Amis du jour, bonjour

Voici mon dernier chapitre avant longtemps, demain matin c'est direction le Portugal pendant un mois et je n'aurais pas internet, mais je promets de m'atteler à l'écriture et de vous poster tout pleins de choses à la rentréé

En attendant j'espère que vous aimerai, on entre enfin dans le vif du sujet ^^

Enjoy ;D

Ch0chette


Non ne fait pas ça, ne me tourne plus le dos, ouvres moi tes bras plutôt, laisse moi écouter ton cœur battre, laisse moi le faire battre frénétiquement, laisse-moi teinté tes joues de ce rouge si merveilleux qui y apparait souvent, laisse moi te voir danser, laisse moi te faire rire, donnes moi le privilège d'être le dernier à voir ton sourire le soir et le premier à le voir le matin, donne moi ton amour, aimes-moi, désires moi, pardonne moi mais surtout garde-moi dans ta vie.

Est-ce que tu le peux ? Me pardonner, ou pardonner ce con arrogant que j'étais avant toi. C'est comme une mauvaise herbe tu sais, tu as beau la faire disparaître elle revient toujours à la charge, grandi par la première défaite. Alors c'est vrai que parfois c'est dur de mettre de côté cette personne à la vie si sécurisante pour redevenir moi-même.

J'ai longtemps joué le rôle du mec populaire capitaine de son équipe de sport, admiré par les garçons et adulé par les filles, j'ai du mal parfois à m'éloigner de lui, à reprendre mon vrai visage. A sourire réellement, pas ce rictus qui ne ressemble à rien, à être heureux véritablement, tu l'as remarqué toi aussi, mes yeux ne brillent qu'en ta présence. Derek ne vit que grâce à toi.

Te rends tu compte de ce que tu représente, une bouée au milieu du vaste océan qu'est ma vie, tu as débarqué un jour, dans un café, un appareil dentaire et des tresses et j'ai tout de suite su que je devais te détester, parce que tu était tout ce que je ne pouvais avoir, tout ce que je ne pouvais être.

En vérité je suis un lâche contrairement à toi qui est si courageuse, j'avais tellement peur de souffrir tu sais, d'être un souffre douleur ou le mec niais dont les filles se moquerait, je ne voulais pas être gentil, généreux et toutes ses autres qualités pour lesquels nombre de personnes s'amusent à détruire pour ne pas se voir destituer de leur piédestal.

Alors dis-moi comment tu as fais ? Tu parviens à être pom-pom que nombreux admire mais aussi à être une intello romantique qui écrit des poèmes critiquée par l'élite. Par moi. J'étais obligé, crois-moi, une fois rentré dans une boucle, tu ne peux plus en sortir, c'est comme ça, c'est ma vie. Personne ne m'a réellement aidé à sortir de ce personnage, de cet enfer que je m'étais créer moi-même, parce qu'il est vrai que je n'éprouvais pas de grandes souffrances, celles qui touchent l'âme et le cœur, mais je ne vivais pas non-plus les joies que l'on raconte ensuite à ses petits-enfants. C'est à se demander si j'en aurais un jour.

Bien sûr, l'année de mes huit ans il y a eu un garçon blond, plus grand que moi, qui m'avait proposé de jouer au ballon, il s'appelait Sam, depuis il est devenu mon meilleur ami. Il l'est devenu parce qu'il s'est avéré qu'il était très intelligent et pouvait percer n'importe qui à jour en le regardant dans les yeux, je ne lui ai pas parler pendant une semaine quand il ma avoué, après avoir fouiller tout au fond de mes yeux, qu'il savais que j'étais un petit garçon en manque d'amour et d'amitié, qui a terriblement peur de ce que la vie lui réserve.

Il avait réussi à mettre des mots sur mes maux, il avait utilisé les paroles que mon inconscient tentait désespérément de me faire parvenir. Il avait visé juste. Je l'ai traité comme le pire monstre qu'il puisse exister sur la planète. A huit ans, les mots font plus mal qu'à dix-sept ans, parce qu'on n'a pas encore eu le temps de forger une carapace contre cette violence-ci, celle des mots. Mais après mes insultes, il m'a regardé dans les yeux, un air grave sur le visage, avant de sourire et de me répondre « Bon faut que je rentre pour pas inquiéter ma mère, on se voit demain au déjeuner ok ? »

C'est la première personne à m'avoir bouleversé ainsi, j'ai réfléchi toute la nuit à ses propos qui n'avait aucun sens, il aurait du se mettre en colère, m'en vouloir et promettre de ne plus jamais me parler et pas me sourire comme à un ami et me dire « a demain ». Et puis, au plus profond de moi-même, j'avais terriblement envie que ce garçon singulier devienne mon ami, un véritable ami, de ceux à qui on dit tout, sans tabou ni honte, qui connait tout de nous. Même si apparemment il n'avait pas besoin de ça pour connaitre chaque recoin de mon existence. Il n'a jamais abandonné, déblatérant parfois des inepties simplement pour me faire réagir, jusqu'à se qu'il sorte l'insulte ultime « Tu joue les gros durs mais en fait t'es qu'une baltringue au gros cœur rempli de bon sentiments et de romantisme. T'es une fille » Toute la frustration acquise, toute les occasions de lui répondre qu'il pouvait aller se gratter le cul ailleurs, tout explosa à se moment là, et j'exposai tout de ma vie, dans les moindres détails en lui disant que s'il y avait une fille dans l'histoire ce n'était surement pas moi.

A la fin de mon récit, il rigola tellement que j'eu le temps de partir noyé ma peine en tapant un gosse plus jeune, mais il m'attrapa avant en me disant qu'il désespérait de me faire parler un jour. C'est véritablement lorsque je serrai sa main qu'il m'avait tendu que nous sommes véritablement devenus ami. Parfois c'est exaspérant de connaître quelqu'un à qui on ne peut pas mentir, avec qui on ne peut garder un semblant d'intimité. Mais c'était Sam, et son espèce de don m'as été beaucoup plus de fois bénéfique qu'il ne l'a été contre moi. C'est d'ailleurs lui qui m'a ouvert les yeux un jour en me disant « Arrête de te voilez la face, t'es amoureux d'elle, de Casey, et je suis sûr qu'au fond de toi tu le sais déjà »

Bien sûr que je le savais mais je savais pertinemment que si je te laissais entrer dans ma vie je n'arriverai plus ensuite à me défaire de toi et il était hors de question que je dépende de quelqu'un tu vois, et je savais que tu étais le genre de fille qui change toute une vie, qui donne des ailes et qui donne envie de décrocher la lune rien que pour tes yeux, je savais que j'allais être soumis et ça m'a fait peur.

Voila le résultat maintenant, un brouillon qui n'est pas digne de toi, des mots dans tout les sens, un cœur déchiqueté à tes pieds, j'ai conscience d'être l'auteur de tout ce gâchis, je n'attends rien de toi, je voulais juste que tu sache que tu n'avais pas perdu ton temps, que le con arrogant n'es plus, que tu l'as transformé, tu l'as rendu meilleur. Alors à mon tour je veux faire quelque chose pour toi, parce que même si j'ai tout fais pour le cacher je t'aime Casey, tellement d'ailleurs que ça fait mal, et je veux que tu sois heureuse, et puisque tu m'as demandé de sortir de ta vie je le ferai.

Mais sache, que quoi que tu fasses, ou que tu sois et peu importe ce que tu penses de moi, j'ai compris la leçon, et je t'aimerai toute ma vie maintenant que tu m'as bouleversé avec tout cet amour que tu m'as donné que je ne méritais même pas.

Et je te fais la promesse de garder mes bras ouvert, si un jour tu décides que c'est de mes bras, de mon amour dont tu as besoin…

« You gonna save me from myself »