Auteur : Enais66 (moi donc !)

Béta correctrice : Didi Gémini (merci beaucoup, parce que c'est du boulot de passer derrière moi !) (Et si jamais vous ne connaissez pas encore sa fiction Papillon, n'oubliez pas d'aller y faire un tour, elle vos le détour.)

Disclamer : La majorité des personnages appartiennent a JK Rowling, vous les reconnaitrez bien sur, ceux que vous rencontrerez pour la première fois sont tous de moi, bien sur.

Warning : Yaoi, donc relation homosexuelle, scène de sexe explicites, Rating M.

Résumé : La guerre est fini, Voldemort est mort. Harry, Draco et tous leurs amis reprennent le cour de leurs vie. Leur retour à Poudlard ne se fait pourtant pas sans encombre. La vie normal dont rêvait Harry, n'est pas aussi monotone qu'il aurai put le croire, surtout quand Draco s'entoure de secret. HP/DM

Spoiler : De tout les tomes, l'histoire se déroule à la fin du tome 7, sans prendre en compte l'épilogue.

Note de l'auteur : Alors merci à tous pour vos review, elles m'ont fait très plaisir. Par contre pas mal de personne m'ont mis en Alerte sans pour autant laisser de review, je trouve ça dommage, j'aimerai bien avoir votre avis, surtout que vous avez l'air d'aimer puisque je suis dans vos alerte. Donc j'espère avoir le droit à un petit mots pour se chapitre, je pense qu'il y a plus de chose à dire dessus que sur le prologue. Ensuite je vous offre se chapitre avec un jour d'avance par rapport à ce que j'avais prévue, mais vue que je suis en weekend moi, puisque je fais le pont, donc j'ai décidé de vous en faire profiter. Surtout que j'ai vraiment hâte de savoir ce que vous allez penser de se premier chapitre.

Scam : Tu n'as pas laissé d'adresse pour que je te réponde, donc je le fais ici. Tout d'abord merci beaucoup pour cette review. Je suis contente que tu ais apprécié mon prologue. Bien que je ne sois pas tout a fait d'accord avec ton avis, moi je le trouve plutôt original, du moins je n'en ai jamais lu de semblable, peux être que toi oui. Ensuite je suis contente que tu trouves que j'ai bien collé au style de la gazette, je ne souhaité pas en effet faire de simple article de presse, je voulais vraiment collé à se style particulier qu'a la gazette, et je dois dire que j'en ai bavé pour réussir ça. Donc je suis vraiment heureuse que tu ais vue la ressemblance.

J'espère avoir répondu à toute les personnes qui m'ont laissé une review. Et surtout que vous allez aimé ce chapitre, qui est bien différent du prologue.


Chapitre 1

Les bruits, les rires, les couleurs, tout tournoie autour de moi, les enfants qui jouent, les pères qui rient des bêtises de leurs petites merveilles, et les dernières recommandations des mères inquiètes faites à des jeunes qui courent vers leurs amis. Je suis là, au milieu, sans bouger, j'observe. Un enfant me bouscule, sa mère cour derrière et m'évite de justesse sans pour autant me voir. Les hiboux joignent leurs hululements à ce joyeux tintamarre. Un petit garçon à lunettes ramasse son crapaud, je repense à Longdubas qui a passé sa scolarité à chercher le sien. La cheminée du train se met en route dans un sifflement strident et des volutes de fumée blanche échappent de sa cheminé.

Le Poudlard Express, le rêve de tous les sorciers de cette terre, pourtant on a failli ne jamais pouvoir y remonter. Quand j'ai quitté ce château, je n'aurai jamais pensé pouvoir y revenir, je n'aurais jamais pensé survivre à « ça ». Pourtant ce fut une fierté d'y étudier, le petit garçon vaniteux que j'étais n'aurait pu rêver mieux. Pourtant j'ai tout gâché, ça aurait pu être l'expérience de ma vie, le meilleur souvenir qu'un enfant puisse rêver, mais ça a tourné au cauchemar. Sans que je ne sache réellement comment, un tourbillon s'est enclenché et m'a emporté dans son sillage, comme beaucoup d'autres qui se trouvaient sur son passage. Ça aurait pourtant pu être pire, j'ai survécu, pas par mon courage, peut-être par ma lâcheté. Mais j'ai surtout été sauvé, comme tout le monde, ou peut-être un peu plus, par le sauveur de l'humanité, l'Elu, le Survivant... Il a encore bien d'autres noms, mais pour moi il est et restera le « balafré ».

-Maman ! Maman regarde, c'est lui.

-Mon chéri on ne montre pas du doigt. Oh ! Mais oui ! C'est lui, c'est Harry Potter !

Un mouvement de foule se fait, le quai de la gare n'est plus qu'une marée humaine, les valises sont abandonnées, les élèves descendent du train, et surtout des cries d'hystérie se font entendre. Qui aurait cru qu'un jour j'assisterais à toute cette décadence en en comprenant la cause. J'ai beau ne pas agir ainsi, je comprends le sentiment qui étreint tout le monde à son apparition. Moi aussi j'ai ressenti cette aura si puissante qui l'entoure, cette présence qu'il impose. Je ne l'avais jamais vue avant, ou peut-être que justement je la ressentais trop. Peut-être que cette rivalité qu'il y a toujours eue entre nous, c'est à cause de ça. Mais je ne saurai plus comment agir avec lui, ni avec personne. Maintenant, on a tous trop vécu. Sur le quai j'ai croisé des regards sombres, comme le mien, des regards qui ne comprennent pas cette joie de vivre qui a envahi notre communauté. Il y a tellement d'ombres et de larmes dans nos yeux, dans nos fenêtres de l'âme, que je ne sais pas si un jour l'un d'entre nous pourra s'en remettre ou oublier. Oublier c'est tout ce qu'on demande... Pourtant c'est impossible. On est si jeune, à peine adulte, et pourtant on à déjà trop vécu. A l'âge où on devrait apprendre à vivre pleinement, nous, nous apprenons à nous reconstruire, à arrêter de nous réveiller couverts de sueur chaque nuit après nos cauchemars à répétition. Et surtout perdre les réflexes de défense, ne plus sortir notre baguette à la moindre porte qui claque, qu'aux moindres cris de surprise notre cœur s'emballe encore.

-Draco ?

Je me retourne d'un bond, à l'appel de mon nom. Qui est-ce qui ose encore me parler après tout ce qu'il s'est passé ? Après ce que j'ai fait ?

-Blaise ? Mais... tu...

-Oui, oui je sais, je suis sensé être parti loin avec ma mère, après le désastre de mon père. Mais je ne veux plus fuir, j'ai été suffisamment lâche pour plusieurs vies je pense. Et puis tu allais t'ennuyer sans moi pour t'embêter. Pas vrai... Dray !

Je souris à cette remarque, mon premier vrai sourire depuis trop longtemps. Blaise est mon meilleur ami, et il est le seul à pouvoir me faire rire, même quand je n'ai pas le cœur à ça.

-Allez vieux frère, tu ne vas pas rester planté là. C'est le moment de monter, en plus on pourra choisir notre wagon sans terroriser personne pour une fois, ils sont tous sur Potter.

Et c'est sur cette dernière déclaration qu'il m'entraîne. Bras dessus bras dessous, nous partons tous deux à la conquête du Poudlard Express, pour notre septième année.

Nous finissons par nous installer dans un compartiment, après les avoir tous visités. Bien sur il nous faut le meilleur, le mieux placé pour tout voir sans être vu. On nous a appris à être toujours prêts pour toutes les éventualités. Peut-être que ce n'est pas indispensable d'appliquer cette règle dans le Poudlard Express, peut-être même que depuis la mort de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, on n'a plus à appliquer du tout cette règle, mais nous nous devons d'être toujours prudents. Maintenant peut-être plus qu'avant, puisque même si j'ai été acquitté, je sais que beaucoup de monde veut ma tête, et je pense que même si Blaise n'a jamais été mêlé à tout ça, vue les agissements de son père, sa tête aussi doit être attendue sur un plateau.

Dans un grand nuage de vapeur, le train démarre. Tout doucement, le quai défile devant mes yeux. Des parents éplorés agitent un mouchoir ou leurs mains dans un dernier « au revoir » à leur progéniture. Moi, plus personne n'est là pour agiter ce mouchoir blanc que j'ai vu s'éloigner chaque année. Ma mère n'ose plus se montrer en public. Depuis que mon père, ce cher Lucius, est en prison, c'est la première fois que je sors au grand jour. Nous sommes accusés de tout. Peut-être que le Survivant nous à évité Azkaban, mais ce n'est pas ça qui fait taire les rumeurs. Maintenant, les trois quarts de la population sorcière sont persuadée que nous avons manipulé « Harry ». Mais nous, on ne lui a rien demandé à ce balafré à lunettes, on veut juste la paix, comme tous les autres sorciers. Nous avons plus souffert que tous ceux qui nous lynchent. Eux, ils ne savent pas ce que c'est de vivre dans la peur, de se cacher parce que les deux camps nous recherchent. Ils se sont simplement bien barricadés dans leur petite maison et ont attendu qu'on s'occupe du Lord Noir pour eux.

-Draco ! Arrête un peu de ruminer. Je sais que tu penses encore à tout ça, mais oublie. Tourne la page une fois pour toute.

-C'est facile pour toi de tourner la page. C'est pas toi la cible de tous les regards assassins, c'est pas toi qui vois la peur dans les yeux des gens quand tu sors de chez toi. Moi, je n'en peux plus. Tout ce que j'ai fait, c'est protéger ceux que j'aime. Maintenant, je me retrouve en paria. Ils ont peur que je sois le prochain Mage Noir, qu'est-ce que tu veux que je fasse contre ça ?

-Tu dramatises Dray. Harry t'a défendu à ton procès, tu es repris à Poudlard sans qu'on te pose de question. Les sorciers un minimum intelligents savent ce que tu as fait, et pourquoi. Alors cette année c'est ta chance de te racheter.

-Alors maintenant c'est « Harry » ? Depuis quand vous faites ami-ami ?

-Tu exagères. Si tu continues comme ça tu vas pouvoir faire du théâtre.

Blaise se met alors à rire, de son gros rire communicatif. Je ne tarde pas à le suivre, c'est vrai que tout n'est pas rose, mais on ne s'en tire pas si mal quand même. Je suis libre, je retourne finir ma septième année, et passer mes Aspics. Ça aurait pu être pire. Et puis, je l'ai elle. Je ne peux pas l'amener à Poudlard, mais je vais continuer à la voir souvent. Elle n'est pas loin, je ne serai pas seul.

Nous continuons à parler de choses et d'autres, mais surtout à rire. Ça fait si longtemps que je ne m'étais pas senti aussi léger, j'ai à nouveau l'impression d'être un jeune de 18 ans, qui n'a pas à se soucier que d'avoir de bonnes notes et de rire avec son meilleur ami. Peut être que c'est ce que j'aurais dû être depuis toujours, mais je ne l'ai jamais été, j'ai toujours eu à m'occuper d'affaires qui ne sont pas pour moi. Cette année j'ai pris une grande décision, je ne vais plus vivre en fonction des convenances. Au point où j'en suis, je ne peux même plus sauver les apparences, alors je vais vivre comme je l'entends.

-Friandises ! Les garçons, il vous faut quelque chose ?

-Nous allons prendre de tout en double ! Dray c'est le moment de changer ! Alors je me fiche que tu n'aimes que les choco-grenouilles, tu vas manger tout ce que je te donne.

C'est sur un ton solennel que Blaise me dit ça, comme quand il m'annonçait un de ses plans qu'il trouve génial, alors qu'il est voué à l'échec. La vendeuse légèrement bedonnante nous tend notre commende en échange des gallions de mon ami. Jamais je ne pourrai imaginer le chariot de friandises du Poudlard-Express sans cette vieille femme avec son ventre encombrant. Mon père m'a dit qu'elle était déjà là de son temps.

Alors que nous dégustons les sucreries, du grabuge se fait entendre dans le couloir. Les éclats de voix se font plus forts, ce qui me décide à sortir. Je passe la tête par la porte coulissante du compartiment pour découvrir une centaine d'élèves tassés dans l'étroit couloir du train.

-Mais putain, c'est quoi ce bordel ?

Des têtes plus ou moins effarées se tournent vers moi. Un miniature blond me regarde avec les yeux tellement écarquillés que j'ai l'impression qu'ils vont lui sauter de la tête au moindre coup.

-Mais enfin Harry Potter est ici ! Il est dans le compartiment !

C'est une petite hystérique avec des cheveux dressés sur la tête qui hurle ça. Cette fois c'est sûr, ils ont le cerveau ravagé. Je ne sais pas ce qu'il leur est arrivé, mais c'est pas beau à voir. Comme aucun d'eux ne semble bien vouloir partir, je vais m'en charger avec plaisir.

-Dégagez tous de là ! Si jamais dans cinq secondes il en reste encore un seul, il comprendra sa douleur en colle et donnera la chance à sa maison de commencer l'année avec des points en dessous de zéro ! Alors ? Des volontaires ?

Le brouhaha s'arrête brusquement, des dizaines de paires d'yeux me scrutent, avant que quelqu'un finisse par me reconnaître. La panique s'empare alors de ce groupe de poules mouillées, tous des Poufsouffles à coup sûr, et dans une pagaille indescriptible, tous disparaissent.

-Dray ! Tu peux te plaindre autant que tu veux des rumeurs, mais même au sommet de ta gloire, tu n'as jamais autant fait peur. Cette année tu vas pouvoir tous les faire marcher à la baguette, si tu le veux...

-Peut-être mais tu n'as pas intérêt à en abuser Malefoy. J'y veillerai, je suis maintenant responsable de ton comportement aux yeux de la loi !

-Potter ! Moi aussi je suis heureux de te voir. Je suis désolé d'avoir fait fuir ta troupe de groupies, mais elle m'insupportait.

Il me fait alors un sourire en coin plein de mystère. Qu'est ce qu'il prépare encore ? Mais je n'ai pas le temps de me poser la question, qu'il est déjà retourné s'asseoir avec ses amis, dans son compartiment. Je ne l'avais pas revu depuis la guerre, sauf brièvement lors de mon procès. Il n'a pas changé. Ces cheveux sont toujours dressés sur sa tête comme un nid d'oiseaux, et il porte toujours ses horribles lunettes rondes. La seule chose qui a changé chez lui, c'est qu'il a maintenant une fine cicatrise en plus, elle lui coupe le sourcil gauche et court jusqu'en haut de sa joue, elle n'est pas affreuse, elle fait que quelques centimètres, mais maintenant, il est vraiment balafré ! Mais derrière ses lunettes, j'ai vu ses yeux verts. Ils sont toujours aussi verts, mais ils ont perdu leur éclat, ils ne pétillent plus, un voile de tristesse les recouvre.

-Dray ? Comment ça Potter est responsable de toi ? Qu'est-ce que tu me caches ?

Ah oui, j'avais oublié de mentionner ce léger désagrément à Blaise. Je me laisse tomber sur la banquette du compartiment, et souffle un bon coup avant de me lancer dans des explications dont je me serrai bien passé.

-Je suppose que tu sais, comme tout le monde d'ailleurs, que Potter est venu au procès. Comme si ça ne lui suffisait pas d'être le héros du monde sorcier il a décidé de jouer les bons samaritains avec ma mère et moi. Donc le juge à déclaré que j'étais innocent, mais au cas où qu'il se soit trompé, c'est de la responsabilité de Potter.

-Mais alors ? Tu es libre au bon vouloir de Potter ! Dray, tu as intérêt à te tenir à carreau avec lui, il faut que tu arrêtes de le provoquer comme ça. Et je suppose que c'est pareil pour ta mère du coup. Draco, j'espère pour toi que le survivant n'est pas aussi égocentrique que tu le dis, parce que c'est la liberté de ta mère aussi qui est en jeu.

Merde, je n'avais pas pensé à ça ! Non Potter n'irait pas jeter ma mère en prison, peut-être qu'il me le ferait, mais pas à ma mère quand même, il ne peut pas se venger comme ça. Si ? Je m'appuie sur la vitre alors que Blaise se plonge dans l'étude approfondie des friandises achetées plus tôt.

-Dray... Réveille toi... C'est pas le moment de jouer la belle au bois dormant... On arrive à Poudlard dans cinq minutes.

Qu'est-ce qu'il m'énerve avec ses références moldues, on est des sang-pur non ? Je veux bien admettre que les sang-de-bourbe ne sont pas si inférieurs, et que les moldus ne méritent peuttêtre pas tous la mort. Mais pas au point de devenir un Weasley, je refuse de faire partie de ces sorciers qui vénèrent les moldus. Par contre, Blaise n'a pas l'air du même avis que moi.

J'enfile rapidement ma robe, alors qu'on commence à apercevoir les lumières de Près-au-lard à l'extérieur. Une fois prêt, je rejoins Blaise dans le couloir. Les élèves s'y rassemblent petit à petit, et déjà plus personne ne peut bouger. Je remarque que le rouquin et sa miss-je-sais-tout de copine sont dans le couloir pour maintenir l'ordre, alors que le Sauveur est toujours caché dans son compartiment. Il doit attendre le dernier moment pour sortir afin de produire un meilleur effet.

Je me souviens de notre dernière descente du Poudlard express, l'année de notre sixième année, je l'ai laissé stupéfixé dans le train, sous sa cape. Je ne sais, d'ailleurs, toujours pas comment il a fait pour s'en sortir. Un jour surement je lui demanderai.

Le train se stoppe brusquement, ce qui provoque la chute inopportune d'une troupe de petits. Je rigole sous cape, car un Malefoy se doit de ne pas rire en public, en les voyant se débattre comme ils peuvent dans leurs capes et leurs robes. Le tout forme un drôle d'enchevêtrement noir. Ce sont les premières années, c'est sûr.

Nous finissons par tous sortir du train. Je me tiens à l'écart et observe le château, Poudlard. Cela fait maintenant plus d'un an que j'en suis parti, et c'était dans des circonstances particulières, que j'aimerai tellement oublier, mais je n'y arrive pas. Les calèches commencent à partir avec les élèves. Cette année, je vois les sombrals, je vois ces créatures osseuses qui amènent les élèves au château. J'ai vu la mort de si près, j'ai vu tellement de monde mourir, mais surtout j'ai vu Crabbe mourir, mon ami Vincent qui a laissé sa vie dans cette guerre, alors que tout ça n'avait aucun sens.

-Ah Dray tu es là, je t'avais perdu dans toute cette cohue.

Je sursaute un peu quand Blaise apparait à côté de moi, mais je ne bouge pas de ma contemplation des Sombrals. Et il doit s'en apercevoir.

-Tu les vois ?

J'acquisse à sa demande. C'est vrai que lui ne les voit toujours pas, il n'était pas là lors de la dernière bataille. Même si la guerre n'a pas était facile pour lui, il n'était pas là, il n'a pas vécu toute cette horreur, que nous sommes beaucoup trop à avoir vécu.

En retrait, à quelques mètres de nous, se trouve le trio le plus célèbre du monde sorcier, avec leurs acolytes, Weasley fille, Loufoca et Longdubas. A leurs regards, je sais qu'eux aussi regardent les sombrals. Ces créatures sont la preuve que tout ce qu'il s'est passé ici n'est pas juste un cauchemar, car ce château n'a pas changé depuis ma première année, toutes les traces de la guerre ont été effacées.

Les derniers élèves sont en train de partir en calèche vers Poudlard, je me dirige donc avec Blaise vers la dernière calèche restante, mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que Potter et sa bande soient aussi les derniers élèves. On se défit du regard avec Potter, l'échange dure quelques secondes, et pourtant une sorte d'accord tactique a été établi. Nous montons tous dans cette même calèche, aucun mot n'est échangé durant le trajet vers Poudlard. Nous nous contentons tous de nous observer en silence, sauf Loufoca qui est plongée dans son magasine, Le Chicaneur.

Nous arrivons enfin devant les grilles du château. Je retiens de justesse un soupir de soulagement. Pourtant d'autres se font entendre dans le petit habitacle. Visiblement, Potter et Weasley n'ont toujours pas appris à se tenir. Sans plus de regards, je sors de la calèche et me dirige vers l'antre, Blaise sur mes talons. Nous passons devant les premières années qui, en croisant mon regard, se ratatinent sur place. Encore une bande de poufsoufles, qu'est-ce que je disais tout à l'heure, cette année nous n'avons droit qu'à de nouveaux poufsoufles. Quand enfin je passe les portes de la Grande Salle, toutes les têtes se tournent vers moi, les coups de coudes se font plus nombreux et les murmures se multiplient. Pas que je n'aime pas que l'on me regarde, mais à se point, ça en devient gênant. Je pourrai presque croire que j'ai un furoncle sur le nez, si je ne savais pas que toute cette attention est due aux titres des journaux, et aux faits de la famille Malefoy pendant la guerre. C'est dans ces moments-là que je regrette de porter un nom aussi connu.

Je m'avance donc d'un pas conquérant à travers la salle pour aller rejoindre ma table, mais avant que je n'aie eu le temps d'atteindre celle-ci, toute l'attention que l'on me portait est dirigée vers un nouvel arrivant. Et oui, vous avez tous trouvé juste, c'est Potter qui vient d'entrer. Maintenant, ce ne sont plus des murmures qui se font entendre, ce sont carrément des cris. Les professeurs tentent de ramener le calme dans la salle. Je m'installe tranquillement en savourant le spectacle. Je sens que cette année, les repas vont être animés, si c'est comme ça tous les jours. Le calme finit par revenir, tout le monde est assis à sa place, et les premières années entrent pour la cérémonie de répartition. Je n'écoute pas la chanson du Choipeaux magique, c'est toujours le même refrain, et je ne suis pas plus attentif lors de la répartition. Certains élèves viennent rejoindre les Serpentards, les autres sont dispersés sur les trois autres tables.

Je finis par relever la tête quand enfin la nouvelle directrice fait son apparition, et va prononcer le discours qui annonce le début de l'année scolaire, mais surtout le début du banquet.

-Mes chers élèves, c'est dans la joie que nous vous accueillons ici ce soir. Mais nous devons aussi nous souvenir des êtres chers à nos cœurs qui ont perdu la vie entre ces murs. C'est pour cela que je vous invite à faire une minute de silence avant d'entamer le repas.

Que c'est long une minute. Je suis d'accord que beaucoup de personnes sont mortes, mais il est temps de tourner la page, on ne peut continuer à vivre dans la douleur. Maintenant que tout ça est fini, je ne veux y plus penser. Je veux vivre sans soucis.

-Bien. Il me reste donc à vous présenter vos nouveaux professeurs. Mlle Campbell au poste de défense contre les forces du mal, Mr Greentey au poste de professeur de potions et Mr Smith en professeur de métamorphose. Sur ce, bon appétit.

A l'appel de leurs noms, tour à tour les nouveaux professeurs se sont levés, plutôt timidement. Mlle Campbell a l'air jeune, je lui donnerais un peu plus de 20 ans. Elle a les cheveux mi-longs, bruns, qui partent un peu dans tous les sens, elle est svelte, et a un air malin qui ne m'annonce rien qui vaille pour ses cours. Et puis sa jeunesse n'aide pas à ce que nous lui fassions confiance, comme à un professeur. Je sais, c'est peut-être hypocrite au vu de la guerre que nous venons de gagner, mais que je sache, elle n'était pas là lors de la bataille finale, je ne l'y ai pas vue en tout cas. Mr Greentey est pour sa part un peu plus vieux, mais je ne lui donnerais pas 30 ans, grand, avec ses cheveux châtain sébouriffés. Qu'est-ce qu'ils ont tous à ne pas se coiffer ? Lui a plutôt l'air timide, j'espère que ce ne sera pas un terrain de Quidditch, son cours, je ne supporte pas ça. Et pour finir Mr Smith, aussi banal que son nom, un homme sans âge, au regard strict, et aux cheveux blancs impeccablement alignés sur son cuir chevelu. Lui est de la même trempe que McGonagall, les cours de métamorphose resteront tous aussi sérieux.

Après mon analyse complète de nos nouveaux enseignants, je reporte mon attention sur la table où différents plats sont enfin apparus. Bien que je meure moi aussi de faim, je ne me jette pas sur la nourriture comme si je n'en avais pas vue depuis des années, je reste civilisé. Je mange tranquillement le contenu de mon assiette en essayant de repérer les élèves de mon année qui sont revenus à Poudlard pour passer leurs ASPIC. Bien sûr, il y a Potter et sa bande, mais ce ne sont pas les seuls Griffondor sà être revenus, Finnigan et Thomas sont là aussi. A Serpentard, il y a bien sûr Blaise et moi, ainsi que Nott. Je n'aurais jamais pensé qu'il reviendrait lui, après le fiasco de son père, mais pourquoi pas, et puis Pansy Parkinson est là aussi, comme si on avait besoin d'elle, avec son amie Greengrass Daphné. Je n'aurais jamais cru qu'autant de Serpentards remettraient les pieds à Poudlard après la fin de la guerre. Je reconnais quelques Poufsoufles, dont Ernie MacMillan, Justin Finch-Fletchley, et Hannah Abbot, quelques autres têtes de cette maison me sont familières, mais je serais bien incapable de mettre un nom dessus. Pour ce qui est des Serdaigles, je reconnais seulement Lisa Turpin et Anthony Goldstein. Cette année, nous n'allons pas être beaucoup de septième année.

Je n'ai pas vu le temps filer, déjà les premiers élèves se lèvent pour rejoindre leurs dortoirs. Je me dépêche alors de manger mon dessert que je n'ai pas touché, pourtant j'adore les éclairs au chocolat, ils font surement partit de mes desserts préférés.

Sans me préoccuper de personne, je me lève à mon tour et pars vers les cachots. Maintenant, je n'ai plus qu'une envie : retrouver la salle commune des Serpentards et ma chambre de préfet en chef.

Une fois les cachots atteints, je n'attends pas mes amis et me réfugie directement dans ma chambre de préfet. Elle n'a pas changé, comme si la guerre ne l'avait pas atteinte, à la différence de moi. Le grand lit à baldaquin trône toujours au centre de la pièce avec de lourde tenture de velours vert. Comme la salle commune de Serpentard, elle n'a pas de fenêtres, mais le plafond est entièrement fait de vitre opaque qui donne sur le fond du lac, ce qui attribue à la pièce une ambiance feutrée. Sur le mur de droite, la porte de ma salle de bain privée, et sur celui de gauche un bureau, encore vide pour le moment. Ma malle est disposée au pied du lit. Je me dirige vers celle-ci et commence à tout retourner pour mettre la main sur mes affaires de cour. Je finis par extirper du bazar que je viens de créer un parchemin en pas trop mauvais état et une plume accompagnée d'encre noir. Je m'attaque à ma lettre, que j'ai promis d'écrire tous les soirs de cette année.

Ma puce,

Je suis arrivé à Poudlard, ça y est. Il est parfait, comme avant, comme dans ton livre. J'aimerais que tu puisses le voir, et surtout voir le plafond magique de la grande salle. Un jour, je te ferai venir pour que tu puisses tout visiter, dès que je pourrai.

Et toi, est-ce que tu es bien arrivée chez ta tante ? Tout se passe bien ? Tu ne t'ennuies pas trop ? Tu verras, elle est très gentille elle va bien s'occuper de toi. Mais surtout sois sage, je sais que tu sais être un petit ange alors ne joue pas au démon.

Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup de choses à te raconter, les cours ne commencent que demain, et le voyage dans le Poudlard express a été très long.

J'ai retrouvé Blaise, il va très bien, je suis impatient que tu le rencontres enfin, je suis sûr que toi aussi tu vas l'adorer. Il te fera beaucoup rire. Un jour, je l'amènerai en venant te voir, il est impatient de te connaître, depuis le temps que je lui parle de toi.

J'attends ta lettre demain au déjeuner.

Passe une bonne nuit mon petit Ange.

Draco M.

Une fois la lettre envoyée, je vais me blottir dans mon lit. Il est grand pour moi, et froid. Mais la journée que je viens de passer n'a pas été de tout repos, je m'endors donc s'en même avoir le temps de m'en apercevoir.

Le réveil est difficile, mais je ne traine pas dans mon lit, et c'est à peine réveillé que je saute dans la douche. Depuis sept ans, mon rituel du matin n'a pas changé. Je me lève, me douche, m'habille, me coiffe, prends mes affaires de cours et pars rejoindre la grande salle pour le petit-déjeuner où je trouve mes amis. La seule chose qui a changé cette année, c'est que je ne me mets plus de gel, je laisse mes cheveux blonds mi-long lâchés. C'est peut-être futile, mais je trouve que je ressemble moins à mon père avec ces quelques mèches qui me reviennent sur le visage, et mon expression parait moins figée.

Une fois encore, lorsque je pénètre dans la grande salle, les regards se fixent sur moi. J'espère que ce petit manège ne va pas durer toute l'année parce que je ne suis pas sûr que j'arriverai à rester toujours aussi calme. Une fois que j'ai rejoins la table des Serpentards, je m'installe à côté de Blaise qui y est déjà attablé.

-'jours, marmonne mon ami.

-Salut Blaise, je lui réponds avec entrain, alors prêt pour la première journée de cours ?

-Nan...

-Toujours pas du matin toi ? Tu devrais être habitué à te lever tôt depuis sept ans pourtant.

-Nan ! Aime pas le matin.

Je rigole face au manque de conversation de mon meilleur ami. Depuis la première année à Poudlard il est comme ça. Il ne faut rien lui demander avant dix heures du matin si on veut avoir une chance d'obtenir une réponse. Théo, Pansy et Daphné finissent par nous rejoindre.

Le professeur Greentey qui est aussi notre nouveau directeur de maison passe nous distribuer nos emplois du temps. Il finit par arriver à notre hauteur.

-A vous les jeunes ! Alors, toi tu dois être Draco, et toi Blaise, j'ai pas mal entendu parler de vous deux. On m'a dit de me méfier de vos blagues et de ne pas vous laisser approcher des Gryffondors. Mais maintenant vous êtes adultes non ?

Je sens que ce prof va me plaire.

-Passons aux choses sérieuses. Cette année, tous les septième année ont cours en même temps. Vous n'êtes pas assez pour que l'on face les cours par maison. Vous allez passer l'année avec les Serdaigles, les Poufsoufles et bien sur les Gryffondors. Je sens que les cours ne vont pas être tristes ! Ce matin, vous commencez les cours avec moi d'ailleurs. Alors à tout à l'heure et soyez à l'heure.

Il dit cela sur un ton joyeux, en nous distribuant nos emplois du temps. J'ai l'impression qu'il est content qu'il y ait des risques de bagarre dans sa classe. Ce prof est fou, je suis sûr qu'il va me plaire.

A la suite de cette brève entrevue, nous finissons rapidement notre petit-déjeuner pour rejoindre notre salle de classe. Nous arrivons devant la salle de potion, c'est la même que lors du temps de Rogue. Déjà quelques élèves sont là, et les autres arrivent. C'est vrai que l'on est peu, ce fait me rappelle la guerre. Dans les élèves manquants, certains sont morts, d'autres ont leur famille qui est morte, et les restants ont peur de sortir de chez eux maintenant. La guerre a laissé de graves séquelles chez tout le monde, je ne sais pas si un jour nous arriverons à oublier.

Potter et toute sa clique apparaissent. Il jette un bref regard sur les élèves et esquisse un bref sourire. Son regard s'arrête brièvement sur moi, mais il ne dit rien, aucune expression ne passe sur son visage.

-Tout le monde est là ? Demande le professeur Greentey qui vient de sortir de la classe. Vous pouvez entrer.

Nous nous installons tous, moi à côté de Blaise. Je constate que tous les élèves de septième année ont pris cour de potion.

-Bon alors, cette année j'ai décidé de changer un peu le déroulement des cours par rapport à vos années précédentes. Je pense avoir affaire à des adultes, donc le cours ne se déroulera pas de façon strictement élève/professeur. A chaque fin de cour je vous demanderai s'il y a des potions, que vous voulez voir ou revoir. Des choses que vous n'avez pas compris, et puis je veux une entraide entoure vous, nous sommes en classe, ce n'est pas une compétition de notes, donc les meilleurs élèves seront priés d'aider les plus faibles. Mais il est bien sûr interdit de donner les réponses toutes faites, je veux que vous vous expliquiez les cours. Et puis, dans mon cours, on oublie les maisons, vous êtes des adultes qui êtes là pour apprendre, c'est donc ce que j'essaierai de faire le mieux possible. Est ce que vous avez tous bien compris ?

Un « oui » général se fait entendre. Je ne sais pas ce que tout ça va donner, mais je pense que c'est peut-être une bonne idée. Tant que je ne dois pas travailler avec des idiots, comme Potter, Weasley ou Longdubas, je pense que ça peut me faire avancer en potion, bien que je sois déjà le meilleur élève.

Les quatre heures de potion passent très rapidement, le temps que nous fassions un compte rendu de nous six année précédentes en potion, que nous nous mettions d'accord sur quoi faire au prochain cour. Et puis bien sûr qu'il nous fasse nous présenter chacun notre tour, ce qui fut un vrai calvaire. Qu'est ce qu'un mangemort innocenté et fils de mangemort peut dire sur lui ? Je n'allais pas le crier que tout ce que disent les journaux est faux… Tout ce que j'ai trouvé à leur dire à était je suis Draco, juste Draco. Personne n'a fait de commentaire. Mais tout le monde a suivi mon exemple et a juste dit son prénom pour se définir. Je dois avouer que je suis surpris que Potter n'en ait pas profité pour dire qu'il est celui qui a vaincu, pour une fois qu'il avait la permission de faire mousser, il n'a rien dit.

La cloche finit par sonner pour nous libérer. Nous partons tous au pas de course vers la Grande Salle. Il n'y a pas à dire, quatre heures de cours, ça creuse, surtout le jour de la rentrée. Je m'installe avec le reste des Serpentards à notre table.

-J'aime bien se prof de Potion, dit Blaise à peine assis, enfin un qui nous prend pas pour une bande de gamins décérébrés.

-Je suis bien d'accord avec toi, enchaine Théo.

Je ne parle pas, me contentant de manger en les écoutant parler. Je ne connais quasiment pas Théo, j'ai été dans son dortoir jusqu'en cinquième année, et je ne sais pas si un jour je lui ai vraiment parlé. Je lui ai donné des ordres et je l'ai rabroué plus d'une fois, mais je ne me rappelle pas lui avoir parlé. Ni à Daphné d'ailleurs, et je connais un peu Pansy parce que je suis sorti avec elle en quatrième année.

-Mes chers élèves, je vous demande quelques minutes d'attention.

Je relève la tête vers McGonagall qui prend la parole alors que le silence vient de se faire dans la salle.

-Hier je n'ai pas pu vous présenter Mlle Flornall. Maintenant qu'elle est arrivée, je vous présente une nouvelle personne du corps enseignant. Nous n'en avions pas jusqu'à maintenant, mais après ce qu'il s'est passé, nous avons jugé qu'il serait nécessaire que les élèves puissent parler et qu'ils soient écoutés. Donc Mlle Flornall est la psychomage de Poudlard elle vous aidera aussi pour vos futures orientations, vous la trouverez à l'infirmerie ou elle aide Mrs Pomfresh dans sa tâche. Elle est prête à vous écouter quand vous le souhaitez. Bien sûr, rien de ce que vous pourriez lui dire ne sera divulgué, et le fait que vous alliez la voir serra aussi gardé secret. J'espère que vous avez fait une bonne rentrée. Sur ce, bon appétit.

J'observe la psychomage, qui a l'air bien jeune pour le métier qu'elle exerce. Je lui donnerais tout juste vingt ans. Elle a de longs cheveux noirs parsemés de mèches violettes et blanches, et de petits yeux bleus envoutants. Elle n'est pas très grande, mais elle a de la prestance, ça se voit de suite.

Une chouette vient se poser face à moi et me tend la patte. Je prends la lettre, et sans plus de cérémonie la chouette s'envole. Blaise me jette un coup d'œil interrogateur, mais ne pose pas de question, et je l'en remercie silencieusement pour ça. Je me lève de table sans regarder mes camarades et je lance à Blaise.

-On se rejoint en défense contre les forces du mal.

Je sors rapidement de la grande Salle sans avoir pris le temps de finir mon repas, mais ce n'est pas grave. Tout ce que je veux maintenant c'est un peu de solitude pour pouvoir lire cette lettre en paix. Je m'installe devant notre salle de cour, et entame la lecture de la lettre.

Papa Draco,

C'est tatie Dromeda qui écrit, je n'arrive pas encore à écrire, mais je m'entraîne. Avant que tu reviennes me chercher, je te promets que c'est moi qui écrirai les lettres.

Tu sais quoi ? Chez tatie, il y a un bébé, il s'appelle Ted, et j'ai décidé que c'était mon petit frère, mais tatie ne veut pas, elle dit que c'est mon cousin, mais moi je veux un petit frère. En plus il a les cheveux tout bleus.

Tu sais, je m'amuse bien ici, il y a une télé, je te montrerai comment ça marche quand tu viendras, tatie me montre des dessins animés dessus, ils me font rire.

Il me tarde de voir ton école avec de la magie partout.

Est ce que tu connais Harry Potter ? Tatie dit qu'il est à la même école que toi. Tu sais moi je l'aime bien, il est gentil, il a sauvé tout le monde.

Quand c'est que tu pourras venir me voir ? Tu me manques papa.

Je te fais un très gros bisou.

Ta fille.

PS : Ta fille est un vrai petit ange, tu la verrais s'occuper de Teddy. Surtout viens quand tu veux, tu lui manques beaucoup, surtout le soir. Alors prends bien soin de toi.

Andromeda.

Les larmes me montent presque aux yeux à la lecture de cette lettre, mais je respire un grand coup et relève la tête. Potter est assis dans le même couloir que moi, à quelques mètres et a lui aussi une lettre entre les mains. Je suis étonné de le voir s'essuyer discrètement les yeux derrière ces lunettes. Qui peut bien lui écrire pour qu'il soit dans cet état ? Et depuis combien de temps est-il là ?

Je me relève précipitamment en rangeant la lettre, quand j'entends des bruits de pas arriver dans notre direction. Un peu plus loin Potter fait de même. Tout le reste des septième année arrive ensemble dans un joyeux tintamarre, et avant que j'ai eu le temps de parler à Blaise, la porte de la salle s'ouvre et nous entrons.

-Bonjours à tous, j'espère que votre premier jour de cour se passe bien, et que cela va continuer. Ce matin vous avez eu cour avec M Greentey ? c'est bien ça ?

Notre professeur n'a pas une apparence des plus banales. Elle porte une cape noire, comme la plupart d'entre nous, mais dessous, on peut voir qu'elle porte une robe bleu électrique, avec une ceinture jeune, et le collier assorti. Il n'y a pas à dire, ça lui va très bien, elle est très élégante mais elle détonne comme prof.

-Donc parlons un peu de cours. En défense contre les force du mal, nous allons travailler sur le même principe qu'en cours de potion, nous nous somme mis d'accord avec votre professeur Greentey. Il me semble qu'en défense, vous avez largement tous les bases, donc nous allons travailler pour améliorer votre potentiel, et s'arranger pour que les difficultés de chacun disparaissent. Et bien sûr, la pratique serra le point essentiel de mes cours. La théorie c'est bien, mais rien ne vaut la pratique.

Cette année, on dirait qu'on ne va pas avoir beaucoup de temps de repos, s'ils décident tous de faire de nous de super sorciers ! Par contre je ne suis pas sûr que tout le monde soit à la hauteur de leurs ambitions. Ce cours-ci passe aussi très rapidement, et nous avons d'un commun accord avec toute la classe décidé qu'au prochain cours, nous travaillerons les patronus.

A la fin du cours, je vais avec Blaise m'installer au bord du lac, pour profiter des derniers jours de beau temps.

- Alors Dray, parle-moi un peu maintenant, tu ne dis rien. Et je sais qu'il se passe plein de choses dans ta tête.

-Il n'y a rien, c'est juste que je n'ai pas l'habitude d'être loin d'Elladora, tu le sais.

-Oui je sais, mais tu vas aller la voir ce week-end non ? Tu t'es arrangé avec MacGo' pour sortir tous les samedis non ?

-Oui bien sûr que je vais la voir tous les samedis, mais c'est quand même dur, répondis-je tristement.

- Parle-moi un peu d'elle. Elle a quel âge maintenant ? Et tu comptes me la présenter un jour, que j'ai envie de connaître cette mini terreur ?

-Elle a 3 ans, et oui bien sûr que je compte te la présenter, mais je ne sais pas encore quand, et puis ce n'est pas une terreur, bien au contraire.

Blaise rigole à ma dernière remarque, je sais qu'il se moque de moi, moi le légendaire cœur de pierre qui s'occupe d'un enfant, ça parait surréaliste. C'est bien pour ça qu'il est le seul au courant.

Nous arrêtons la notre discution car le reste des Serpentards vient nous rejoindre. Nous passons le reste de l'après midi tous les cinq, Daphné, Pansé et Blaise vont même jusqu'à plonger dans le lac. Pour ma part, je préfère rester sur la terre ferme, en compagnie de Théodore qui rigole de leurs bêtises. Je me surprends à rire moi aussi quand les deux filles coulent Blaise. A l'entente de mon rire, Théo me sourit, comme pour m'encourager. C'est vrai que je ne suis pas sûr d'avoir jamais ris en présence d'autres personnes que mon meilleur ami.

Nous finissons par rentrer pour aller manger, mais une fois le repas fini, nous partons tous directement nous coucher, aucun de nous ne tient plus debout. Pourtant avant de me coucher, j'écris la lettre de la journée pour Elladora, comme hier et comme tous les jours qui vont suivre. Je lui fais un compte rendu de la journée, et lui dit qu'elle aussi me manque. Après avoir envoyé la lettre, je plonge dans mon lit où le sommeil m'emporte sans que je m'en rendre compte.

A suivre...


Alors alors ? Pas trop déçu ?

Est ce que je vous reverrai le vendredi 11 juin ? Et oui a partir de maintenant je publie toutes les quatre semaines, il faut bien me laisser le temps d'écrire ! Pour une fois j'aimerai ne pas vous faire attendre trois plombe entre chaque chapitre et respecter mes délais, donc ils sont plutôt long, mais on ne sais jamais si je prend encore plus d'avance peut être que je pourrai raccourcir mes délais.

A dans quatre semaines j'espère.

Bisous

Enais