Bonne Saint-Valentin à touuuuuus ! (je plaisante.)

Donc voili, voilu la suite... En espérant que vous apprécierez... Les reviews sont évidemment les bienvenues (dois-je répéter l'évidence?).

Merci de prendre le temps de me lire. Si vous voyez des fautes ou encore des tournures de phrases qui vous indignent, faites-le moi savoir.

Si vous n'aimez pas le couple Dray-Mione, dites-le moi aussi, ça me donnera une occasion de vous envoyer paître. (JE PLAISANTE.)

Bonne lecture les gens.


Hermione glissait nonchalamment sa main dans ses cheveux, penchée sur le livre des Sang-Purs. Elle arrivait maintenant aux générations plus récentes et avait entre autre vu que le nom « James Potter » était barré et que plus bas était indiqué « traître à son sang ». Un trait existait toutefois, misérable et effacé, le reliant à Lily Evans mais Harry n'était pas indiqué à l'intérieur. Toute la page des Weasley était recouverte d'écritures italiques rouges « traîtres à leur sang ». Toute la famille de Ron était indiquée, même lui. Hermione en conclut que c'était l'un de ces livres qui, ensorcelés par un sortilège, s'actualisait avec le temps. Elle tomba sur la nouvelle génération des Malefoy et passa son doigt amoureusement là où était écrit Drago Malefoy. Hermione laissa le livre ouvert à cette page et le posa sur sa table de nuit… C'était sur cette page qu'elle aurait voulu figurer, et non pas sur celle de la famille Weasley… Bien que cette dernière famille fut bien plus accueillante et que si elle avait eu à choisir entre les familles et non pas entre les amants, il n'y aurait même pas eu d'hésitation.

Elle se laissa retomber sur le lit, les bras écartés, fermant délicatement les paupières. Le visage d'albâtre de Drago apparut dans son esprit, comme à chaque fois qu'elle osait cligner des yeux. Une chanson résonna dans sa tête… Depuis combien de temps n'avait-elle pas écouté de musique ?

- Come with me, into the trees, chuchota-t-elle. We'll lay on the grass, and let the hours pass… Take my hand, come back to the land… Let's get away, just for one day…

C'est le moment que choisit Drago pour transplaner dans la chambre. Elle se redressa rapidement, se prenant les pieds dans le drap. La jeune sorcière se jeta sur lui pour l'embrasser.

- Je t'ai attendu toute la journée…, marmonna-t-elle avant de l'embrasser.

Il ne réagit pas. Elle recula, un peu hébétée.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'es pas content de me voir ?

Drago resta impassible.

- Hermione, il faut que je te dise quelque chose de grave.

Interdite, elle recula davantage, s'asseyant sur le lit.

- Ne me dis pas que quelqu'un est mort…

Il ne répondit pas. Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi perspicace ? Mais enfin, cela facilitait les choses.

- Qui ?

Drago ferma les yeux et prit une grande inspiration.

- Ronald Weasley.

Elle le fixa, comme s'il n'avait encore rien dit. Tétanisée, elle essaya d'hurler, de se lever et d'abattre les murs, de briser les fenêtres, mais elle n'en fit rien. Une larme coula sur sa joue et elle expira l'air amassé dans ses poumons depuis une bonne minute. Aussitôt, sa respiration se fit plus vive et ses épaules tressautèrent de plus en plus fort. Toujours dans la même position, les yeux écarquillés, un balancement s'empara de son buste ; elle allait et venait, d'avant en arrière, se serrant les épaules. Elle devenait de plus en plus livide et Drago la regardait, l'air en colère et triste ; il aurait lui-même tranché la gorge de Fenrir Greyback si ce dernier était encore en vie. Oser la faire pleurer. Ne serait-ce qu'oser y songer devenait un crime passible de mort pour le Serpentard. Il s'assit sur le lit et l'attira contre lui en la serrant le plus qu'il le pouvait, en faisant attention à ne pas lui faire mal.

- Je suis désolé de ne rien avoir pu faire. Cela s'est passé durant un combat auquel je ne participais pas.

- Quand ?

- Hier, ou avant-hier, probablement…

- Harry…, gémit-elle.

Cela l'irrita un peu mais il se tut, il n'allait tout de même pas commencer à faire l'enfant dans un moment aussi critique.

- Je vais dormir avec toi, ce soir, lui dit-il soudain.

- Non, murmura-t-elle. Je ne préfère pas…

Ces paroles lui ébouillantèrent le cœur. Autant de cruauté dans une seule petite phrase, dans un seul et si petit mot. Le refus de sa présence, pur et simple. Non, elle ne préférait pas.

- Je ne te laisse pas le choix, Hermione, siffla-t-il en la serrant davantage contre son torse.

- J'aimerais mieux… Être seule.

Il ferma les yeux, sa mâchoire se crispait de secondes en secondes… Le blond plongea son nez dans les cheveux de la Gryffondor, aspirant à se calmer un peu avant de lui répondre.

- Non. Je resterai là, que tu le veuilles où non.

Quelque part au fond d'elle, Hermione se sentait soulagée. Elle ne se doutait absolument pas du pouvoir qu'elle avait sur lui et était convaincue qu'il en avait bien plus sur elle… Mais elle ne savait pas jusqu'à quelles extrémités il aurait pu aller… Il la coucha contre lui et l'enserra de ses bras.

- Ronald Weasley était quelqu'un de bien. Et je le remercie d'avoir pris soin de toi autant de temps. Je ne le remercierai jamais assez… D'avoir séché les larmes que je te faisais pleurer et de te faire tenir le coup durant les épreuves, à Poudlard. Mais maintenant il est temps pour moi de le faire ; il aurait probablement préféré te consoler lui-même de sa propre mort…, railla-t-il. Ou bien que ce soit Potter… Mais ce sera moi et je suis sûr que si Weasley est là-haut, il sait parfaitement que c'est une bonne chose. Car je t'aime, je ne te veux que du bien, et que les choses allaient de même pour lui…

Il doit me haïr, surtout, railla Drago intérieurement en serrant Hermione dans une étreinte plus possessive encore. Mais bon… S'il la voyait heureuse, Weasmoche serait assez courageux pour être heureux pour elle… Cet imbécile…

Au fond de lui, il sentit naitre un profond respect pour le roux. Ce serait l'une des choses qu'il n'avouerait jamais, même sous la torture. Il savait pertinemment que lui serait incapable d'être heureux en voyant Hermione heureuse avec un autre que lui. Il tuerait cet autre et enfermerait la Gryffondor, ce serait aussi simple que ça. Et elle aurait beau le haïr, sa proximité serait le plus beau des cadeaux… Il serait sans doute beaucoup moins heureux que si elle était consentante mais… Enfin il ne se sentait pas capable de la laisser lui échapper…

- Drago…, murmura-t-elle en s'endormant.

Merlin, il ne se lasserait jamais d'entendre son prénom dans sa bouche… Que ce soit une plainte, un gémissement (il sourit), un cri de fureur ou encore une réprimande… Il ne pourrait jamais s'en passer. C'était tout simplement jouissif ; probablement car personne ne le disait à sa manière. Et aussi parce qu'il n'y avait qu'elle qui se permettait de le faire. Il fallait trouver une solution pour qu'ils partent tous les deux, il le réalisait. Plus il restait, plus il encourrait le risque de la perdre ; l'entrevue avec Voldemort l'avait profondément secoué ; il avait vu qu'il mentait avec une telle facilité que Drago avait remis en question son talent d'occlumens. Il leur fallait partir mais il ne savait où. Au fond de lui, il avait peur pour ses parents… Ne sauraient-ils pas s'en sortir ? Il ne savait pas. Son père ne lui pardonnerait jamais et sa mère ne lui pardonnerait jamais d'avoir fait du mal à son père. Il se sentait perdu. Qui devait-il choisir… La Gryffondor se retourna dans son sommeil et se nicha davantage contre le torse du blond. Il aurait presque voulu qu'elle oublie tout ; Potter, les Weasley ; les Gryffondors, ses parents… Et qu'elle ne se souvienne plus que de lui. Qu'il soit son unique souvenir et qu'elle ne vive que pour lui. Il connaissait des tas de sorts de magie noire mais aussitôt après avoir pensé à ça, il s'en voulut. Comment pouvait-il prétendre l'aimer s'il ne se préoccupait que de lui ? Mais il n'y avait pas de solution. Il le sentait. Pourquoi était-il tombé amoureux d'elle ?! C'était vraiment détestable… Mais tellement bon… Le dilemme de toute une vie, railla-t-il intérieurement. Le seul moyen que tout se finisse bien était de tuer Voldemort. Rien qu'à l'idée d'y songer, sa marque le brûla. Impossible de le tuer. Si seulement quelqu'un pouvait le faire pour lui… Cela lui éviterait bien des embarras…

Drago réfléchit plus longuement à la question.

- Mais bien sûr ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?, murmura-t-il pour lui-même.

Il songea à mettre son plan en place tout de suite mais Hermione lui tendait les bras et n'avait apparemment pas l'intention de quitter les siens avant qu'une urgence ne l'en ai délogée. Il savoura alors sa présence contre lui, sentant une chaleur apparaître dans son ventre… Comme à chaque fois qu'elle était là… Il se jeta un sortilège de sommeil pour quelques heures et s'assoupit presque aussitôt.


Lorsqu'elle se réveilla, Hermione était seule et elle était enveloppée dans les couvertures. Il était resté toute la nuit, elle le savait, elle l'avait senti. Le blond avait certainement dû s'absenter la matinée, rien de bien étonnant.

Son cœur était martelé de coups de burin depuis la veille. Elle y songeait, était prise d'envies de vomir, de vertiges et se sentait fiévreuse. Elle aurait tant voulu faire quelque chose… Changer le cours des évènements. Mais c'était impossible. Sa journée passa dans une lenteur effrayante.

Drago, quant à lui, ne chômait pas. Il lui fallait à tout prix obtenir des informations sur l'Ordre du Phénix. D'accord, c'était déjà sa tâche de base en tant que mangemort, mais il allait y mettre beaucoup plus d'ardeur désormais. Il avait un but et ne comptait pas l'abandonner. Les Serpentards étaient rusés, et il était temps d'employer cette qualité à des fins plus ambitieuses et qui contenteraient tout le monde. Recouvert d'une cape, il se rendit au ministère de la magie ; il savait qu'Alastor Maugrey y était passé, quelques jours auparavant, mais l'Auror toujours aussi paranoïaque avait réussi à échapper aux mangemorts grâce à des sortilèges astucieux. Il lui suffisait d'attendre qu'il s'y présente de nouveau et il viendrait à lui, le plus discrètement possible ; chose qui allait se montrer très difficile tout en sachant qui il était et connaissant la méfiance sans bornes de Fol-Œil.

Il ne se présenta pas et Malefoy en était réellement frustré. Il devait se montrer plus méfiant, en toute logique ; les mangemorts le recherchaient avec ardeur. Alors qu'il allait quitter l'atrium, un pas claudiquant résonna. Une femme blonde plutôt enveloppée avançait vers un des ascenseurs mais une chose étrange se produisait ; ses cheveux commençaient à pousser et passait du blond à un gris sombre ; sa peau bronzée pâlissait, se recouvrant de cicatrices peu reluisantes. Soudainement, elle sortit une fiole et but avidement son contenu. Tout redevint normal et Malefoy jurait l'avoir entendu marmonner « Merci pour l'idée, sale taré… ». Il se précipita dans l'ascenseur et la blonde le regarda d'un air mauvais et suspect. L'ascenseur s'arrêta brusquement.

- Enlève ta capuche, mon garçon. Je t'ai reconnu, siffla la sorcière en pointant sa baguette sur le plexus du blond.

Il s'exécuta.

- Je ne suis pas venu pour vous tuer, dit-il simplement. Il faut impérativement que vous parle d'Hermione Granger.

Le nom éveilla la curiosité de la sorcière blonde, qui comme l'avait bel et bien deviné Drago, était Alastor Maugrey. Ce dernier décida de laisser le Serpentard en vie un peu plus longtemps.

- Elle est chez moi, vivante, je la protège. Ecoutez moi, Maugrey, ce n'est ni pour vous, ni pour l'Ordre que je fais cela. Je fais cela pour Hermione. Ne faites pas cette tête là, je n'ai aucun intérêt à vous mentir. Il faudra nous retrouver ici tous les soirs, à partir de maintenant. Je vais vous donner toutes les informations sur les mangemorts et Voldemort… Je ne mens pas.

- Et pourquoi ferais-tu ça, fils des Malefoy ?

- Vous n'avez pas besoin de le savoir. Je veux la perte des mangemorts et de Voldemort, voilà tout. Ne dites pas à Harry Potter que je suis votre informateur, à moins que ce ne soit absolument nécessaire ; il est inutile de préciser qu'il ne me fera en aucun cas confiance et vous n'avez pas la moindre raison de le faire non plus. Toutefois, malgré le fait que je n'aie aucune preuve qu'Hermione Granger soit en vie, je vous engage fortement à le croire car j'ai tout à perdre de venir vous dire tout cela ici et vous, tout à y gagner. Evidemment, je connais votre paranoïa et vous allez croire que c'est un piège… Demain, j'essaierai de ramener une preuve concrète de la présence d'Hermione chez moi. Parlez de tout cela à Remus Lupin et Sirius Black en priorité. Je ne m'attends pas à ce que vous m'ouvriez les portes de l'Ordre, d'ailleurs ce n'est pas du tout ce dont j'ai envie. Je ne veux pas que mon nom soit divulgué. Bien. Laissez-moi maintenant vous donner l'emplacement du quartier général des mangemorts…

Drago lui expliqua en détail la façon de s'y rendre et le meilleur moment et endroit pour tenter une embuscade. Il lui expliqua les faiblesses de la maison, lui révéla comment contrecarrer chacun des sorts qui protégeaient les portes et les nombreux pièges disposés tout autour de l'emplacement. Maugrey le regardait d'un œil très attentif mais toujours suspect. Lorsque Drago eut fini, il lui dit de le retrouver le lendemain à la même heure et ils se séparèrent. Le blond était bien conscient qu'il avait eu une chance insolente et ne s'en félicitait que plus. Ce qui l'inquiétait, c'était s'il s'était trahi ou non. Il le saurait avant le soir prochain, cela était certain. Drago transplana dans la chambre d'Hermione qui dormait déjà, dans une posture très douloureuse. Il lui jeta un sortilège de paix et elle se détendit ; elle en avait pour au moins vingt-quatre heures de sommeil avec un sort d'une telle puissance. S'asseyant au bord du lit, il lui caressa le visage et les cheveux, s'attardant sur son nez et ses lèvres… Le Serpentard se reprit, il aurait tout le temps de faire cela plus tard, en attendant, il fallait préparer la missive qu'il remettrait à Maugrey le lendemain. Faisant apparaitre du parchemin, une plume et de l'encre, il se mit à écrire rapidement un tas d'informations. La plupart était sur les faiblesses des mangemorts ; les sorts qu'ils préféraient, s'ils étaient gauchers ou droitiers, quels sorts seraient-ils incapables de contrecarrer. Ecrivant ainsi jusqu'à trois heures du matin, le parchemin s'étendit sur une longueur appréciable. Il nota d'épargner ses parents mais ne fit aucune impasse pour ses anciens camarades de Serpentard, trop content de se débarrasser de ceux qui seraient susceptibles de faire du mal à sa sorcière. Le seul problème qu'il avait était qu'il ne pouvait pas prouver la présence d'Hermione, ce qui en soit était un problème… Car cela aurait pu faire penser aux partisans de l'Ordre qu'il les dupait.

Il dormit durant quelques heures, réfléchissant durant ses rêves, ne songeant qu'à cela. Lorsqu'il se réveilla, il était encore épuisé… Mais il était temps de partir, il lui fallait aller à la réunion quotidienne des mangemorts… Auquel cas, il paraitrait suspect et c'était bien la dernière chose qu'il désirait. Le problème était que s'il se trouvait dans la même salle que Voldemort, il n'était pas assuré de pouvoir lui cacher sa trahison, et c'était un problème très épineux. Si le Seigneur des ténèbres comprenait, cela lui serait fatal. Il se lança un sort de calme et de concentration à plusieurs reprises et transplana à l'heure. D'autres silhouettes encapuchonnées apparurent à leur tour. La réunion ne dura pas longtemps mais Voldemort leur assura que demain, il aurait des informations capitales et qu'ils commenceraient à échafauder un plan ultime pour contrer à jamais l'Ordre du Phénix. Tous disparurent et Drago se hâta de partir, n'en donnant tout de même aucunement l'impression. Il devait se dépêcher d'aller porter la missive à Maugrey et de lui annoncer qu'à partir du lendemain, Voldemort allait échafauder un plan pour détruire définitivement l'Ordre du Phénix. Lorsqu'il arriva dans l'atrium, il était désert ; il n'y avait plus personne le soir au ministère de la magie car on y risquait trop d'y faire de mauvaises rencontres. C'était vraiment un comble de ne pas pouvoir être en sécurité dans un bâtiment où les Aurors étaient censés travailler. La sorcière blonde de la veille apparut au fond d'un couloir, mais elle était accompagnée de Remus Lupin. Malefoy ne broncha pas, cela ne changeait pas grand-chose. Ils entrèrent dans un ascenseur et il leur tendit la missive ; l'ascenseur se bloqua comme la veille et ils commencèrent à discuter.

- Qu'est ce qui te pousse à nous aider, Drago ? Il faut que tu nous le dises, qu'on puisse comprendre, dit Remus en le regardant d'un air attentif et compréhensif.

Drago l'avait toujours trouvé misérable mais il n'en était pas moins vrai qu'il était bon pédagogue et qu'il savait comprendre les gens. Il n'y avait pas de doutes ; Maugrey l'avait certainement amené pour cette raison. Après tout, ce n'était pas étonnant qu'ils doutent de lui. Il avait la marque du Seigneur des ténèbres sur le bras et venait leur offrir des informations sur lui ; c'était trop beau pour être vrai. Qui aurait pu croire que Drago Malefoy, fils de l'avéré mangemort Lucius Malefoy et de Narcissa Black, dont la famille vénérait Voldemort (à l'exception de Sirius Black, bien entendu.) avait changé. Lui-même avait du mal à croire qu'un tel changement ait pu s'opérer. Il avait tout simplement pris un énorme recul en très peu de temps, s'était remit en question et toutes ses réflexions s'étaient soldées par une maturité grandissante. Et tout cela, il le devait à...

- J'aime Hermione Granger.

Maugrey hoqueta de surprise tandis que Lupin souriait, ne donnant absolument pas l'impression d'être surpris.

- Je l'aurais parié.

Drago haussa un sourcil, sceptique. Il avait changé, certes, mais enfin il gardait l'arrogance qui colorait son caractère.

- Comment pouviez-vous prévoir cela… Personne n'aurait pu.

- Tout simplement parce que déjà, en troisième année, tu la regardais avec les yeux d'un homme qui regarde une femme et non pas avec des yeux d'un Serpentard qui regarde une Gryffondor ; et qui plus est un Sang-Pur arrogant qui regarde une née-Moldue.

Le blond ne préféra rien répondre, c'était en effet de la gifle que tout était parti…

- Vous êtes très perspicace, ou bien j'étais très transparent, je n'en sais rien, concéda Drago, un peu irrité qu'on sache lire en lui, mais ce n'est pas le sujet de discussion. Demain, le Seigneur des ténèbres aura des informations qu'il dit « capitales » vous concernant et désire échafauder un plan dans le but direct d'éradiquer votre résistance.

- Il faut que tu nous donnes ces informations dès que tu les auras, Drago. C'est vraiment primordial.

- Je ne sais pas si je pourrais, si la réunion est importante, je serais peut-être obligé de rester… Et n'oubliez pas que ce n'est pas sur vous que je dois me concentrer, sinon, je me trahis et c'est fini pour Hermione.

- Non. Tu nous as donné assez d'informations pour qu'on puisse la sauver s'il t'arrivait malheur, ce qu'évidemment nous ne souhaitons pas.

Drago afficha un sourire glacial.

- Bien sûr, Saint-Potter et ses amis ne souhaitent pas ma mort, et moi je suis le professeur Chourave.

- Harry t'a vu… Dans une vision… n'oublie pas qu'il est autant dans l'esprit de Voldemort que lui peut l'être dans le sien… Et il a vu que tu pensais à Hermione ; c'est un legilimens…

C'était donc pour ça que Voldemort avait su lire en lui. Ils n'étaient pas trop de deux legilimens contre un seul occlumens.

- Oui, donc je n'étais pas si transparent… C'est Potter qui a tout balancé…, siffla Malefoy, satisfait.

- Il sait que tu l'aimes, même s'il a un mal fou à le comprendre et à y croire… Mais enfin, il te fait confiance ; depuis qu'on a perdu Ron, il serait prêt à n'importe quoi pour détruire Voldemort… C'est donc pour cela qu'il est plus disposé à te croire, j'imagine…

- Très bien… Bon… Merci pour les indications et rendez-vous demain au même endroit, lança Maugrey, semblant rassuré par la discussion de Remus et de Drago.

- La porte de l'Ordre t'est grande ouverte, Drago, murmura Lupin avec un regard perçant digne de Dumbledore.

- Je ne fais pas ça pour vous. Je ne fais pas ça pour qui que ce soit si ce n'est moi… Et elle. Cette guerre n'a plus de sens à mes yeux.

- Bien. Je préfère grandement cela que d'accueillir un militant sanguinaire… Nous ne sommes pas là pour faire des boucheries… Sinon nous nous abaisserions au piètre niveau des mangemorts et de Fenrir Greyback.

Malefoy tiqua.

- Fenrir Greyback est mort de toute façon, lâcha-t-il, sur un ton presque indolent.

Lupin rit froidement.

- Certainement pas. Il est parti et a emmené Ronald Weasley avec lui.

- Vous êtes en train de me dire que Ronald Weasley n'est pas mort ?!

- Nous n'en savons rien, nous le présumons. Mais Greyback ne l'est pas, lui, c'est certain, affirma le loup-garou avec rancœur.

- Avery est venu à la réunion des mangemorts et nous a assuré que vous l'aviez tué, et que Ronald Weasley était mort de sa main.

- Et bien il a menti !, s'écria Lupin qui s'énervait sous le coup de la nouvelle. J'aurais aimé mais je n'ai pu que les regarder partir, mes jambes étaient coincées dans un piège à Centaure. Un objet barbare qui m'acérait les pieds...

Drago réfléchit à toute vitesse.

- Je devrais en informer Vous-savez-qui. Peut-être que ça fichera le bazar dans ses plans…

- Non, il t'interrogerait trop et nous ne pouvons pas prendre de risques…Tu n'étais pas présent à ce combat, par ailleurs…

Le blond agréa rapidement, replongeant dans ses pensées. Qu'allait-il dire à Hermione ? Il ne pouvait pas lui avouer pour l'instant qu'il menait une double alliance… Il lui dirait lorsqu'ils seraient en sécurité.

- Bien, nous nous retirons, marmonna Maugrey.

- Idem.

L'ascenseur repartit de nouveau et ils disparurent chacun de leur côté.

Drago transplana discrètement dans la chambre d'Hermione. Elle allait bientôt se réveiller. Il s'assit sur le lit et l'embrassa doucement sur le front, soupirant après le geste. Se redressant il transplana dans sa chambre, se dirigea vers son bureau et ouvrit le tiroir d'un coup de baguette. A l'intérieur se trouvaient des objets hétéroclites et des papiers en vrac mais surtout, surtout, la baguette en bois de vigne d'Hermione. Il s'en saisit et referma le tiroir avec soin, transplanant ensuite à nouveau. Elle s'était redressée, assise, appuyée contre la tête de lit. Son visage était exsangue et cela se voyait qu'elle n'avait rien mangé. Il s'approcha d'elle, fourrant la baguette de la jeune fille dans sa poche avant qu'elle ne l'aperçoive. Drago s'assit sur le lit et fit apparaitre une pomme et une assiette ; en moins de deux, la pomme étaient coupés en fins quartiers. Il en attrapa un et le dirigea vers la bouche pâle de la jeune fille.

- Mange.

Elle n'obéit pas, le regardant d'un air triste. Il s'approcha et l'embrassa avant de réitérer son approche avec la pomme. Le morceau était dans sa bouche mais elle ne mâchait pas…

- Hermione, ne m'obliges pas à employer la force…, menaça-t-il.

La jeune fille lui lança un regard vitreux et il pointa sa baguette sur elle.

- Impero.

Elle n'eut pas le temps d'écarquiller les yeux que déjà, elle mâchait. Lorsqu'elle essayait de parler, sa main portait un autre quartier de pomme à sa bouche et elle eut bientôt fini de manger le fruit, des larmes coulant silencieusement sur ses joues. Il abaissa sa baguette et elle fut libérée de son emprise…

Il réfléchit un peu, hésita… Puis finit par se lancer.

- Je suis allé à une réunion aujourd'hui, on m'a dit que Ronald Weasley n'était peut-être pas mort.

Une lueur d'espoir passa dans les prunelles d'Hermione.

- C'est vrai ?! C'est formidable, s'il y a un espoir !, s'écria-t-elle en lui sautant dessus.

Il s'écarta vivement, de peur qu'elle trouve la baguette ; il avait changé d'avis. Lui rendre dès maintenant était une erreur. Il la fit disparaitre de sa poche et se rapprocha d'Hermione qui ne comprenait pas ses gestes.

- C'est formidable, non ?, répéta-t-elle, insistante.

Drago lui lança un regard froid.

- Ce n'est pas certain. Je ne veux pas que tu te fasses de faux espoirs non plus, je te rapporte juste ce que l'on m'a dit.

Elle se rembrunit et un voile de tristesse recouvra ses yeux chocolats.

- Tu es si froid…, marmonna-t-elle. Pourquoi ?

- Je n'en sais rien… Je suis de mauvaise humeur ; si tu voyais ton état et que tu étais à ma place, tu fulminerais.

- Tu n'as pas l'air très bien non plus, Drago, murmura-t-elle avec plus de douceur, approchant sa main de la joue d'albâtre du blond.

- Je suis très fatigué et je cherche un plan qui conviendrait à tout le monde.

Hermione culpabilisa de le laisser tout affronter, tout seul. Il était vrai qu'elle avait essuyé des pertes mais enfin… Ses parents, Dumbledore, les Weasley et peut-être Ron, s'il était mort, ne seraient absolument pas satisfaits de la voir s'autodétruire sans se soucier d'apporter de l'aide à une personne qu'elle prétendait aimer.

- Pardon mon Drago, chuchota-t-elle en l'enlaçant contre elle. Il se laissa faire de bonne grâce tant il avait besoin d'elle, ne la serrant toutefois pas contre lui. J'aimerais que tu manges aussi, ajouta-t-elle.

Il ricana froidement.

- Je n'ai pas faim, éluda-t-il avec un sourire narquois.

- Tu ne m'as pas laissée le choix, à moi, gronda-t-elle.

- Oui, mais moi j'étais en position de te forcer…

Elle rougit, énervée.

- Si j'avais ma baguette… Tu ne me parlerais pas sur ce ton, Drago Malefoy.

- On referait le monde avec des Si

Hermione regarda autour d'elle en se mordant la lèvre inférieure. Il regarda son visage avec concupiscence. Elle devait chercher un moyen de l'obliger à manger ; mais elle n'avait ni nourriture, ni liens pour attacher l'imbécile. Il la plaqua sur le lit, impatient.

- Je préfère te manger toi, railla-t-il en fondant dans son cou.

- Drago !, protesta-t-elle vivement. Ce n'est pas le moment, voyons, tu ne tiens même pas debout, j'en suis sûre.

Il lui mordillait la gorge sans l'écouter.

- Drago Malefoy !, s'écria-t-elle.

- Quoiii ?, se plaigna-t-il en remontant vers sa bouche.

- Tu es fatigué, tu ferais mieux de manger et de dormir !

- Tu vas voir si je suis fatigué…, esquiva-t-il en l'embrassant avec fougue.

Elle gloussa de rire sans pouvoir s'en empêcher. C'était vraiment un idiot, mais il était bien trop persuasif… Hermione approfondit le baiser et glissa ses mains dans les cheveux du blond, convaincue… Il ricana et le son s'étouffa dans la bouche de la Gryffondor. Ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle tandis qu'il retirait hâtivement sa chemise et qu'elle délaçait sa nuisette avec précipitation.

- Tu vois… T'es vraiment une perverse, se moqua-t-il en sachant pertinemment que le vicieux, au fond, c'était bel et bien lui…

- Oh, ça va, hein. Faut dire que t'as les mots pour convaincre, ironisa-t-elle en enlevant complètement son vêtement de nuit.

Ils s'embrassèrent de nouveau, comme s'ils étaient pressés par le temps, par le monde qui s'écroulait et surtout, par leur désir qui les envahissait bien trop terriblement pour qu'ils espèrent lui échapper. Tandis qu'ils jouaient mutuellement avec leurs langues, elle s'était empressée de parcourir le corps du blond avec ses mains ; il frissonnait et elle adorait ça. Vicieusement, il fit à son tour serpenter ses mains sur les courbes de la jeune fille, s'attardant sur les points qui la faisaient trembler de plaisir. Il se débarrassa vivement de tous ses vêtements tandis qu'elle l'y aidait, et saisit son visage entre ses mains pour mieux l'embrasser, la redressant par la même occasion. Il colla le dos de la jeune fille contre son torse et laissa ses mains se balader lentement sur son corps alors qu'elle l'embrassait, la tête renversée sur son épaule.

Lorsqu'il atteint le point qu'il voulait, un gémissement s'évanouit dans sa bouche et il lui mordit la langue, comme elle l'avait fait, une fois. Du sang se mêla à leur baiser tandis qu'il la caressait de plus en plus lascivement ; ses hanches roulaient avec indécence mais il choisit de remonter et de s'attarder sur sa poitrine, la faisant languir encore. C'était un jeu incessant entre eux ; se faire languir, donner de faux espoirs, puis revenir en arrière, faire arriver l'autre au point de presque non-retour puis, abandonner la tâche là, frustrant l'autre douloureusement. Drago pencha sa tête sur le buste de la jeune fille afin de laisser sa langue entrer en contact avec sa poitrine. Elle attrapa sa nuque par-dessous son cou et l'incita à un contact plus prononcé. Il ricana ; elle en demandait toujours plus et c'était vraiment plaisant. Lorsqu'il en eu marre de la torturer, il s'allongea sur le lit, attendant cette fois-ci qu'elle lui montre de quoi elle était capable. En bonne Gryffondor qui se respecte, elle prit le contrôle avec aisance et s'empala avec brusquerie sur le membre de Drago. Il ne s'attendait pas à une telle impatience et étouffa un rire alors qu'elle commençait des va et viens tout à fait intéressants. Elle maîtrisait complètement son plaisir, de cette manière. C'était vraiment délectation que de la contempler ; les yeux fermés, se balançant de haut en bas, sa poitrine dansant avec elle. Hermione gémissait à en faire jouir Drago juste par de simples sons. Mais quels sons… ! Il lécha ses lèvres avec une avidité malsaine. Merlin, elle bougeait si bien qu'il était dur de se contenir… Les plaintes d'Hermione se firent plus rauques, plus rageuses, plus animales et il saisit brutalement ses hanches, l'enfonçant violement en lui. Elle hurla, hargneuse et le laissa contrôler son corps, lui griffant le torse pour le punir de la torture agressive mais si délicieuse qu'il lui imposait. Aussitôt qu'il avait accéléré et approfondit le mouvement, les cris de la jeune fille se firent plus brefs et plus aigus ; tout le plaisir qui envahissait l'esprit et le corps du Serpentard semblait provoquer en lui une sorte de démence et de dépendance, de plus en plus intense. Il fit remonter l'une de ses mains sur ses seins, arrachant une bouffée d'acrimonie à la jeune sorcière qui n'en pouvait plus. Elle fondit sur lui pour l'embrasser férocement. Mordillant ses lèvres, agrippant les mains du blond et les plaquant au dessus de sa tête dans un désir de domination. Il se laissa faire, charmé, et tandis qu'elle bougeait de plus en plus vite, sa langue courrait sur les griffures qu'elle lui avait assenées.

C'est ainsi qu'ils atteignirent la jouissance ; une explosion, un déchainement de brutalité et de plaisir déferla dans leur deux corps unis, et il lui glissa encore quelques coups de reins alors que la vague d'intensité s'apaisait en une douce satisfaction et un bien-être obsédant.

Ils s'endormirent, comme d'habitude… Epuisés mais comblés, serrés et heureux.


Drago avait toujours l'impression de se réveiller le premier mais il ne s'en plaignait pas, savourant le silence et le contact du corps chaud contre le sien. Il faisait courir ses mains sur les courbes de la jeune fille, lui arrachant des gémissements ensommeillés qui l'excitaient à chaque fois davantage. Le blond caressait le contour de sa poitrine lorsqu'elle s'éveilla ; il la colla davantage contre lui, empoignant fermement ses seins avec ses mains baladeuses. Elle poussa un petit cri de surprise et probablement d'excitation.

- Bonjour, chuchota-t-il dans son oreille tandis qu'il la caressait de plus belle.

Elle frissonna et se laissa faire, émoustillée.

- Tu aimes la façon dont je te réveille ?, la provoqua-t-il en titillant la pointe de ses seins avec ses index.

Elle eut un spasme d'excitation et une plainte approbatrice s'échappa de sa bouche.

- Apparemment, oui… railla-t-il.

Hermione se tourna face à lui et l'embrassa sensuellement en saisissant son visage. Il lâcha sa poitrine et ses mains vinrent s'agripper aux hanches de la sorcière. La jeune fille glissa sa bouche jusqu'à son oreille, comme elle adorait tant le faire.

- Drago Malefoy… J'adore lorsque tu me prends… j'adore te sentir en moi… J'adore tes mouvements agressifs… j'adore lorsque tu m'embrasses, où que tu poses ta bouche… j'adore t'entendre gémir et me demander si j'aime ça… j'adore lorsque tu me provoques car je peux me venger… j'adore lorsque tu me punis avec tes coups de reins… Tu me rends folle…, chuchota-t-elle avec une lascivité impitoyable.

Son petit discours avait excité le blond comme jamais. Il se glissa à son tour à son oreille… désirant avidement se venger de la chaleur acharnée qui s'abattait dans son bas ventre.

- Moi aussi, Hermione Granger… J'adore faire tout cela… j'adore te sentir trembler et frissonner contre moi alors que je te caresse… j'adore tes gémissements plus prononcés lorsque je te provoque avec mes mots salaces… j'adore m'enfoncer en toi, encore et encore… te faire crier jusqu'à avertir les moldus dans l'espace… j'adore te faire languir, te voir en demander plus… lorsque tu hurles mon nom, je te sens mienne… Et j'adore ça… Oui, j'adore te sentir mienne…

Ils s'enlaçaient avec une telle force qu'ils auraient pu se broyer. Elle bougeait son bassin dans sa direction, frottant indécemment leurs deux sexes.

- Demande-le-moi, Granger…, la provoqua-t-il avec sadisme.

Hermione lui lança une œillade si excitée qu'il eu un soubresaut d'envie. Il fallait qu'elle se dépêche de le lui demander, où il s'exécuterait immédiatement, trop attisé pour l'attendre. Mais non, il fallait qu'il résiste… C'était si dur, si bon de résister…

- Prends-moi, Malefoy…, ordonna-t-elle en passant sa langue sur ses lèvres.

Une vague de plaisir envahit le blond.

- Je n'ai rien entendu, mentit-il avec un sourire narquois.

Elle gloussa de rire, adorant le jeu auquel ils jouaient.

- Prends-moi, Malefoy… S'il te plait, quémanda-t-elle avec une voix plus plaintive dans le but de l'exciter.

Cela ne rata pas, Merlin, il devait être fou. Elle décida de réitérer, adorant ses mines alors qu'il fermait les yeux, savourant les paroles qu'elle lui chuchotait.

- Prends-moi et reste en moi… Je ferais n'importe quoi pour que tu me prennes…

N'en pouvant plus, il s'enfonça en elle. Merlin ce qu'elle pouvait être excitante, attirante… Alléchante… Appétissante… C'était vraiment effrayant. Il lui donnait des coups de bassin avec une rage non contenue. C'était lui qui l'avait tant dépravée et il espérait qu'elle ne se montre à nul autre sous cette facette-là, car assurément, aucun être du sexe masculin ne résisterait devant une allumeuse comme elle. Elle devrait lui rester jusqu'à la fin. Jusqu'à leur mort.

C'était tout bonnement hallucinant de ressentir autant de désir ; il avait toujours été un séducteur enflammé, mais enfin pour elle, il pensait surtout éprouver une tendresse sans bornes. Finalement, à chaque fois qu'elle l'excitait, la douceur disparaissait, occultée par une tentation bien trop violente. Le Serpentard avait envie de l'envoyer au paradis ; envie qu'elle adore ce qu'il lui infligeait ; le fait qu'elle prenne son pied l'excitait bien plus qu'autre chose, il s'en rendait compte… Le fait qu'il arrive à contrôler les désirs d'Hermione le rendait fou. Il était tellement satisfait de lui avoir fait découvrir tout ce monde, cet univers de luxure. Elle ne savait pas à quel point c'était jouissif pour lui de s'enfoncer en elle.

De tout cela, il n'était pas fier. Mais il ressentait un amour impitoyable compresser sa poitrine, un besoin de reconnaissance s'affirmer. Qu'elle l'aime. Voilà. Qu'elle l'aime à jamais. Il fallait qu'elle soit dépendante de lui, pour toujours. Et il comprit qu'il ne connaissait que la violence et la brutalité pour exprimer une telle envie. C'était son mode de fonctionnement depuis toujours… Et cela lui faisait peur. Il n'avait pas envie de lui faire mal. Il voulait juste qu'elle comprenne qu'il l'aimait et qu'elle devait l'aimer. Que c'était son destin d'appartenir à Drago Malefoy. Quel égoïste il faisait. Mais il cessa de se torturer l'esprit car il la pénétrait bien trop violement depuis quelques minutes ; y prenant beaucoup, beaucoup trop de plaisir.

- Drago, souffla-t-elle entre deux gémissements. Ne t'inquiète pas. Je t'aime.

Impensable. Elle n'avait tout de même pas compris ?

- Je t'aime, et je comprends. Et j'adore… J'adore ce que tu me fais… Je t'aime…

Un flot de douceur envahit le Serpentard, rassuré jusqu'à pouvoir en mourir paisiblement dans l'instant. Il embrassa tendrement sa bouche gémissante.

- Moi aussi, je t'aime, Hermione, murmura-t-il tandis qu'elle s'arquait, n'en pouvant tout simplement plus.

Ils jouirent aussi violement qu'à l'accoutumée mais Drago sentait qu'un énorme poids avait quitté ses épaules. Il la croyait. Sa seule peur à présent… c'était de la perdre. Et cette pensée était intolérable.

- Je vais prendre une douche, articula-t-il, essoufflé, en quittant le lit, laissant la jeune fille s'assoupir dans son plaisir.

Drago resta sous l'eau glacée pendant une dizaine de minutes, ne pouvant se résoudre à chauffer l'eau. Les gouttes le vivifiaient et il fallait bien cela pour le calmer.

Hermione.

Il secoua la tête, elle l'obsédait.

Aujourd'hui, Voldemort allait avoir des informations sur l'Ordre du Phénix et Drago devait reprendre ses esprits à tout prix. Il lui fallait obtenir ces informations et courir les divulguer à l'Ordre. Le Serpentard espérait que les troupes de mangemorts se feraient avoir, mais que les partisans de Dumbledore ne feraient que les capturer. Il fallait que ses parents soient en vie. Le blond se promit d'en toucher un mot à Maugrey. Bientôt, tout serait terminé… Et alors, ils pourraient vivre tous les deux, paisiblement. C'était tout ce qu'il désirait, à présent.

Hermione.

Un spasme de convoitise s'empara de lui ; l'eau devint bouillante. Il s'écarta en étouffant un cri hargneux. Il se sécha prestement, se lança un sort d'habillement puis sortit de la salle de bain. C'était rageant.

Il se pétrifia. Hermione s'habillait avec la sorte d'uniforme qu'elle avait déjà porté. Lorsqu'elle le vit, elle rougit mais ne se priva pas de le provoquer un peu. Elle ralentit ses gestes… Enfilant ses sous-vêtements avec lascivité ; caressant sa poitrine et son ventre dans des mouvements très féminins. Tétanisé, Drago parvint tout juste à déglutir, sa mâchoire se contractant douloureusement. Il la détailla de haut en bas avec lenteur. Elle enfila sa chemise et entreprit de la boutonner, lentement, laissant exagérément des boutons pendre. La jeune sorcière enfila ensuite la jupe et la remonta avec grâce le long de ses cuisses ; bien consciente de ce que son mouvement suscitait chez son amant. Elle s'approcha de lui et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser innocemment sur la bouche.

- Quelque chose pour vous servir, Maître ?, susurra-t-elle en prenant une mine candide, les yeux brillants.

Il se retint de faire le moindre geste mais ne put s'empêcher de ricaner.

- Perverse, railla-t-il.

Elle haussa les sourcils, feignant un air étonné et tout à fait innocent.

- Je ne comprends pas ce que vous voulez dire… Maître…, éluda-t-elle en se collant un peu plus à lui.

- Débraillée, avec ça, lança-t-il narquoisement en laissant son regard plonger dans son décolleté.

Drago entreprit de reboutonner correctement sa chemise, prenant bien soin d'effleurer sa poitrine.

- Merci… Maître…

Il pouffa de plus belle. Elle lui lança un sourire aguicheur.

- Je n'arrive pas à croire que je t'ai tant pervertie…, murmura-t-il en haussant un sourcil satisfait.

- Hmmm…, répondit-elle avec pertinence en laissant glisser sa main sur le torse du blond, se dirigeant dangereusement vers le bas.

Le Serpentard saisit son poignet avant qu'elle ne puisse atteindre son but et l'embrassa fougueusement.

- Ce soir, promit-il. Je dois partir.

Elle afficha une mine boudeuse.

- J'aimerais que tu sois là toute la journée, dit-elle.

Le blond ne put s'empêcher de la trouver adorable ; il eut d'autant plus envie de la taquiner.

- Oui, on sait tous les deux pourquoi.

- Tout à fait, ajouta-t-elle pour la plus grande surprise de Drago, libérant son poignet de son emprise et reprenant son geste précédent.

Elle laissa sa main glisser entre les jambes du blond, caressant vilement l'objet de ses convoitises. Il ferma les yeux de plaisir, sous une telle caresse, mais il réalisa qu'il fallait se reprendre ! La réunion des mangemorts n'allait pas tarder… La douche, qui l'avait un peu calmé, n'avait finalement servi à rien. Hermione le sentit durcir très vite et elle s'accroupit avec concupiscence.

- Oh, non non non, ordonna Drago. Pas de ça. Je dois partir tout de suite.

- Je ne mettrai pas beaucoup de temmmmps, se plaint-t-elle.

Merlin, qu'avait-elle fait de sa pudeur ?

- Ce soir, répéta-t-il implacablement.

Elle se redressa, mécontente. Il lui adressa un sourire goguenard et transplana.


Sacrée Hermione x)

Merci de m'avoir lue =)