Bonjour tout le monde,
Hum, j'ai regardé depuis combien de temps, je n'avais pas effectué de mise à jour et j'ai honte.
Je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre. Pour mon excuse, j'étais plongée dans un manga, ce qui m'a empêché d'avoir de l'inspiration pour le chapitre. Mais, samedi, j'ai ouvert mon fichier et j'ai écrit 13 pages en un week-end.
J'espère qu'il vous plaira
Par contre, je ferai en sorte de publier plus rapidement la prochaine fois.
Chapitre 3 : La maladresse d'une auror
Le lendemain, je fus réveillée par mon réveille-matin, qui me tira d'un délicieux rêve.
« - Pour une fois, que cela n'était pas un cauchemar et que je me souvienne de mon rêve. Foutu réveil ! Pensai-je hargneusement en me levant. »
Je partis vers la salle de bains, pris une douche. Et, pour la première fois, depuis 14 ans, je décidai de faire un peu attention à mon apparence, une robe me mettant plus en valeur que d'habitude et un peu de maquillage. On allait bien voir la réaction des autres au boulot.
Je descendis les escaliers pour me rendre dans la salle à manger, où je trouvais mon petit déjeuner, prêt à être dégusté. Remerciant chaleureusement mon elfe pour me gâter autant dès le matin, je m'assis et commençais à déjeuner tout en lisant la gazette.
Molly m'a signalé qu'elle ne le lisait plus depuis que le journal dénigre Dumbledore et Harry ; mais, moi, je pense qu'il faut savoir ce que pensait l'ennemi et on peut toujours apprendre des choses en lisant à travers les lignes. D'ailleurs, en y repensant, cela faisait bien quelques jours que je ne voyais plus le nom de Rita Skeeter dans cette gazette. Moi, qui croyais qu'elle en profiterait. Mais, je ne vais pas m'en plaindre, elle n'arrête de me mettre des bâtons dans les roues depuis ma nomination de chef de mon équipe et c'est encore pire depuis que je suis la directrice adjointe du service : si vous saviez tout ce qu'elle a raconté sur moi, cette petite garce.
Pendant que je m'excitais toute seule sur cette fichue journaliste, je finissais de manger. Je me mis à regarder l'heure et m'aperçus que j'étais super en retard pour la réunion.
Je me précipitais alors dans la cuisine pour remercier mon elfe et lui dire que je partais et à quelle heure je pensais rentrer (« une vraie mère poule, cet elfe ! »), courus à l'extérieur en attrapant au vol mes dossiers et transplanai directement dans le hall.
Je pensai pouvoir aller directement dans la salle, mais il fallut que je rencontre cette chère secrétaire d'état.
« - Hum ! Hum ! Toussa une petite voix derrière moi.
- Oui, répondis-je, en me retournant. Oh ! Mrs Ombrage ! Bonjour ! Comment allez-vous ?
- Très bien, et vous ? Susurra-t-elle, tout en m'examinant.
- Mais, qu'est-ce qu'elle cherche, cette garce ? Pensai-je hargneusement. Tu ne penses quand même pas que je vais te dire ce que je fais de mes soirées ! Très bien ! Répliquai-je, avec un sourire hypocrite. J'ai excellemment bien dormi.
- Vous m'en voyez ravie, ma chère.
- Si vous n'avez rien à me dire, je vous laisse. J'ai une réunion extrêmement importante ce matin.
- Oui, je sais ! J'y assiste aussi. D'ailleurs, nous devrions y allez ! Nous allons être en retard. »
Tout en disant cela, elle se dirigea vers les ascenseurs.
« - Comment ça, elle va à notre réunion ! Qu'est-ce que c'est cette histoire ?pensai-je, ahurie. C'est une réunion des chefs d'unité, elle n'a rien à y faire »
Je me ressaisis tout de suite et la suivit, presque à reculons. On prit le même ascenseur et arriva à la salle de réunion. Tout le monde értait effectivement présent, mais il y avait en plus notre ministre et une autre personne, que j'identifiai come un Weasley, vu la chevelure rousse qu'il portait.
« - Mais, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Pensai-je. Ils n'ont rien à faire là ! Ils n'ont qu'à lire nos rapports s'ils veulent être au courant des activités de notre brigade et de chaque unité.
- Bonjour à tous, dis-je à voix haute. Désolée pour le retard, j'ai été retardée dans le hall. Installez-vous ! Bonjour Monsieur le Ministre ! Bonjour Monsieur Weasley, je présume ?
- Oui, c'est exact, répondit le jeune homme, avec un air pompeux. Je suis Percy Weasley ! Ravi de vous rencontrer Miss O'Connell !
- Bonjour Anne-Laure, répondit le ministre. Avant que vous ne commenciez votre réunion, je dois vous faire part de quelques informations et mettre un terme à certaines rumeurs qui circulent depuis quelques jours.
- Nous vous écoutons, Cornelius, répliquai-je, en m'asseyant. C'était donc cela ! Mais pourquoi Ombrage et Weasley sont-ils là ? Ecoutons, je vais bien le savoir ! C'est Albus qui va être content !
- Très bien ! Vous savez tous que cette année, nous avons organisé le tournoi des Trois Sorciers à Poudlard. Bien, sachez que c'était une énorme erreur. Oui, c'en était une, car Dumbledore en a profité pour mettre en place un plan afin de prendre le contrôle du ministère. Savez-vous comment ?
- Non, Cornelius, dis-je. Mais, je suis sûre que vous le savez !
- Bien sûr que nous le savons, minauda la secrétaire d'état. Le jour de la troisième tâche, il a fait croire que Vous-savez-qui était de retour et qu'il avait tué Cédric Diggory. Mais devons-nous croire un homme qui a toujours des idées farfelues et qui, en plus, ne met absolument pas en doute les paroles d'un garçon aussi instable, qu'est Potter.
- Instable ? Demanda incrédule l'un des aurors.
- Bien sûr qu'il est instable, répliqua la tête enflée. Je l'ai côtoyé pendant trois ans. Il est obnubilé par la célébrité, il cherche toujours à se mettre en valeur auprès des autres, il cherche la gloire. Comme il a perdu un peu de valeurs avec les articles de cette chère Rita, il a décidé de dire que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était de retour.
- Avec cette tactique, renchérit Fudge, il passe pour le martyr de service, il redore son blason et permet à Dumbledore de prendre le pouvoir. »
Devant cette analyse, je suis estomaquée. Ils pensent vraiment à cette hypothèse. Comment cela peut être possible ? Pourquoi sont-ils aussi bornés ? Non, Cornelius, celui qui est obnubilé par le pourvoir ce n'est pas Albus, c'est vous. Et, Weasley, ce petit profiteur vous suivra, si cela peut lui permettre de monter plus vite dans la hiérarchie, même s'il doit aller en enfer. Quant à Dolorès, elle est tellement obsédée par le pouvoir et par la pureté du sang qu'elle ferait tout pour mettre des bâtons dans les roues aux personnes qui lui entravent la route.
« - Il va falloir jouer très serré, pensai-je. A voix haute, je demandai : En quoi cela nous concerne ? Nous ne sommes que des aurors. Aucun de nous n'a de contact avec Dumbledore depuis que nous avons quitté l'école !
- En êtes-vous si sûre ? Me demanda le crapaud.
- Qu'insinuez-vous ? Répliquai-je. Qu'un de mes hommes oserait désobéir au ministère ? Qu'ils iraient derrière un homme, qui a dit que Vol… Vous-Savez-Qui était de retour, alors qu'on a mis plus de 14 ans à tout reconstruire à la sueur de nos fronts, qu'on a dû faire la lumière sur certaines affaires, que la plupart d'entre nous ont perdu de la famille pendant cette guerre, inutile et dévastatrice. Vous pensez vraiment que nous, qui avons été en première ligne pour reconstruire tout ce quoi nous croyons, allons suivre cet homme, qui croit les divagations d'un garçon d'à peine 15 ans. Vous vous foutez le doigt dans l'œil, c'est clair. La prochaine fois que vous avez quelque chose à redire sur l'attitude de mes hommes, venez m'en parler dans mon bureau et non pas en pleine réunion ! »
A la fin de ma tirade, tout le monde me regarda stupéfait, surtout Ombrage. C'est bien ce que je pensai, ils voulaient savoir si j'avais eu des contacts avec mon ancien professeur et m'humilier devant tout le monde : ils voulaient voir ma réaction ! J'espère que cela leur a plu !
« - Ce n'est pas tout ce que nous insinuions, ma chère Anne-Laure, déclara Fudge, légèrement tremblant. Nous voulions vous mettre en garde contre les gens qui pourraient vous approcher. Certains feraient n'importe quoi pour arriver à la fin. Jamais, je n'ai mis en doute les compétences ou encore la loyauté de la brigade envers le ministère.
- Vous m'en voyez soulagée, Cornelius, raillai-je. Maintenant que nous avons fini avec cette charmante discussion, je peux faire ma réunion. Certains aurors doivent aller sur le terrain et plus vite on aura fini cette réunion, plus vite nous pourrons faire notre boulot.
- Bien sûr ! Répondit le ministre, en se levant. Weasley, Dolorès, allons-y ! Vous êtes une personne tout à fait intègre, Anne-Laure ! Rufus a bien fait de vous nommer à ce poste, vous le faites admirablement bien ! Bonne journée !
- Bonne journée, Monsieur le Ministre ! Répondirent tous ceux qui étaient présents. »
Nous regardâmes les trois personnes sortir. Au fond de moi, j'avais le sourire narquois et j'étais fière de moi. J'avais réussi à les embobiner, ils ne viendraient plus m'ennuyer avec cette histoire. De plus, j'étais dans les petits papiers du ministre, Albus allait être content.
Une fois partis, j'ai pu faire ma réunion. Le problème, c'est que nous avions perdu du temps avec ces histoires et certaines affaires nous donnaient du fil à retordre. Résultat :je suis sortie de cette salle à une heure ; j'espérai que Nymphadora ne soit partie déjeuner avant, sinon je ne sais pas quand je pourrai lui parler.
Alors que j'arrivais dans le couloir du deuxième étage, je vis une tornade rose me sauter dessus et me déclarer :
« - Ah, enfin ! J'ai cru que tu m'avais oublié ! S'exclama ma tornade.
- Non, je ne t'ai pas oublié Dora, répliquai-je. Seulement, la réunion a duré plus que d'habitude. Certaines affaires sont plus compliquées. Si j'ai bien tout compris, tu n'as pas déjeuné et tu meurs de faim, c'est cela ?
- Tout à fait exact ! On y va ?
- On y va. Au même endroit que d'habitude !
- Non, il y aura trop de monde à cette heure-ci. Non, je connais un bar tout à fait tranquille et où on ne fera pas marcher sur les pieds et où on n'attendra pas des heures pour être servi.
- Dans ce cas-là, je te suis ! »
Sans s'en rendre compte, elle me facilitait la tâche. Jamais, je n'aurai pu lui parler de l'ordre dans le petit restaurant où on allait d'habitude pour y déjeuner. Finalement, je bénis Fudge et ses idées de m'enquiquiner pendant mes réunions.
Près de 10 minutes plus tard, nous étions devant un restaurant que je n'avais jamais vu auparavant. Il était un peu en recul par rapport au reste du chemin de traverse.
Devant mon regard perplexe, la jeune auror déclara :
« - Ce restaurant a ouvert il y a quelques mois. Je l'ai découvert par hasard un jour où je flânais. On y mange très bien et pour pas très cher.
- Bien, allons-y dans ce cas-là. »
On y entra et on nous installa dans un coin relativement tranquille. Effectivement, il n'y avait pas grand monde, mais le lieu faisait intimiste. C'était l'endroit rêvé pour un rendez-vous amoureux.
« - Oula ! Je suis en train de divaguer ! Pensai-je.
- Alors, je sais que tu n'as pas le droit de me parler de tout ce que vous vous dites dans ces réunions, afin de préserver certaines missions relativement importantes, mais d'habitude, cela ne dure pas aussi longtemps. Tu t'arranges toujours pour finir suffisamment tôt pour aller déjeuner.
- Nous avons eu des invités non désirés en début de réunion.
- Qui était-ce ?
- Le ministre et ses chiens de poche.
- Tu veux parler d'Ombrage, je suppose. Mais, quel était l'autre chien de poche ?
- Percy Weasley !
- Ce nom me dit quelque chose, réfléchit Tonks. Ce n'est pas celui qui a remplacé Croupton et qui ne s'est pas aperçu que les ordres reçus n'étaient pas de son chef. Que faisait-il là ?
- Très perspicace, chère collègue. Apparemment, il a eu une promotion. Il est devenu le secrétaire du ministre.
- Comment a-t-il fait ? Je sais bien qu'il a bien travaillé dans ce service. Mais ce genre de bourde aurait du l'envoyer au fond d'un bureau sinistre et sans possibilité de promotion pendant un bon bout de temps.
- Je pense qu'il a su tirer son épingle du jeu
- De quoi voulait parler Fudge ? Cela devait être important pour s'incruster dans cette réunion, non ? »
A ce moment-là, nos commandes arrivèrent, ce qui m'empêcha de répondre. Je dois avouer qu'elle me facilitait énormément les choses. Je n'ai même pas eu besoin d'amener le fameux sujet, elle l'a fait toute seule. Remarquez, elle est excessivement curieuse. Pour cela, elle ressemble énormément à Sirius. Je sens qu'ils vont bien s'entendre.
Une fois, le serveur parti, je répondis à sa question, de façon assez brutale, je dois le dire :
« - Du retour, plus qu'improbable, de Voldemort ! »
Je la vis sursauter et pâlir à ce nom tant honni. Il va falloir que je lui apprenne à ne pas avoir peur de ce fichu nom ; pour une auror, c'est vraiment ridicule ! En attendant, je la vis baisser les yeux vers son assiette et manger silencieusement (« De sa part, c'est vraiment étonnant, je vous le garantis ! »). Puis, elle releva la tête et me posa une question :
« - Et, toi, que penses-tu de son retour ?
- Cela dépend de ce que tu vas me répondre à ce propos !
- Ok, je vais te répondre, dit-elle. Cela va peut-être mettre ma carrière en l'air ; mais tant pis, je me lance. Je pense que Dumbledore a raison de croire les paroles de Harry Potter. Je ne vois pas pourquoi un adolescent, qui n'a jamais connu ses parents, à cause de cet homme, mentirait pour se faire valoir. Je pense qu'il aurait préféré avoir une enfance joyeuse entourée de ses parents. Peut-être que c'est le cas avec son oncle et sa tante, mais ce n'est pas la même chose. Ce garçon est le Survivant et personne ne veut le croire. Moi, je vais te dire ce que je pense de tout cela. Fudge ne veut pas voir la vérité en face. Il ne veut pas voir son pouvoir s'écrouler maintenant qu'il aime tant cela. Il pense, certainement, que c'est grâce à lui, si le monde magique va bien. Mais, ce n'est pas le cas : c'est grâce à notre brigade et surtout grâce à notre ancien ministre. Lui n'est rien, alors il essaie de se faire valoir auprès des sorciers en niant une telle éventualité. Tu sais ce que je pense ?
- Non ?
- Je pense qu'il fonce droit vers un mur. Le réveil va être extrêmement douloureux, quand le monde magique s'apercevra que le jeune Potter et Dumbledore avaient raison sur toute la ligne. Et ce jour-là, il perdra le pouvoir ! »
Si je vous dis : estomaquée. Cela résume parfaitement la situation. Cette jeune femme n'a que 22 ans, mais elle est d'une maturité affolante quand il s'agit de choses très sérieuses, comme celle-ci. C'était bien ce que je pensai, elle ferait un excellent allié au sein de l'ordre.
« - Je vais te poser une question. Tu connais ma famille et les personnes qui la composent. Alors, quelle est ma position face à cette nouvelle ?
- Je crois, non je suis sûre, me répondit-elle, que tu crois en son retour, parce que ton cousin est mort pour permettre sa disparition pendant 14 ans, pour qu'on puisse vivre en paix pendant ce court laps de temps. Alors, tout ce que j'ai dit restera entre nous et les bons petits plats servis ici.
- Tout à fait exact, répliquai-je. Excellente réponse auror Tonks. Maintenant, autre question : que sais-tu de l'ordre Du Phénix ?
- L'ordre du Phénix ? Répéta-t-elle. Ce n'est pas l'organisation créée par Dumbledore en 1978 pour combattre face de serpent. D'ailleurs, ton cousin, ainsi que le mien, en faisait partie, non ?
- Tout à fait, renchéris-je. Mais, il n'y avait pas que lui. Moi aussi, j'en faisais partie et… j'en fais toujours partie.
- Attends, tu es en train de me dire que vous avez reformé l'organisation, finit-elle en chuchotant.
- C'est exact !
- D'accord. Mais, pourquoi m'en parles-tu ? Me questionna-t-elle, avant d'y répondre par elle-même : attends ! Tu veux que j'en fasse partie. Tu veux que je vous aide à combattre Tu-Sais-Qui, que je mette mon début de carrière en jeu pour cela ?
- C'est exactement cela. Et, arrête d'appeler Voldemort comme cela, cela m'énerve. On croirait entendre un sorcier de bas étage. Ce que tu n'es pas bon sang ! Quant à ta carrière, si tu es discrète, je ne vois pas en quoi ta carrière prendrait un coup.
- Tu oublies que je ne suis pas discrète.
- Non, tu n'es pas discrète quant il s'agit de te prendre tous les meubles dans une salle où il n'y en a que trois ; mais, quand il s'agit d'une affaire, tu sais te taire. Tu ne filtres rien. Je m'en suis aperçue lors de ton examen et que ce type voulait absolument te faire cracher le morceau. Qui plus est, je te fais confiance. Cela dit, ce n'est pas une obligation, tu as parfaitement le droit de refuser. Je ne te lancerai pas de pierre et dirais aux autres que ce n'était pas une bonne idée, mais si je pense la contraire. J'en connais un qui va m'en parler pendant des semaines. Il va falloir que je trouve autre chose pour lui clouer le bec. »
On avait presque fini de déjeuner. Je me levai pour aller payer l'addition, puisque c'était mon tour. Je voyais bien qu'elle était en pleine réflexion, mais je ne savais pas exactement à propos de quoi. Pour tout vous dire, si elle refuse, je la comprendrais, c'est une décision à ne pas prendre à la légère. Elle est jeune et je ne lui porterai aucun préjudice, chacun d'entre nous est libre de ses choix, même si les miens ont été décidés il y a déjà bien longtemps.
Quand je reviens, elle est toujours dans la lune, je ne fis pas la conversation. On rejoignit ainsi le ministère. Au moment où on allait entrer dans le bâtiment par poudre de cheminette, elle me dit :
« - D'accord. Je signe où et quand ?
- Il y a eu une réunion dans deux jours à cette adresse, lui répondis-je en lui tendant un papier. Tu lis ce papier et tu le brûles tout de suite avant d'entrer dans le ministère ; personne, tu m'entends, ne doit trouver cette adresse.
- A vos ordres, chef ! Répliqua-t-elle, sa bonne humeur retrouvée. »
On rejoignit la brigade et la journée se passa relativement bien. Une fois rentrée chez moi, j'envoyais une brève missive au directeur de Poudlard, lui signifiant qu'on avait un nouveau membre dans nos rangs.
OoOoO
Le surlendemain, Nymphadora et moi arrivâmes sur le lieu de rendez-vous. Me souvenant qu'il ne fallait pas réveiller un certain tableau (« Il faudra que je demande à Remus qui était dessus, ou plutôt à Sirius ! »), je mis à toquer à la porte, ce qui me valut une raillerie de la part de ma collègue :
« - Tu crois qu'ils vont t'entendre ?
- Ne sous-estime pas les membres de notre organisation, jeune demoiselle ! Si tu continues, je retire ma proposition et t'efface la mémoire.
- Vous savez, elle serait parfaitement capable de le faire, m'interrompit une voix amusée.
- Bonsoir Remus ! Tu nous laisses entrer, je ferai les présentations dans le hall, plutôt que dehors.
- Tu as raison ! Entrez ! »
Je laissai entrer Nymphadora devant moi : énorme erreur. Une fois entrée, il a fallu qu'elle se prenne les pieds dans l'unique meuble que composait la pièce, c'est-à-dire un porte-parapluie en forme de jambe de troll (« Quel mauvais goût, d'ailleurs ! »). Bon, cela passe encore, j'allais juste l'embêter avec sa maladresse légendaire. Le problème, c'est que le bruit se répandit dans tout le hall et que cela réveilla le tableau.
« -DEHORS, TRAITES A VOTRE SANG. VOUS ETES INDIGNES D'ENTRER DANS MA MAISON !
- Vous ! M'exclamai-je. Mais, vous êtes obligée de nous pourrir la vie, même morte. Vous ne pouvez pas vous taire cinq minutes. Comment on la fait taire ? Demandai-je, en me tournant vers Remus.
- Il faut remettre les rideaux en place. Tu m'aides ? »
J'acquiesçai et l'aidai. Au bout d'une minute, on réussit à avoir un calme paisible dans le lieu. En me retournant, je vis que la plupart des membres de l'ordre étaient là. A voir leur tête, ils pensaient que c'était moi qui avait fait hurler mon ex-future belle-mère. Je vais me sentir vexée, si cela continue. Quoique, j'ai quelques petites choses à régler avec elle. Je me retournai vers Nymphadora, étalée toujours par terre, et je l'aidai à se redresser sur ces deux jambes.
« - Tu n'as pas pu t'en empêcher. Tu es bien la seule personne que je connaisse qui arrive à trouver le seul meuble se trouvant dans une pièce. A cause de toi, tout le mode croit que c'est moi qui l'ai fait exprès, plaisantai-je, pour détendre l'atmosphère.
- Mais, cela aurait pu être vrai, renchérit Remus, qui avait compris où je voulais en venir.
- Peut-être, mais je ne savais que le tableau à ne pas réveiller était Walburga Black, la mère de Sirius. Et, puis, je l'aurai fait avec plus de subtilité.
- Comment cela ? demanda Tonks, perplexe.
- J'aurai poussé le porte-parapluie, je ne me serai pas étalée avec, finis-je, en souriant. »
Je sentis les autres membres, qui commençaient à rire. J'avais réussi !
« - Bon, ce n'est pas tout ça, mais on n'a pas une réunion de prévu, ce soir. En plus, je n'ai pas envie de le faire dans ce hall et en chuchotant toute la soirée.
- Tu as raison, décréta Sirius. On y va. Remus, je vais finir par croire que tu le fais exprès.
- De quoi tu parles ? Questionna Remus.
- A chaque fois que tu ouvres la porte, tu récoltes toujours les plus belles femmes. »
A ces mots, je ne pus m'empêcher de sourire et je vis Nymphadora rougir de la tête aux pieds, même ses cheveux devinrent rouges. Mais, je ne suis pas la seule à l'avoir vu.
« - Remus, qu'est-ce que tu regardes comme ça ? Demanda Sirius, perplexe.
- Vos cheveux n'étaient pas roses tout à l'heure ? Demanda Remus à Tonks, sans tenir compte de la question de Sirius.
- Cela suffit tous les deux ! M'interposai-je. Vous la mettez dans l'embarras. Je vais faire les présentations, mais dans la cuisine. Maintenant, on y va ! »
Ils ne répliquèrent pas et continuèrent leur route, tandis que je guidai Nymphadora vers la cuisine, tout en surveillant qu'elle ne trébuche pas encore contre un meuble.
En croisant son regard, je vis qu'elle me disait merci et je lui fis un sourire. Arrivées dans la cuisine, tout le monde nous regardait et je fis les présentations :
« - Bonsoir tout le monde ! Commençai-je. Je vous présente une nouvelle recrue, qui nous sera extrêmement bénéfique : Nymphadora Tonks, appelée plus communément par son nom de famille. Si vous l'appelez par son prénom c'est à vos risques et périls.
- Bonsoir, lança une Tonks toute timide.
- Alors, d'habitude, elle n'est pas du tout comme cela, mais disons que l'épisode du hall est encore chaud. »
Toute l'assemblée éclata de rire et je me pris un coup de pied.
« - Aïe ! Glapis-je. Tu n'as pas honte d'assommer son chef. Continue et je te mets derrière un bureau !
- Tu ne pourras pas ! Répliqua-t-elle, toute bonne humeur retrouvée.
- Pourquoi cela, jeune fille ?
- Il faudra que tu expliques pourquoi je serai derrière un bureau aux collègues ! Tu te vois dire : « elle m'a manquée de respect pendant une réunion de l'ordre ». »
Elle avait le sourire éclatant de quelqu'un qui a réussi ton coup et elle s'assit fièrement sur une chaise, sans la faire tomber.
« - D'accord, jeune demoiselle. Rira bien qui rira le dernier ! Pensai-je en m'asseyant à mon tour.
- Dis-moi, Anne-Laure ?
- Oui, Kingsley ?
- Je voulais te féliciter ?
- A quel propos ?
- De ta fameuse tirade lors de la réunion. Tous les chefs n'arrêtent pas d'en parler.
- De quoi parles-tu, Kingsley ? Demanda l'assemblée.
- Oh non ! Je vais me retrouver sous les feux de la rampe ! Pensai-je, accablée. Je déteste cela. Dire que j'avais dit cela pour clouer le bec de Fudge, pas pour que ce soit répéter à tout l'ordre. Mais, j'avais oublié Kingsley ! »
Et, il raconta tout le début de la réunion. A la fin de son discours, tout le monde me regardait ébahi, sauf Rogue, qui s'empressa de répliquer :
« - En bonne petite Gryffondor, éructa-t-il, tu ne peux t'empêcher de te rendre intéressante.
- Si j'avais voulu avoir tous les honneurs, contre-attaquai-je, je l'aurai raconté avant Kinglsey.
- Non ! Tu préfères laisser les autres le raconter et récolter les lauriers de la modestie.
- Et, toi, tu récoltes les lauriers de la mauvaise foi, explosai-je. Maintenant, si j'ai dit cela, c'était pour sauver ma carrière. De plus, si j'avais dit ce que je pensais vraiment, je ne pourrais pas donner des informations capitales à l'ordre. Pour finir, je n'ai pas l'intention de me marcher sur les pieds par Fudge et ses petits chiens de poche. Alors, tes réflexions, Severus, tu te les gardes pour toi ! Suis-je claire ?
- Très claire, marmonna-t-il, les dents serrées.
- Maintenant, discutons de choses plus sérieuses que de mes réflexions.
- Oui, vous avez raison ! Décréta Albus. Commençons par présenter cette jeune recrue. Nymphadora, pouvez-vous vous présenter, s'il vous plait ?
- Bien sûr ! »
Alors que Nymphadora se présentait et que je ne l'écoutais que d'une oreille, je sentis un regard sur moi. Je le cherchais et finis par le trouver en face de moi. C'est un de ses regards qui vous met dans un état second et que vous ne pouvez pas vraiment interpréter : est-il admiratif ? Contemplatif ? Amoureux ? Ou les trois à la fois ?
« - Qu'essayes-tu de me dire, Sirius ? Que tu es fier de moi pour mon parcours pendant toutes ses années, que tu es fier que j'arrive toujours à rabattre le caquet de notre ennemi commun, que tu m'aimes toujours. Sois un peu plus clair, bon sang ! Pensai-je.
- Anne-Laure, avez-vous les plans demandés ?
- Quoi ? Sursautai-je, en quittant le regard de Sirius. Les plans ? Ah oui ! Les plans ! Je les ai, les voilà ! Désolée, j'étais un peu dans la lune.
- Dure journée ?
- Oui ! »
A partir de ce moment-là, je me plongeais totalement dans la réunion et ne m'occupais plus de Sirius et de ses regards.
Au moment de la fin de la réunion, je fis une déclaration :
« - Je voulais vous dire quelque chose !
- Nous vous écoutons, ma chère ? fit Dumbledore.
- Voilà, nous sommes sur une affaire assez complexe en ce moment. Heureusement, nous en voyons le bout. Cependant, il s'est aperçu que j'étais la seule en mesure de l'arrêter. Je suis donc obligée d'infiltrer pour le retrouver. Je ne pourrais donc pas être en contact avec vous pendant au moins un mois, si ce n'est plus ?
- Oh ! Bien sûr vous ne pouvez rien nous dire. Et pourquoi ne pouvons-nous ne pas être en contact ?
- Il faut que je me fasse passer pour une moldue. Si on voit que je reçois des hiboux tout le temps, cela peut être suspect pour la personne recherchée.
- Entendu. Soyez prudente tout de même.
- Ne vous inquiétez pas. Au fait, je pars demain ! »
Sur ces paroles, je dis bonsoir à tout le monde et partit directement. Je n'avais vraiment pas le temps de discuter, il fallait que je fasse mes valises ce soir et, je dois le dire, j'étais assez troublée par le regard de Sirius, que je n'arrivais pas à analyse. Sûrement que ce mois loin de lui et de ses retrouvailles à peu brutales va faire du bien aussi bien à moi qu'à lui.
Voilà fin du chapitre.
Je dois vous avouer qu'il y avait quelques passages non prévus au programme, comme le début de la réunion avec le ministre :j'espère qu'il vous a plus.
Par contre, il y en a un que je n'ai pas mis, je voulais mettre à l'honneur Remus et Dora, mais j'ai trouvé cela un peu prématuré.
Le prochain chapitre sera sûrement du point de vue de Sirius, pendant qu'Anne-Laure part au loin : dites-moi ce que vous en pensez.
Bisous.
PS : N'oubliez pas les reviews, j'en raffole et je veux savoir ce que vous en pensez.
