Merci à Ayame d'avoir corrigé et d'avoir laissé des petits commentaires qui m'ont bien fait marrer ^^

Ceci est le dernier chapitre (avant l'épilogue) mais... j'imagine que ça ne sert strictement à rien de vous dire de lire lentement pour en profiter ?

Enjoy !

Note:

Whitewolf approuve de ma technique complètement idiote d'éviter des lemon ^^ Vous aussi j'espère? La scène est inspirée d'une certaine scène d'Astérix et Cléopâtre et les infos sur les bernard-l'ermite viennent de Wikipedia. Même le bout sur la paella aux bigornaux.


Chapitre 7

Joyeux anniversaire, Tonks ! Que cette année –

- Harry ! l'appela une voix de la cuisine. On a besoin de toi !
- J'arrive !

Harry écrivit à la hâte les derniers mots dans la carte d'anniversaire de Tonks, la glissa dans son enveloppe et la déposa sur le petit monticule de cadeaux en se dirigeant vers la cuisine.

À l'entrée de la pièce, il se figea sous le choc. Jamais il n'avait vu un tel désordre. Ron, les bras plongés jusqu'aux coudes dans une profonde marmite, semblait touiller une espèce de soupe épaisse. Ginny et Luna, qui étaient venues de chez les Lovegood en renfort, s'occupaient de placer joliment des légumes sur des assiettes. Harry faillit éclater de rire en voyant que Luna avait disposé ses céleris dans une mer de carottes de sorte à former le visage de la fêtée. Hermione, quant à elle, semblait en charge du gâteau d'anniversaire. Elle lisait avec attention le livre de recettes qui lévitait devant elle, ajoutant à sa marmite les ingrédients avec autant de concentration que si elle réalisait une potion difficile pour le professeur Rogue.

- Harry ! s'écria Molly en lui agrippant le bras. Tu pourrais badigeonner d'huile et d'épices les poulets pour qu'ils soient prêts à mettre au four, cet après-midi ?
- Mais bien sûr !

Il grimaça en voyant les huit poulets qui l'attendaient sur le comptoir.

¤Vois le bon côté des choses. Au moins, ils sont déjà morts.¤

Ignorant la réplique idiote –

¤Hey !¤

– de son parrain, Harry prit le pinceau qui reposait sans l'huile et se mit à badigeonner les carcasses roses des oiseaux.

L'heure suivante se passa dans un silence relatif, chacun occupé à ses propres tâches culinaires. Harry s'appliqua à épicer les poulets – juste assez mais pas trop, comme lui avait appris Pétunia – et les mit dans le four. Il ne savait pas comment huit poulets pouvaient entrer confortablement dans un four d'apparence normale, mais après la voiture des Weasley et la tente de la Coupe du Monde de Quidditch, rien ne l'étonnait.

Il rejoignit alors Hermione, qui s'appliquait maintenant à confectionner le glaçage au chocolat qui irait sur le gâteau. Une ride de concentration lui barrait le front pendant qu'elle comptait les gouttes de lait qu'elle laissait couler dans le bol, et une trace de chocolat était visible au coin de ses lèvres.

- Tu as goûté, vilaine, chuchota Harry.

Surprise, Hermione leva les yeux. Harry jeta un regard au reste de la cuisine puis, assuré que personne ne regardait dans leur direction, passa furtivement son pouce sur la lèvre d'Hermione pour enlever la tache. La jeune fille rougit jusqu'à la racine des cheveux. Harry se lécha le doigt – le glaçage était délicieux – et, pour donner un coup de main à Hermione, il mit la main à la pâte.
Littéralement.


Au grand soulagement d'Harry, les poulets furent bons. Même délicieux, aux dires de certains. Après le repas, Tonks avait insisté pour ouvrir ses cadeaux avant le dessert – le gâteau d'Hermione. « C'est la tradition dans la famille de mon père ! » avait-elle argumenté, alors toute la troupe s'était dirigée vers le salon, malgré l'évidente déception de Ron d'avoir à attendre au moins trente minutes de plus pour se gaver de chocolat.

Ron, Harry et Neville – qui avait été invité pour la soirée – s'installèrent sur le fauteuil, les filles à leurs pieds. Ils regardèrent avec amusement Molly tendre un premier cadeau à Tonks, qui sautillait et tapait des mains comme un enfant de cinq ans le matin de Noël. Harry pensa soudain à son parrain, qui n'avait pas pipé mot depuis plusieurs heures.

¤Je suis là, je suis là, ne t'inquiète pas.¤

¯Je ne m'inquiète pas, au contraire. Tu faisais quoi ?¯

¤Je jouais à la pétanque avec Napoléon et Godric Gryffondor.¤

¯…¯

¤Je réfléchissais à la prochaine étape.¤

Harry applaudit avec les autres quand Tonks déballa ce qui s'avérait être un feu d'artifice de la part des jumeaux qui écrivit 'Joyeux Anniversaire Nymphadora !' en lettres scintillantes, mais demanda avec appréhension :

¯La prochaine étape de quoi, au juste ?¯

¤Du plan.¤

¯… Mais encore ?¯

¤Ginny retourne chez Luna ce soir ?¤

¯Oui…¯

¤Alors Hermione va être seule dans sa chambre.¤

Harry se retint juste à temps pour ne pas enfoncer son visage dans un coussin et hurler. Son parrain n'allait pas se mêler de ça, quand même ?

¤Oh que si que je vais m'en mêler ! Si près du but, tu croyais que j'allais m'éclipser poliment ?¤

¯J'espérais un peu, oui.¯

¤Tu me connais si mal,¤ dit Sirius avec un soupir exagéré.

Harry faillit hurler quand il remarqua que Tonks se tenait debout en face de lui. Elle se pencha et lui déposa un baiser sonore sur chaque joue.

- Merci beaucoup, Harry, dit-elle. Cette plume est magnifique, elle ira parfaitement dans mon bureau.
- Rédige beaucoup de mandats d'arrêt pour des Mangemorts avec, répondit Harry.

Tonks lui fit un clin d'œil et retourna s'asseoir, prête à recevoir le cadeau suivant.

¤Une plume ?¤

¯L'encre écrit de la couleur préférée du destinataire.¯

¤Ah, c'est mignon…¤

¯…¯

¤Alors, pour ce soir.¤

Harry gémit intérieurement.

¯Sirius, il ne t'est jamais venu à l'idée qu'elle ne voudrait pas que j'aille passer la nuit avec elle ? Ça fait à peine trois jours qu'on est ensemble – si on peut même appeler ça être ensemble – et Hermione n'est pas le genre de fille à passer toutes les étapes en même temps.¯

¤Après demain, vous ne vous verrez plus avant la fin de l'été, exact ?¤

¯Oui, mais - ¯

¤Crois-tu être capable de te… retenir tout ce temps ?¤

¯Non, mais - ¯

¤Et elle, crois-tu qu'elle a envie de partir deux mois en Corse avec ses parents en se contentant de quelques baisers ?¤

¯Je ne sais pas, mais - ¯

- Harry, tu viens ? C'est l'heure du gâteau.

Harry n'avait pas remarqué que Tonks avait déjà fini de déballer ses cadeaux. Hermione et Neville l'attendaient pour le dessert, Ron s'étant déjà précipité vers la cuisine.

¤On en reparlera,¤ finit Sirius alors que Harry suivait ses amis vers la cuisine.

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Plusieurs heures plus tard, les invités étaient finalement tous partis et Harry se préparait à se coucher. Il sortit de la salle de bains et se dirigea vers la chambre qu'il partageait avec Ron. En chemin, il passa devant la porte entre-ouverte d'Hermione et ne put s'empêcher de s'arrêter.

¤Tu vois, toi aussi tu en as envie.¤

¯Mais non, je veux simplement lui dire bonne nuit.¯

¤C'est ça, et moi je suis un cornichon à trois têtes.¤

¯…¯

¤Passons. Mais tu t'es arrêté, là, sans que j'aie dit quoi que ce soit. Tu veux entrer dans cette chambre. Avoue-le.¤

¯Peut-être… un peu…¯

¤HA ! Je le savais, je le savais, nananèreuh !¤

¯Mais, si on… Qu'est-ce que je vais dire à Ron quand il verra que je ne suis pas dans mon lit ?¯

¤Tu entends ce bruit ?¤

Harry tendit l'oreille et entendit un genre de bourdonnement qui provenait de la chambre voisine.

¤C'est Ron qui ronfle. Dans l'état où il est en ce moment, il ne se réveillerait pas même si une fanfare décidait de faire halte dans votre chambre. Tu auras amplement le temps de retourner te coucher… après. Tu pourras même y retourner en gambadant.¤

Avant qu'Harry ne puisse répondre quoi que ce soit, la porte s'ouvrit sur une Hermione prête à aller se coucher. Elle portait le même t-shirt que la dernière fois qu'il l'avait vue, celui qui s'arrêtait en haut de ses cuisses. Ses jambes commençaient tout juste à arborer un timide bronzage, témoin de leur journée passée au parc. Elle passa une main dans ses cheveux désordonnés en voyant Harry, puis leva les yeux vers lui avec un sourire surpris.

- Harry ! Qu'est-ce que tu fais ici ? J'allais à la cuisine me chercher un –

Mais soudain, toute discussion interne s'envola par la fenêtre et Harry ne put s'empêcher de se pencher pour embrasser Hermione avec passion, l'agrippant fermement par la taille.

¤YAHOU !¤

L'expression jubilante de son parrain lui ramena les pieds sur terre et il se redressa vivement, brisant le contact avec les lèvres d'Hermione.

- Je suis désolé, Hermione, je n'aurais pas dû –
- Tais-toi, Harry.

Hermione lui passa une main autour du cou pour le tirer dans sa chambre, fermant la porte de l'autre main. Pressés l'un contre l'autre, les yeux fermés, ils se dirigèrent à tâtons vers le lit, où ils finirent par basculer, Harry sur le dos, Hermione sur sa poitrine. Après quelques secondes de plus, elle rompit leur baiser et se redressa pour se placer à califourchon au-dessus d'Harry. Elle entreprit de détacher les boutons de sa chemise, qu'il n'avait pas encore pris la peine d'enlever. Il faisait courir ses mains sur les cuisses douces d'Hermione, remontant lentement vers le rebord de son t-shirt.

¤Les bernard l'ermite sont des crustacés décapodes faisant partie de la super-famille des Paguroidea. Leur nom est tiré du prénom 'Bernard', et du terme 'ermite', faisant référence à leur mode de vie, qui est de changer de carapace régulièrement.¤

Harry fut interrompu dans son exploration du ventre de sa belle par ce discours pour le moins étrange dans sa tête.

¯Mais qu'est-ce que tu radotes ?¯ demanda-t-il, un poil impatient.

¤Je me distrais.¤

¯Tu te distrais ?¯

¤Je me distrais. Pourquoi, tu préférerais que je regarde et que je te conseille ? Je peux, tu sais, tu n'as qu'à demander, mais je pensais que tu préférerais que j'aille me faire voir ailleurs, ce soir…¤

¯Euh… oui oui, continue. Les bernard l'ermite, fascinants…¯ envoya-t-il vaguement avant de replonger vers les lèvres d'Hermione.

¤Je disais donc, les bernard l'ermite sont des animaux marins mais ils peuvent vivre dans un environnement terrestre humide. Ils possèdent en général un abdomen mou dépourvu de carapace, et sont excellents crus, mais encore meilleurs servis en paella avec des raviolis et des bigorneaux…¤

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Quelques temps plus tard, Harry quitta le lit d'une Hermione somnolente. Il enfila rapidement ses boxers, se mis à quatre pattes par terre pour retrouver les vêtements qu'ils avaient jeté ça et là plus tôt et finit par se relever, pantalons, chemise et au moins une de ses deux chaussettes dans les mains. Il retrouverait l'autre demain. Il déposa un baiser léger sur la joue d'Hermione et quitta la chambre, refermant la porte le plus silencieusement possible.

Il fit quelques pas dans le corridor de la maison endormie et entra dans sa propre chambre. Comme Sirius l'avait prédit, Ron dormait à poings fermés, ses ronflements continuant à gronder sans interruption. Néanmoins soulagé – il avait eu l'idée terrifiante que Ron allait l'intercepter à son retour, lui demandant où il était passé et pourquoi il était presque nu – Harry traversa la chambre et posa ses vêtements pêle-mêle sur une chaise. Il se glissa alors sous ses couvertures et s'endormit dès que sa tête toucha l'oreiller, un sourire béat sur les lèvres.