Hermione s'était habillée avec les vêtements que Bardy lui avait donnés ; des sous-vêtements indécents, un haut et des collants en résille, un corset noir et vert lui compressant la taille, et une jupe plissée noire. Elle ressemblait à une prêtresse noire, ou à une gourgandine, elle ne savait pas trop.
L'elfe l'avait installée dans la salle de bain sur un tabouret et l'avait coiffée tandis qu'elle lui avait demandé de se maquiller. Hermione se maquilla normalement, son visage naturel contrastant avec la tenue dont elle était affublée. Elle n'avait pas parlé à Malefoy depuis leur baiser de la veille et craignait un peu qu'il n'essaie de se venger ; elle ne voyait que cela comme explication lorsqu'elle regardait ses vêtements.
Il apparût dans sa chambre alors qu'elle tirait sur sa jupe pour la faire paraitre plus longue.
- Nott, Zabini et Flint viennent ce soir, t'as intérêt à faire bonne impression.
- Il faudrait peut-être qu'on parle de…
- Il n'y a rien à dire, l'interrompit-il.
Elle baissa les yeux, triste, et il se gifla mentalement de culpabiliser.
- J'aurais voulu qu'on… Que tu me dises… Que vous me disiez comment cela va se passer.
- Tu verras bien.
Hermione se mordit l'intérieur des joues.
- Tu ne vas pas en faire tout un plat ! Toi aussi tu m'as embrassée, je te ferais remarquer !
Il ne répondit pas et lui lança un regard dédaigneux.
- Tu peux au moins me dire pourquoi je suis dans cette tenue ?, marmonna-t-elle en montrant ses vêtements.
Un sourire sans joie s'afficha sur le visage du Serpentard.
- Quoi, tu n'as même pas une petite idée ?, lança-t-il, venimeux.
- Malefoy, je commence à en avoir marre de tes petites crises de nerf ! Oui, je t'ai embrassé ! Et crois bien que j'en suis désolée et que ce n'était pas mon intention au départ !
Il fronça les sourcils.
- Seulement là, je crois que tu n'es pas le plus à plaindre. D'abord parce que ce n'est pas toi qui est en position de faiblesse et ensuite parce que là, tu n'es pas habillé comme une fille de bas-étage, contrairement à moi.
Le Serpentard lui attrapa le bras, énervé.
- Je comptais leur dire d'y aller doucement mais si tu continues, je les laisserai faire !, s'écria-t-il devant l'air interdit d'Hermione.
- Tu comptais leur dire… d'y aller doucement ?...
- Oui… Je ne peux pas les empêcher de te voir, Granger… Mais je ne voulais pas rester sans rien faire non plus…
La Gryffondor restait hébétée.
- Je jouerai le jeu, comme si j'étais une fille battue, ajouta-t-elle en souriant soudain.
- Granger, je vois que t'as l'air enthousiaste… ! Mais enfin, tu sais, ils vont juste t'épargner les sortilèges impardonnables…, se moqua-t-il, bien qu'une lueur sérieuse brille dans son regard.
- Mais que vont-ils me faire exactement ?
Malefoy détourna le regard.
- Ils ne t'aiment pas, Granger. Comme moi je te déteste.
Hermione baissa la tête et Drago se maudît.
- Enfin bon, je dois te détester un peu moins, sinon je ne leur dirai pas de ne pas te massacrer…
- Malefoy, ne leur dis rien, murmura alors Hermione, c'est trop risqué quand j'y réfléchis. Et c'est vrai que si tu te montres prévenant envers moi, ils croiront que quelque chose a changé entre nous deux.
- Je pourrais simplement dire que je veux te garder pour moi seul.
Hermione eut un grand frisson qu'il remarqua. Il ne dit rien sans en penser moins.
- Euh… Ils ne vont pas trouver ça bizarre ?
- Ils vont certainement me demander de te faire des trucs, murmura-t-il en feignant la réflexion.
La Gryffondor frissonna de plus belle. Il glissa ses mains dans ses poches, l'air mi-moqueur, mi-désireux.
- Des trucs, balbutia-t-elle, livide.
- Oui, des sorts de torture ou… ou d'autres trucs…, continua-t-il en souriant narquoisement.
- Des trucs comment ?, persévéra-t-elle.
Il s'approcha d'elle et se pencha vers son oreille, se prenant au jeu dangereux auquel elle semblait vouloir jouer.
- Des trucs pas nets…, chuchota-t-il.
Les épaules d'Hermione se crispèrent.
- Je me demande si tu aimeras ça, Granger…, railla-t-il, Comme la fois dans les toilettes du deuxième étage… Tu t'en souviens… ?
Elle hocha la tête de droite à gauche en détournant le regard.
- Ou même ici… Quand m'as laissé jouer avec ton cou…
Son regard chocolat se plongea dans le sien. Il semblait brûler d'une lueur de curiosité. Elle se rapprocha de lui et c'est le moment que choisit Bardy pour apparaître.
- Les maîtres Flint, Nott et Zabini sont arrivés, dit la petite elfe, non-consciente du jeu qu'elle venait d'interrompre.
- Qu'ils attendent dans mon bureau, nous arrivons.
L'elfe disparut et Hermione aussi ; elle était dans la salle de bain, rajustant ses vêtements et ses cheveux. Il la regarda faire, adossé à l'embrasure de la porte. Elle surprit son regard et avança vers lui, attrapant son bras. Le blond la regarda faire sans comprendre alors qu'elle lui lançait un regard impatient.
- Bah tu transplanes, ou quoi ?
Il se gifla mentalement et s'exécuta. Arrivés dans le bureau, Malefoy s'avança pour saluer ses « amis » et Hermione resta en arrière, les yeux baissés dans un comportement soumis.
- Salut, les nazes, lança Malefoy à ses anciens camarades.
Ils se retournèrent, des verres d'alcool à la main.
- Malefoy, répondit Nott, respectueusement.
- Alors, elle est où ?, s'enquit Flint, un sourire mauvais sur le visage.
Il la désigna du menton, et elle s'avança un peu vers eux.
- Bonjour, murmura-t-elle en levant le regard vers eux.
Nott et Flint la regardait avec un sourire mauvais tandis que Zabini la dédaignait juste des yeux.
- Salut, Granger…, ricana Nott, Alors, on fait moins la maline, hein ?
Elle ne répondit pas à leur provocation tandis que la main de Flint se posait sur son épaule.
- Tu aurais mieux fait de te taire, autrefois… Malefoy a dû se faire plaisir…
Hermione lui lança un faux regard craintif. Drago sourit mais personne ne les soupçonna de quoi que ce soit de suspect.
- Bon, on parle ?, tenta Malefoy, Pas la peine de se préoccuper plus d'elle…
Nott lui lança un regard courroucé.
- C'est bon, tu t'éclates ; nous on n'a pas le droit à la salle n°3, c'est pour les plus proches du Seigneur des Ténèbres…
- C'est clair, faut nous laisser en profiter, pour une fois…, marmonna Flint en s'approchant d'Hermione, l'air bourru.
- Si je l'ai prise avec moi, c'est que moi non plus je n'y ai pas droit, imbéciles, mentit Drago avec habileté.
Les anciens Serpentards lui lancèrent un regard étonné et méfiant.
- Comment ça se fait ?
- J'en sais rien, mon père doit trouver que je suis trop jeune ou que ce n'est pas de notre rang…, continua-t-il en haussant les épaules.
- Ouais bah t'as dû bien t'amuser avec la Sang-de-bourbe quand même. On peut bien en faire de même.
- A vrai dire, je ne lui ai encore rien fait… D'ailleurs à ce niveau là, je veux me garder sa virginité.
- Tu ne lui a rien fait ? Mais tu fous quoi ?
- Il se trouve que je travaille, moi. J'ai des missions à remplir, au cas où tu l'aurais oublié.
- Elle est vierge ?, railla Flint, apparemment ravi.
- Bah c'est pas Weasmoche qu'aurait pu y changer quelque chose, se moqua Malefoy.
Hermione tiqua, intérieurement énervée. Elle savait pertinemment qu'il ne plaisantait pas et qu'il faisait allusion à des souvenirs.
- Donc t'es en train de nous dire qu'on ne peut rien lui faire ?, lança Zabini qu'on entendait parler pour la première fois.
- Je vous demande de ne pas vous la taper, ouais… Le reste, je m'en fiche complètement, mentit-il en haussant les épaules.
- Bah ne l'habille pas comme une pute, alors !, cracha Nott, frustré.
- Ta gueule, Nott, ordonna Malefoy avec lassitude, C'est sa tenue ordinaire…
La Gryffondor faillit pouffer de rire.
- Bon, donc on va s'asseoir, pour l'instant ?, répéta Malefoy.
- On ne peut décemment pas parler devant elle, siffla Zabini.
- Je vais lui lancer un sortilège d'entrave des sens. Elle n'entendra plus rien…
- Allons bon, ça se trouve elle sait lire sur les lèvres, renchérit Flint.
- Je vais m'en charger, allons nous installer, assura Malefoy, las.
Ils s'assirent dans les fauteuils tandis qu'Hermione restait debout, ne sachant pas quoi faire. Drago sortit sa baguette et une fumée parme s'en dégagea, venant s'enfouir dans les oreilles de la jeune fille, ainsi que dans ses yeux. Les sons et la lumière disparurent alors, la laissant dans un aveuglement partiel des sens, mais suffisant pour l'angoisser. Elle n'entendait plus rien et ne voyait plus rien. Immédiatement, elle mit ses mains devant elle mais elle se sentit aussitôt happée par un sortilège -certainement un Accio…- et atterrît sur quelqu'un qui l'installa confortablement sur ses genoux. Des bras l'attirèrent contre un torse plutôt chaud, une odeur agréable envahit ses narines ; ce parfum, elle le connaissait bien et fut aussitôt rassurée ; c'était celui de Drago. En essayant de paraitre un peu mal à l'aise, elle se laissa faire, agrippant sa chemise. Une main se glissa dans son dos et l'autre se posa sur ses cuisses. Elle sursauta au contact mais la main ne bougea pas, les doigts bougeant lentement d'une manière peu rassurante. Il semblait aimer le contact de la résille sur la pulpe de ses doigts.
Malefoy, tu me le paieras, se dit-elle rageusement.
Un temps long passa mais elle se sentait apaisée dans les bras du Serpentard et elle finit par s'endormir. Lorsqu'on la réveilla, elle ouvrit les yeux et vit Drago ; elle entendait doucement sa voix qui se rapprochait, le sortilège devait avoir pris fin. Elle se redressa et vit que les autres n'étaient plus là.
- Ils sont partis ?, demanda-t-elle.
- Oui. Mais ils ont dit qu'ils reviendront quand je t'aurais… Tu sais…
Elle posa sa main sur son front. Quels imbéciles.
- Ça fait longtemps qu'ils sont partis ?, s'enquit-elle soudain.
- Non, ils viennent à peine…
- Vous avez parlé longtemps…, se plaignit-elle.
- Tu parles, le sujet de conversation, c'était toi…
- Pardon ?!
- … Ils voulaient savoir de quelle façon t'avais atterrit ici, tout ça… Puis surtout, Flint n'en pouvait plus de te voir dans mes bras, ricana-t-il.
- Flint ?
- Oui, si tu avais vu son pantalon… je crois que t'aurais pris peur…
Hermione devint pivoine et Drago éclata de rire.
- Fallait voir comment tu t'étais installée aussi… Quand tu t'es endormie, tu m'as pris pour ton matelas...
- Comment ça ?, demanda-t-elle paniquée.
- … En plus tu poussais des cris assez drôles…, ajouta-t-il, se délectant de son trouble.
- Des cris… ?
- Bon, j'avoue que c'était de ma faute, j'étais en train de te chatouiller…
- T'es un grand malade, Malefoy.
Il afficha un sourire goguenard.
- Grâce à moi, ils ne t'ont rien fait du tout, se vanta-t-il.
- Évidemment, c'est toi qui m'as fait des trucs pas clairs !, protesta-t-elle vivement sur le coup de la plaisanterie.
- Et alors ? Moi, j'ai le droit.
La Gryffondor rougit de plus belle et le sourire de Drago s'agrandit.
- D'ailleurs, les dettes s'amoncèlent, Granger, lança-t-il.
Elle se rapprocha de lui, le regard brillant, et l'enlaça.
- Merci beaucoup.
- Oh, je ne suis pas une peluche, grimaça-t-il en s'écartant.
- Dommage, je dors avec, se moqua-t-elle spontanément avant d'écarquiller les yeux.
Malefoy explosa littéralement de rire face à sa tête.
- Eh bien, Granger !
- Pardon, c'est sorti tout seul.
- Oh, mais je ne t'en veux pas, dit-il en s'approchant d'elle, l'attrapant au passage par les hanches.
Il jeta un coup d'œil à la bouteille de Whisky Pur-Feu et aussitôt deux verres remplis lévitèrent devant eux. Elle en prit un, et lui de même.
- Pour que Granger se dévergonde, adressa-t-il son verre à Hermione.
- Pour que Malefoy se taise, répliqua-t-elle sans se départir de son sourire.
Après un cul-sec bien mérité, le verre se remplit de nouveau. Ils trinquèrent à beaucoup de choses stupides jusqu'à ce qu'Hermione vacille dangereusement.
- Ah, j'avais oublié qu'il ne fallait pas que je boive trop, hoqueta Hermione en riant.
- Moi pas.
Elle éclata de rire devant son apparent sérieux.
- Faut… Faut que j'aille me coucher…, murmura-t-elle…
- Tu rigoles, je viens de passer l'heure à te saouler, tu crois que je vais te laisser partir sans en profiter ?
Elle pouffa de rire de plus belle, complètement ivre.
- Oh Malefoy, t'es vraiment une fouine !
Drago fronça les sourcils et se jeta sur elle, commençant à la chatouiller ; sa tête tournait aussi…
- Moi ? UNE FOUINE ?
Hermione contracta un tel fou rire qu'elle ne put pas lui répondre. Elle riait à n'en plus s'arrêter et ce son vrillait les oreilles de Drago, enivré par le Whisky et par l'hilarité de la jeune fille.
- Houlalalala, Malefoy, faut vraiment… Faut vraiment que j'aille m'allonger, hoqueta-t-elle avec peine, J'ai mal au ventre…
- Bon, bon, je transplane, lança-t-il.
Ils transplanèrent sur son lit et Drago s'apprêta à partir mais une petite main l'arrêta.
- Attends, pars pas.
- Tu veux que je reste avec toi, railla-t-il, T'es vraiment ivre…
- Et alors… On s'en fout…, murmura-t-elle avec un grand sourire.
Drago sentit une chaleur s'emparer de son ventre… Elle se redressa et le plaqua sur le lit, enfouissant sa tête dans son cou.
- Je vais te faire la même chose, tu vas voir !, lança-t-elle avec un grand rire.
Lorsque la langue de la jeune fille atteint sa gorge, Drago pouffa.
- T'es complètement faite, ma pauvre…
- Je m'en fiche !
Elle continua à mordiller sa gorge sous les rires nerveux du blond.
- Si tu continues, ça va mal aller Granger…
- Ouuuuuh, j'ai peuuuuur…, chuchota-t-elle en ricanant.
Il la plaqua sur le lit, saisissant ses poignets. Pendant quelques secondes, il la dévisagea avec un sourire sournois puis fondit sur elle et l'embrassa dans le cou. Elle gloussa.
- Si c'est ça qui est censé me faire trembler !, railla-t-elle en fermant les yeux.
- Peut-être pas trembler de peur, mais peut-être d'autre chose, lui murmura-t-il dans l'oreille.
Elle frissonna et se laissa faire. Ses mains serpentèrent sur son corset et le délacèrent lascivement tandis qu'il remontait sa bouche vers celle de la jeune fille. Le corset libéra le buste de la sorcière qui s'en débarrassa lestement. Elle se redressa pour enlever son haut en résille tandis qu'il la regardait faire. Les deux sorciers se lançaient des regards fiévreux, empreints de désir et de convoitise. Elle envoya le vêtement à l'autre bout de la chambre et ils reprirent leur baiser enflammé.
Hermione entreprit de se débarrasser de la chemise du Serpentard, jugeant qu'elle avait le droit de profiter de la vue autant que lui. Elle la jeta par terre et glissa ses mains sur le torse du jeune homme, grisée par sa chaleur. Il avait une musculature qu'elle aurait pu définir de parfaite ; son torse d'une blancheur glacée semblait pourtant brûler et elle sentait son cœur battre contre sa main. Ses muscles étaient taillés d'une manière alléchante ; ni trop travaillés, ni trop lâches. Ses bras lui donnaient envie de se glisser entre… Léchant sa gorge avec avidité, Drago la sépara du dernier obstacle qui lui interdisait l'accès direct à sa poitrine et fondit dessus aussitôt. La Gryffondor planta ses ongles sur son torse et le griffa avec violence ; Le Serpentard poussa un cri rageur et lui mordit l'épaule, vindicativement. Elle gémit de douleur tout en riant. La morsure promettait de lui laisser une belle trace.
Drago était ensorcelé par ses rires et ses gémissements, il lui semblait être parti dans un autre monde. Il détailla les courbes qu'il avait tant désirées et se lécha compulsivement les lèvres… Le Serpentard se sentait si prédateur et si animal que c'en était presque effrayant. Si Hermione avait vu la lueur brûlante dans ses yeux, elle aurait peut-être pris peur. C'était ce qu'il se disait. Elle qui finalement était si fragile. Il avait peur de briser ses os, de lui faire mal, d'aller trop vite… Et en même temps, il n'avait plus aucune conscience du temps qui passait.
Elle lui dénoua sa ceinture avec rapidité et constatant que sa cravate demeurait sur son torse, desserrée, elle l'attira vers elle en tirant dessus brusquement, l'embrassant de plus belle. Il se dit qu'il n'était peut-être pas le seul à être animal, en fin de compte...
Le jeune homme saisit la mâchoire d'Hermione pour mieux approfondir le combat de leurs langues. La sorcière le plaqua sur le lit de nouveau, et descendit la bouche sur son torse, léchant du bout de la langue ses griffures ensanglantées. Il la regarda faire, hypnotisé par la danse sensuelle de sa bouche sur son buste. Elle ressemblait à une vampire, à une succube avide… Drago était prêt à perdre la vie, tant qu'elle continuait la délicieuse torture qu'elle avait entreprit.
Elle tira violemment sur le pantalon du blond pour qu'il quitte ses jambes et le balança derrière son épaule négligemment. Il ne resta pas sans rien faire et arracha littéralement le collant résille qui galbait ses cuisses. La guenille disparut sans préavis tandis qu'Hermione se débarrassait de sa jupe, inutile. Tous les deux s'observèrent, presque nus… la bestialité de leurs gestes semblaient les dévorer. Les yeux impatients, la jeune fille se jeta sur lui avec la grâce d'une louve. Elle l'embrassait furieusement, lui maintenant les poignets contre le lit ; appuyant sa délicieuse poitrine contre le torse bouillonnant de son amant qui semblait apprécier le contact. Des bribes d'incompréhension remontaient dans le cerveau de Drago Malefoy. Comment pouvait-elle s'y prendre aussi bien, aussi sauvagement, alors que c'était la première fois qu'elle exécutait ces gestes… ? Il décida de remettre les questions à plus tard, laissant la danse endiablée de leurs langues prendre le dessus sur toute réflexion.
Il la rendait folle ; cette ardeur et cette sauvagerie dans son regard qu'il semblait contenir pour ne pas l'envahir… Cela aurait pu la faire sombrer dans la démence.
Drago la plaqua sur le lit, n'en pouvant plus ; sans plus de cérémonie, il rapprocha sa bouche de son oreille.
- Je vais me retenir… le plus possible… Cela risque de faire mal…
Il ne chercha pas à lui mentir et c'est curieusement ce qui la rassura le plus. Elle pensa à Ron et se demanda alors comment il aurait fait… Trop fiévreuse pour ressentir la culpabilité furieuse qui finirait par l'envahir, elle songea qu'il n'aurait rien pu contrôler, ce roux que pourtant elle aimait tant. Mais c'était trop différent pour être comparé. Définitivement.
- D'accord…, murmura-t-elle doucement.
Le blond fit lentement glisser leurs sous-vêtements du bas respectifs, libérant ainsi sa virilité qui n'en pouvait plus d'un tel supplice d'exiguïté. Il écarta doucement les cuisses d'Hermione et s'y glissa non sans la caresser de ses mains rassurantes, la faisant frissonner et trembler de désir. Lorsqu'elle sentit à l'entrée de sa féminité le membre insistant du Serpentard, elle se crispa et serra le drap dans ses mains. Elle avait quand même un peu peur…Mais c'était d'autant plus excitant.
- Tu es toujours sûre ?
Elle ne pouvait pas ouvrir la bouche, son esprit trop monopolisé par le désir, mais elle hocha la tête.
- Inspire, chuchota-t-il.
Hermione obéit et il la pénétra. Oui, cela faisait mal. Mais le sentir en elle l'excitait en un point qui outrepassait la douleur.
- Expire, continua-t-il.
Elle suivit son ordre et il recula… La douleur la lançait lascivement mais elle voulait qu'il continue.
- Inspire, encore…, répéta-t-il. Expire… Inspire… Expire… Voilà… Expire…
Complètement guidé, son désir commença à apparaître, bourdonnant au cœur de son bas-ventre. Il se coucha sur elle, veillant à ne pas l'écraser, répétant machinalement les mêmes mots, se retenant à grande peine de ne pas accélérer le mouvement. Elle gémit pour la première fois et ce son encensa le désir du Serpentard à en faire exploser sa poitrine. Hermione rapprocha sa bouche de l'oreille de Drago…
- Vas-y… C'est bon…, lui dit-elle.
Elle se mit à pleurer, des images défilant dans sa tête, et comprit qu'elle était tombée bêtement amoureuse de Drago Malefoy… L'avoir compris la rassura et lui fit peur en même temps.
- Tu pleures ?, s'enquit-il, un peu paniqué. C'est de ma faute ??!
- Non, continue, j'aime vraiment ça, s'expliqua-t-elle en butant sur les mots.
Il accéléra le rythme, un peu inquiet toutefois… Mais le désir reprit vite le dessus et ses mouvements se pressèrent, pour le plus grand bonheur de son amante. Elle cessa de penser, remettant à plus tard l'inévitable dilemme, et se concentra sur les mouvements de bassin du blond.
Salazar, ce que c'est bon…, se disaient-ils…
Du point de vue de Drago, elle était parfaite ; tout son corps semblait fait pour lui plaire. Ses courbes qui tremblaient et se frottaient à lui tandis qu'il s'immisçait, de plus en plus loin ; ses gémissements de plus en plus forts et les quelques mots insensés qu'elle lâchait, parfois… Son intimité était d'une étroitesse délirante et il aurait voulu qu'elle reste pour lui seul, à jamais. Que jamais aucun homme n'y passe… Ni ne songe y passer. Qu'aucun homme ne tente de poser les yeux sur Hermione. Que jamais aucun homme ne la voie, ne lui parle, ne l'approche. Qu'elle n'appartienne qu'à lui. Elle devait lui appartenir, c'était comme une évidence. Elle qui était si pure, qui d'autre aurait pu apaiser une âme aussi sinueuse que la sienne ; il avait besoin d'elle. Maintenant et pour toujours.
Hermione, elle, n'en pouvait plus ; la douleur avait complètement disparu et laissait place à une vague intense de bien-être et d'amour. Il l'emplissait tellement bien, tellement fort, tellement loin, qu'elle se sentait complètement défaillir tant c'était bon. Elle savait qu'elle était faite pour être à lui et lui pour être à elle. C'était indéniable, incontestable…
- Encore !, cria-t-elle alors qu'il poussait un gémissement rageur. ENCORE !... Drago… Drago… Tu… Oh…
Il lui lança un regard fiévreux ; elle avait les yeux fermés et elle semblait savourer le traitement qu'il lui infligeait. Merlin, ce qu'il adorait lorsqu'elle l'appelait par son prénom…
- Her… Hermione, s'essaya-t-il alors qu'elle l'avait presque interrompu, voulant l'embrasser.
Ils scellèrent leurs lèvres dans un mouvement salvateur ; leur soif de l'autre n'était calmée que lorsqu'ils se fondaient complètement.
- J'aime quand tu m'appelles Hermione. Dis-le encore…
Il sourit, essoufflé, et lui donna un grand coup de rein.
- Hermione…
Elle partit directement là où il l'avait envoyée ; au paradis. Merlin, Merlin… Ce mec n'est pas humain, se disait-elle en expirant avec difficulté…
- J'aime aussi quand tu m'appelles Drago…
Hermione lui lança une œillade enflammée ; elle avait quelque chose derrière la tête. S'approchant de sa mâchoire, ses lèvres frôlèrent le maxillaire de Drago qui appréciait le contact… Elle fit glisser sa langue vers son oreille…
- Drago..., chuchota-t-elle en souriant… Drago… Continue… Fais-moi partir… Fais-moi partir au septième ciel…
Son cœur battait à tout rompre et il acheva de la faire gémir en accélérant le mouvement brutalement. Elle s'effondra sur le lit, n'en pouvant plus de crier ; toute sa jouissance ne pouvait pas décemment sortir de sa bouche ; elle était bien trop ardente. Il sembla venir en même temps qu'elle et ses plaintes rauques l'excitèrent davantage ; ils semblaient accroître mutuellement leur plaisir.
Complètement épuisés, ils s'écroulèrent sur le lit dans une étreinte salvatrice et complexe… Ne pouvant se résoudre à se lâcher, maintenant qu'il semblait évident qu'ils s'appartenaient…
