Ceci est le dernier chapitre pour . Actuellement, un autre chapitre plus "chaud" fera suite à celui-ci pour terminer la fin de cette histoire, mais il ne sera pas publié sur ce site, pour une raison simple, les restructurations qui ont lieu ici concernant les lemons. Puisque se sera un lemon, je préfère ne pas le poster ici, si vous voulais lire ce chap 5 quand il sera écrit, allez sur ma feuille de profile, cliquez sur le lien de mon site et une fois là bas, cliquez sur Fanasia Creations, vous serez redirigé automatiquement vers mon propre forum de fanfictions.
CHAP 4 : LEURS RÉPONSES
La question de la jeune femme pris le nettoyeur au dépourvu et sa position le perturba un peu plus, l'empêchant d'y réfléchir. Ou était-ce qu'il n'avait pas besoin d'y réfléchir car il connaissait déjà la réponse qu'il aurait fait à n'importe qui dans d'autres circonstances ? D'ordinaire, face à n'importe qui sa réponse aurait été "rien" ou alors il aurait ignoré la question. Mais face à Kaori, il devait bien admettre qu'il ne savait pas.
Sans vraiment avoir conscience de son geste, il laissa sa main remonter le long du dos de sa partenaire, la calant contre lui alors qu'il réfléchissait à la question qu'elle venait de lui poser Il n'avait même pas conscience des frissons qui parcouraient le dos de la jeune femme face à ce geste, cette caresse. Tout comme il ne fit pas attention quand celle-ci vint caler son visage dans son cou, ses lèvres presque contre celui-ci, son souffle caressant sa peau.
Quelque années plus tôt alors que ça réponse était rien, il s'en moquait, de lui-même comme des gens qui eux attendaient tout. Que devait il attendre ? Il avait vécu la guerre, ne savait pas son nom, encore moins qui il était, ne connaissait pas ses parents, ne savait rien des sentiments, même pas la colère A l'époque, tout ce qu'il savait c'était "ce qu'il était", tueur a gage, meurtrier, machine a tuer pour l'homme qui l'avait éduqué. Une machine a t'elle des sentiments ? Une machine doit elle attendre quelque chose de la vie ? Quelle stupidité ! C'était d'ailleurs peut-être pour cela que personne ne lui avait posé la question à l'époque.
Personne, jusqu'à Hideyuki Makimura. Cet ancien policier qui voulait travailler avec lui pour protéger la ville, ce policier à qui il avait ri au nez au départ face à sa requête. Ce même policier qui lui avait posait cette question, de savoir si tout ce qu'il attendait de sa vie était d'être simple tueur à gage jusqu'au jour où il mourrait à son tour d'une balle tirée par un inconnu le plus probablement. Il ne se souvenait plus exactement de la réponse qu'il avait faite ce jour là à son futur meilleur ami, mais cela avait du être dans les lignes du "et alors ?" ou peut être un "on s'en fout de toute façon". Il se souvenait par contre du canon du revolver de Maki plaqué contre son front
Et il se souvenait du sourire qu'il avait eu à ce geste. Quelque part, ce geste lui avait montré qu'effectivement, ils pourraient peut-être faire équipe qui sait. Ce geste surtout lui avait prouvé ce dont il se doutait déjà, que cet homme n'était pas uniquement ce qu'il paraissait Mais il n'avait pourtant pas répondu à sa question, jamais. A vrai dire, même au jour de la mort de son ancien coéquipier, il ne connaissait pas la réponse. Ou peut être que si, il la connaissait, mais il ne savait pas comment se la formuler à lui même. Un jour, Hideyuki lui avait dit que le plus important dans la vie, c'était le bonheur des personnes qui comptaient. Mais à l'époque, il n'avait pas pu comprendre.
Car à l'époque, toutes les personnes qui aurait dû compter pour lui l'avaient trahis, et quelque part en lui à cette période, il s'attendait toujours à ce que Maki retourne sa veste contre lui Mais il ne l'avait pas fait, jamais Et Ryo avait eu sa réponse ce qu'il avait attendu jusqu'à ce jour était Hideyuki Makimura, un "ami", une personne à qui il pouvait se montrer tel qu'il était réellement, sans que celle-ci le repousse ou n'est peur de lui, une personne sur qui s'appuyer quand il était saoul ou blessé, sans avoir à garder un il ouvert pour le cas où son bienfaiteur chercherait à l'abattre Une personne avec qui il pouvait être faible en quelque sorte, même s'il ne l'était jamais vraiment permis même avec lui. Un ami Son meilleur ami
Ce meilleur ami qui lui n'attendait qu'une seule chose concrète de la vie, le bonheur d'une seule et unique personne : Kaori Makimura Ce qu'il attendait de la vie ? Pendant longtemps, et ce même s'il avait rencontré la jeune fille déjà, il avait attendu le jour où Hideyuki lui dirait qu'il allait lui présenter sa petite sur. Car quelque part, cela aurait voulu dire que son partenaire avait totalement et indiscutablement confiance en lui Mais Hideyuki avait toujours refusé. Bien sur, le nettoyeur savait que c'était par peur de la réaction de la jeune fille face à leur métier, car l'ancien policier ne savait pas que sa fouine de petite sur connaissait déjà la vérité à ce sujet Alors Ryo avait attendu, un an, deux ansSans vraiment se rendre compte que pour la première fois, il attendait quelque chose de la vie, de survivre pour voir le jour où Hide lui donnerait cette preuve de confiance ultime
Et puis, il l'avait "rencontré", une fois de plus, et il avait arrêté d'attendre, non, c'était faux, il avait commencé à attendre de nouveaux, ces moments où ils se trouvait avec eux à les regarder se chamailler ou rire ensemble de choses stupides et futiles Ce qu'il attendait de la vie ? Une famille, la famille dont les Makimura, frère et sur avait ouvert les portes pour lui, la construisant avec lui Et puis, Maki était mort, et lui, il était revenu au point de départ, il ne fallait rien attendre de la vie, dès qu'on espère, on se fait écraser par celle-ci Mais une fois de plus il avait eu faux sur toute la ligne, Kaori était entrée dans sa vie et ne comptait pas laisser la vie la faire reculer sur le pas de sa porte, littéralement parlant.
Ce qu'il attendait de la vie ? Alors que quelque part en lui, il attendait depuis longtemps que quelqu'un soit plus fort que le nettoyeur numéro du Japon et réussisse à l'abattre, en les rencontrant il avait commencé à vouloir vivre. Ce qu'il attendait de la vie ? Aujourd'hui, cela se résumait en si peu de chose : la regarder vivre, la voir sourire, la faire rire, la rendre jalouse, mais plus que tout autre chose, la voir heureuse Non, la rendre heureuse. Lui fournir tout ce qu'elle voulait, sans qu'elle le sache évidemment, la protéger aussi
Le nettoyeur sourit au plafond, se rendant compte que seule cette femme pouvait le faire sourire ainsi. Encore faudrait-il qu'elle lui dise ce qu'elle voulait pour pouvoir lui donner. Ramenant ses yeux sur la jeune femme, il sursauta presque en remarquant que sa compagne avait bougé pendant qu'il était perdu dans ses pensées. Kaori le fixait, comme cherchant à suivre le chemin de ses pensées et soudain il eu sa réponse, la seule réponse qu'il pouvait lui donner, la seule réponse, tellement évidente en fait qu'il avait du chercher pour la trouver alors qu'il n'aurait dû avoir qu'à la regarder.
Sa coéquipière s'était légèrement décalée sur le côté, pour le regarder, ou alors pour amoindrir son poids sur lui, il n'en était pas sûr. Le fait est que maintenant, elle était à moitié sur lui, à moitié allongée à ses cotés sur le sol du salon de leur appartement. Une de ses jambes, bien aventurière en cette occasion s'était immiscée entre les sienne, une main fine était posée sur son ventre à lui pendant que l'autre servait actuellement à tenir le visage appuyée dessus, son coude posé sur le sol faisant en sorte qu'elle le surplombait légèrement.
A cet instant, elle était magnifique : le fixant de ses yeux noisettes comme s'il était la personne la plus intéressante et passionnante au monde. Alors que cela faisait une éternité qu'il réfléchissait maintenant, beaucoup auraient répété leur question, ou lui aurait fait comprendre qu'ils en avaient assez d'attendre son bon vouloir, mais pas elle Elle, elle restait là, à l'attendre patiemment, le laissant prendre son temps. Ses joues légèrement rosies lui prouvaient qu'elle avait conscience de sa position actuelle, ou était-ce de son regard soudainement posé sur elle ? Peut être que cela venait de ses mains à lui qui dessinaient des arabesques dans son dos sans qu'ils s'en soit rendu compte précédemment
Certaines femmes se promènent plus qu'à découvert dans la rue et vous chuchote une fanfare de phrases types pour vous hameçonner, Kaori Makimura elle, il l'avait vu dans ses pires moments comme dans ses meilleures, il l'avait même vu en sous vêtements, plus d'une fois il devait l'avouer, mais pour lui, elle n'avait jamais été plus belle qu'à cet instant, plus charmante que toutes autres aussi. A cette instant, elle se tenait là comme si c'était sa place, l'image même de la sérénité alors qu'elle devrait être prise d'une de ses crises de timidité connues de tous, mais non. Pendant qu'il réfléchissait, sa main avait remonté dans son dos, sous son vêtement alors qu'il n'en avait pas conscience pour aller faire connaissance avec sa peau soyeuse et elle était restée là, à le fixer.
En la regardant ainsi, il avait soudain l'impression qu'il n'y avait rien de plus normal au monde pour eux que de se retrouver dans cette position, allongé sur le plancher de leur appartement, se touchant du bout des doigts sans même en avoir conscience Elle aurait du rougir, ou le repousser, ou l'aplatir sous une de ses massues, mais elle continuait de le fixer attendant sa réponse à sa question, et la réponse à cette question était tellement évidente qu'elle en aurait rit si elle ne s'était pas tenu à cet instant à ses côtés de cette manière.
Ce qu'il attendait de la vie ? Tout, il voulait vivre, vivre avec elle, mais surtout il voulait l'aimer Et pour la première fois, en la regardant à cet instant, il s'admit quelque chose d'autre, une chose qu'il se refusait depuis des années, des années à vivre à ses côtés sans l'approcher entièrement : il voulait la laisser l'aimer lui. Il voulait la découvrir comme, il le savait, aucun homme ne l'avait vu avant lui. Une Kaori Makimura qui n'appartenait qu'à lui seul, car il était le seul à pouvoir la rendre ainsi, comme elle l'était à cet instant : sereine, tranquille, douce câline Une Kaori Makimura amoureuse Seul lui avait jamais été capable de la rendre ainsi.
Il n'avait aucune idée de par quel miracle une telle chose était réalisable, mais c'était pourtant la vérité. Une vérité dont il avait aujourd'hui autant besoin que de l'air qu'il respirait pour vivre, une vérité qu'il attendait chaque jour, la titillant en draguant d'autre femme dans la rue pour se prouver qu'elle n'avait pas changé d'avis, que ses sentiments pour lui n'avaient pas changés Ce que Ryo Saeba attendait de la vie
- Toi
Les yeux de la jeune femme s'agrandir face à ce mot, murmuré à son oreille après que le nettoyeur se soit légèrement relevé vers elle. Ryo recula de quelque centimètre son visage enfin de pouvoir la regarder plus attentivement et il leva sa main pour faire glisser son index le long de la joue de sa partenaire en la fixant.
- La seule chose que j'attends de la vie, c'est toi Kaori. De te voir rire, de te voir crier, de te voir soulever tes sempiternelles massues que tes bras ne devraient même pas être capables de porter et dont je ne sait toujours pas, après des années la provenance. De te voir vivre tout simplement Et de te voir m'aimer aussi.
Une larme unique vint s'échouer sur son pouce posé sur sa joue alors qu'un sourire qu'il ne lui avait jamais vu envahissait le visage de sa coéquipière. Sans prévenir, il se retrouva tout à coup à nouveau allongé de tout son long sur le plancher de leur appartement, une Kaori Makimura de nouveau allongée sur lui, le visage caché dans son cou. Et une fois de plus il sourit au plafond comme l'imbécile qu'il était face aux réactions de cette femme qu'ils n'arriveraient décidément jamais à préméditer.
Un tressaillement contre sa peau lui fit fermer les yeux, ses mains s'accrochant par réflexe à la taille de la jeune femme avant qu'il ne prenne conscience que le tressaillement en question étaient les lèvres de Kaori, effleurant son cou alors qu'elle murmurait contre sa peau. Si bas qu'il devina les quelques mots prononcés plus qu'il ne les entendit. Un murmure qui lui fit retourner leurs places respectives d'un seul mouvement, roulant sur lui même pour à son tour plaquer sa compagne contre le sol afin de la fixer dans les yeux. Les mains du nettoyeur, pour la première fois de sa vie se mirent à trembler quad il les cala contre les joues de Kaori pour la forcer à soutenir son regard.
- Redis-le
La jeune femme le fixa un instant, soutenant son regard, comme pour donner plus de poids à ses paroles.
- C'est nous que j'attends de la vie Ryo Nous
