Petit cadeau pour célébrer la fin de mes exams! Et pour vous signaler en passant que je pars en France demain, donc que j'essaierai d'écrire dans l'avion et là-bas, peut-être. En tout cas je m'y remettrai sérieusement en rentrant, début mai ;) En attendant, profitez de ce chapitre!
Chapitre 2
- RON, DÉPÊCHE-TOI, ON VA ÊTRE EN RETARD ! hurla Ginny du bas des escaliers.
- J'ARRIVE, répliqua son frère d'un ton aussi charmant.
- ARRÊTEZ DE CRIER DANS MA MAISON ! ajouta Harry à la conversation.
¤Eh bien, je suis même pas mort depuis un mois et c'est ta maison maintenant ?¤
¯Je te signale que c'est toi qui a fait le testament, cher parrain...¯
Le grand rouquin descendit finalement les marches quatre à quatre et le petit groupe, constitué du dit rouquin, de sa sœur et de ses deux meilleurs amis se dirigèrent vers la cheminée où un bon feu vert pomme rageait.
- Passez une bonne journée, les enfants, retentit la voix de Molly alors que Ginny disparaissait dans les flammes en direction du Chemin de Traverse, rapidement suivi de son frère.
Harry s'avança pour prendre de la poudre de cheminette à son tour.
¤Hem hem, la galanterie, jeune homme !¤
Se reprenant rapidement, Harry tendit le vase à une Hermione souriante, la laissant partir avant lui.
¯Merci, vieux.¯
¤De rien, jeune.¤
Quelques instants étourdissants plus tard, Harry se retrouva face contre terre dans le sous-sol de Zonko's. Ignorant le grand éclat de rire qui retentit dans sa tête, il se releva péniblement et se retrouva nez à nez avec Hermione. Celle-ci pointa sa baguette vers l'œil gauche d'Harry, qui recula vivement, trébucha sur le tisonnier et retomba sur le postérieur.
- Voyons, Harry, rigola-t-elle, tes lunettes sont brisées. Reparo.
Le Gryffondor sentit un courant d'air et tout lui apparut soudain plus clairement.
- Euh... Merci, Hermione, dit Harry, sentant le rouge lui monter au joues.
- Bon, on va où ? demanda Ginny, lançant un regard amusé à son frère.
- On est déjà à Zonko's, pourquoi aller plus loin ?
La petite troupe monta les escaliers, Ginny en tête, Ron et Hermione la suivant, Harry fermant la marche. Le brun en profita pour laisser courir ses yeux sur le corps de son amie. Elle était si belle, surtout avec cette jupe qui laissait voir une grande partie de ses jambes fines et bronzées et qui moulait parfaitement ses...
¤Harry... ¤ vint une voix réprobatrice.
¯Pardon.¯
Harry entendit presque son parrain lever les yeux au ciel. Gardant cette fois les yeux rivés au sol, il continua son ascension.
Peu après, les quatre amis se retrouvèrent au centre du magasin bondé à craquer de sorciers de tous âges. Tout en essayant de se frayer un chemin vers les étagères les plus proches, ils se faisaient bousculer de toute part. Hermione se trouva plus d'une fois collée contre Harry et celui-ci dut user de tout son contrôle pour empêcher ses mains et ses pensées d'aller à des endroits incongrus.
- Hé, venez voir ! leur cria Ginny par-dessus la tête de ce qui semblait être les petits-enfants de Flitwick.
Quand ils l'eurent rejointe, elle leur montra une espèce de boîte translucide qui semblait être remplie de fumée de couleur changeante.
- C'est un Sentimento-Cube ! Parvati en a un, il chante une chanson qui représente les sentiments de la personne qui la tient. Essaie, Harry ! dit-elle en lui envoyant la cube dans les mains.
Harry regarda la fumée devenir rouge carmin, légèrement inquiet.
¤I'm too sexy for my shirt, too sexy for my shirt, so sexy it hurts...¤
¯La ferme Sirius !¯
- I wanna have sex on the beach, come on move your body, sex on the beach ! couina la petite boîte.
¤HAHAHAHAHAHA ! Elle est encore meilleure celle-là !¤
Harry vira d'un rouge encore plus flambant que celui du Sentimento-Cube sous les fous rires de ses amis. N'osant pas regarder Hermione, il renvoya la boîte sur son étagère et s'éloigna de ses amis, histoire de laisser le temps à son visage de retrouver une couleur humaine.
Il flâna dans le rayon des poudres à tousser, gratter, éternuer, disparaître et ainsi de suite pendant un moment, tentant vainement d'ignorer les éclats de rire de Ron et de Ginny. Et encore plus ceux d'Hermione.
¤Je m'appelle Sirius Black, reporter pour Radio-Pré-au-Lard¤ annonça son parrain d'une voix tonitruante, lui faisant échapper une pincée de poudre à gigoter dans le cou d'un enfant qui passait par là. ¤Aujourd'hui, scoop de la semaine ! Le Survivant a subi la pire humiliation de sa jeune vie quand un Sentimento-Cube a chanté une chanson lubrique devant sa – on l'espère tous – future petite amie !¤
¯...¯
¤Tu boudes ?¤
¯...¯
¤Allez Harry, tu dois avouer que c'était quand même marrant ! Non ? Allez mon vieux, un petit sourire ! Un peu d'effort ! Pour plaire à la pomme de terre chaleureuse, tu vas devoir me retrousser ces coins de lèvres !¤
¯...¯
- Harry ?
¯...¯
- Euh... Harry !
¯...¯
¤Là, mec, c'est pas moi !¤
¯Merde ! T'aurais pas pu le dire avant ?¯
Harry prit une grande inspiration, plaqua sur ses lèvres un sourire qui, avec un peu de chance, ne semblait pas trop forcé et se retourna.
- Dans la lune ? lui demanda Ginny avec un sourire éclatant.
Harry laissa aussitôt tomber le sien.
- Ah, c'est juste toi, dit-il en cherchant sa bien-aimée des yeux.
- Eh bien merci ! s'offusqua gentiment la rouquine. Si c'est comma ça, je vais partir sans t'avertir que nous partons prendre une glace chez Florian. Hermione est en avant, avec Ron...
Elle avait à peine achevé sa phrase que Harry était sorti du magasin dans la chaleur douce de cette fin-juin. Il vit ses deux meilleurs amis se frayer un chemin à travers la foule et se pressa pour les rattraper.
- Harry ! s'exlama Ron en le voyant arriver. Pourquoi t'es parti si vite ?
- Eh bien, je...
- Tu ne nous a pas vus essayer le Sentimento-Cube à notre tour ! Pour Ginny, il a chanté Love Me Do. Tu sais, "Love, love me do, you know I love you, I'll always be true", entonna-t-il en se trémoussant
- C'est pas drôle ! le réprimanda sa sœur en lui donnant une tape. Et puis toi, c'est pas mieux, avec ton All By Myself !
Harry se tourna avec stupéfaction vers son meilleur ami, qui avait perdu son sourire.
- Et pas n'importe quelle version, non plus, hoqueta Hermione. Celle de Céline Dion !
Les rires des deux filles redoublèrent d'ardeur.
- Oh, c'est bon, on est arrivés, grommela le rouquin en entrant chez Florian Fortescue. Dites-moi ce que vous voulez, je vais aller commander.
- Une glace à la menthe, s'il te plaît, répondit Hermione.
- Chocolat pour moi, ajouta Harry.
- Je vais venir avec toi, dit Ginny à son frère. Vous deux, trouvez-nous une table.
En se dirigeant vers le comptoir, la rouquine se retourna et adressa un clin d'œil complice à Harry, qui rétorqua avec une grimace.
- Oh ! Il y en a une qui se libère là-bas ! s'écria Hermione en se dirigeant d'un pas ferme vers le fond du restaurant.
¤Eh bien suis-la, nigaud !¤
¯Hé, je te sonnerai quand j'aurai besoin de tes conseils !¯
Les deux adolescents posèrent leurs sacs en évidence sur deux chaises, pour bien signifier qu'elles étaient réservées, et en prirent deux autres pour eux-mêmes. Une fois attablés, un silence gêné s'installa.
¯Euh, parrain...¯
¤Ouiiiiiiiiii, filleul ?¤
Harry soupira intérieurement.
¤J'ai entendu ce soupir ! Qu'est-ce que tu me veux ?¤
¯Tu n'aurais pas une idée de conversation par hasard ?¯
¤Tu pourrais lui demander ce que le Sentimento-Cube lui a chanté, à elle¤
Ah tiens, ce n'était pas une mauvaise idée !
- Tu ne m'as pas dit ce que le Sentimento-Cube a chanté, quand tu l'as pris.
À la grande surprise de Harry, la jeune fille rougit.
- I Believe In You, murmura-t-elle.
- Je ne connais pas cette chanson, dit Harry, un sourire en coin.
¤Mais oui, inculte, c'est une chanson de Twisted Sister ! Oooooh, if someone needed the light, I'd be there to help them fight, if they fell, I'd set them right¤ se mit à chanter Sirius d'une voix langoureuse.
- C'est de Il Divo, expliqua Hermione. Follow your heart, let your love lead through the darkness, back to a place you once knew.
¤Ah, peut-être pas alors...¤
Le Gryffondor fut surpris de constater que Hermione avait une bien jolie voix. Il allait le lui dire quand une glace au chocolat, tenue par la main fine de Ginny, se matérialisa devant ses yeux.
- Vous me devez chacun trois Mornilles, ordonna Ron en tendant un cornet à Hermione.
Cette dernière ouvrit sa bourse mais Harry avait déjà tendu six Mornilles au rouquin.
- J'ai dit trois. Tu sais compter, mon vieux ?
Le regard d'Hermione passa de la main de Ron au visage du brun.
- Oh, Harry, ce n'est pas nécessaire, je peux...
- Mais non, Hermione, c'est le moins que je puisse faire.
¤Brillante initiative.¤
¯Merci.¯
Ginny soupira.
- Quoi ? demanda son frère, les lèvres déjà pleines de glace à la vanille.
- Eh bien, je me disais justement que ça serait bien si quelqu'un payait pour moi, répondit la rouquine en lui lançant un regard en biais. Tu vois, par galanterie...
- Tu peux toujours rêver. Et tu me dois trois Mornilles.
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Le reste de la journée de déroula sans encombres. Sirius se tint à peu près tranquille. Mis à part un incident à la librairie mettant en scène Hermione, Harry, un bouquin Harlequin assez osé et des pensées qui l'étaient encore plus –
¤Oh, allez Harry, c'était drôle, avoue ! Tu aurais dû suivre mon conseil et l'acheter, ce roman.¤
Harry réussit presque à ignorer la présence de son parrain et à s'amuser en présence de ses meilleurs amis. Plusieurs heures après leur glace, ils se retrouvèrent de nouveau en face de Zonko's, épuisés après une journée bien remplie. Les deux filles s'appuyaient l'une sur l'autre tandis qu'Harry et Ron portaient tous les paquets – Ron avait fini par se faire forcer à la servitude par sa sœur.
- J'imagine que tout le monde veut rentrer, dit Harry, jetant des regards aux visages fatigués de ses amis.
Trop las pour dire quoi que ce soit, ils ne firent qu'hocher la tête. Les quatre amis retournèrent dans le feu de Zonko's et, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, déboulèrent dans le salon de la maison de Sirius. Ron venait à peine de dépoussiérer son chandail que sa mère apparut dans le cadre de la porte.
- Les enfants, vous rentrez juste à temps. Le souper est servi.
Déposant les paquets temporairement au bas des escaliers, ils se rendirent à la cuisine et s'assirent – ou plutôt s'effondrèrent – sur leurs chaises. Il n'y avait aucun invité ce soir, seulement les Weasley, Harry et Hermione. Et Sirius. Arthur scruta leurs visages hagards.
- Eh bien, vous m'avez l'air bien fatigué !
- Beaucoup marché, répondit éloquemment Ginny.
- Oh regarde George, dit Fred, les petits enfants sont épuisés ! Pauvre d'eux !
- La ferme Fred, répliqua Ron en mâchouillant une carotte.
- Ça suffit, trancha Molly avant que la situation ne dégénère. Vous quatre, dînez, et après zou ! Au lit ! Les jumeaux, vous les laissez dormir en paix ou c'est vous qui dormirez en paix.
Le reste du repas se déroula sans problèmes, sans pommes de terre et sans interruptions. Sirius semblait être aussi endormi que son hôte. Aussitôt la dernière bouchée de plum pudding avalée, Harry, Ron, Hermione et Ginny montèrent à leur chambre tels des zombies. Harry ferma la porte de la chambre qu'il partageait avec Ron pour se changer avant de se rendre à la salle de bains. Il parcourut les quelques mètres qui séparaient sa chambre des toilettes et remarqua qu'elles étaient déjà occupées. Hermione était déjà penchée au-dessus de l'évier et se lavait le visage. Mais ce n'est pas son visage qu'Harry remarqua. Son amie ne portait qu'un t-shirt large qui lui couvrait à peine le haut des cuisses.
¤Houlà !¤
¯C'est tout ce que tu trouves à dire ?¯
¤Je ne fais que répéter ta pensée.¤
Harry savait bien qu'Hermione n'était pas la fille la plus jolie du monde sorcier et avait des formes qui n'étaient pas de taille à côté de celles de Lavande Brown, mais en ce moment, Harry ne pensait qu'à une chose; ce qui arriverait s'il soulevait le bas de ce t-shirt…
Il n'eut cependant pas le loisir de contempler cette possibilité longuement, car Hermione ferma le robinet et sortit de la salle de bains.
- Oh Harry ! Je ne t'avais pas vu – elle se pencha et lui déposa un baiser sur la joue – Je vais me coucher. Bonne nuit !
- Oui euh, dors bien, marmona Harry en entrant dans la pièce à son tour.
Il ferma la porte à double tour et se hissa sur le comptoir, le froid de la céramique donnant un choc à sa peau chaude et moite. Il prit quelques secondes pour calmer sa respiration puis réfléchit à sa situation.
¯Sirius, tu es là ?¯ interrogea-t-il.
¤Où veux-tu que j'aille ?¤
¯Je fais quoi maintenant ?¯
¤Il me semblait que tu ne voulais pas de mon aide.¤
¯Oui, mais…¯
¤Mais…¤
¯Mais…¯
¤Le petit Harry penserait-il à accepter l'aide de son parrain chéri ?¤
¯Hrgmphouipeut-être¯
¤Haha, et Sirius l'emporte encore une fois ! L'ancien malfaiteur de Hogwarts va revenir en force ! Tu verras Harry, je vais transformer cette semaine en la meilleure semaine de ta vie ! Et, accessoirement, de celle de ta belle.¤
Mais dans quoi s'était-il encore embarqué…
