Après une longue absence, me revoici ! Je ne me souviens même pas pourquoi j'avais arrêté de poster sur ffnet, mais bref, me revoici avec quelques nouveaux chapitres que j'ai écrits entre temps. Enjoy!
En passant, désolée pour les ¯...¯ des dialogues mentaux d'Harry. C'est vraiment laid, je sais. Normalement je mets des astérisques, mais ffnet me les enlève...
Chapitre 1
Ron fixa son meilleur ami, abasourdi.
- Tu.. entends... quoi ?
- La voix de Sirius dans ma tête, compléta Harry.
Ron se passa la main devant les yeux.
- Je ne sais pas comment cela est possible, continue Harry, mais depuis quelques jours, j'entends sa voix dans ma tête. Je peux avoir des conversations avec lui, il entend tout ce que je pense...
- Tu es sûr que tu ne fais pas de fièvre, Harry ? demanda le rouquin.
- Bien sûr que non ! Maintenant, pourrais-tu nous laisser, j'étais justement en train d'avoir une conversation très intéressante avec mon parrain...
Ron hocha la tête et sortit de la chambre, non sans jeter un dernier regard ébahi vers le Survivant, couché sur le dos et en train d'avoir une conversation avec son parrain décédé, dans sa tête...
Une fois que la porte se referma derrière son ami, Harry s'allongea dans une position confortable, prêt à continuer la conversation avec Sirius.
¯Bon, où en était-on ?¯ pensa-t-il.
¤Tu sais, je ne crois pas que Ron t'a cru, pour le coup de ma voix dans ta tête,¤ vint la réponse de son parrain, dans ses pensées.
¯À vrai dire, je m'y attendais un peu... Moi non plus, je ne l'aurais pas cru s'il m'avait dit qu'il entendait des personnes mortes lui parler !¯
¤C'est vrai... Alors dis-moi, filleul, est-ce qu'Hermione va venir faire un tour ici bientôt ?¤
Harry eut un sursaut qui manqua de le faire tomber du lit.
¯Pourquoi tu veux savoir ça ?¯
¤Tu l'aimes bien, non ?¤
¯Mais non ! C'est juste une amie !¯
¤...¤
¯...¯
¤...¤
¯Bon, d'accord, je l'avoue, j'aime Hermione !¯
¤C'est tout ce que je voulais savoir ! Et elle vient quand ?¤
¯Elle arrive vendredi, et elle reste une semaine ronchonna Harry de sa voix mentale la plus vexée possible.¯
¤Aha !¤
¯Aha quoi ?¯
¤Aha, mon plan de séduction va se mettre en marche bientôt !¤
¯NON ! Non non non ! Ne te mêle pas de ça, Sirius !¯
¤Tu ne peux pas m'en empêcher, chéri ! Je suis dans ta tête !¤
¯Merde...¯
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À la table du souper, l'ambiance était encore plus tendue qu'à celle du déjeuner, mais Harry ne semblait pas s'en rendre compte. Tout ce qui le préoccupait, c'était cette assiette de pommes de terre à l'air si alléchant, posée complètement à l'autre bout de la table...
¤Eh bien, lève-toi et va les chercher, si elles te tentent tant, ces pommes de terre !¤
Harry faillit s'étouffer dans son verre de jus de citrouille. Il n'était pas encore tout à fait habitué à entendre son parrain intervenir dans la moindre de ses pensées.
- Tout va bien, Harry ? demanda Molly en l'entendant tousser.
- Oui oui, madame Weasley. Pourriez-vous me passer l'assiette de pommes de terre, s'il vous plaît ?
Le Survivant prit joyeusement l'objet de ses désirs des mains de la mère de Ron, et se servit une pomme de terre. Elle avait l'air si ronde, si tendre, qu'il avait presque peur de la couper...
¤Merlin, Harry, de la façon que tu penses de cette pomme de terre, on dirait que tu fantasmes sur une femme... ou sur Hermione !¤
¯Tu sais, Sirius, il est parfois sage de se taire...¯
¤À quoi bon ? Tu ne peux rien me faire, maintenant !¤
Il marquait un point… Harry fit de son mieux pour bloquer les intrusions mentales de son parrain et se tourna vers Ron.
- C'est bien vendredi qu'Hermione arrive, n'est-ce pas ?
- Exactement, répondit le rouquin. Et elle reste jusqu'à celui d'après.
¤Harry aime Hermione ! Harry aime Hermione !¤ chantonnait son parrain.
¯LA FERME !¯
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Harry était retourné dans sa chambre s'allonger sur son lit pour pouvoir parler à Sirius en paix. Depuis l'épisode du souper, ce dernier s'était tenu un peu plus tranquille que d'habitude. Malheureusement, depuis leur dernière conversation, Harry était incapable d'arrêter de comparer Hermione à une pomme de terre...
¤Alors, plus que deux jours avant l'arrivée de la patate séduisante ! Des plans pour la semaine ?¤
¯Non, pas de plans particuliers, et ne l'appelle plus jamais la patate séduisante !¯
¤Bon, d'accord... La pomme de terre alléchante, ça te va ?¤
¯Gniiii...¯
Pour s'enlever certaines idées pas très catholiques envers une patate de la tête, il décida de se mettre en pyjama. Il jugea qu'il faisait trop chaud dans la maison pour mettre un chandail, et se recoucha sur le lit, portant seulement son boxer à pois violets sur fond rose, cadeau de Noël de la part de Fred et George.
¤Si je peux me permettre de te donner un conseil, ne porte pas ce boxer pendant qu'Hermione sera ici.¤
¯Comment tu fais pour savoir ce que je porte ?¯
¤Tu en as une image très claire dans ta tête...¤
¯Ah bon... et puis de toute façon, Hermione n'aura aucune raison de voir mes sous-vêtements !¯
¤Que tu crois, mon cher, que tu crois !¤
¯On peut changer de sujet, s'il te plaît ?¯
¤Bon, d'accord... De quoi veux-tu parler ?¤
Harry hésita quelques instants avant de poser sa question.
¯C'est comment, là où tu es ?¯
¤À vrai dire, ce n'est pas bien intéressant. C'est noir et pas mal vide...¤
¯Sirius, es-tu en train d'insinuer que l'intérieur de ma tête est noir et vide ?¯
¤Mais non ! Je ne suis pas dans ta tête, je peux juste te parler dans ta tête ! Je suis encore derrière le rideau, sauf que je ne peux pas sortir et il n'y a absolument rien dans le coin.¤
À ce moment, Harry entendit la porte de sa chambre s'ouvrir.
- Harry, maman se demandait... commença Ginny, avant de s'interrompre d'un borborygme inintelligible.
Le regard d'Harry passa du visage rouge de Ginny à son boxer coloré. Comprenant l'embarras de la jeune fille, et le sien du même coup, Harry se fit rouler derrière son lit, sentant le rouge lui monter au visage. Quand il leva la tête, la jeune Weasley avait déjà quitté la pièce, en prenant bien soin de refermer la porte.
Ce ne fut qu'à ce moment qu'Harry entendit un rire dans sa tête.
¯Pourquoi tu ris, toi ?¯ demanda-t-il à son parrain.
¤Désolé... C'était juste... trop drôle !¤ hoquetait Sirius entre deux éclats de rire.
¯Alors si c'est comme ça, je me couche...¯
Harry se glissa entre ses draps, ignorant les protestations de son parrain, et sombra rapidement dans un sommeil peuplé de rêves plus intéressants les uns que les autres...
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Le vendredi arriva bien plus rapidement qu'Harry ne l'aurait souhaité. En fait, il avait extrêmement hâte de voir Hermione, il avait tout simplement peur de ce que son parrain pourrait réussir à lui faire faire pendant la semaine.
- Harry ! vint la voix de Ron du bas des escaliers. Elle arrive !
Le jeune homme se leva d'un coup, son cœur battant la chamade. Qu'est-ce qu'il allait dire ? Qu'est-ce qu'il allait faire ? C'était une chose de la voir à l'école, au moins il pouvait facilement trouver des sujets de conversation, mais ici, à Grimmauld Place ? Elle allait le trouver idiot, c'était sûr et certain !
¤Du calme, cow-boy ! Prends une grande respiration, descends les escaliers, et souhaite-lui la bienvenue à Grimmauld Place ! C'est ta maison, maintenant, après tout...¤
C'était la chose la plus sensée que Sirius avait dite depuis quatre jours. Harry lissa du plat de la main un pli imaginaire dans son chemisier, essaya inutilement de rendre ses cheveux présentables, prit une grande respiration et descendit dans l'entrée.
Il arriva en bas au même moment où Hermione franchissait la porte d'entrée. Elle n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vue...
¤Bien évidemment qu'elle n'a pas changé, tu l'as vue la semaine dernière !¤
Hermione fut amicalement embrassée par tous les membres de la famille Weasley qui se trouvent dans la maison, ainsi que par Remus, Tonks, et même Dumbledore ! Finalement, il ne resta plus qu'Harry qui ne lui avait pas souhaité la bienvenue. Hermione se tourna vers lui avec un grand sourire (avoir des dents de taille normale la rendait incroyablement plus belle !).
- Salut, Harry !
- Oui euh... bienvenue à Grimmauld Place, Hermione !
¤Bien joué ! Maintenant, embrasse-la !¤
¯Mais t'es complètement malade ?¯
¤Pas sur les lèvres, idiot, juste une petite bise sur la joue, comme tous les autres ont fait !¤
Le débat mental fut interrompu quand Hermione s'avança et plaqua un baiser sonore sur la joue d'Harry, qui devint immédiatement rouge comme une pivoine.
¤Chapeau !¤ dit Sirius sarcastiquement.
¯La ferme, Sirius...¯
- Le souper est prêt ! cria Molly, qui s'était éclipsée dans la cuisine.
Toute la petite compagnie s'assit autour de la grande table, où un poulet fumant les attendait. Les convives se servirent joyeusement, parlant de tout et de rien. Harry, assis entre Hermione et Ron, avait déjà commencé à s'empiffrer, pour éviter d'avoir à faire la conversation avec Hermione.
¤T'es pitoyable.¤
¯Je sais...¯
Sa voisine se tourna vers lui, lui présentant un plat, souriante.
- Tu veux des pommes de terre, Harry ?
Le principal intéressé sentit le sang lui monter aux joues, alors que son parrain éclatait de rire dans sa tête. Ce n'était pas vraiment une chose qu'Hermione devait lui demander, ces temps-ci... Il hocha la tête et se servit une toute petite patate.
- Juste ça ? demanda Ron en lui prenant le plat des mains. D'habitude, tu adores les pommes de terres de maman !
- Oui, et bien, euh... Je n'ai pas très envie d'en manger, ce soir...
¤Peut-être, mais tu as certainement envie de leur faire autre chose...¤
¯Tu deviens invivable, Sirius !¯
¤Normal, je suis mort !¤
- Alors, les jeunes, leur dit Tonks, qui avait aujourd'hui les cheveux orange fluo. Des plans pour la semaine ?
- Demain, on va au Chemin de Traverse, répondit Ginny. Mais à part ça, rien de particulier.
¤Moi j'ai des plans pour toi, mon cher filleul !¤
Harry, au désespoir, se prit la tête entre les mains. Il sentit la main d'Hermione se poser sur son dos, et un frisson pas tout à fait désagréable lui parcourut l'échine.
- Ça va, Harry ? demanda-t-elle d'une voix où perçait une note d'inquiétude.
Le jeune homme émit un grognement néandertalien et se leva de table.
- J'ai mal à la tête. Je vais prendre des Advil.
¤Des quoi ?¤
Les regards de tous les gens attablés – à l'exception d'Hermione – reflétaient la même pensée qu'avait eue son parrain.
- Un médicament pour le mal de tête... précisa Harry.
Il monta les marches quatre à quatre, se projeta dans sa chambre et se laissa tomber sur son lit, essayant de repousser une migraine qui arrivait véritablement.
¤C'était quoi, ça ?¤ explosa son parrain.
¯Désolé de te décevoir, mais avoir quelqu'un qui passe des commentaires à tout bout de champ dans ma tête ne m'aide pas du tout !¯
¤Eh bien, tu n'as pas fini d'entendre des commentaires de ma part. J'ai accès à toutes tes pensées, et je sais même mieux que toi combien tu aimes Hermione, alors je ne te laisserai pas la regarder pendant une semaine sans rien faire !¤
Harry sentait un nœud d'appréhension grossir dans la région de son abdomen. La semaine allait être plus longue que prévue...
¤Plus longue, peut-être, mais aussi plus... amusante !¤
¯La ferme...¯
