Auteur : Enais66 (moi donc !)
Béta correctrice : Didi Gémini (merci beaucoup, parce que c'est du boulot de passer derrière moi !) (Et si jamais vous ne connaissez pas encore sa fiction Papillon, n'oubliez pas d'aller y faire un tour, elle vos le détour.)
Disclamer : La majorité des personnages appartiennent a JK Rowling, vous les reconnaitrez bien sur, ceux que vous rencontrerez pour la première fois sont tous de moi, bien sur.
Warning : Yaoi, donc relation homosexuelle, scène de sexe explicites, Rating M.
Résumé : La guerre est fini, Voldemort est mort. Harry, Draco et tous leurs amis reprennent le cour de leurs vie. Leur retour à Poudlard ne se fait pourtant pas sans encombre. La vie normal dont rêvait Harry, n'est pas aussi monotone qu'il aurai put le croire, surtout quand Draco s'entoure de secret. HP/DM
Spoiler : De tout les tomes, l'histoire se déroule à la fin du tome 7, sans prendre en compte l'épilogue.
Note de l'auteur : Je tiens à m'escuser pour ces deux jours de retard, surtout que mon chapitre etait écris depuis un moment, mais je ne m'en suis pas occupé, j'ai passé une bonne partit de la soirée d'y hier à le fignoler le mieux que j'ai pût en suivant les conseils de Didi gemini. Alors j'espère qu'il va vous plaire autant que les autres, et puis il est légèrement plus long.
Comme d'habitude je répond au review anonyme ici, et les réponses des autres suivrons de peut la publication de se chapitre. Pour les anonymes si vous voulais vous pouvez me laisser vos adresses mail pour que je puisse vous répondre plus "intimement". (n'oubliez pas de mettre des espaces dans vos adresses).
Narcissa Potter : Merci beaucoup pour ta gentille review, elle m'a fait très plaisir. J'espère que ton bac c'est bien passé et que tes résultats sont positif. Dans se chapitre tu n'auras pas encore toute les réponses à tes questions (ben oui, je tiens à garder quand même un peu de suspense !). Sinon je n'ai pas eu ton adresse mail, le site l'a suprimé je pense, il faut mettre des espaces autour du et des . Sinon j'espère qu'encore une fou se chapitre te satisfera.
Amandine : Bien sur que ta review me fait très plaisir. Mais ce n'est pas encore maintenant que tu sauras tout les mystère qui entoure la naissance d'Elladora. Mais bon dans se chapitre on n'en apprend quand même un peu plus sur elle. Alors j'espère que ses révélations te satisferons un moment, à défaut de répondre à tes interrogations.
Babou : Un grand merci pour ta review. Elladora est au centre des questions de tout le monde, mais ce n'est pas encore maintenant que je vais donner des réponse à tout ça, mais bon je fais quand même quelque révélation, qui je l'espère vont attisé ta curiosité.
Bonne lecture à tous.
Chapitre 3
Mardi après-midi, botanique. Mme Chourave n'a pas changé depuis toutes les années que je l'ai. Elle affiche son éternel sourire, debout sur son petit tabouret, afin de se grandir un peu, en agitant ses mains potelées pour nous montrer comment bien découper les bourgeons. Je n'écoute que d'une oreille distraite le cours, la main toujours dans ma poche, à triturer le bout de papier qui s'y trouve. C'est la deuxième lettre de la semaine d'Elladora, je n'ai pas eu le temps de la lire entre midi et deux. J'attends donc impatiemment la fin du cours pour m'éclipser et la lire. Je ne pourrai pas attendre la fin de la journée sans le faire. Si je ne lis pas la lettre bientôt, je serai tout autant attentif au cours de potion qui suit, qu'à ce cours-ci, et je ne pense pas que M. Greentey accepte aussi bien que Mme Chourave le fait que je pense à autre chose lors des cours.
Le cours s'achève enfin. Je me précipite hors de la classe, alors que Blaise m'appelle. Je me dépêche de rejoindre les cachots pour ne pas être loin de mon prochain cours, me camouflant dans un recoin d'où je vois la porte de la salle, mais personne ne peux me voir. J'ouvre enfin cette lettre avec impatience.
Papa,
Aujourd'hui Tatie m'a offert une plume à tapote...patote...tatie c'est quoi le nom de la plume ? A papote, pour que je t'écrive toute seule. Alors moi je parle et la plume elle écrit ce que je dis, c'est chouette.
Papa, tu me manques, quand c'est que tu reviens me voir ? Tatie dit une semaine, mais c'est long une semaine ! Je te manque pas moi ? Pourquoi je peux pas venir à Poudlard avec toi ? Tu sais je serai sage, je pourrai rester avec toi, je parlerai pas, promis.
Tatie dit que c'est pas toi qui veux pas me prendre avec toi, mais que c'est à cause de la directrice. J'aime pas ta directrice ! C'est bientôt que tu as fini d'aller à l'école ?
Demain tatie va m'amener au chemin de traverse, et elle va m'acheter un petit chat. Elle a dit que c'est moi qui le choisirai et qu'il sera à moi. C'est pour que je m'en occupe comme une grande. Mais j'ai pas d'idée pour lui donner un nom. Est ce que toi tu en as ?
Tu sais tatie aussi me raconte une histoire pour m'endormir, et pour Teddy aussi, mais je préfère quand c'est toi. Parce que toi tu les inventes, tatie fait un peu comme quand maman venait le soir, elle lit un livre, c'est moins rigolo. Tu sais maman me manque pas, je suis bien chez tatie Dromeda, même si tu me manques.
Dis je resterai toujours avec toi ? Jamais je serai obligé de retourner avec maman ? Elle est parti pour toujours, pour de vrai ? Tatie dit que oui, mais je veux être sure. Je veux pas aller avec elle, je veux rester avec toi pour toujours.
Tu me manques papa… Tatie dit que tu viens dans 5 jours. C'est long.
Très gros bisous sur les deux joues, je t'aime gros comme ça.
Ta fille.
Encore une fois, sa lettre me fait pleurer. Pourquoi est-ce qu'elle doit être si loin de moi ? Est-ce que je pourrai tenir une année entière comme ça ? Je sais bien que sa fait plusieurs année que l'on fait comme ça, que je ne peux la voir que pendant les vacances, mais avant tout était différent, elle n'était pas à ma charge, et elle n'avait pas le droit de m'écrire. Avant je ne le savais pas, mais maintenant je sais que je lui manque, autant qu'elle me manque. Je relève les yeux en essayant de les essuyer le mieux possible. Les autres sont en train de rentrer dans la classe, mais je ne peux les rejoindre dans cet état, je ne peux arriver avec les yeux rouges comme preuve flagrante de mes larmes.
Je finis par réussir à reprendre une apparence des plus normales. Alors que je m'apprête à sortir de ma cachette, Potter arrive en courant devant la porte. Je le vois s'arrêter un instant, prendre une grande inspiration en s'arrangeant un peu, autant qu'il en est capable, puis toquer à la porte. Une fois qu'il est entré je sors enfin de ma cachette et m'approche à mon tour de la porte. J'entre dans la classe la tête légèrement baissée en signe d'excuse.
-Encore un ! Mais en 7ème année, on ne vous a pas encore appris la ponctualité ? Bon, allez vous assoir et que ça ne se reproduise pas Mr Malefoy.
Je m'assois à coté de Blaise sans dire un mot, mais je sais que je ne vais pas m'en tirer aussi facilement avec lui qu'avec Mr Greentey.
-Dray, mais qu'est-ce que tu fabriquais encore ? Tu pars comme une flèche de botanique et tu trouves le moyen d'arriver en retard en Potion, ça ne te ressemble pourtant pas. Alors qu'est-ce que tu manigances ?
-Rien, je lui réponds en le regardant du coin de l'œil.
Je sais bien qu'il ne va pas en rester là, surtout que je crois qu'il à vu que je n'allais pas bien. Il fait une drôle de tête.
-Bon Draco...Accouche ! Sa se vois sur toi que ça ne va pas. Tu sais très bien que ton petit manège ne marche pas avec moi, je fini toujours par savoir ce que tu as. Alors explique moi ce qui c'est encore passé avec Potter, pour que vous tiriez tous les deux une telle tronche.
Je me retourne vers Potter. Lui non plus ne va pas bien ? Qu'est-ce qu'il a lui ? Encore la même histoire que la lettre de l'autre jour ?
-Il ne s'est rien passé, et je n'étais pas avec Potter. Je ne suis pour rien dans son état, je peux te le jurer.
-Messieurs, je vous dérange peut-être ?
Je redresse brusquement la tête à l'interpellation du professeur, mais je vois avec étonnement que nous ne sommes pas les seuls visés, Potter et Weasley sont également mis en cause.
-Vous voulez peut-être que je sorte pour vous permettre de poursuivre en paix vos discutions ?
Mr Greentey est un digne remplaçant pour Rogue, car quand il nous foudroie tous les quatre du regard. Même Potter ne dit rien et baisse la tête.
-Bien, puisque je peux parler, continuons le cours.
Le cours continue tranquillement. Nous faisons notre potion sans le moindre problème. Blaise est doué en potions, pas autant que moi, mais il se défend. Ce n'est pas comme Potter et Weasley qui passent tout le cours à se disputer pour savoir ce qu'ils doivent faire. Le professeur ne dit rien, mais il nous observe tous un par un pour voir comment nous travaillons. A aucun moment il ne critique, il donne juste quelques conseils par-ci par-là. Je regrette le temps de Rogue, lui au moins savait nous faire rire, surtout nous les Serpentards. Mon parrain me manque parfois, beaucoup trop souvent à mon goût. On termine tout juste notre potion que déjà la cloche sonne.
-Attendez deux petites minutes ! Rasseyez-vous.
Nous sommes coupés dans notre élan pour sortir de la classe par le professeur. Nous lui obéissons tous immédiatement, et attendons ce qu'il a à nous dire.
-Bon je vous ai tous observés attentivement, et j'ai pris la décision de changer quelques groupes que vous avez formés pour avoir des groupes d'un niveau plus égal. Vous n'aurez pas votre mots à dire sur les groupes, c'est moi qui prends cette décision, et je tiens à ce qu'elle soit respectée. Aujourd'hui, je ne vous donnerai pas de travail, mais dès le prochain cours, les choses sérieuses commenceront, et vous devrez travailler avec votre binôme, même à l'extérieur. Dès qu'il s'agira de potion, vous travaillerez par deux, voire plus si vous avez besoin d'aide. Est-ce que c'est bien compris ? Le discours que je vous ai fait en début d'année n'est pas du vent. Il s'appliquera dès mon prochain cours, alors ne soyez pas en retard cette fois.
Sur cette dernière phrase il lance un regard noir à Potter et moi, alors que nous sortons tous de la salle. Notre journée de cours est finie, je me dirige donc avec Blaise vers notre salle commune pour y laisser nos affaires avant de vaquer à nos occupation.
-Je crois que Greentey t'a dans le collimateur ! Je suis sûr que tu vas devoir te taper Potter, toute l'année, en Potion, ou alors Longdubat ! Me souffle mon meilleur ami en riant.
-Oh toi ! Ne parle pas de malheur. Il en peut pas nous mettre avec des nuls pareils quand même.
Nous déposons nos sacs en coup de vent dans la salle commune. Nous n'avons pas encore trop de devoirs, donc nous pouvons nous permettre cette pause avant de recommencer à travailler. Il n'est que 16h, il fait donc encore bon dehors. Nous sortons nous promener au bord du lac, comme nous aimions le faire, avant tout ça, pour discuter. Sans changé nos habitudes, nous marchons tranquillement sur les rives du lac, alors que je repère Potter et sa bande aussi plus loin sous le grand arbre qui borde le lac. Comme à leur habitude, ils parlent et rient très fort. Nous partons en sens inverse de leur lieu de réunion.
-Alors ? Tu me racontes un peu se qu'il s'est passé avant le cours de potions ? Attaque immédiatement Blaise.
-C'est rien, j'ai reçu une lettre d'Elladora.
Je lui tends la lettre, pour qu'il comprenne par lui-même pourquoi je ne suis pas bien. Nous continuons à marcher lentement, alors qu'il lit avec attention ma missive.
-Ah oui, je comprends. Mais ne t'inquiète pas Dray, elle va s'y faire. Je suis sur qu'Andromeda s'occupe très bien d'elle, et puis elle va s'y habituer. Ça fait un an que tu ne l'avais pas quittée, c'est normal qu'elle ait du mal à s'y faire. Mais dis-toi qu'elle a une bien meilleure vie maintenant, que quand elle habitait au manoir, même si tu étais avec elle.
-Je sais bien tout ça, c'est grâce à Andromeda que j'ai pu reprendre mes études. Mais quand je reçois des lettres pareilles c'est dur.
-Je ne vais pas te dire que je comprends, parce que je ne peux pas savoir ce que ça fait de s'occuper d'un enfant, j'ai même pas de frère et sœur, alors… Mais tu sais que je suis là. Tu peux me parler n'importe quand.
Nous continuons à marcher en silence quelques instants à profiter de cette paix, et du paysage, que je ne me rappelais pas si resplendissant. Peut-être qu'il est si beau à mes yeux parce que je suis en paix maintenant.
-Dray... Tu sais, l'autre jour je pensais à quelque chose... et eux... je ne suis pas sûr que tu vas être content mais bon.
-Crache le morceau Blaise, ne fais pas comme si tu avais peur de moi, je sais très bien que c'est faux.
-Ben je me disais que tu devrais peut-être aller voir la psychomage... Est ce que je dois courir ?
-Oui tu ferais bien ! Je lui réponds espiègle.
Mon meilleur ami se met à courir immédiatement après ma réflexion, bien qu'il soit plié de rire, ce qui ne l'aide pas à avancer. Je lui laisse un peu d'avance, et pars à mon tour à sa poursuite. En quelques foulés, je l'ai rattrapé. Je sais que c'est parce qu'il le veut bien et qu'il rigole toujours. Parce que Blaise m'a toujours battu à la course. Je lui saute sur le dos, et au lieu de tomber comme je l'espère, il me garde sur son dos en continuant à courir. Je sais que je ne suis pas très baraqué comme lui, mais dans ces cas-là, je me sens vraiment poids plume. Je commence donc à le chatouiller, je sais que c'est son point faible. Dès que je m'attaque à ces côtes, il tombe de tout son long, m'entraînant bien sûr avec lui.
-NON ! Non DRAY ! C'est pas du jeu, tu as pas le droit, tu triches !
-Non non, dans aucune règle il y a écrit qu'il est interdit de chatouiller son adversaire.
Blaise se tord dans tous les sens en hurlant de rire, il en pleure tellement il rit. Je continue encore un peu à le torturer, et quand je vois qu'il est à bout de souffle, et qu'il ne risque plus de se retourner contre moi, j'arrête. Nous nous effondrons tous les deux dans l'herbe en contemplant le ciel et ces quelques nuages, le temps de réussir à retrouver notre souffle.
-Tu sais Draco, je ne rigolais pas quand je te parlais du psychomage. Je pense vraiment que tu devrais aller la voir. Tu me parles, mais c'est différent, je suis ton meilleur ami, et je sais bien que tu ne me dis pas tout ce qu'il c'est passé depuis la mort de Dumbledore, même avant. Il faut que tu parles de tout ça à quelqu'un qui est extérieur à tout ça.
-Blaise tu es bien plus que mon meilleur ami, tu es mon frère, tu le sais bien. Mais je ne peux pas parler à une étrangère. Il s'est passé beaucoup trop de choses, des choses qu'on ne doit pas dire. C'est fini maintenant il ne faut plus y penser. Et je vais bien ne t'inquiète pas pour moi.
-Non Dray, tu ne vas pas bien. Alors s'il te plait, garde cette solution en tête. Promet-moi que tu iras lui parler, à elle ou quelqu'un d'autre, mais tu ne dois pas tout garder pour toi. Je sais que c'est trop lourd comme secret.
-Tu ne dois pas t'inquiéter. Je n'ai pas besoin d'en parler. Mais si ça peut te rassurer, je te promets que je ne ferai pas de bêtises, je tiens trop à Ella pour ça. Et que si je ne vais pas bien, j'irai lui parler à cette psychomage, c'est promis.
Nous restons encore un moment allongé par terre. Nous nous relevons quand le soleil commence à baisser à l'horizon, je vois de l'autre côté du lac les Griffondors faire de même. Potter nous observe un instant, je ne peux le distinguer clairement, mais j'imagine très précisément l'air supérieur qu'il doit afficher. Je sais que cette situation le réjouit, qu'il à conscience que ma liberté ne tiens qu'à sont bon vouloir. Il fini par se détourner de nous et par avec les autres, en direction du château. Suivi par Blaise, je prend le même chemin.
-Qu'est ce que tu penses du professeur Greentey ? Me demande Blaise lors du retour vers le château.
-Je ne sais pas trop, il a l'air de s'y vraiment connaître en potions, mais je ne suis pas convaincu par ces méthodes de travail.
-Dis plutôt que tu as peur de te retrouver avec Potter ! Se moque mon ex-meilleur ami.
-Non, j'attends qu'il fasse ses preuves pour juger.
Notre débat s'arrête lorsque nous passons les imposantes portes du château. Il est encore un peu tôt pour aller manger, cependant les premiers élèves commencent à s'installer dans la grande salle. Nous décidons donc d'aller rejoindre le reste des Serpentards de septième année qui est déjà installé autour de la table.
-Ben alors, vous étiez passé où tous les deux ? Nous interroge Pansy, à coté de qui je suis assis. On ne vous a pas vu dans la salle commune.
-Nous sommes allés faire un tour dehors, il faisait beau, lui répond Blaise, évasif.
Cette réponse semble suffire à la Serpentard qui reprend sa discussion, qui a l'air fort intéressante, avec Daphné. Je ne m'intéresse que peu à leurs bavardages ainsi qu'a ceux de Blaise et Théo. Je n'ai qu'une hâte : me retrouver dans ma chambre pour écrire une lettre à ma petite puce, et puis me reposer. Le reste des élèves finissent par arriver, suivi de près par les professeurs. Le professeur Greentey et le professeur Campbell, arrivent tous les deux ensembles en retardataires, comme beaucoup d'élèves, je me demande si par hasard ils ne seraient pas ensemble. Certaines rumeurs les disent amants, d'autres même mariés. Je ne prête cependant que peu d'attention à ces colportages. Tous ces ragots sont souvent sans fondement. Nous commençons enfin le repas, mais je ne me mêle toujours pas aux conversations. Je vois que Blaise me jette des regards en coin de plus en plus fréquents et son manège ne passe pas inaperçu auprès de Théo qui se livre aux mêmes pratiques. Je me dépêche de finir mon repas pour échapper à leurs yeux scrutateurs. Une fois mon assiette vide, je me lève rapidement en soufflant un discret au revoir tout le monde.
Je rejoints ma chambre en quelques minutes et me jette sur mon lit, en prenant de quoi écrire ma lettre quotidienne. J'écris un long courrier, pour lui dire à quel point elle me manque elle aussi, que je serai toujours là pour elle, et que c'est sûr que jamais plus elle ne reverra sa mère. Je lui raconte quelques banalités sur ma journée pour compléter le tout et lui recommande de bien s'occuper de son futur petit chaton.
Une fois la lettre écrite, je l'envoie grâce à mon hibou, qui a maintenant l'habitude de la lettre du soir. Il l'attend donc ,chaque jours patiemment, sur le montant de mon lit. Une fois cela fait, je me prépare à aller me coucher. Je sais qu'il est encore tôt, mais je suis fatigué ces temps-ci, j'ai du mal à reprendre un rythme scolaire. Alors que j'entre dans mon lit, on toque à la porte.
-Dray, c'est moi, j'entre.
Je n'ai pas le temps de protester que déjà mon meilleur ami à ouvert la porte. Quelle idée j'ai eu en lui passant mon mot de passe. Maintenant, il entre dans ma chambre à tout bout de champs.
-Déjà au lit ? Et ben dis donc, qu'est-ce que tu deviens sage cet année, je ne te reconnais plus, s'étonne Blaise.
Je ne réponds rien à sa réflexion et le laisse s'installer dans le lit avec moi. Je sans que je ne vais pas dormir aussi tôt que je l'aurai voulu, mai bon ce n'est pas grave, demain on est mercredi, et j'ai mon après-midi de libre.
-Tu sais bien qu'il faut que je devienne sérieux, j'ai maintenant une enfant à charge, et tu l'as dit toi-même après tout ce que mon nom a subi, je ne peux pas me permettre de confirmer cette image. Il faut que je change pour redonner au nom des Malefoy toute sa noblesse.
-Je ne te crois pas ! D'accord, tu as Ella maintenant, mais pour le moment elle vit chez ta tante, donc ce n'est pas une vraie excuse. Et puis, ne me fait pas croire que tu accordes de l'importance au prestige des Malefoy, je sais très bien que tu n'es pas ton père. Dray tu me caches beaucoup trop de choses.
Je ne réponds rien à Blaise, je ne peux pas démentir ce qu'il dit. Nous savons tous les deux qu'il a raison, mais je ne peux pas encore lui parler. Je m'installe un peu plus profondément dans le lit, et une fois bien installé, je ferme les yeux pour dormir. Blaise me laisse faire, puis se met à fredonner des chansons, comme quand on n'était encore que des gamins. Depuis que je suis tout petit, c'est toujours lui qui m'a rassuré. Entendre sa voix me calme, et je me laisse emporter par cette douce mélodie.
-NON !
J'ouvre les yeux. Je suis assis, haletant, tout tremblant et plein de transpiration, dans mon lit. Je regarde autour de moi pour me rassurer. Je suis bien dans ma chambre à Poudlard, seul. Blaise est reparti dans son lit hier soir, surement peu de temps après que je me sois endormi. Il n'est que cinq heures du matin, mais je sais bien que jamais je ne pourrai me rendormir, alors je me lève, je prends tranquillement ma douche, me coiffe, m'habille. Il est cinq heures et demie et je suis déjà prêt. Je me rassois sur le lit et hésite sur ce que je vais faire maintenant. Il me reste encore une heure trente avant que les autres ne se lèvent et que le petit-déjeuner ne commence. Je reste donc où je suis, mais des flashs me reviennent. Ils reviennent de plus en plus rapidement. Les images s'enchaînent dans ma tête, tout est comme dans mon cauchemar. Je me lève et secoue la tête pour faire partir ces images. J'attrape rapidement mon sac et sors de la chambre. Je ne veux pas rester une minute de plus enfermé ici.
J'erre dans les couloirs du château. Il n'y a aucun bruit, tout le monde dort, c'est encore plus silencieux que durant les soirées. Je monte des marches, beaucoup, pour finir par arriver au pied de l'escalier en colimaçon qui mène tout en haut de la tour d'astronomie. J'emprunte ce chemin et arrive tout en haut de la tour juste pour voir le soleil se lever. Le ciel est entièrement orange, le soleil est encore caché derrière l'horizon, mais déjà la nuit n'a plus sa place. Le monde s'illumine d'un arc-en-ciel de couleur, avec une prédominance rouge et orange. Le spectacle est magique. Plus le soleil commence à sortir, et plus le ciel perd sa couleur rouge pour prendre une teinte orange, avant de devenir entièrement bleu, dès que le soleil est sorti. Le lever de soleil n'a duré que quelques minutes, mais je trouve ça magnifique. Dire que ce phénomène à lieu chaque jours, mais que je n'ai que rarement l'occasion de le voir. Moi qui m'étais levé avec le pressentiment d'une mauvaise journée, avoir assisté à ça m'a remis en forme et de bonne humeur. Je regarde un moment le parc. Il est calme. Pourtant, au loin, dans la forêt interdite, ça doit encore grouiller d'activité.
Plus près du lac, je distingue une forme noire. Je l'observe un peu mieux pour essayer de savoir de quoi il s'agit. Puis la forme bouge et se redresse. C'est une personne recouverte entièrement pas sa cape. Une sueur froide me traverse alors. Se pourrait-il qu'il reste des mangemorts en liberté, et qu'ils aient réussi à s'introduire dans le château ? Je ne peux plus bouger, je suis tétanisé à cette idée. Est-ce que tout ça va recommencer ? La silhouette se retourne alors, ce n'est qu'après avoir reconnue l'uniforme de l'école que je m'aperçois que j'avais arrêté de respirer. C'est un élève qui se trouve près du lac et qui se dirige maintenant vers le château. A cette distance je ne peux pas dire de qui il s'agit, mais je pense pouvoir dire que c'est un Griffondor. De toute façon, qui d'autres pourrait se promener à une heure pareille dans le château à part moi ?
Il est déjà six heures et demie. Je décide de rejoindre la grande salle pour y attendre les autres, et puis avec un peu de chance, j'y rencontrerai ce mystérieux inconnu, qui se promène à des heures incongrues dans le parc.
J'entre dans la grande salle. Je l'ai rarement vue aussi déserte. Les tables ne sont pas encore mises, et il n'y a personne, pas même un fantôme. Je vais m'installer à la table des Serpentards, en faisant le moins de bruit possible, j'ai l'impression que le moindre bruit que je fais se répercute à l'infini dans cette salle. Une fois assis, j'attends de voir si quelqu'un arrive, mais il semblerait que la personne encapuchonnée n'est pas décidée à se montrer aujourd'hui. Enfin, les premiers élèves arrivent, se sont tous des Serdaigles ou Poursoufles. Le déjeuner n'est pas encore servi, mais la salle s'anime, les premiers professeurs arrivent, avec les premiers plats sur les tables. Il n'y à toujours aucun Gryffondor dans la salle, alors que la plupart des élèves sont arrivés.
-Dray ! Mais où est-ce que tu étais ? Je t'ai cherché partout dans les cachots !
Et voici Blaise qui fait son entrée, toujours aussi discret.
-Je me suis levé tôt, et je n'avais pas envie de vous attendre donc je suis venu directement ici, je me suis dit que vous finirez par arriver. Je lui réponds calmement, en plongeant ma tartine dans mon chocolat chaud.
Alors que Blaise et Théo s'installent à coté de moi, je continue à guetter la porte en espérant reconnaître le Griffondor qui aurai pu se trouver dehors tout à l'heure. Les cours vont bientôt commencer, tous les élèves sont là, et je n'ai pas la moindre idée de qui cela peut-être. Je laisse tomber mes recherches quand nous partons en direction de la salle de cour. Devant la salle de défense contre les forces du mal, nous retrouvons Pansy et Daphné qui sont toujours en avance. La cloche retentit au moment où le professeur ouvre la porte.
-Entrez, et bonjours à tous, lance Mlle Campbell à la volé. Installez-vous.
Notre professeur déjà pleine d'énergie dès le matin attend les quelques retardataires avant de commencer le cours. Ce sont toujours les mêmes qui manquent à l'appel, le trio de gryffondors qui se croit trop bien pour être à l'heure.
-Excusez nous ! On euh...
-Oui oui c'est bon, asseyez-vous qu'on puisse commencer le cours, le coupe le professeur.
-Toujours aussi ponctuel Potter ! Je remarque, acerbe.
Une fois les trois retardataires installés, nous pouvons enfin commencer le cours.
-Alors j'ai parlé avec le professeur Greentey, votre professeur de potions, et je trouve son idée de faire des groupes pour égaliser les niveaux excellente. Comme je vous ai déjà tous vus travailler plusieurs fois, je vais dès aujourd'hui faire les groupes. Ces groupe devront rester tel quel jusqu'à la fin de l'année et ils engagent seulement ma matière.
Je crains le pire à cette annonce. Pourvue qu'elle ne me mette pas avec un gryffondor, ou pire un poufsoufle. En fait, si je pouvais rester avec Blaise, ça m'arrangerait.
-Mais avant de vous répartir par groupes, j'aimerais aborder un sujet un peu délicat, mais indispensable pour la suite de mon cours, dit le jeune professeur en prenant une grande inspiration. J'aimerais savoir lesquels d'entre vous ont été présents lors de la grande bataille ?
Un grand blanc se fait dans la classe, nous nous entre-regardons tous. Personne n'ose commencer. Et surtout, est-ce que ça compte si on était là en temps que méchant ? Devant le malaise ambiant, le professeur a l'air d'hésiter, puis finit enfin par parler.
-Moi je n'y étais pas, j'étais sur un autre front, commence-t-elle.
-Moi j'y étais, affirme Potter.
-Moi aussi...
-Moi...
-Moi aussi, je finis par souffler, pas du tout convaincu.
Il apparaît au final que nous étions six présents lors de la grande bataille. Les quatre gryffondors, Ernie en seul Poufsoufle, et moi. Les autres qui étaient présent n'ont jamais remis les pieds à Poudlard.
-Bien, donc venons-en aux groupes. Hermione Granger, avec Lisa Turpin, Ron Weasley et Théodore Nott. A l'appel de vos noms, je vous prie de vous assoir ensemble, et pas d'enfantillages. Neville Longdubat avec Anthony Goldstein, Pansy Parkinson avec Hannah Abbot, Justin Finch-Fetchley et Seamus Finnigan, Dean Thomas et Ernie MacMillan, Draco Malefoy avec Daphné Greengrass et pour finir Harry Potter avec Blaise Zabini.
Je suis soulagé d'être en groupe avec Daphné. Au moins ce n'est pas une gryffondor, même si je ne suis pas sûr que cela soit une lumière en DCFM.
-Bien. Maintenant que nous avons les groupes, je vais vous demander de choisir un sortilège de défense que vous jugez indispensable. Vous vous entraînerez à le pratiquer aujourd'hui, puis vous me ferez une dissertation dessus, du pourquoi avoir choisis ce sortilège, ses avantages et inconvénients. Et au prochain cours, vous le testerez contre une attaque de mon choix. C'est bien compris ? Allez au boulot.
Enfin un professeur de défense contre les forces du mal compétent. Il y a quelques année, on aurait bien eu besoin d'un prof de sa trempe. Alors que je commence à travailler, je jette de petit coup d'œil du coté de Blaise et Potter. Ils ne se tapent pas dessus, mais j'ai l'impression que ce n'est pas l'envie qui manque. D'ici la fin de l'année, ils vont s'entre-tuer. Heureusement que je ne suis pas à la place de Blaise, parce que Potter serai déjà mort. De mon côté, Daphné n'a pas l'air très investie de son travail. Tant mieux, parce que je sais déjà sur quel sortilège je vais parler. Stupefix.
-Putain mais tu es pire que ta copine miss Je-sais-tout ! Crie Blaise. Moi je te dis que c'est Stupefix !
-Je sais de quoi je te parle, tu aurais oublié un détail peut-être ? S'énerve Potter.
-Vous deux ! Ca suffit, vous pouvez débattre autant que vous le souhaitez, mais en silence.
Les deux perturbateurs se renfrognent, mais cessent leur dispute. Il semblerait que cela soit Potter qui ait gagné, puisqu'ils s'entraînent maintenant aux experliarmus.
La cloche retentit enfin dans un concert de soupirs soulagés. Je sens qu'il va en falloir du temps aux groupes pour s'entendre, surtout à certains.
-Draco, tu peux pas savoir à quel point tu as de la chance d'être avec Daphné ! Me dit Blaise une fois sorti de la Salle.
Je rigole à sa réflexion, mais c'est vrai que sur ce coup-ci, j'ai eu une chance de cocu. Heureusement que je suis célibataire, je me pauserai des questions sinon. Nous rejoignons directement la Grande Salle après le cours. Il est déjà midi et le ventre de Blaise n'attend pas. S'il n'avait pas autant de classe en mangeant, j'aurai presque pu le comparer à Weasley. Question nourriture, il mange autant que lui.
Une fois le repas terminé, nous allons nous installer tous les cinq, c'est-à-dire, Pansy, Daphné, Théo, Blaise et moi, au bord du lac pour profiter de notre mercredi après-midi de beau temps. Encore une fois, quand nous arrivons, les Gryffondors sont déjà sous l'arbre. Leur arbre on pourrait dire, tellement ils le monopolisent. Nous allons donc nous installer plus loin, à l'abri des roches. Je m'allonge dans l'herbe, Théo fait de même à mes côtés, alors que Blaise et les filles vont patauger dans l'eau.
-Alors Draco, qu'est-ce que tu racontes de neuf ? Me demande Théo. On n'a pas trop eu le temps de parler tous les deux depuis la rentrée.
-Oui c'est vrai. En fait, j'ai pas grand chose à raconter en plus que tout ce que tu as pt lire dans la presse. Et toi alors, où est-ce que vous en êtes ? Je lui demande en retour.
-Moi ça va, mon père est à Azkaban, ma mère se débrouille beaucoup mieux sans lui. Et toi, ta mère, elle s'en remet ? Je crois que ma mère voulait reprendre contact avec la tienne.
-C'est dur pour ma mère, elle n'avait jamais vécu seule, mais maintenant qu'on a récupéré le manoir, elle commence à s'en remettre. Dis à ta mère qu'elle a eu une bonne idée, je pense que ça lui ferai du bien de sortir un peu.
Nous continuons on papoter comme avant, alors que les clapotis de l'eau et les rires de nos amis nous bercent. Je finis par m'assoupir, grâce à ce calme, et à mon manque de sommeil.
« Non... non... non... pas ça... non... ah! Attention... Ella... NON ! »
-Hé ! Hé Dray ! Draco !
Je me redresse encore une fois haletant. Je me débats de la poigne qui me retient. Encore perdu par ce qu'il vient de se passer. J'essaie de comprendre où je me trouve. Je finis par réussir à faire le point sur Blaise, qui est face à moi et me tient par les épaules.
-Dray ? Ça va ?
-Euh... Je... Oui, oui ça va. C'est rien.
Je réponds, hésitant, à mes amis qui semblent tous inquiets pour moi. Je me redresse temps bien que mal pour repartir vers le château.
-Je vais à l'infirmerie, je reviens, je... ça va ! Je leur lance, me dirigeant déjà vers le château.
-Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'accompagne, demande Blaise.
-Non, non, ça va, je reviens.
Je me dirige d'un pas encore mal assuré vers l'infirmerie, il me faut de la potion de sommeil sans rêve. Je ne peux plus continuer comme ça, je ne tiendrai pas jusqu'à la fin de la semaine à ce rythme. J'arrive enfin devant l'infirmerie et y entre en temps qu'habitué de ce lieu.
-Mr Malefoy ! Que se passe-t-il encore ?
-Bonjour Madame Pomfresh, je lui réponds avec un grand sourire. Vous allez bien ?
-Très bien, merci Mr Malefoy, mais je suppose que vous par contre vous n'allez pas très bien, que vous ne me faites pas une visite de courtoisie. Alors, que puis-je faire pour vous ?
-Je viens chercher de la potion de sommeil sans rêve. J'ai un peu de mal à dormir ces temps-ci.
-Je veux bien vous croire, mais je ne peux plus donner cette potion comme ça. Maintenant pour en avoir il faut passer par notre psychomage. Après toute les horreurs qui se sont produites ici, nous avons décidé qu'il serait mieux que les élèves qui ont besoin de cette potion est un suivi psychologique.
-Vous ne pouvez pas faire une petite exception pour moi ? Vous me connaissez bien, vous savez que je n'en abuse pas, et que j'en ai vraiment besoin.
-Mr Malefoy, je ne fais pas de traitement de faveur, même pas pour vous. Mlle Flornall est libre si vous voulez aller la voir. Vous verrez elle est très professionnelle.
Devant l'insistance de l'infirmière, mais à contrecœur, je vais voir la psychomage. Une fois devant la porte de son bureau, je me retourne. Pomfresh n'a pas bougé, elle m'encourage à frapper d'un signe de tête et un sourire. Je me mets donc face à la porte et, résigné, je toque.
-Entrez !
Je pousse la porte, et découvre une petite pièce. La psychomage est assise derrière son bureau, et dans son dos, se trouvent d'immenses fenêtres qui font de cette petite pièce, un endroit très lumineux et accueillant.
-Bonjour ! Mmmh, vous devez être Mr Malefoy non ? Asseyez-vous, asseyez-vous.
Encore une fois ma réputation m'a précédé, mais j'acquisse avec un sourire. En même temps, en ce moment, il est dur de ne pas savoir qui je suis, avec toutes les photos de ma famille qui ont été espublié dans les journaux.
-Alors, en quoi puis-je vous être utile ? Commence la psychomage.
-Je suis venu vous voir car il me faudrait de la potion de sommeil sans rêve. J'ai quelques difficultés à dormir ces derniers temps.
-Est-ce que vous savez pourquoi vous ne dormez pas bien ?
-Oui bien sûr que je le sais, je fais trop de rêves, je lui répond ennuyé.
-Et ce sont quels genres de rêves ? Continue-t-elle.
-Je ne tiens pas à en parler. Ce sont des rêves privés.
-Ces rêves privés, ont-ils un rapport avec les événements récents ?
-Ça ne vous regarde pas. Ce qui se passe dans ma tête y reste ! Je répond irrité par sa curiosité.
-Mr Malefoy, je suis psychomage, et si vous voulais vraiment votre potion ou tout ceci me regarde.
-Vous savez, Mademoiselle, toutes les choses que je sais, où que j'ai vécu ne sont pas bonne à être dévoilé. Certaines choses devraient rester secrète.
-Je ne suis pas d'accord avec vous, je suis là spécialement pour écouter les élèves qui ont justement vécu trop de chose, et il me semble que vous êtes dans ce cas. Mon métier est d'écouter et conseiller les personnes comme vous, afin de leurs permettre de mieux vivre, et surtout tout ce qui pourra être dit ici restera entre nous. Alors vous pouvez parler sans crainte, insiste d'une voix qui se veux rassurante la psychomage.
-Je sais très bien en quoi concise votre métier. Mais je persiste à penser que certaine chose doivent être ignorer par tous, qu'il est mieux pour tout le monde de garder le silence. Vous savez, quoi que l'on dise, toutes les vérité ne sont pas bonne à entendre.
-Bon, je ne peux que supposer que tout ceci est en rapport avec les événements qui se sont déroulé récemment. Mr Malefoy, comme je me doute de ce qui vous tracasse, je vais vous donner de la potion pour cette fois. Mais sachez que ceci est et restera ma seule entorse au règlement, c'est la seule fois que vous vous en tirez aussi facilement. Je vous donne de quoi tenir jusqu'à la fin de la semaine. Si jamais vous avez encore besoin d'une fiole, il vous faudra me livrer quelques éléments sur ce qui vous perturbe.
Je prends la petite fiole qu'elle me tend et sors du bureau sans plus tarder. Je ne dirai pas que cette psychomage est incompétente, mais je sais que si elle continue comme ça, je ne vais pas beaucoup l'apprécier. Je traverse le château en sens inverse pour rejoindre mes amis. Mais je n'ai pas le temps de passer la porte du château, qu'ils viennent à ma rencontre.
-Dray ! Tu vas bien ? Me demande immédiatement Pansy en me sautant presque dessus.
-Oui oui je vais très bien, ce n'était rien, les rassure-je encore une fois.
Blaise me lance un regard qui me dit bien qu'il ne croit pas un mot de ce que je dis et qu'il a très bien compris ce qui ce passe avec moi. Je vais encore avoir le droit à un de ses discours rassurants sur le fait qu'il faut que je vois un psy.
Une fois le soir arrivé, je ne prolonge pas la soirée avec mes amis, et après mettre acquitté de ma correspondance quotidienne, je plonge dans mon lit, en ayant but quelques gorgées de potion. Cette nuit-là fut d'un calme plat, idéal... Toutes les autres nuits de la semaine furent semblables.
Nous sommes enfin dimanche matin, je vais pouvoir échapper à cette école pendant quelques précieuses heures. Il n'est que sept heures, mais je ne peux plus dormir. Je suis tellement impatient de la retrouver que je me lève et me prépare immédiatement. Dans la grande salle où je prends mon petit-déjeuner en coup de vent, je ne croise personne, même pas un seul professeur. Une fois mon repas fini, je file hors du château et cours presque pour rejoindre les grilles du château. Qu'est-ce que le parc est grand, surtout quand on est pressé. Dès que j'ai franchis les grilles, sans attendre une minute de plus, je transplane pour atterrir face au petit portail d'une discrète petite maison.
Lorsque je franchis le portail, je sens un bref courant me traverser. C'est le sort qui protège la maison, il a reconnu ma magie et me laisse pénétrer. Bien que la guerre soit finie, on n'est jamais trop prudent, surtout quand on sait qui se trouve dans cette maison. Que des têtes à abattre, même si ce ne sont que des enfants.
La porte de la maison s'ouvre et une petite furie en sort. Du haut de ses trois ans, Elladora court vers moi, ses long cheveux brun sont dressés sur sa tête, ses yeux bleu gris, qu'elle tient elle aussi des Black, sont fixée sur moi, et son pauvre pyjama va bientôt être bon à jeter, vue la façon dont elle marche dessus. Mais tout ceci n'a pas plus d'importance lorsqu'elle saute dans mes bras.
-Tu es déjà levée ? Moi qui espérais pouvoir te réveiller.
-T'es enfin là ! C'est long de t'attendre.
Je lui souris en lui faisant un bisou. Nous retournons dans la maison, alors qu'elle est toujours blottie contre mon torse. Andromeda se tient dans l'encadrement de la porte et nous observe avec un sourire tendre. Il y a quelques temps, je n'aurai pas supporté ce regard, mais maintenant j'y suis habitué, et puis on a appris à se connaître tous les deux.
-Alors Draco, tu as passé une bonne semaine ? Pas trop dure ?
-Ça va, Poudlard est redevenu comme avant. Les élèves sont tous en train d'oublier doucement la guerre. Où du moins ils essaient.
Je discute tranquillement avec Andromeda, alors que nous buvons notre café, assis sur son canapé. Elladora ne me quitte plus. Comme tous les dimanches, elle s'est installée sur mes genoux et compte bien y rester jusqu'à ce que je parte.
-Et toi, tu t'en sors sort toute seule avec Elladora et Teddy ? Ils ne t'épuisent pas trop ?
-C'est de plus en plus facile, ils commencent tous les deux à mieux dormir. Ella ne fait plus ses terribles cauchemars chaque nuit. Elle en fait encore parfois, mais ça s'arrange.
Dans sa chambre Teddy se met à pleurer. Andromeda se lève alors pour aller s'occuper de lui. Je me penche vers ma fille, pour voir si elle dort. Mais celle-ci ne dort pas, elle joue avec mon pendentif Malefoy. Je sais qu'elle l'adore. Depuis qu'elle est bébé, dès qu'elle est dans mes bras, elle joue avec.
-Alors ma puce, tu fais encore des cauchemars ?
-Oui. Ils me font très peur. Mais tatie elle vient me faire un câlin et après j'ai plus peur.
-De quoi est-ce que tu as peur ?
-De maman...veux pas qu'elle te face encore mal.
Je soupire sombrement. Ce monstre, même après sa mort, réussit à la traumatiser. Je ne pourrai jamais la pardonner pour ce qu'elle lui a fait. Ce qu'elle m'a fait n'aurait pas était si terrible si Ella n'avait pas était obligée d'assister à toute la scène. Comment est-ce qu'une mère peut-être aussi cruelle ?
-Tu sais Ella, elle ne reviendra plus jamais. Elle est morte pour toujours. Maintenant, on restera tous les deux toujours ensemble. Plus personne ne pourra plus jamais te faire de mal. Il ne faut plus avoir peur.
-Oui, papa.
Andromeda revient à ce moment-là avec le petit Teddy dans ses bras. J'ai beau le voir souvent, je ne pense pas que je puisse un jour m'habituer à voir un bébé avec les cheveux aussi bleus. Ella saute de mes genoux pour courir vers son cousin. Son adoration pour lui m'étonnera toujours. Elle s'installe sur le canapé, pour que sa tante lui installe Teddy sur les jambes. Une fois cela fait, elle s'applique à lui donner le biberon. Alors que nous les surveillons, Andromeda se remet à me parler.
-Hier, nous avons eu la visite de Harry. Tu aurais vu ta fille, elle ne l'a pas lâché une seule seconde. Elle lui à posé toute les questions imaginables sur lui. Mais ne t'inquiète pas, il ne sait pas de qui elle est la fille, ni elle, ni moi n'avons craché le morceau. Pourtant, ce n'est pas la curiosité qui lui manque, tu le sais.
-Il vient souvent voir Teddy ? Il ne vient que le samedi ?
-Il n'a pas le droit de sortir le dimanche, alors tant que toi tu ne viens pas ici le samedi, tu n'auras aucune raison de le croiser. Mais je ne comprends vraiment pas ton obsession à vouloir te cacher de lui. C'est bien grâce à lui qui tu es ici, non ?
-Oui je sais bien que je lui suis redevable, mais je ne veux pas qu'il sache qui est Ella, je ne veux pas prendre le risque qu'il lui fasse payer notre haine.
-Mais enfin, s'indigne Andromeda, Harry n'est pas comme ça. C'est pas parce qu'Ella est ta fille qu'il ne va plus la regarder.
-Je ne préfère pas courir ce risque.
-Comme tu veux, se résigne Andromeda.
Une fois le biberon de Teddy fini, nous installons ce dernier dans son transat où il s'évertue à attraper ses pieds. Sous son intense concentration, ses cheveux virent au violet. D'un seul coup, Ella se lève et court à la cuisine.
-J'ai oublié !
Quelques secondes plus tard, elle revient difficilement avec un chaton sous chaque bras. L'un est entièrement noir, alors que l'autre est taché de blanc. Ma fille me tend ce dernier, que je me dépêche d'attraper avant quelle ne le face tomber.
-C'est Harold, il est pour toi. C'est pour plus que tu sois tout seul. Comme ça, quand tu fais des cauchemars, il viendra te faire un câlin. Moi j'ai Astrid, il dort dans mon lit. Comme ça, j'ai plus peur.
-Merci ma puce, c'est très gentil d'avoir pensé à moi. Mais pourquoi est-ce que tu l'as appelé Harold ?
-Ben à cause de Dragon, tu sais le dessin animé, il est trop bien !
Je reste quelques seconde septique, avant de me rappeler qu'elle parle encore de cette foutu télévision. Je lève les yeux pour voir Andromeda, près de la porte, qui ne peut s'empêcher de rire. Elle fini par réussir à reprendre son souffle avant de s'adresser à moi.
-Je peux te laisser toute ma tribu quelques minutes ? J'ai quelques courses à faire pour le repas.
J'acquisse sans problème. J'ai maintenant l'habitude de m'occuper de toute sa tribu comme elle le dit si bien. Il y a que les chatons qui sont tous nouveaux.
La journée se déroule tranquillement au gré des rires et bavardages d'Elladora. Son bonheur me réjouit. Depuis qu'elle est née, elle n'a pas vraiment eu le temps d'être heureuse et de s'amuser, comme tout enfant normal. C'est au moment où je dois partir, car il est déjà tard que tout se corse. Bien sûr, Ella ne veut pas me laisser partir. Heureusement, cette fois le fait que j'amène Harold avec moi semble la rassurer. Et la crise de larmes est évitée de justesse. Alors que je sors de la maison pour aller transplaner sur un dernier au revoir de ma fille, c'est moi qui ai le cœur qui se serre de devoir encore attendre une semaine avant de la revoir.
A suivre...
Alors ? Vous avez des commentaires ? Pas trop déçu ?
En tout cas je vous remercies tous pour vos review, et vous êtes à chaque chapitres un peu plus nombreux ce qui me fait vraiment plaisir.
J'espère qu'encore une fois vous serez au rendez-vous, même si je suis un peu en retard.
Enais
