Bonsoir à tous,
j'espère que vous allez bien.
je me suis aperçue que je ne vous remerciait jamais pour toutes les reviews que je recevais : alors merci à toutes et à tous pour vos charmantes reviews.
Sinon, j'ai eu un peu de mal à pondre ce chapitre, mais j'y suis arrivée.
donc : bonne lecture.
Chapitre 4 : Envoyée au loin
Point de vue de Sirius Black
Comme toujours, depuis mon évasion d'Azkaban, je me réveillais tôt le matin et toujours aux abois, alors que je savais pertinemment que personne ne viendrait me chercher, grâce ou à cause, selon le point de vue, du sort Fidelitas. Personne ne penserait qu'Albus Dumbledore, bien qu'en disgrâce depuis quelques temps, ne protégerait un criminel.
Je me sis levé, puis dirigé vers la cuisine, sans croiser Kreattur, ce qui me fit du bien, sinon je crois que j'aurais commis un meurtre. Une fois à destination, je préparais un petit déjeuner pour deux, c'est-à-dire Remus et moi.
En fait, je faisais tout pour ne pas penser à elle, mais je n'y arriverais pas. Rien que le fait d'avoir dit à Remus, à la première réunion (sans savoir que c'était elle), qu'elle pouvait être plus qu'une amie me rend malade. Qu'il essaie seulement de l'approcher et il y aurait du loup-garou au prochain dîner suivant la pleine lune.
Je me secoue et m'aperçois que tous les efforts faits pour l'oublier sont vains : je l'aime et je l'aimerai toujours et à jamais. Mais, quand est-il pour elle ? M'aime-t-elle toujours ? Elle avait l'air troublée lorsque je lui ai lancé mes regards ? Pourtant, Remus ne m'en parle jamais, comme pour me ménager, comme s'il y avait quelque chose que je ne devrais pas savoir.
Mais, qu'est-ce que cela peut être ? A-t-elle refait sa vie ? Si oui, avec qui ? Quelqu'un que je connais ?
Tout d'un coup, alors que je faisais la pâte pour les pancakes, je me mis à bouillir de rage ? Il n'avait pas osé faire cela, quand même ! Pour qui se prend-il cet enfoiré ? Il n'a pas le droit !
Alors que je manquais de faire exploser ce pauvre saladier, j'entendis une voix claire :
« - Qu'est-ce que t'a fait ce saladier, Sirius ? »
Je me retournai et me retrouvai devant ma jeune cousine. Je ne sais toujours pas où elle avait trouvé l'idée des cheveux roses, mais je trouvais que cela apportait un peu de gaîté à la cuisine et sûrement à la maison entière.
« - Oh ! Salut Tonks ! Ce saladier ne m'a rien fait. Une mauvaise pensée m'est passée par l'esprit et je me suis acharné sur le premier truc que j'ai trouvé ! Répliquai-je, essayant de chasser mes réflexions et cette colère.
- Oh, comme je le plains ! Dis : à qui pensais-tu pour vouloir tuer ce bol ? Plaisanta-t-elle, en s'asseyant sur une chaise. Remus n'est pas encore debout ?
- Je pensais, répliquai-je. Et Remus ne va pas tarder, continuai-je, en regardant l'heure. Tu prends le petit déjeuner avec nous ?
- Oui. Tu veux de l'aide ? »
J'acceptai bien volontiers, bien que je me doutais que cela allait finir en catastrophe. Cela fait une semaine que je la connais et je suis d'accord avec Anne-Laure, elle est d'une maladresse incroyable. Je me demandais d'où elle sortait cela : les Black ne sont pas réputés pour cela et je n'ai jamais entendu Androméda se plaindre que son mari soit maladroit.
J'imagine mère me dire : « voilà ce que cela donne un mariage entre un sang-pur et un sang-de-bourbe : une tare ! » La tare c'est vous mère, ainsi que tous ceux qui pensent comme vous.
« - Du calme, Sirius, du calme ! Me raissonnai-je. »
Je la connais que depuis une semaine, mais elle vient prendre ses petits déjeuners et ses dîners ici avec Remus et moi, enfin quand Remus ou elle-même ne sont pas en mission.
Je ne sais pas comment décrire les sentiments que je ressens quand elle est là, mais elle arrive à me faire oublier que je suis en cavale et donc obligé de rester cloîtré dans cette maison lugubre.
Elle me raconte toutes ses années passées à Poudlard, son entrée à l'académie des aurors, sa rencontre avec ma merveilleuse fiancée (« Euh ! Ex-fiancée ! Pardon ! »), sa formation et sa relation qu'elle entretient avec Anne-Laure. Je ne sais pas si elle sait qu'elle et moi aurions du nous marier, s'il n'y avait pas eu Peter.
En tout cas, j'ai voulu savoir si Anne-Laure avait quelqu'un dans sa vie en, ce moment, mais Tonks m'a dit qu'elle ne parlait pas de ses relations avec les hommes, mais par contre, elle s'intéressait un trop à la sienne.
« - Non, je n'essaie pas savoir par une tierce personne toute sa vie, je m'informe, c'est tout ! Qui a dit que j'étais jaloux ! »
Pendait que j'étais dans mes pensées, nous mettions le couvert ; et miracle, elle n'a rien cassé. Sur ces entrefaites, un Remus, pas tout à fait réveillé, arriva et s'installa à table sans remarquer qu'il y avait un invité. Remarquez, pour une fois, elle ne faisait pas trop de bruit.
« - Fatiguée, Tonks ? Un amant, peut-être ? Pensai-je, avant de dire à voix haute, tout en canalisant ma colère revenue d'on ne sait où : Bonjour à toi, Lunard. Bien dormi ?
- …, fut la réponse.
- Tu pourrais répondre. Comment veux-tu qu'on apprenne la politesse aux jeunes, si la vieille génération ne montre pas l'exemple !
- Sirius ! Me réprimanda Tonks. Ce n'est pas grave. Il répondra quand il aura pris une bonne tasse de thé. »
Cependant, la personne concernée sursauta en entendant une voix féminine et se redressa pour faire face à Tonks et Sirius qui le regardaient légèrement amusés. Remus, reprenant conscience avec la réalité, répondit enfin :
« - Bonjour à vous deux ! Désole, Nymphadora, je ne t'avais pas entendu ! D'habitude, tu aurais déjà fait tomber quelque chose par terre !
- Et, d'une Remus cesse de m'appeler comme ça, de deux, je ne casse pas tout le temps quelque chose, répliqua-t-elle, tout en s'asseyant et en se servant. En attendant, sers-toi. D'ailleurs, tu as de la chance ?
- Pourquoi ? Questiona-t-il, tout en servant une tasse de thé.
- Quand je suis arrivée, Sirius était sur le point de casser le pauvre saladier contenant la pâte pour les pancakes.
- Tonks, m'insurgeai-je, ce n'est pas la peine de raconter ce fait !
- Quelque chose t'a contrarié, Sirius ? me demanda Remus, avec sollicitude.
- Rien de grave, lui dis-je, tout en lui lançant un regard noir, malgré moi. »
Celui-ci me lança un regard interrogateur, mais je l'ignorai et parlai avec Tonks des nouvelles bêtises de notre cher ministère, et encore je suis gentil. Je crois qu'il y en a une, qui, quand elle rentrera, ne va pas être très contente. Il faut vraiment que j'arrête de penser à elle. De toute façon, elle a quelqu'un, j'en suis sûr.
Pendant le petit déjeuner, nous avons également parlé de la secrétaire d'état et je me suis aperçu que c'était une vraie garce et que Remus et Tonks avaient trouvé un terrain d'entente.
D'ailleurs, ces deux là avaient l'air d'avoir brisé la glace et ne semblaient plus gêné lorsqu'ils étaient dans la même pièce : de vrais collégiens !
Au moment de partir, Tonks demanda des nouvelles d'Harry et des Weasley, qui devaient bientôt arriver.
« - Harry tourne comme un lion dans une cage, ce que je comprends tout à fait étant dans la même situation, dis-je avec sarcasme.
- Sirius, dit Remus, d'un ton lasse.
- Quant aux Weasley, ils arrivent en fin de semaine au grand complet, moins Percy bien entendu, continuai-je, sans prendre en compte la réplique de Remus.
- Ah oui ! Percy Weasley. Anne-Laure m'a dit qu'il avait regardé avec un air supérieur sur le visage ; elle avait une grande envie de lui envoyer soit une réplique cinglante, soit son poing dans la figure, soit un sort, pour lui enlever cet air de suffisance.
- Anne-Laure n'a jamais aimé ce genre de personnes, rigolai-je. Demande aux Serpentards !
- Tiens, en parlant de cela, vous avez l'air de bien la connaitre. Comment cela se fait ? »
Remus et moi, nous nous regardâmes abasourdis. Elle ne lui avait jamais parlé de nous.
« - Et bien, nous étions amis. Elle est la cousine germaine de James. Ils se considéraient comme frère et sœur. Elle a énormément souffert de leur mort, sachant qu'elle aimait Lily comme sa belle-sœur et adorait s'occuper de Harry, lorsque ses parents partaient en mission. Elle a subi un double choc, puisque Sirius et… »
Mais, il ne put finir sa phrase. Si Anne-Laure ne lui avait pas dit qu'ils étaient fiancés, c'est qu'elle ne voulait pas en parler. Je crus recevoir un coup de poignard en plein cœur. Cela me confirmait qu'elle avait quelqu'un.
« - De ce que je sais sur ma potentielle culpabilité dans cette histoire, c'est qu'elle ne m'a jamais cru coupable. Malheureusement, comme je n'ai pas eu le droit à un procès, elle n'a jamais pu prendre ma défense.
- Oh ! Dit Tonks, confuse. Je comprends maintenant pourquoi elle avait nostalgique quand on parlait des Potter. Je dois avouer que maman ne m'a jamais enseigné l'histoire des familles de sang-purs, alors je n'ai jamais fait le rapprochement. Je m'excuse, je n'aurai jamais du poser la question. Bon, bonne journée à vous deux !
- Attends, Tonks ! La rattrapai-je. Ne sois pas désolée. Je pense qu'elle t'en aurait parlé un jour, mais elle m'a dit, l'autre jour, et Remus aussi, qu'elle avait perdu beaucoup de personnes ce soir-là : James, Lily, Harry, Peter, moi, mais également Remus, parce qu'ils se sont disputés à propos de cela. Alors, essaie de la comprendre, te parler de nous faisait rejaillir de mauvais souvenirs.
- Oui, tu as raison, Sirius. Je vais attendre qu'elle en parle. Mais, en vous côtoyant, cela va arriver vite. A ce soir pour la réunion. »
La jeune femme partit et je me refusai de retourner vers Remus, sinon j'aurai fait un meurtre (« un de plus depuis ce matin »).
« - Je peux savoir ce que je t'ai fait ce matin, me dit une voix, alors que je quittai la pièce, pour aller ranger cette baraque de malheur. »
Je ne répondis pas et filai aux étages supérieurs afin de nettoyer les futurs chambres des Weasley. Il avait été décidé que Harry et Ron dormiraient dans une chambre, Hermione et Ginny dans une autre, les jumeaux dans une troisième, Bill dans une quatrième et, enfin, les parents dans une cinquième ; ce n'est pas que je manquais de place, non. Mais, j'ai fait remarquer que peut-être d'autres personnes voudraient passer une nuit, si une mission se finissait tard, mais c'est surtout que je ne voulais pas m'attarder sur les chambres, il y avait des pièces, dont je voulais effacer toute trace de magie noire.
Seulement, j'avais oublié que mes amis étaient du genre têtu. Alors que j'entrai dans une des chambres, pour commencer le ménage, j'entendis la porte claquée et une voix légèrement contrariée s'éleva :
« - Je répète ma question : qu'est-ce que je t'ai fait ce matin ? Je sens une colère sourde à mon encontre.
- Je n'ai pas envie d'en parler, répliquai-je, sèchement, sans me retourner et en commençant le rangement de la pièce.
- Je m'en fous que tu n'en aies pas envie, dit-il, tout en me prenant le bras pour me forcer à me retourner. »
On se regarda dans les yeux quelques instants. 12 ans d'Azkaban et de solitude ne rendent pas la complicité d'antan. On a vieilli, on a nos propres démons. Ce qui fait qu'on se confie moins, on se méfie encore de l'autre, même si on sait que c'est puéril et stérile.
Tout en le regardant, mon sentiment de colère revint avec force. Je ne cessai de l'imaginer avec elle, dans ses bras, à lui faire des choses que seul moi ai le droit de faire. Et, au fond de moi, je ne veux pas apprendre la vérité. Mais, tu sembles vraiment vouloir le savoir, alors tu vas savoir, espèce de loup-garou vicieux.
« - Tu veux vraiment savoir, Lupin ? Crachai-je, en accentuant sur le nom de famille. Il recula légèrement. Tu veux que je te dise, tu es un bel enfoiré. Tu comptais me le dire quand ? Jamais, sûrement ! Tu croyais que je ne m'en rendrai pas compte.
- Mais de quoi tu parles ? Me demanda-t-il, abasourdi et profitant du fait que je reprenais ma respiration.
- De quoi je parle ? Du fait que tu couches, en toute impunité, avec MA fiancée, répliquai-je sèchement, tout en retenant de lui flanquer mon poing dans la figure devant son air franchement étonné. Et, ne prends pas cet air innocent, cela ne prend pas avec moi ! »
Alors que je pensai qu'il baisserait au moins les yeux devant moi, sachant que j'avais raison, il partit dans un fou-rire incontrôlable. J'avoue, il y a quelques années, je serai parti avec lui, mais là, il me prend pour un con.
Devant mon air de plus en plus furieux, il se reprit, assez difficilement je dois le dire ; je ne me savais pas aussi drôle.
« - Mais, où es-tu allé chercher un truc pareil ? Me questionna-t-il.
- Peut-être du fait que tu as honte de me parler d'elle, alors que vous vous voyez régulièrement, répondis-je. Ne mens pas, elle me l'a dit.
- Oui, c'est vrai, on se voit assez régulièrement. Mais, si je ne t'ai pas parlé d'Anne-Laure, c'est que tu ne m'as pas posé de questions sur elle. J'ai pensé que tu ne voulais pas savoir ce qu'elle était devenue, que tu l'avais oubliée. De plus, elle ne me parlait pas de toi non plus. Alors, je faisais quoi moi, au milieu ? »
Je le regardai, légèrement hagard. Au bout de quelques secondes, je m'effondrais sur le lit, me fichant que je soulevai toute la poussière au point de tousser.
« - Je ne suis qu'un sombre crétin. Je suis désolé pour tout ce que je t'ai dit.
- Moi, j'appelle cela de la jalousie.
- Je ne suis pas… Si tu as raison, je le suis complètement, à en crever.
- Tu sais, si tu m'avais posé la question, je t'aurai répondu.
- Quelle question ? Répétai-je sans comprendre.
- Si elle avait des amants, si elle avait quelqu'un dans la vie ?
- …
- Alors, pour ta gouverne, monsieur le jaloux,…
- Tu as fini de te foutre de moi ?
- Non, je ne fais que commencer. Cela me rappelle notre septième, quand on t'a mis en boîte.
- Remus, menaçai-je, si tu ne réponds tout de suite à ma question, je te fais bouffer toute la poussière de cette chambre, compris ?
- D'accord ! Mais quel impatient. Donc, comme je le disais, je lui ai posé la question et elle m'a répondu qu'elle n'avait personne. Et, je ne pense pas qu'elle ait quelqu'un ! Rassuré ?
- Dans un sens, oui ! Mais, cela ne veut pas dire qu'elle soit encore amoureuse de moi. Tu comprends, de l'eau a passé sous les ponts depuis cette fameuse nuit. Je ne sais pas quoi faire !
- La seule chose à faire, pour le moment, c'est de discuter avec elle. Ne reste pas dans ton coin, quand elle est là. Va vers elle, discute avec elle, même si c'est pour parler de son travail ou des missions pour l'ordre. Brise la glace.
- Tu sais, j'ai discuté avec elle, juste après la première réunion. Je sais déjà qu'elle m'a toujours cru innocent. Si tu savais, comme cela m'a réchauffé le cœur. J'ai failli l'embrasser, mais j'ai trouvé que cela pouvait paraître déplacer.
- L'amour est éternel, Sirius, dit philosophiquement Remus.
- En tout cas, je suis fier d'elle. Tu as vu où elle est arrivée aujourd'hui ! J'avais peur qu'elle baisse les bras, qu'elle soit au fond de la déprime, mais non, elle a même envoyé balader Rogue : un moment mémorable !
- Hé Don juan ! Au lieu d'avoir un air béat, aide-moi à faire le ménage ! »
Outré qu'il interrompt ainsi le monologue sur ma chère et tendre, je lui envoyai de la poussière dans la figure. Après, nous avons fait le ménage ans la chambre, je peux vous dire qu'elle en avait besoin, j'en tousse encore.
Arghh ! Dans quelques heures, réunion. Qui dit réunion, dit Rogue et ses sarcasmes et ses sempiternelles remarques, comme quoi il risque sa vie à chaque fois qu'il sort de la maison, alors que certains restent bien au chaud.
Si je ne me retenais pas, je lui aurai déjà envoyé un sort de mon cru dans la figure.
OoOoOoO
Comme l'a dit Nymphadora ce matin, on avait une réunion ce soir-là. Inconsciemment, j'espérais qu'Anne-Laure soit là, bien que ce soit impossible.
On commençait juste la réunion, quand Tonks arriva en trombe.
« - Désolée d'être en retard, mais la réunion avec mon équipe a duré un peu plus longtemps que d'habitude. Maudit Anderson et ses questions idiotes !
- Des nouvelles d'Anne-Laure, Nymphadora ? Demanda le professeur Dumbledore.
- Non aucune. Mais, avec elle, pas de nouvelles, bonne nouvelle. Ne vous inquiétez pas, elle sait parfaitement ce qu'elle fait.
- Je me demande bien pourquoi elle et pas un autre ? Cracha Rogue. Il faut qu'elle séduise un homme ?
- C'est presque ça, professeur Rogue, répliqua ma cousine. Mais, voyez-vous, les affaires des aurors ne vous regardent absolument pas, à moins qu'elles ne touchent l'ordre directement. Donc, vous laissez ma chef tranquille, avant que j'oublie que vous faites partie de l'ordre. »
Sur ce, elle s'assit à la droite de Remus, sans lui accorder aucun regard. Elle a de la répartie cette petite. Pour ça, elle ressemble bien aux Black. Par contre, c'est quoi ce « presque ça ». Je sais que cela arrive dans le métier, mais quand même. Bon, concentrons-nous sur cette fichue réunion et les fichus rapports de Rogue sur les activités de nos amis mangemorts. Je ne vois toujours pas en quoi c'est dangereux pour lui. Il suffit juste qu'il discute avec eux et le tour est joué.
Ca y est, il recommence. Moi, je risque ma vie pour le bien-être des autres, pour que l'ordre soit au courant de tout, pendant que certains restent tranquillement cloîtrés chez eux. Tiens, il a rajouté une phrase, qui me fit lever de ma chaise d'un bond :
« - Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Je dis qu'il y en a certains qui s'inventent des missions pour échapper à celles qui sont vraiment risquées : c'est typiquement gryffondorien ! Rétorque-t-il, avec un sourire aux lèvres.
- Cela suffit. Tu n'y connais rien au métier d'auror. Tu crois qu'on choisit les missions les plus faciles. Non ! Alors, tes réflexions, tu te les gardes, répliquai-je sèchement.
- Je me demande ce qu'elle a fait pour obtenir ce poste. D'habitude, on ne l'obtient que vers 40 ans. Or, elle l'a eu à 31 ans. Je suppose qu'elle a du coucher avec le patron ! »
Ce coup-ci, je vais le tuer. Alors que j'allais lui sauter dessus, je me fus retenu par Kingsley et Sturgis, pendant que le professeur Dumbledore lui assène de se taire et de s'excuser. Je repère que Remus a serré les poings tellement forts, qu'il va finir par se faire mal, Tonks est livide, mais a posé une main sur l'épaule de Remus ; visiblement, je ne suis pas le seul à vouloir lui refaire le portrait.
Au bout de 5 minutes, tout redevint calme, en fin en apparence. La réunion put continuer.
Alors que tout le monde commençait à aller vers la sortie, Molly m'arrêta :
« - Sirius ?
- Oui, Molly ?
- Je voulais savoir quand nous pouvions arriver avec les enfants.
- En fin de semaine, ce sera parfait. Il manque encore deux chambres. Mais, si tu voyais la tonne de poussière, ce ne sera pas du luxe. De plus, Remus part en mission demain, ce qui fait que je serais tout seul pour faire le ménage.
- D'accord ! Donc, on dit vendredi en fin d'après-midi.
- Oui, pas de problème. Par contre, il faudrait faire les courses, il n'y a plus grand-chose.
- Aucun souci, je les ferai demain et j'apporterai le tout avant vendredi pour éviter les trop gros paquets. A demain, je suppose !
- A demain, Molly. »
OoOoOoO
Le lendemain, je me levai encore très tôt, à cause de ses cauchemars. Même sortir d'Azkaban, je n'arrêtai pas d'en faire.
Après un petit déjeuner pris en compagnie de Remus et après son départ, je me décidai à faire le ménage des autres chambres : ce sont les pièces les moins infectés de la maison, mais je sens qu'on va avoir du fil à retordre pour le salon ou encore la salle à manger.
Tout en faisant le ménage, je réfléchissais à la discussion qu'on a eu entre Remus et moi : il avait raison (« c'est énervant, ce type a toujours raison ! »), il faut que j'entame le dialogue avec elle. Je m'y attèlerai dès qu'elle rentrera. Voilà, un bon sujet de conversation : sa mission, enfin si elle pourra en parler, mais je pense que oui.
En tout cas, j'ai hâte qu'il y ait du monde dans cette maison, je suis en train de devenir fou ; si cela continue, je vais parler tout seul. J'espère qu'Harry va bientôt arriver, comme cela je pourrais lui présenter Anne-Laure, en évitant peut-être de lui dire qu'elle est de sa famille, c'est à elle de lui dire.
OoOoOoO
Le vendredi arriva plus vite que je ne le pensais, mais j'avais fini le ménage à temps. Enfin, ce n'était pas le nec plus ultra, sachant qu'il me faudrait des mois pour qu'elle soit métamorphosée.
En effet, il va falloir qu'on change la tapisserie, que je trouve un moyen d'enlever mère, sinon je sens que je vais exploser, qu'on vire toute trace de magie noire (« et c'est la partie la plus dure ! »), qu'on change les tapis. En gros, je veux que cette maison ressemble à autre chose que ce qu'elle était dans mon enfance. Seulement, comme je ne peux sortir, cela risque d'être un peu plus compliqué !
La sonnerie de la porte d'entrée retentit et les hurlements de ma mère aussi. J'ouvris la porte avant toute chose, sachant qu'elle risque de se remettre à hurler avec toute cette petite famille.
« - Bonjour à tous ! Clamai-je, entrez vite, avant que mère n'ameute tout le quartier !
- Bonjour Sirius ! Me répondirent tous les membres de la famille Weasley et Hermione Granger.
- Dépêchez-vous de monter le premier étage, c'est plus calme et je vous montrerai vos chambres une fois que j'aurai coupé le caquet de mère. »
Tout le monde m'obéit, alors que Molly et moi refermions le plus rapidement possible le portrait.
Une fois fait, nous montâmes au premier et je montrai à chaque personne sa chambre.
Dans la cuisine, les adolescents apprirent qu'il fallait qu'ils nous aident à rendre présentable cette maison, ils râlèrent ; mais devant le regard de Molly, ils obtempérèrent assez facilement.
Alors que Molly préparait le dîner, je pensais qu'il me restait environ deux semaines, minimum, avant de revoir ma belle. J'étais impatient même si j'essayai de ne pas le montrer.
Voilà, le chapitre est fini, bien que j'ai eu du mal avec la fin, je l'aime pas trop, mais je n'arrive pas à trouver une fin correcte.
de plus, j'ai un peu de mal avec Sirius à ce moment-là de sa vie, peut-être parce qu'il est plus âgé que moi et je ne peux pas savoir exactement ce qu'il pense : dites-moi ce que vous en pensez, si je dois refaire un chapitre de son point de vue ou pas!
Autres chose : plus j'avance dans la fic (enfin on est qu'au mois d'août, mais j'ai toutes les idées), plus j'ai du mal à me dire qu'il va falloir que je tue Sirius. alors question : fais-je un UA ou pas à partir du mois de Juin et du département des mystères?
Donc, reviews pour que je sache tout ça!
gros bisous!
