Bonjour tout le monde, Vu que pas mal de monde voulait une suite, la voilà !

Je ne sais pas combien de chapitres, elle va avoir.

Bien que j'ai eu de l'inspiration pour ce chapitre, j'ai eu un peu de mal à faire exprimer les différents sentiments !

Enfin, j'espère que cela va vous plaire.

Bonne lecture !

PS : mon titre, L'amour est éternel ne me plait pas trop. J'aimerais votre avis dessus et surtout proposez d'autres titres, je verrai si je changerai.

PS2 : je dédis ce deuxième chapitre à Rahjna, qui m'a donné envie de faire une suite !


Chapitre 2 : Retrouvailles

Donc, en ce début Juillet, relativement chaud, je me trouvais devant la porte du 12 Square Grimmaurd.

J'hésitai à sonner : qu'est-ce qui me prenait ? Où était passé mon courage Gryffondorien ? De quoi avais-je peur ?

Au fond de moi, je le savais, j'avais peur de voir ce qu'il était devenu. Les années passées à Askaban ravageaient, en général, les prisonniers ; les détraqueurs détruisent tellement les âmes, que ce ne serait pas étonnant qu'il soit devenu fou ou encore qu'il ne se souvienne pas de moi ou plus simplement qu'il ne m'aime plus.

Pourquoi me direz-vous ? Il n'a pas essayé de me joindre, pas de lettre, rien. Alors, j'appréhende.

« - Bon, respire ma grande et sonne à cette foutue porte ! Montre que tu es une vraie Gryffondor ! Pensai-je avec force. »

Je finis par sonner, j'étais au milieu d'une rue de moldus, habillée en sorcière, je risquai de ne pas passer inaperçue. Je me retournai pour observer la rue, en bonne auror que se tienne.

Au bout de quelques secondes, la porte s'ouvrit, je fis volte-face et je vis Remus Lupin. Un sourire me vint aux lèvres, lui aussi d'ailleurs. Il a même un regard plein de malice et un sourire en coin.

« - Qu'est-ce qu'il a encore inventé ? pensai-je, avant de m'enquérir tout haut, en me moquant légèrement : Tu vas me laisser entrer ou je reste à la porte ?

- Non, entre, répliqua-t-il. Par contre, c'est un peu sale et il faut éviter de parler trop fort.

- Pourquoi ? Chuchotai-je, tout en pénétrant dans la maison.

- Il y a un tableau qu'il ne vaut mieux pas réveiller.

- D'accord. »

Je me stoppai dans le hall et regardai autour de moi. Si je vous dis lugubre, est-ce que cela vous décrit la maison ? Non. Alors, je me trouvai dans un hall sinistre, où il y avait tellement de poussière, que je ne pus m'empêcher de prendre ma baguette et de lancer un sort de dépoussiérage (en silence, bien sûr !), mais cela ne changea pas grand chose, mais cela m'évita d'éternuer.

La lumière n'était pas très forte et rendait l'endroit encore plus sombre qu'il ne l'était. Je vis, avec horreur, des têtes d'elfes accrochés plus haut et je ne pus m'empêcher de frémir.

Remus me fit sursauter en me touchant le bras :

« - Tu viens ? La réunion a lieu dans la cuisine !

- D'accord ! Acquiesçai-je. Dis-moi ! A qui appartient cette maison ?

- Aux Black, me répondit-il tout en me montrant le chemin.

- Aux Black ! Répétai-je tout en stoppant ma marche. Tu veux dire que c'est la maison de Sirius ! C'est dans cette maison qu'il a grandi !

- Oui ! Dit-il, s'arrêtant de nouveau.

- Par Merlin ! Je comprends pourquoi il a quitté sa famille ! »

Il sourit et reprit sa marche. Après notre réconciliation, nous nous sommes revus fréquemment, nous avons réussi à briser la glace entre nous. Mais, j'évitai de parler de Sirius et Remus n'en parlait pas trop voyant que je n'insistai pas.

On arrivait enfin devant la porte. Derrière se trouvait Sirius, mon unique amour. Je ne sais pas pourquoi, mais cela me stressait ! Je ne savais comment réagir devant lui.

Remus ouvrit la porte et j'entendis la voix de Sirius :

« - Bah, alors, Remus ! Tu en as mis du temps ! Tu es tombé sur une jolie femme !

- Arrête de dire des bêtises, Sirius ! C'est une amie ! Répondit Remus en pénétrant dans la pièce.

- Oh ! Mais, elle peut devenir autre chose qu'une amie. Je te l'ai déjà… s'interrompit-il au moment où je passai la porte. »

Tout le monde se mit à me fixer, cela me mit légèrement mal à l'aise. Qu'est ce qu'il y avait ? J'avais un bouton sur le nez ? Qu'est-ce qu'ils croyaient tous ? Que j'allai rester tranquillement chez moi, pendant que les autres risqueraient leur vie ! Que, parce que Sirius était là, je ne viendrai pas ! C'est très mal me connaître.

Alors qu'il y avait un silence pesant, qui commençait à me taper sur le système, une voix sarcastique s'éleva :

« - Tiens ! Tiens ! Mais, c'est O'Connell ! Quel effet cela fait de revoir certaines personnes oubliées ou que tu aurais préférer oublier, devrais-je dire ?

- Mais Severus ! Je peux t'appeler Severus, puisque nous allons être collègues ! Tu parles de toi ? Lançai-je sans me démonter. Je suis ravie de te voir. Cela te dirait de prendre un verre avec moi, un de ces quatre ?

- Non, ça ira comme ça, O'Connell ! Je ne sors pas avec les déchets des autres !

- Hum ! C'est moi que tu traites de déchet ! Tu as tort, je suis un magnifique déchet, répliquai-je, amusée. Et, si nous nous asseyons ? »

Tout le monde s'assit, mais je voyais bien que Sirius était prêt à se jeter sur Rogue, mais Remus le retenait. Il y avait peut-être une chance qu'il ne m'ait pas oublié, finalement.

Je fis le tour de la table et repéra tous les anciens. D'ailleurs, il n'y avait que cela, sauf Bill, Arthur et Molly Weasley. On voyait bien que c'était la première réunion. Cela me faisait penser que…

« - Bonsoir à tous ! Commença Albus. J'aurai aimé qu'on se rencontre dans d'autres circonstances, mais ce n'est pas le cas. Je ne vais pas vous demander de vous présenter, puisque vous vous connaissez tous à peu près. L'idée de la réunion est de voir quels nouveaux membres nous pourrions prendre et quelles seront nos actions à venir ?

- Nous pourrions peut-être débuter par le commencement, Albus ? Fis-je avec un professionnalisme déconcertant. C'est pas vrai, pensai-je, chassez le naturel et il revient au galop. Je ne peux pas oublier le boulot de temps en temps. Désolée, dis-je.

- Non, Anne-Laure, vous avez parfaitement raison. Très bien, reprit-il. Je sais que vous savez pourquoi vous êtes ici, mais parlons plutôt de pourquoi nous sommes ici… »

Et, il se mit à raconter une fois de plus, sûrement, ce qu'avait enduré Harry pendant le tournoi et ce qu'il s'était passé lors de la troisième tâche.

Je voyais Sirius devenir rouge de colère, Remus concentré, ainsi que le reste de l'ordre, et Rogue avec un air de dédain, comme si c'était la faute de Harry, si Voldemort était de retour. S'il ne retire pas tout de suite ce regard, je vais lui enlever à coups de sorts. Ok, on se calme.

A la fin, Hestia demanda quelque chose, qui n'avait rien de surprenant :

« - Excusez-moi, Albus ! Mais, pourquoi Sirius Black est-il là ? Aux dernières nouvelles, il est coupable d'un crime impardonnable !

- Je vais répondre à votre place, Albus, si vous permettez ? Demanda Sirius.

- Bien sûr ! Répondit le directeur. Faites donc. »

Et, hop ! Encore une histoire. Sauf que celle-là me laissait un arrière goût désagréable. Je vous jure que si je trouve Pettigrew, je lui fait subir un nombre de sorts. Oh, mais, je ne vais pas le tuer. Non ! Il faut qu'il innocente Sirius. Quand je pense qu'il était chez les Weasley.

« - Bien, commença Dumbledore, après les explications diverses et variées. Je pense que Voldemort ne va rien tenter dans un premier temps, n'est-ce pas, Severus ?

- Exactement, répliqua l'espion. Cela l'arrange que le ministère ne croit pas Potter, bien que cela n'était pas le plan initial. Pour l'instant, il se focalise sur la prophétie. Il voudrait l'obtenir pour comprendre son échec et ne pas recommencer.

- Autre chose, Severus ?

- Oui. Lucius a d'excellents rapports avec le ministère, notamment le ministre lui-même.

- Donc, continua Remus. Il fait un excellent espion pour Voldemort.

- Tout à fait, Lupin. Je vois, que malgré ta particularité, tu sais réfléchir.

- Hum, tu sembles oublier quelque chose, Severus, contre-attaquai-je, avant toute réflexion désobligeante de Sirius et en insistant sur son prénom. Ce n'est pas le seul à pouvoir espionner Cornelius.

- Qui donc ? Weasley Senior, peut-être ?

- Non, effectivement, pas Arthur ! Moi ! Répliqua-je.

- Toi ! Laisse-moi rire. Tu n'es qu'une petite auror banale, je parie ! Dit-il avec triomphe.

- Oui, tu as raison ! Je suis une auror, commençai-je piteusement, alors que je le voyais jubiler. Mais, d'une, je suis chef de mon équipe, qui, soit dit en passant, fait partie des meilleurs ; et, de deux, je suis la directrice adjointe du service des aurors ! Terminai-je, alors qu'il perdait toute sa superbe.

- Ce n'est pas possible, tu es trop jeune ! Cracha-t-il.

- Demande à Kingsley !

- C'est exact ! Anne-Laure est bien ma chef. Et, elle est excellente ! Effectivement, elle est jeune, mais elle n'a eu que cela à faire pendant 14 ans !

- Ce qui veut dire, déclara Sirius, qu'elle aura nettement plus d'informations que Malefoy. Intéressant !

- C'est moi ou il me fait des compliments indirectement, pensai-je

- Il me semble, effectivement, que vous pouvez nous donner énormément d'informations, dit Albus, amusé de voir que j'avais pu faire taire le maître de potions. Est-ce que vous pouvez nous procurer les plans du département des mystère ?

- Oui, vous les aurez à la prochaine réunion.

- Parfait. Maintenant, passons au recrutement de nouvelles personnes dans l'ordre. Des propositions ? »

Tout le monde fit des propositions, acceptées ou non. Puis, au bout d'une demie heure de discussions pour savoir si oui ou non on pouvait accepter telle ou telle personne, j'y mis mon grain de sel.

« - Vous avez oublié quelqu'un !

- Qui donc, Anne-Laure ? Fit Minerva.

- C'est quelqu'un que j'ai formé moi-même. Elle est très compétente, un peu, comment dire, maladroite. Oui, c'est le mot. Non, je rectifie, totalement maladroite. Mais, elle possède d'autres qualités !

- Comme ? Demanda Albus intéressé, alors que Kingsley et les autres aurors voyaient où je voulais en venir.

- C'est une métamorphomage ! Elle a terminé sa formation, il y a un an. Et, je suis sûre qu'elle sera entièrement d'accord pour faire partie de l'ordre.

- Je vois de qui vous voulez parler ! Déclara le directeur de Poudlard, avec un amusement certain.

- Et bien, vous êtes le seul, Albus ? Répliqua sèchement le mangemort. Alors, qui est-ce ?

- Tu la connais, Sirius ! Dis-je en ne tenant pas compte de la réplique de Rogue.

- Je la connais ! Répéta-t-il, en me regardant pour la première fois depuis mon entrée dans la cuisine. Mon cœur fit un raté.

- Oui, repris-je, en ne laissant rien paraître. C'est ta cousine : Nymphadora Tonks !

- Quoi ! S'exclama Rogue. Elle est devenue auror ? Et bien, le service est devenu médiocre si vous acceptez n'importe qui !

- Oh, mais, elle est arrivée major de promo ! Elle a un sens de la droiture qui lui vient de sa mère, elle sait que Voldemort va revenir un jour ! Et, ô fait indiscutable, elle ne croit pas en la trahison de Sirius ! Terminai-je, en regardant Sirius droit dans les yeux.

- Elle fait la candidate parfaite, dit Remus, en me faisant un clin d'œil.

- Alors, c'est réglé, fit Dumbledore. Vous lui en parlerez ?

- Demain, au déjeuner, ce sera dans la poche, dis-je enthousiaste.

- Très bien, la réunion est terminée. »

Tout le monde se leva et je partis discuter avec Kingsley d'une affaire qui nous prenait tout notre temps, en ce moment.

Je dois avouer que je n'osai pas aller voir Sirius. J'avais peur de sa réaction. Surtout que je ne portais plus sa bague de fiançailles, enfin du moins, elle n'était pas visible. Je l'ai mise autour du cou. J'en avais marre que tout le monde me demande à qui j'étais fiancée, quand était le mariage. Vous vous voyez répondre : « A Sirius Black ! Vous savez celui qui est sensé avoir tué mon cousin ! »

Bon, visiblement, il se souvenait de moi, mais était-il toujours amoureux de moi ? Peut-être pensait-il que j'avais quelqu'un d'autre ! Cela aurait pu, remarquez, mais je n'ai jamais pu aller au-delà du flirt, même pas de bon temps. A chaque fois, je le voyais lui et cela me bloquait totalement !

Je discutai quelques minutes avec d'autres membres, dont Molly m'invitant à dîner un de ces quatre, et je décidai de prendre congé. J'étais fatiguée par ma journée, mon stress et je voulais me reposer, mettre mes idées au clair. De plus, j'avais une réunion assez importante demain matin.

Au moment où j'allais passer le pas de la porte, je sentis une main sur mon bras. Je me retournai et me retrouvai hypnotiser par une paire d'yeux gris, qui avaient perdu leur éclat de jeunesse et avaient un léger voile dû à 12 ans d'emprisonnement à Askaban.

On resta quelques minutes à nous regarder, puis il prit la parole :

« - Je suis ravi de t'avoir revu ! Commença-t-il.

- Quoi ! Tu croyais que j'allais rester tranquillement chez moi ! Répliquai-je. C'est mal me connaître.

- Non, je pensais que tu me croyais coupable, dit-il avec un voile de tristesse.

- Tu n'en as pas parlé avec Remus !

- Je n'ai pas osé et puis il ne me parlait pas de toi non plus !

- Pourtant, cela fait un an que nous nous voyons régulièrement tous les deux, pratiquement toutes les semaines.

- Et avant, vous ne vous voyez pas ? Demanda-t-il, surpris.

- Non, nous nous sommes disputés ! Dis-je, avec ironie.

- Oh ! A cause de quoi ? Vous vous entendiez bien pourtant !

- Pas à cause de quoi, Sirius ? A cause de qui ? Répliquai-je.

- A cause de… ? Commença-t-il. Vous vous êtes disputés à cause de moi. Parce que…

- Parce que je t'ai toujours cru innocent, oui !

- Oh ! Put-il seulement dire. »

On ne dit plus rien pendant quelques minutes, on se regardait simplement, comme coupés du monde.

« - Pourquoi y as-tu toujours cru ? Finit-il par me demander.

- Parce que je te connais et parce que j'étais amoureuse de toi. Et je le suis toujours, finis-je dans ma tête.

- Oh ! Fit-il. »

C'est fou ce qu'il a comme vocabulaire, aujourd'hui. Mais, je lui pardonne volontiers. Cela fait beaucoup pour lui.

« - Je t'expliquerai pourquoi un autre jour. Je suis fatiguée et j'ai une journée chargée demain.

- D'accord ! A la prochaine réunion, alors ! Fit-il, déboussolé.

- A bientôt Sirius ! Terminai-je en ouvrant la porte. »

Une fois dehors, je transplanai à quelques centaines de mètres de chez moi pour pouvoir réfléchir à notre discussion.

Je ne sais pas s'il est toujours amoureux de moi ou pas. Sirius a toujours été quelqu'un qui ne montrait pas trop ses sentiments et puis, je ne lui ai pas montré que je l'aimais toujours autant. Mais je commence à comprendre pourquoi il ne m'a pas écrit depuis son évasion. Il croyait que je le pensai coupable. Oh, si seulement tu savais.

Comment aurai-je pu te croire coupable ? Et d'une, je te connaissais par cœur. Combien de fois je t'ai vu avec les manches retroussées et aucune marque ? De deux, connaissant ton aversion pour ta famille, je te voyais mal nous trahir. Et de trois, tu aimais James comme ton propre frère, Lily comme si c'était ta belle-sœur et surtout je n'ai jamais vu quelqu'un qui aimait autant Harry, à part ses parents !

Si tu avais eu le droit à un procès, tu aurais été innocenté ; j'aurai tout fait pour, même si pour cela j'aurai du avoir tout le monde à dos.

Alors que je rentrai chez moi, accueillie par mon elfe de maison, je me suis dit que tout était possible entre nous, mais qu'on allait y aller doucement.


Voilà pour le chapitre 2.

Avant que tout le monde me dise que mon personnage est trop jeune pour avoir autant de responsabilités, je tiens à préciser qu'elle n'avait plus que son métier auquel se rattacher, vu qu'elle avait perdu énormément de personnes le 1er novembre 1981.

Une petite review pour me dire ce que vous en pensez.

Merci de m'avoir lu.

A bientôt.

Bisous !