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Chapitre 5

Harry avala sa dernière gorgée de café et sortit courageusement de la cuisine.

- Ah, Harry, enfin tu es prêt. Allons allons, nous n'avons pas de temps à perdre.

Harry rejoint ses amis, de l'autre côté du salon. Il sourit en constatant qu'ils avaient tous l'air aussi hagard que lui. Ils avaient à peine franchi le pas de la porte, de retour de leur aventure mouvementée dans la forêt, que Molly les avait recrutés pour faire un ménage de fond en comble de la maison de la Place Grimmaurd. Les six jeunes avaient dû négocier fort pour obtenir une tasse de café chaud et requinquant avant de se mettre à leur dur labeur.

- Arthur, Nymphadora et Remus sont déjà dans le jardin, commença Molly en mettant dans la main d'Harry un plumeau rose. Fred et George, je veux que vous vous occupiez du salon et de l'entrée. Harry et Hermione, ce seront les chambres à coucher. Et Ron et Ginny, dans la cuisine avec moi.

Les deux plus jeunes Weasley ronchonnèrent à l'idée de passer l'après-midi en compagnie de leur mère, à laver poêles, assiettes et ustensiles. Les jumeaux disparurent, se moquant de la mauvaise fortune de leurs cadets. Harry jeta un regard en biais à Hermione et faillit éclater de rire en constatant qu'elle le regardait de la même façon.

- Après vous, mademoiselle, dit-il en esquissant une petite courbette ridicule.

¤Skispasse ?¤

Harry faillit perdre l'équilibre en se redressant tant la voix l'avait surpris.

¯Je croyais que tu dormais.¯

¤Eh bien, je suis réveillé. Peux-tu m'expliquer cette image d'Hermione avec un plumeau que tu as dans la tête ?¤

Une chance qu'Hermione avait déjà commencé à grimper les escaliers parce qu'Harry aurait eu bien du mal à expliquer pourquoi il était devenu rouge comme une tomate si soudainement.

¯Molly nous a recrutés pour faire le ménage,¯ marmonna-t-il mentalement.

¤Ouah ! Voilà une journée bien passionnante qui s'annonce !¤

¯Je t'interdis de te moquer !¯

¤Ah oui ? Et qu'est-ce que tu peux bien me faire si je ne t'obéis pas ?¤

¯Eh bien… Hermione et moi allons passer l'après-midi dans les chambres à coucher… Y compris la tienne…¯

¤Harry, s'il te venait à l'idée de folâtrer en compagnie d'Hermione sur mon lit, j'en serais honoré.¤

Harry n'avait pas compris comment la blague avait pu se retourner contre lui. Toujours est-il que le rouge lui remonta encore une fois aux joues et que cette fois, Hermione le remarqua.

- Harry, ça va ? Tu es tout rouge. Tu as chaud ?

¤Oui, mais pas à la tête…¤

¯LA FERME SIRIUS !¯

¤Hin hin hin…¤

- Ce n'est rien Hermione, t'inquiète, dit-il en adressant à sa compagne un regard franc. On commence ?

Hermione haussa les épaules et tourna la poignée de la première porte qui se présentait à eux – en l'occurrence, celle d'une chambre d'amis qui n'avait visiblement pas été utilisée depuis Mathusalem. De vieux meubles étaient recouverts de toiles d'araignée, donnant à la pièce un aspect lugubre digne d'un film d'horreur. Au mur pendaient deux tableaux à moitié rongés par les mites représentant un château sur le bord d'un lac. Poudlard, peut-être, mais la toile était trop trouée pour être reconnaissable.

La première, Hermione prit une dernière bouffée d'air frais et, réprimant un frisson de dégoût, traversa la chambre avec de grandes enjambées et ouvrit grande une fenêtre. Déjà, un peu de vent et de soleil semblaient requinquer la pièce. Harry entra à son tour et se mit immédiatement à l'assaut des toiles d'araignée avec son plumeau rose.

Trois quarts d'heure et sept araignées écrasées plus tard, Harry et Hermione se placèrent au milieu de la chambre pour admirer leur oeuvre. Rien ne brillait ni ne luisait et les meubles étaient toujours aussi sinistres, mais au moins il n'y avait plus une couche de poussière partout et la fenêtre ouverte avait commencé à évacuer l'odeur de renfermé. Avec un soupir, ils se laissèrent tomber côte-à-côte sur le lit. Hermione se tourna vers Harry, un sourire au coin des lèvres, et dit :

- Plus que sept !

Harry poussa un soupir qui s'interrompit avec un hoquet lorsqu'il sentit un contact sur sa cuisse. Il baissa les yeux pour se rendre compte que la jambe d'Hermione s'était déplacée jusqu'à se presser contre la sienne sur toute sa longueur. Il posa sa main sur celle de son amie, reposant sur l'édredon. Leurs regards se rencontrèrent. Leurs têtes s'inclinèrent de quelques degrés, leurs bouches s'approchaient inexorablement, et –

Kreattur entra dans la chambre en courant. Harry sentit un courant d'air quand Hermione se leva précipitamment.

- Kreattur, qu'est-ce qui –

- Sale petit elfe de maison ! hurla Fred en entrant à son tour dans la pièce.

- Fred ! le réprimanda Hermione. Ne l'insulte pas !

- Il ne perd rien pour attendre, continuait Fred en tentant d'acculer Kreattur au mur. Ce crétin m'a pris –

Harry se jeta dans la mêlée. Si Ginny avait appris à contrôler le portrait de la mère Black, le nouveau propriétaire de la maison en avait fait de même avec son serviteur.

- Kreattur, dit-il sèchement, interrompant Fred dans sa tirade. Rends immédiatement ce que tu as volé.

L'elfe grommela, mais il lui était impossible de ne pas obéir à un ordre direct de son maître. Fred repartit donc satisfait et Harry et Hermione purent se rendre dans la pièce voisine.

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- Pouah, ça pue ! s'exclama Hermione en se couvrant le nez d'une main.

Harry venait d'ouvrir l'avant-dernière porte de l'étage, une salle de bain hors service. À en juger par l'odeur, il devait y avoir un ou deux rats morts dans les tuyaux… À grand renfort d'assainisseur d'air, les jeunes sorciers finirent par réussir à entrer sans perdre connaissance.

Hermione se battait avec le robinet pour faire couler de l'eau dans le bain crasseux pendant que don ami déversait des bouteilles entières de liquides nettoyants, anti-crasse et anti-rouille dans les toilettes.

- C'est dégradant de devoir faire ça, maugréa Harry quand son essai à tirer la chasse d'eau ne fut récompensé que par un « gloub » des plus douteux.

- Les elfes de maison ont à faire bien pire, parfois.

- D'ailleurs, il est où le mien ? Ça lui ferait du bien de récurer quelques cuvettes de toilettes au lieu de piquer les trucs de tout le monde.

- Harry !

Harry se passa une main dans les cheveux en soupirant. Ce n'était pas le moment d'énerver Hermione… Bon, il devait trouver une ventouse. Même dans une maison sorcière, il devait bien y en avoir un…

¤Sous l'évier à droite.¤

¯Merci.¯

Il se pencha vers la porte et, après quelques efforts parce que le bois avait gonflé avec l'humidité, réussit à l'ouvrir. Un liquide épais et verdâtre s'écoula sur ses pieds, lui tirant une exclamation de dégoût. Son amie se rapprocha et examina avec lui les dégâts.

- On dirait que ça s'écoule toujours de sous l'évier, dit Hermione en baissant la tête pour avoir une meilleure vue. Le tuyau, là, il fuit, tu vois ?

Harry rassembla son courage et se mit à quatre pattes à côté d'Hermione, évitant le plus possible la mare qui était en train de se former à leurs pieds. Il regarda l'endroit que lui désignait Hermione et, effectivement, vit un filet d'eau fuir d'entre la jointure d'un tuyau. Il s'empara d'une clé anglaise et l'ajusta autour du tuyau. Alors qu'il commençait à tourner, il sentit le souffle d'Hermione dans son oreille. La main toujours sur la clé, il se tourna pour voir le visage de son amie, ses yeux noisette fixés sur lui. À deux têtes sous l'évier, ils n'avaient vraiment pas d'espace pour manoeuvrer… À chaque tour de la clé, les visages s'approchaient…

¤Harry ! Arrête de tourner cette clé, le tuyau…¤

Harry eut quelques instant l'impression que leur baiser avait déclenché un déluge. Puis il réalisa deux choses : leurs lèvres n'étaient pas entrées en contact, donc il n'y avait pas eu de baiser, et le déluge provenait du tuyau qui, semblait-il, venait d'imploser.

¤Je te l'avais bien dit !¤

¯Non en fait, tu ne m'avais rien dit du tout !¯

¤Oui bon, enfin, j'allais te dire que Lucius Malefoy avait traficoté le tuyau pour jouer un tour à mon frère un été, et personne n'a jamais su le réparer. C'est pour ça que cette salle de bains est désaffectée.¤

- Je déteste Malefoy…, grommela Harry, tendant une serviette à Hermione.

- On dirait qu'on en a encore pour la soirée, constata Hermione en s'essorant les cheveux.

Harry soupira en contemplant l'inondation.

- Je vais chercher les éponges…

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Il était près de dix heures du soir quand Hermione et Harry sortirent enfin de la dernière chambre. Ils s'assirent sur la première marche d'escalier pour se reposer un peu. Ils entendaient encore la famille Weasley, un étage en-dessous faire leurs tâches. Apparemment, Ron était en train de se battre avec un gnome qui était entré dans la cuisine par la fenêtre. Hermione rigola et posa sa tête sur l'épaule d'Harry.

- En fin de compte, on s'est bien amusés aujourd'hui.

- Oui, enfin, je peux penser à bien d'autres façons de s'amuser qui impliquent bien moins de poussière, d'araignées et d'inondations, répondit Harry avec un sourire.

- C'est sûr. Mais au moins, on a eu la journée tout seuls… presque.

Le sourire d'Harry s'élargit et il déposa un baiser sur les cheveux d'Hermione. Celle-ci releva la tête et regarda son voisin dans les yeux. Pour la troisième fois de la journée, leur yeux se fermèrent et leurs visages se rapprochèrent. Quand Harry sentit le souffle de sa dulcinée sur ses lèvres, il se figea, s'attendant à une interruption.

Ce fut Hermione qui combla les quelques derniers millimètres qui les séparaient, et leurs lèvres entre-ouvertes se rencontrèrent finalement. Harry passa une main dans son dos pour que leurs corps se rapprochent. Ceci devait bien être le meilleur moment de sa jeune vie.

¤Pouf ! Pouf ! Pouf !¤

¯Mais qu'est-ce que tu fous ?¯

¤J'imite des feux d'artifice. La situation s'y prêtait, non ?¤

¯Ce que tu peux être con, des fois…¯