carnassier. Elle adorait le sentiment de dominance qu'elle obtenait de la princesse prise dans la boule de verre. Elle la glissa dans sa sacoche en grinçant à cause de ses jointures, avant de la refermer pour empêcher toutes échappatoires planifiées par la peste de princesse.

« Eh, Eiji. Bientôt, on sera ensemble comme autrefois ! » dit-elle d'une voix nostalgique, et sereine, qui portait toutefois une tristesse sans borne.

Et elle repartit dans un rire démoniaque, en poussant les bras vers le ciel. Son air de sorcière s'accentua, alors qu'une tour complète du château sombra dans les douves avec un son assourdissant. Les cris et les exclamations qui s'élevaient de la ville doublèrent alors que les plus grands monuments tombaient dans des sons horribles et des cris à glacer le sang.

.oO0Oo.

« Eiji-kun ! Eiji-kun ! »

La jeune fille criant ce nom avait les cheveux roses aurores, et les yeux dorés. Pas de doutes, c'était bien cette fille qui avait enlevé Zelda avec son double maléfique... mais pourquoi il rêvait à elle ?

« Rosa-chan ! Qu'est-ce que tu fais ici ? » demanda un garçon au cheveux noirs, légèrement bouclés, lui tombant sur ses yeux bleus glacés, en amande. Il se tenait dans un jardin de riche, assis sur une balançoire avec un énorme livre de médecine, semblait-il, sur les cuisses.

Ils semblaient tous les deux avoir tout au plus sept ans dans le cas du garçon, et cinq ans dans le cas de la fillette, et les grands yeux de 'Rosa', si tel était son nom, n'annonçait en rien sa nature maléfique de ce qu'il avait vu lors leur rencontre.

« Je suis venue de voir, baka ! Uwa uh uh ah ah ah ! » s'exclama la fillette en riant.

L'autre la suivit dans son rire.

'Mais pourquoi je rêve de cette fille ?' se demanda-t-il. 'Cette fille a enlevé Zelda... enfin, Dark Link... mais ils sont partenaires, non ? Alors pourquoi je rêve à elle ?'

Le garçon aux cheveux noirs sautant de la balançoire, et déposa son livre sur le sol, et des papillons s'y posèrent presque aussitôt, alors que d'autres volaient alentour avec des mouvements gracieux de leurs ailes. Les deux enfants regardèrent avec leur grands yeux, et le garçon prit la main potelée de la fillette dans la sienne, avant de l'entraîner plus loin. Link les suivit, voulant savoir où tout ça allait mener.

Ce n'est que là qu'il remarqua leur drôle d'habit; de grand peignoir de soie, qu'il dû longuement fouiller dans sa mémoire pour se rappeler le nom, qui était kimono.

La fillette avait un kimono court noir, avec les revers rouges.

'On dirait qu'elle n'a pas changé question couleur...' songea Link.

L'autre en portait un bleu marin, et semblait bien content de la couleur. Il y avait de drôle de motifs dont Link ne savait pas la significations, mais il ne s'occupait pas plus de leur vêtements que ça.

Il la guida joyeusement jusqu'à la colline, et il annonça, avec une grande joie, « Mon père se mari à Aiko-san dans trois jours... »

« Je sais... mais elle ne m'aime pas... elle ne veut pas que je vois Eiji-kun ! Parce que... parce que tout le monde dit...» commença la fillette en se mettant presque à pleurer.

« Moi je me fiche de si Aiko-san dit que tu es un démon, Rosa-chan ! Rosa-chan est la Rosa-chan de Eiji ! » protesta vivement le garçon. « Et dès que j'aurais vingt ans, c'est sur cette colline que je vais demander Rosa-chan en mariage ! Comme ça on sera toujours ensemble ! »

« Vraiment ? »

« Vraiment, Rosa-chan ! » Et il lui offrit un superbe sourire.

.oO0Oo.

Link se réveilla dans la forêt, entouré de quelques nymphes sylvestres, qui le regardaient avec leur grands yeux noisettes, les petites antennes de sauterelles leur servant de sourcils bougeant au gré de leurs mouvements.

L'une d'elle avec la peau complètement verte se pencha sur lui en demandant dans une voix qui rappelait la brise de printemps dans les arbres et les bosquets de roses, « Tu vas bien ? »

Link se contenta de sourire pour cacher son malaise. Il avait vraiment mal partout... comme si cette fille l'avait battu... c'était quoi son nom, déjà ? Rosa. C'était un joli nom qui n'allait pas bien avec une telle détraquée... il se leva, en grinçant des dents à cause de ses blessures.

« C'est vous qui m'avez soigné, mes chères Dryades (1) ? » demanda-t-il au nymphe, en regardant les bandages de lin. « Pourtant, vous n'avez que des feuilles pour soigner, n'est-ce pas... »

« C'est cette fille qui a tué des dizaines de napées et une douzaine de dryades, » répondit la nymphe verte. « C'est elle qui t'a soigné. »

« Quoi ?! » s'étonna Link. « Vous dites que... ? Vous mentez, n'est-ce pas ? C'est encore une de vos blagues comme de me voler mon bonnet et de me faire courir des heures ? »

Une nymphe avec des cheveux en feuilles plaça une main sur sa hanche droite, et balança ses hanches dans cette direction d'un geste féminin, « Nous croyions que tu t'en souvenais... tu étais conscient, gamin, même si c'était à peine. Tu lui a même cassé les jointures de la main gauche alors qu'elle essayait de t'aider... »

Link fouilla dans son esprit, et se rappela des pleurs, un peu lointain — sûrement à cause de la perte de sang qui l'avait rendu un peu groggy —, qui semblaient pouvoir concorder avec la voix féérique de la jeune fille aux cheveux d'aurore. Rosa, devrait-il l'appeler pour se montrer courtois... soudain, le souvenir lui revint dans un flash douloureux.

Rosa était penchée par dessus lui, posant de la pommade sur ses blessures, les recousant, et les entourant d'un bandage serré pour chacune. Elle pleurait comme une madeleine, et s'excusait constamment, mais pas à lui. À ce Eiji. 'Excuse-moi, Eiji-kun... je suis un monstre, et toi tu ne l'a jamais cru... ' Elle n'avait pas arrêté de dire qu'elle était un monstre. Peut-être qu'elle était comme ces femmes du Pic des Neiges ? Contrôlée par un fragment de pouvoir obscur...

Puis il se rappela lui attraper la main en criant de lui dire où était Zelda, et elle avait seulement répondu qu'elle était loin, maintenant. Il avait serré le plus fort possible... et il y avait eut un 'crac' sonore. Elle avait vivement retiré sa main en le traitant de tous les noms, avant de partir dans un geste furieux, non sans lui envoyer un coup de pied dans les côtes.

Link s'appuya sur un arbre, et s'excusa auprès des dryades, avant de courir dehors des bois pour tomber sur son cheval toujours là. La belle Épona semblait tout autant ébranlée que lui quant à la situation, et il y avait aussi des traces de sabots près d'elle. Il se demanda si cette fille et Dark Link étaient venus avec des chevaux, ce qui était bien possible.

Il entendit les nymphes chanter un chant d'adieu à leur sœurs disparues.

La la la la, la la la la...

Le garçon se dépêcha de monter en selle, et détala. Le chant des nymphes pouvait se révéler aussi mortel que celui des sirènes. Envoutant un homme en moins de deux, et le rendant une pauvre loque amoureuse. Et rien ne guérissait l'amour... à part une bonne douche froide, et encore fallait-il faire attention aux néréides ou aux océanides, dépendant de l'endroit... ah non, ça c'était avec la flûte de Pan des Faunes...

La la la la, la la la la...

Même les napées et les nymphes des rivières se joignaient au chant. Bon sang ! Mais combien en avait-elle tuées ?!

Le chant continuait, et Link se sentait sombrer dans le sommeil, et il avait une vilaine envie de faire demi-tour et d'aller passer le restant de ses jours avec la belle nymphe à la peau verte, et peut-être aussi celle avec les cheveux en feuilles... ah, ce serait diablement agréable...

Il secoua la tête pour s'empêcher d'avoir plus de pensées de ce genre, et poussa sa monture au triple galop, pour aller en ville le plus rapidement possible. Il devait absolument rattraper cette démone !

.oO0Oo.

Ero marchait tranquillement au côté de Dark, qui continuait à lancer la boule de Zelda en l'air. La princesse avait l'air d'être sur le point de gerber, et protestait avec des insultes qui ne seraient jamais entendues. Le chant magique des nymphes se rendaient même dans le canyon creusé par l'ancien affluent de la rivière Zora, et des oréades sortaient des pierres de la haute falaise pour chanter leur peine du massacre de leur sœurs des plaines et sylvestres. Mais personne ne savait que les coupables étaient ces deux voyageurs excentrique avec un fée dans une grosse bille de verre...

« Vraiment, ce chant des nymphes... » grogna Dark en se frottant les tempes et en arrêtant de s'amuser un instant, « Ça me brûle les oreilles !! »

Ero éclata d'un rire franc, « On voit bien là un fan de metal ! »

Sur ce, elle sortit de sa sacoche un petit appareil plat qu'elle épousseta soigneusement, comme s'il allait se briser facilement au moindre mouvement brusque. Elle appuya sur un bouton, et une pomme argent à moitié croquée s'afficha. Zelda semblait captivée dans sa bille de verre.

Une fois arrivée sur une multitude de carrés, elle appuya sur l'un d'eux — mais il n'y avait pas boutons, la surface était lisse — et du son en sortit, troublant le chant pour des oréades. C'était une chose absurde, brusque, et aux paroles dégoûtantes. Zelda n'avait jamais entendu un son si assourdissant !

« Shut Me Up de Mindless Self Indulgence, » annonça Ero.

« Cool, » dit Dark avec un immense sourire carnassier en lui prenant le truc des mains pour laisser tomber la bille de verre que Ero rattrapa en le laissant jouer avec son appareil démoniaque, comme semblait crier Zelda.

« Ra pa pam pam, ra pa pam pam. Ra pa pam pam, ra pa pam pam. The only you wanna be is... » commença à chanter Dark, avec un sourire carnassier, sachant très bien que cette chanson énervait Ero.

« Pas ça ! » s'écria-t-elle en riant.

Les nymphes se tournèrent vers eux, et l'une d'elle s'écria, « Ça va pas de gâcher les chants funéraires ?! »

« Nan, sans déc', chérie, tu crois que j' m'en occupe ? » répliqua vivement Dark, en brassant le iPod (eh ouais, c'était ça !! une ration de chocolat pour ceux qui ont deviné :P).

La chanson changeant prestement, et le petit appareil se mit à hurler, « The city sleeps in flames ! »

Dark prit alors son sourire carnassier, et approcha une main du cou de cygne de l'oréade, et le referma en un poing. Il y eut aussitôt un petit « plotch ». La tête de la créature venait de tomber sur le sol, avec une éclaboussure de sang.

« Darky-rii !! » s'exclama Ero en lui prenant le iPod des mains. « Tu vas le salir ! »

Les oréades cessèrent presque immédiatement de chanter, pour regarder la tête de la pauvre femme sur le sol. Son corps pendait à la paroi rocheuse. Dark les regarda à nouveau, et ne manqua par de grogner un peu à la manière d'un gros félin — ou plutôt, ronronner — en se léchant les babines comme l'eut fait le prédateur, avant de voir toutes les pauvres nymphes retourner dans leur trous rocheux, à la vitesse de la lumière. Un silence régna sur le canyon. Dark semblait content.

« Super. » dit Dark en se retournant vers elle avec son sourire carnassier. « De quoi mettre de bonne humeur ! »

Ero éclata à nouveau de rire. Et Zelda se plaignit dans sa bille de verre, obligée d'assister à tous ces massacres. Elle allait devenir folle … !

.oO0Oo.

La la la la, la la...

Link s'arrêta brusquement. Épona manqua le jeter à terre alors qu'il freinait d'un coup sec des rennes. Il regarda alentour. Rien. Plus un son. La plaine, dans la nuit noire, était aussi silencieuse qu'un désert en plein jour. Les napées ne chantaient plus. Pas plus que les néréides des rivières de la plaine. Il ne comprenait plus rien...

Une nymphe s'approcha de lui. Une napée en robe blanche qui flottait dans le vent, avec une apparence juvénile. Ses grands yeux bleus pleins de larmes lui rappelèrent aussitôt Iria alors qu'il partait du village, après l'incident...

« Monsieur l'épéiste ! Monsieur l'épéiste !! » pleurait la fillette.

Link descendit de cheval, et rattrapa la créature effrayée au vol. Elle lui tomba dans les bras, en pleurant. Ses cheveux blonds flottants dans le vent. Il la rattrapa au vol, et se contenta de la déposer sur le sol, en regardant les autres napées, attroupées autour d'un grand tas de feuille, sur lequel reposait une forme. Link eut soudain un pincement au cœur. Et si cette forme sur le tas de feuilles automnale... et si c'était Zelda ?

Rosa n'avait jamais dit qu'elle ne toucherait pas à Zelda s'il acceptait son marché... mais enfin, il avait cru que l'autre, cet homme en noir, l'avait enlevée...

Mais plus il s'approchait, plus il savait que ce n'était pas Zelda. Non, au contraire. Cette fille avait les cheveux d'un rouge vif, qui brillaient comme un feu de brousse dans le crépuscule, et elle était bien plus grande que Zelda... une vraie géante rousse. Peut-être même saxonne.

« Cette fille a dit qu'il y a un moyen de stopper Ero et Dark Link. Elle dit qu'elle le connait même parfaitement... » expliqua une napée plus vielle.

La plus jeune napée, pendue à son bras le supplia du regard avant de joindre la parole aux actes, « S'il te plait, monsieur l'épéiste ! Arrête-les de massacrer nos sœurs ! Ils ont essayé de massacrer les oréades du Canyon de la rivière Zora ! »

Link savait que la situation empirait encore. Il regardait cette fille, qui semblait blessée, mais pas avec une lame. Du sang sur le bord, du nez, et quelques ecchymoses, mais elle était en grande forme. Elle semblait elle aussi avoir été rabibochée, et il se doutait que c'était encore cette fille, Ero, ou Rosa. Enfin. Il se doutait qu'il en saurait plus dès qu'elle ouvrirait les yeux...

Il soupira. Et c'était reparti pour un tour... il devait encore sauver le monde. Et quel monde malchanceux, direz-vous !

.oO0Oo.

Zelda restait assise dans le fond de sa bille de verre. Au moins, Ero ne s'amusait pas à la lancer dans les airs. Ero semblait même devenue complètement désinvolte par moment. À d'autres, elle se tordait d'un rire démoniaque quand Dark Link s'amusait avec les néréides de la rivière Zora, en leur envoyant des coups de rames sur la tête, et en tuant celles qui tentaient de renverses le bateau. Zelda aurait bien aimé le voir roucouler avec les poiscailles du fond de la rivière...

Ero semblait même souvent en grande peine en regardant le ciel. Parfois, Zelda aurait pu jurer voir une larme se mettre à rouler sur le bord de sa joue, qu'elle s'empressait d'essuyer, en lui jetant un regard venimeux si jamais elle regardait. Alors, la princesse se retournait avec tout autant d'empressement, le cœur battant, espérant ne pas se faire écraser par les bottes de sa ravisseuse. Vraiment, elle se sentait comme un hamster à rouler dans le fond de cette barge...

Le silence planait depuis plusieurs heures alors qu'ils arrivèrent dans le domaine Zora. C'était désormais un vrai village aquatique. Ero s'émerveilla, en disant, « On se croirait à Water Seven. »

« Tu parles beaucoup de ce monde, » remarqua Dark, avec un certain attendrissement, dont Zelda ne l'aurait pas cru capable.

« Eh bien, j'y ai passé des moments agréables... avant que je ne sache où était Eiji et... » Elle se tourna et jeta un regard venimeux à Zelda, avant de continuer, «... qui l'avait tué. »

« Je vois... » ajouta le clone de Link. « Une bande de gentils pirates ! Fais-moi rire ! » s'esclaffa-t-il avec son sourire et son ton carnassier.

Ero se pencha par-dessus la barge, avant d'ajouter avec une voix nostalgique, le regard perdu dans les flots tranquilles, « Je te jures... et il y avait le Capitaine Luffy, un vrai petit minou lorsqu'il bat des cils ! Et son très, très, très cher quartier-maître, Zoro... ils étaient vraiment proches ces deux-là... »

« Quand je suis allé te chercher on m'a dit que tu saignais beaucoup du nez, » dit Dark d'un ton moqueur. « Comment cela se peut-il ? »

Ero s'esclaffa quant à la pique, avant d'expliquer, « Pas ma faute si le capitaine et le quartier-maître se tripotaient, parfois... »

« Dis que tu les espionnais. »

« Peut-être un petit peu... » dit Ero, en rougissant. Zelda ne l'aurait pas cru possible. Cette fille était normale, ou quoi ?

« J' te crois pas ! » s'esclaffa Dark.

L'autre se tourna vers lui, rouge pivoine, avant de s'exclamer, « Tout le temps ! T'es content ?! »

« Très, ma chère dame. » Dark ferma les yeux de contentement, en ramant vers le rivage du lac, en chantonnant encore un peu, une chanson qu'elle se doutait être comme celle entendue plus tôt.

Zelda était pantoise quant à cette conversation presque normal entre ses deux ravisseurs.

.oO0Oo.

Link chevauchait vers le lac Hylia, avec la géant rousse derrière lui — pardon, géante pour une fille, il la dépassait quand même de trois bon centimètres. Elle semblait s'amuser comme une folle. Link tenta de se souvenir de son nom... Muriel Alberich (2). Eh bien, Muriel aurait dû murir un peu et arrêter de lui crier dans les oreilles alors qu'ils chevauchaient vers le lac.

Il savait maintenant le nom de la ravisseuse de Zelda. Rosaries Ero. Ou, comme le nom qu'on lui avait souvent donné, « Ero du Rosaire ». Soit cette fille était fervente croyante, soit elle avait vraiment une drôle de réputation...

Muriel lui avait expliqué — sans s'arrêter — que Ero voulait se venger d'eux d'une manière tordue, parce qu'il y avait deux cent ans, elle avait appris que Eiji avait été tué dans ce pays... et en récoltant un peu d'information, elle avait appris qu'il avait aussi changé d'apparence. De Eiji Fukuru, il était devenu Xanto. Et, qui avait tué Xanto ? Eh bien son ancêtre du même nom, le Link d'il y avait deux cent ans.

Link ne comprenait pas pourquoi cette fille voulait se venger de lui, alors que tout ça c'était passé il y avait deux cents ans... mais Muriel expliqua bien vite que elle n'en savait pas plus, mais qu'elle voulait stopper son amie de longue date. Elle et semblait ne pas trop s'en préoccuper...

« Viiiite ! Dépêche-toi !! » s'écria Muriel.

Link sentait bien sûr que tout ça allait vachement lui taper sur les nerfs...

.oO0Oo.

Une bonne partie de la population Zora regardait avec étonnement cette jeune fille aux cheveux aurores, et ce garçon, une exacte copie de Link en plus sombre, lançant une boule enroulée dans du papier kraft. Les deux marchaient d'un pas nonchalant, élégant, et toutes les têtes se tournaient vers eux. L'homme avait un sourire carnassier, et la fille se contentait d'avoir un sourire mystérieux, ce qui faisait tourner encore plus les têtes.

Beaucoup de Zora tombaient avec la gorge tranché dans une éclaboussure de sang sur leur passage. Pourtant, ils ne faisaient que marcher. Ils avaient presque finit de remonter la rue; une dizaine de cadavres gisaient déjà dans la poussière.

La jeune fille se retourna, et donna un sourire d'excuse qui sonnait aussi faux qu'un goron soûl sonne fort. Elle glissa une main pudique devant son sourire, avant de dire d'une voix enfantine, « Oops, mon erreur. »

Une dizaine de garde Zora se jetèrent sur eux, mais l'homme en noir les arrêta en leur écrasant la gorge de ses mains, avant de jeter leur corps plus loin, et de se retourner vers les autres en se léchant les babines, une main ouvertes vers le ciel. La boule enroulée dans du papier kraft y retomba, fidèle. Il huma l'air, avant de dire, « Le cadavre frais sent si bon ! »

Sur ces mots, la jeune fille jeta la tête par en arrière en écartant les bras dans un geste théâtral, avant de partir dans un éclat de rire démoniaque. Le silence plana, brisé seulement par les hoquets déments de la jeune fille, qui passa plusieurs minutes à rire, avant de jeter la tête par devant, et de retrouver son souffle.

Elle annonça ensuite d'une voix forte et puissante, avec une démence certaine dans le ton, et une certaine moquerie également, « JE SUIS ROSARIES ERO ! »

Le silence retomba.

« JE FERAIS DE VOTRE MONDE UN ENFER ! » Et elle repartit dans un éclat de rire dément...

L'autre donna un sourire carnassier. Avant d'annoncer à son tour, d'une voix moins forte, plus paternelle, protectrice, « Et si vous comptez blesser Rosaries Ero, » Il sortit sa lame de son fourreau, juste pour la montrer, « Eh bien vous aurez à faire à moi. »

.oO0Oo.

Link arriva derrière, juste pour constater le massacre. Il se pinça le nez quant à l'odeur, et se précipita devant suivit par Muriel, qui souriait de toutes ses dents. Elle n'avait pas l'air plus concernée que ça...

Une voix s'éleva, que Link reconnut comme celle d'Ero.

JE SUIS ROSARIES ERO !

Le silence plana quelques minutes. Link aurait pu jurer qu'il avait entendu Muriel ricaner un cause « cause toujours, pauvre plouc », avant de reprendre son air sérieux. Link se demandait vraiment ce qui se passait. N'était-elle pas son amie ?

JE FERAIS DE VOTRE MONDE UN ENFER !

Link la voyait rire comme une véritable folle. Ce n'était même pas forcé. C'était une bête sauvage à abattre. Rien de plus. Une bête enragée... Muriel se jeta par devant en criant, « Et moi je vais t'y renvoyer, Rosaries Ero ! »

Ero se retourna brusquement vers elle, en la regardant d'un air venimeux, gardant sa condescendance.

« T'es qui, toi ?! » cracha-t-elle. « Qu'est-ce que tu me veux, chasseuse ?! »

Et Link savait qu'il n'y comprendrait vraiment plus rien...

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(1) = Les dryades sont des nymphes des forêts. Les napées sont celles des plaines et des bosquets, alors que les néréides affectionnent les rivières, et les océanides aiment la mer. Il ne faut pas oublier les oréades, nymphes des grottes et des montagnes.

(2) = Du nain Albérich l'Orfèvre :P