Bonjour tout le monde,
je ne sais comment expliquer mon magnifique retard de plus d'un mois, mais j'ai commencé à l'écrire sur feuille et ce fut long à taper à l'ordinateur, j'en ai eu pour 16 pages.
Dans ce chapitre, on retrouve notre héroïne, avec la rencontre tant espérée avec Harry j'ai également essayé de faire briser la glace entre nos deux amoureux,mais j'ai estimé qu'il en fallait pas en faire trop non plus, donc si vous trouvez que c'est long, dites-le moi !
Je vous remercie aussi pour vos reviews et vos conseils.
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 5 : Retour et rencontre avec Harry
Point de vue d'Anne-Laure O'Connell
Enfin, j'étais de retour : bon, avec une blessure dans le dos que je ne pouvais pas voir et un prisonnier complètement assommé. Remarquez, après ce que je lui ai fait, c'est normal. Je n'y suis pas allée de main morte, mais ce fut un retour à l'envoyeur.
Pour le moment, j'étais à Sainte Mangouste, en train de me faire, littéralement, engueuler par le médicomage :
« - Vous auriez dû venir tout de suite, au lieu d'attendre le lendemain !
- Oui, bien sûr ! Et, je laissai mon prisonnier m'échapper, alors qu'il avait assassiné six femmes ! Contre-attaquai-je.
- Vu sous cet angle, non ! Visiblement, vous l'avez amoché.
- Vu la douleur que m'a cautionné cette blessure, je trouve que ce n'est pas cher payé.
- Bon, voici la crème à mettre tous les soirs pendant une semaine. Je vous donne aussi une potion anti-douleur, au cas où vous auriez trop mal. N'en abusez pas trop non plus !
- Ne vous inquiétez pas, moins j'en prends, mieux je me porte !
- Ceci est une lettre pour votre supérieur !
- Pourquoi faire ?
- Vous lui donnez et c'est tout, Miss O'Connell.
- D'accord ! Je peux y aller ?
- Oui.
- Au revoir Docteur.
- Au revoir Miss. »
Alors que je me dirigeai vers un autre service pour récupérer mon blessé, je regardai cette stupide lettre et me dis que j'allais passer un sale quart d'heure.
Une fois que j'eus récupéré mon prisonnier, qui pestait contre les sorciers sachant très bien se faire passer pour des moldus, on se dirigea vers la première cheminée venue pour rejoindre la brigade.
Arrivés là-bas, je le confiai à l'un des aurors, qui le conduisit en salle d'interrogatoire. J'en profitai pour passer au bureau du chef des aurors pour donner cette lettre et lui faire un rapport oral succin.
Alors que j'allais toquer à la porte, je vis le ministre et ses chiens de poche en sortir.
« - Anne-Laure ! S'exclama le ministre. On commençait à s'inquiéter de ne plus vous voir déambuler dans les couloirs !
- Bonjour Cornelius ! Vous savez pour passer pour une moldue, il ne faut pas que les hiboux entrent et sortent de ma chambre. De plus, disparaître d'un seul coup pour réapparaître quelques heures plus tard peut paraître suspect pour le présumé coupable, expliquai-je.
- Vous avez raison. Bon, on vous laisse. Je suppose que vous vouliez voir Rufus, ce qui veut dire que vous l'avez attrapé, n'est-ce pas ?
- Vous avez vu juste. Il est en salle d'interrogatoire en ce moment même.
- A bientôt ma chère !
- A bientôt Cornelius ! Dolores ! Mr Weasley ! Dis-je aux deux chiens de poche. »
Ils me répondirent par un hochement de tête ; ce coup-ci, je pus entrer dans le bureau sans encombre.
« - Bonjour Rufus ! Commençai-je.
- Anne-Laure ! S'exclama le chef, en relevant la tête de ses dossiers, je commençai à m'inquiéter.
- Vous savez. Je pense que c'était plutôt demain qu'il aurait fallu commencer à s'inquiéter, ironisai-je, tout en m'asseyant.
- Hum, c'est vrai !
- Que faisait le ministre dans votre bureau, à cette heure de la journée ? En général, il vient plutôt le matin, non ?
- Oui, mais il soupçonne que certains aurors soient en contact avec Dumbledore. Il m'a demandé de les surveiller.
- Qui soupçonne-t-il, sans vouloir être indiscrète, Rufus ? Questionnai-je, en me disant que j'avais bien fait de ne pas être là ce mois-ci.
- Shackelbolt et Tonks !
- Pardon ! Tonks ? M'étranglai-je.
- Oui, je suis aussi étonné que vous, sachant les origines de sa famille maternelle.
- Qu'allez-vous faire ?
- Je vais les surveiller, comme on me l'a demandé. Bon, maintenant, comment s'est passé votre mission ?
- Très bien au début, un peu moins bien cette nuit ! Je suis juste blessée et ce n'est rien de grave ; notre suspect est arrêté et prêt à attendre son procès.
- Il est vraiment coupable ?
- Oh oui ! Il m'a littéralement tout avoué : comment il les avait tuées, comment il allait me tuer. Si vous aviez vu toute la quantité d'alcool qu'il m'a fait ingurgiter. Heureusement que j'avais pris une potion, sinon je ne serai pas là devant vous en train de discuter.
- Il ne doit pas être content ?
- Oh que non ! Vous verriez sa tête ! Bon, je vais finir de l'interroger, faire mon rapport et rentrer chez moi. J'ai passé une nuit blanche.
- Très bien, allez-y ! Bon travail !
- Merci ! Au fait, le médicomage m'a donné une lettre pour vous.
- Merci ! »
Je repartis dans le sens inverse, passa trois heures à interroger ce sale type. Vous voulez que je vous dise : c'est écœurant ! Les pauvres femmes ! Tout ça à cause d'un amour perdu ! Enfin !
Je pris ensuite une douche, me changea pour mettre des vêtements propres, tout en faisant attention à cette fichue blessure, seulement dû à mon étourderie.
Alors que je finissais mon rapport, la porte de mon bureau s'ouvrit avec perte et fracas. Sans relever la tête, je dis :
« - O'Connor ! Combien de fois vous ai-je dit de frapper avant d'entrer et de ne pas casser ma porte en entrant ?
- Vous êtes rentrée, chef, enfin ! Me répondit-il après avoir refermé la porte et s'être assis.
- Oui ! Répondis-je en relevant la tête. Voyant la sienne, je repris : qu'est-ce qui se passe ? Tonks a encore fait des siennes ?
- Non ! A part sa maladresse légendaire, elle fait très bien son travail. J'ai remarqué, cependant, qu'elle était un peu fatiguée (« note à moi-même : moins de missions pour l'ordre pendant au moins 15 jours pour miss Tonks ! »). Non, c'est Anderson !
- Qu'a-t-il encore fait ?
- Il a failli faire rater notre mission, ce crétin !
- Laquelle ? Répliquai-je en me calant contre le fauteuil, avant de me rappeler que j'avais très mal au dos.
- L'arnaqueur ! Il est parti avant mon signal et il a eu le culot de me dire que c'était la faute de Tonks !
- Ok ! On se calme ! Je me chargerai de le lui dire demain. Là, il faut que je finisse ce rapport et que je rentre me coucher, je n'ai pas dormi de la nuit.
- D'accord, mais il n'y a pas que ça. Il rend nos réunions interminables avec ses questions. Pourquoi, quand vous êtes là, il ne les pose pas ?
- Hum, il a peut-être peur de moi, suggérai-je.
- Vous avez peut-être raison. Bon, je vous laisse. A demain !
- A demain ! Bonjour à votre petite famille !
- Je n'y manquerai pas ! »
Après qu'il eut refermé la porte, je pus finir mon rapport. Quelle équipe, Morgane, quelle équipe !
Au bout d'une heure, je l'avais enfin fini. Je regardai l'heure. Si je me dépêchai de rentrer chez moi, pour regarder mon courrier, je pourrai sûrement dîner avec les autres et avoir des nouvelles de l'ordre. Quoique, pour le dîner, c'était fichu, mais pas pour discuter.
Alors que je franchissais la porte de la brigade, j'entendis qu'on m'appelait :
« - Oui.
- Avant que vous partiez, Anne-Laure, je vous signale que vous êtes au repos pendant une semaine !
- Quoi ! Mais enfin pourquoi ?
- Parce que le médicomage m'a signalé que la blessure était suffisamment importante pour vous arrêter. De plus, cela fait bien 3 ans que vous n'avez pas pris de vacances. Donc, je ne veux pas vous voir, ni voir des hiboux donner des instructions à votre équipe. O'Connor se chargera de votre équipe et je me chargerai du votre.
- Mais, enfin, chef, je vais avoir encore plus de boulot quand je reviendrais.
- Pas de discussion. J'ai pris ma décision. Vous vous reposez, est-ce clair ?
- Oui, chef ! A vos ordres !
- Bien. A dans une semaine. Oh, j'ai déjà prévenu O'Connor. Vous pouvez partir. »
Je rêve, je viens de me faire virer de mon propre bureau : une semaine ! Par Merlin ! Que vais-je faire pendant une semaine ? Tout d'un coup, l'image de Dumbledore me parvient ! Je vais faire des missions pour l'ordre, cela va m'occuper.
Sur ces bonnes intentions, légèrement furieuse tout de même, je partis direction, finalement, le quartier général de l'ordre.
Arrivée là-bas, je frappe à la porte pour éviter d'entendre hurler Mme Black. Pas d'humeur à entendre ses injures à l'encontre de tous les membres de la maison. Ce fut Molly qui m'ouvrit :
« - Tu es enfin rentrée, fit-elle en m'étouffant.
- Molly, tu me fais mal, gémis-je, alors que la douleur s'intensifiait.
- Oh, pardon ! Tu t'es blessée ? Es-tu allée à Sainte Mangouste ? As-tu de la crème ? De la potion ? Me débita-t-elle, alors que nous traversions le hall.
- Oui à toutes tes questions ! »
Le temps qu'elle me harcèle, nous étions déjà arrivées devant la porte de la cuisine.
« - Il y a une réunion ce soir pour que tu sois là ?
- Non, en fait, nous nous sommes installés ici le temps des vacances pour aider Sirius à faire le ménage.
- Quand tu dis nous, tu dis… Commençai-je avant de voir toute une ribambelle de rouquins, mais surtout Harry. »
Par Godric ! Tu ressembles tellement à James ! J'ai l'impression de voir James au même âge, quoique James était légèrement plus grand et n'avait pas le poids de toute responsabilité. Je me repris rapidement :
« - Oui, d'accord ! Je vois ! Il va y avoir des roux partout la maison ! Plaisantai-je. »
Je n'eus même pas le temps de dire bonjour que je sentis une masse sur mon dos. Je ne pus retenir un gémissement plaintif ; ce à quoi Remus demanda :
« - Anne-Laure, tu vas bien ?
- Non, j'ai reçu toute une équipe de Quidditch sur le dos ! Répliquai-je alors que la personne, descendue de mon dos, s'insurgeait :
- Je ne suis pas si lourde que ça !
- Non, Dora, tu n'es pas lourde. Mais, bon sang, avant de sauter sur les gens comme ça, demande-leur si, par hasard, ils n'ont pas mal au dos ! Ironisai-je, alors que je cherchai la potion anti-douleur.
- Oups, désolée ! En tout cas, je suis contente que tu sois rentrée ! Tu l'as attrapé ?
- Merci ! Oui, je l'ai attrapé !
- Vous êtes… ? Nous interrompit l'un des rouquins.
- Ron, on ne montre pas du doigt ! Répliqua la brune à côté de lui.
- Mais, tu sais qui c'est ?
- Non, mais cela ne se fait pas !
- Attends ! Tu entends, Harry ! Jubila-t-il. Miss-je-sais-tout ne sait pas qui c'est.
- Oui, j'ai entendu, dit Harry. Mais je ne sais qui c'est, non plus ?
- Mais enfin, c'est Anne-Laure O'Connell ! »
Ouah ! Je suis flattée ! Je suis connue même chez les jeunes sorciers. Enfin, pas tous visiblement, parce que les deux autres me regardèrent comme si j'avais avalé un œuf de dragon.
« - Sirius, arrête de rire ! M'exclamai-je, alors qu'il s'étranglait. Mademoiselle, vous ne lisez jamais la gazette, je présume, ni vous Mr Potter ?
- Pas avant la troisième année, m'expliqua-t-elle.
- Alors, comme le disait Mr Weasley, je suis Anne-Laure O'Connell, auror de mon état et plus exactement directrice adjointe du service.
- Ouah ! S'exclama Harry.
- Oui, Harry, renchérit son parrain. Nous n'avons que des vedettes dans l'ordre.
- Oui, C'est sûr, ajoutai-je. Entre un directeur déclaré de plus en plus fou, un prisonnier en cavale et une directrice, qui aurait du t'attraper, je crois qu'on fait un drôle de groupe. »
Sirius et moi nous nous regardâmes et tout le monde éclata de rire, alors que nous nous échangions un sourire. Le premier vrai sourire depuis que nous nous sommes retrouvés : qu'est-ce que cela fait du bien !
« - Bon, vous savez tous mon nom, mais je ne sais pas le votre.
- Oui, alors, reprit Molly, je te présente mes enfants : Fred et George (me désigne deux copies conformes), Ron (le rouquin de toute à l'heure) et Ginny la petite dernière (jolie comme tout, elle va en faire tourner des têtes). A côté de Ron, Hermione Granger et Harry Potter.
- Bonsoir à tous et bienvenue chez les fous.
- Tu as mangé ? Me demanda Molly, déjà tournée vers les fourneaux.
- Non, mais je peux le faire !
- Rien du tout. Tu es blessée. Alors, tu t'assois, renchérit-elle, en me forçant à m'asseoir à côté de Sirius. Et tu attends que je te prépare quelque chose. »
Ne jamais ô grand jamais contrarier Molly Weasley, née Prewett, quand il s'agit de nourriture. Je vais en avoir pour un régiment. Je m'installai alors confortablement sur ma chaise, avant de me rappeler dans une grimace de douleur que je ne pouvais pas.
« - Ca va ? Me demanda Sirius, avec un ton légèrement inquiet.
- Oui. Ne t'inquiète pas. Je me suis blessée bêtement.
- Pendant ta mission ? Me demanda la tornade rose.
- Tu peux raconter ? Sollicita Sirius. »
Devant tous les regards curieux, je ne pus que leur conter mon enquête.
« - D'accord, bande de curieux ! Mais, pas un mot à personne à qui que ce soit, compris ?
- Compris ! Me dirent-ils en cœur. Vous vous êtes blessée comment ? Me demanda un des jumeaux.
- En prenant une branche.
- …
- Je vais commencer par le début. Merci Molly, dis-je, alors qu'elle me servait un vrai festin. Cela fait 6 mois que nous avons des victimes dans la même région, même mode opératoire, toutes moldues ; seules les dates variaient, mais c'était environ tous les mois. On a même pensé que c'était un moldu. Mais non ! C'était bien un sorcier ! Un cinglé !
- Il a tout avoué ? Me demanda Tonks, alors que j'avalai une bouchée.
- Tout de A à Z. j'ai sympathisé avec lui, inventé une histoire pour qu'il me prenne par cible. Hier soir, il m'a fait boire, m'a dit comment il allait me tuer, puis m'a traîné dans les bois, croyant que j'étais totalement éméchée.
- Ce n'était pas le cas ? Voulut savoir Hermione.
- Non, grâce à une potion. Alors qu'on était au milieu des bois, je me suis mise à courir pour lui échapper. Cela l'a rendu furieux. Au bout d'un moment, je me suis retournée pour savoir à quelle distance il était, afin de me mettre en position d'attaque. Seulement, quand je me suis mise à regarder devant moi, je me suis prise une branche dans le nez, ce qui m'a légèrement assommée. Le suspect en a profité pour me rattraper et m'attaquer dans le dos. Légèrement vexée de m'être faite avoir par une branche, et sous la douleur, j'ai répliqué en l'envoyant valdinguer contre un arbre et je lui ai cassé trois vertèbres. »
Quel silence ! On aurait pu entendre une mouche volée.
« - Vous n'avez vraiment pas pu éviter la branche ? Je veux dire vous baisser à temps ? Reprit Hermione.
- Si j'aurai pu ! Seulement, j'étais en pleine course et la branche était à 70 cm du sol ! »
De nouveau, silence. Enfin, pas tout à fait, Nymphadora était en train de s'étrangler de rire dans son verre et Sirius me regardait comme si j'avais avalé un œuf de dragon entier.
« - D'accord, repris-je. Quel jour on était hier ?
- Mercredi ! Me répondit l'un d'entre eux.
- Mais encore ?
- … ! Fut la réponse.
- Dites-moi que je rêve, vous en côtoyez un tous les jours !
- La pleine lune ! Dit une voix légèrement blanche. Vous avez attrapé un loup-garou !
- Très perspicace Miss Granger, vous feriez un excellent auror !
- Mais, je croyais qu'on n'arrêtait pas les loups-garous ? Demanda Harry, perplexe.
- C'est exact, mais celui-ci a tué six femmes et j'ai failli être la septième ! Répliquai-je, alors que je sentais Sirius se tendre à côté de moi. Ah, on s'inquiète ! Tout n'est vraiment pas perdu ! Pensai-je, alors que je lui lançai un regard rassurant.
- Il n'avait peut-être pas fait exprès ? Fit Ginny.
- Ne t'inquiète pas, Ginny ! Répondit Dora à ma place. Nous ne sommes pas partisans d'arrêter tous les loups-garous le lendemain de la pleine lune pour vérifier s'ils ont mordu quelqu'un. En plus, au début, nous ne savions que c'en était un.
- De plus, il a fait sciemment et avec un plan mis au point pendant le mois, mais je passe les détails, c'est assez ragoûtant. Tout ce qu'il faut savoir c'est que c'est à cause d'une femme.
- C'est toujours à cause des femmes, fit Sirius, narquois.
- Sir', tais-toi avant que je n'étouffe avec un morceau de pain, répliquai-je du tac au tac.
- Dis-moi, Anne-Laure, il ne t'a pas mordu ? S'inquiéta Remus.
- Non, juste griffé, mais qu'est-ce que cela fait mal, pardi ? Mais, même s'il m'avait mordu, je n'aurai rien eu ! Dites, il reste de la mousse au chocolat ?
- Oui, répondit Molly, un peu trop abasourdie par mon avant-dernière réplique. Dans l'arrière cuisine.
- Parfait, dis-je en me levant. Je vais m'en chercher. »
Vous devriez voir leur tête, c'est trop drôle. Ah, je crois que Sirius a compris, ainsi que Remus. Nymphadora est en train d'étouffer tellement elle se retint de rire aux éclats.
Quand je revins, je passai à côté d'elle pour lui taper dans le dos :
« - Respire ma grande, sinon tu vas finir par mourir étouffée !
- Tu n'as pas fait ça, Anne-Laure ? Me demanda Sirius.
- Pourquoi pas ? Fis-je en me rasseyant.
- Mais, quand as-tu commencé ?
- Au début de mes études d'auror ! On peut en faire la demande, ce que j'ai fait.
- De quoi parlez-vous ? Questionna Ron, un peu perdu.
- C'est un animagus ! Répondit Hermione. Mais, vous n'êtes pas répertorié au sein du ministère.
- C'est exact, mais je suis déclarée sur celui des aurors : cela évite que les criminels sachent si un auror est un animagus ou pas.
- Ah ! Alors, on comprend la branche de 70 cm du sol ! S'exclama l'un des deux jumeaux.
- Oui ! D'ailleurs, les moldus pourraient entretenir leur forêt tout de même ! Cela fait un mal de chien.
- Vous êtes quoi ?
- Secret. Vous ne devriez même pas savoir que j'en suis un.
- Cela a l'air palpitant comme métier ! S'enthousiasma Ginny.
- Oui, dit comme ça ! Mais le problème, c'est que j'ai fait une erreur qui aurait pu être fatale si j'avais eu mon équipe avec moi.
- Tu ne l'aurais sûrement pas faite, puisqu'on t'aurait prévenue !
- Mouais, si vous le dites ! Bon, passons à autre chose ! Il s'est passé quelque chose d'intéressant pendant mon absence ?
- Pas grand-chose ; sauf Harry qui va passer devant la brigade magique.
- Hein, pourquoi ça ? Demandai-je, perplexe.
- Parce que j'ai du me défendre contre deux détraqueurs, fit Harry hargneux.
- D'accord. Envoyés par qui ?
- Pardon, mais par Voldemort ! S'exclama le concerné.
- Mouais, pas sûre !
- Hein ! Quoi ! S'exclama l'assemblée entière. Qui veux-tu que ce soit !
- Je ne sais pas. Mais pour quelqu'un qui voulait absolument vous tuer de sa propre main à son retour, je trouve cela un peu bizarre, non ? En général, il réserve les détraqueurs aux moldus. De plus, il n'aurait pas envoyé deux, mais toute une armée.
- Pas bête comme analyse, Anne-Laure ! Fit Arthur.
- Alors qui ? Contesta Harry. J'en ai légèrement ras-le bol que tout le monde veuille me tuer !
- Bienvenue dans le monde des gens célèbres, mon cher Harry !
- Bon, maintenant cela concerne l'ordre. Les enfants au lit ! Dit Molly d'une voix forte. »
Ils se mirent tous en mouvement. Ils sont très obéissants, je trouve. Au même âge, j'aurai trépigné, ragé, fait des pieds et des mains pour être au courant même si je savais que je ne participerai pas aux missions.
Devant mon air perplexe, Remus éclaira ma lanterne :
« - Ils ont essayé il y a une semaine ; ils ont réussi à glaner quelques informations, mais depuis plus rien. Molly veille au grain.
- D'accord, je vois. Et, ils n'essaient pas de savoir par un autre moyen !
- Si, mais Molly les a repérés ! Mais, j'ai remarqué que tu n'as posé que des questions d'ordre général, pas sur les missions.
- Ecoute ! Autant je suis d'accord pour qu'ils soient au courant de certaines choses, parce que des membres de leur famille se battent contre Voldemort. De plus, Harry est vraiment plus que concerné par cette guerre, même si je remarque que Molly le surprotège un peu. Je suis sûre qu'elle aurait bien voulu empêcher Bill de faire parti de l'ordre, je me trompe ?
- Non, tout à fait exact ! Répliqua Bill, amusé.
- Autant, continuai-je, il faudrait mieux que certaines choses restent secrètes pour leur sécurité. Alors, prophétie toujours au chaud ?
- Toujours, dit Nymphadora. D'ailleurs, il faut que j'y aille, c'est bientôt mon tour de garde. On se voit demain au boulot ?
- Non.
- Comment ça non ?
- Le médicomage que j'ai vu et le chef m'ont mise au repos forcé pendant une semaine ! Répliquai-je, en me levant et commençant la vaisselle.
- Ils ont réussi à faire ça ?
- Comment ça ? Demanda Sirius, perplexe.
- Cela doit faire 3 ans qu'Anne-Laure n'a pas pris de vraies vacances.
- 3 ans, mais tu es malade ! Dit une Molly scandalisée, qui était revenue.
- Comment s'y sont-ils pris ? Reprit Dora.
- Le médicomage m'a donne une lettre à remettre au chef, qui l'a lu et qui m'a mise sur la touche. Mais, ce n'est pas grave, je vais faire des missions pour l'ordre, je n'aurai que ça à faire ! Répliquai-je, toujours dos aux autres. Voyant que personne ne répondait, je me retournai : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu plaisantes ? S'exclama Sirius.
- Non, je ne plaisante pas, Sir' ! Je vais profiter de cette semaine de vacances.
- Sauf que, ma chère amie, dit Remus, on va répéter tout cela au professeur Dumbledore et que tu ne feras aucune mission.
- Vous plaisantez ? M'exclamai-je. Non, ils ne plaisantent pas. Bande de sorciers à la noix ! Qu'est-ce que je vais faire pendant une semaine ?
- Te reposer ? Proposa narquoisement Tonks.
- Mais je vais tourner en rond ! Ah, je sais ! Je vais vous aider dans le nettoyage de cette maison. Vous devez avoir besoin d'aide, non ? De toute façon, même si vous refusez, je viendrai quand même !
- Ah, je te reconnais bien là ! Tu as toujours le dernier mot, fit Sirius en se levant pour venir m'enlacer (« Ok ! On reste calme et on se détend ! »).
- Qu'est-ce que tu crois ? Je ne me laisse jamais marcher sur les pieds. Bon, j'y vais. Je vais me coucher. A demain tout le monde ! »
Après avoir salué tout le monde, je partis pour rentrer chez moi. Pendant que mon elfe me mettait de la crème, je repensai à la soirée.
J'ai enfin revu Harry après 14 ans. Il ressemble tellement à James. Il a tellement eu d'épreuves depuis son plus jeune âge, j'espère que cela va s'arranger après la mort de face de serpent.
Quant aux Weasley, ils ont l'air beaucoup plus sympathiques que cette tête d'ampoule de Percy. Je pense qu'on va bien s'entendre.
J'ai aussi remarqué que Dora et Remus avaient l'air de s'entendre, c'est une bonne chose, je trouve, pas que je veuille les mettre ensemble. Non, mais ils se complètent tous les deux.
Quant à Sirius, je ne sais que penser sur son attitude. J'ai pensé à lui tout le mois, loin de Londres et de Voldemort. Il a tellement changé en 14 ans, moi aussi, mais je n'ai pas passé 12 ans à Azkaban, entouré de détraqueurs et des mangemorts. Mais, via les repas équilibrés de Molly, il a repris des couleurs, je trouve ! En tout cas, il me parle plus facilement, a eu l'air de s'intéresser à ce que je faisais, notamment ma mission ; par contre, j'ai été troublée par cet enlacement spontané. Que voulait-il dire ? Il veut qu'on fasse de nouveau connaissance, pour dire qu'il m'aime toujours : peut-être. A approfondir.
OoOoOoOo
Le lendemain, je me réveillai vers 10h du matin, totalement reposé et un dos un peu moins endolori. Je me levai et partis me laver. Je prie mon petit déjeuner avant de partir pour le square Grimmaurd.
Quand j'arrivai, ils étaient déjà tous installés autour de la table de la cuisine. Il y avait seulement les petits roux, Hermione, Harry et Sirius :
« - Salut tout le monde, saluai-je en enlevant sa cape.
- Bonjour Anne-Laure, Mademoiselle, entendis-je.
- OK ! Je mets les choses au clair. Pas de mademoiselle, vous m'appelez par mon prénom, clarifia-je.
- Bien dormi ? Demanda Sirius. Et ton dos ?
- J'ai excellemment bien dormi et mon dos va beaucoup mieux, même si cela tire un peu ! Que mange-t-on à midi ?
- Du rôti de porc avec des petits légumes. Cela te va ?
- Impeccable ! Alors, qu'est-ce que vous avez nettoyé ce matin ?
- Le petit salon, mais on n'a pas fini ! Sinon, on s'occupera de la bibliothèque ! Fit Sirius, alors que je m'asseyais à ses côtés.
- D'accord. Si vous voulez, je peux commencer dans la bibliothèque, pendant que vous finissez le petit salon. Mais, je ne porterai rien, promis ! Finissais-je, en voyant a tête de Sirius et de Molly. »
Les adolescents éclatèrent de rire devant ma réplique. Ils avaient l'air en forme, même Harry. La seule chose à reprocher c'est qu'il ait des cernes sous les yeux, il ne devait pas beaucoup dormir.
Molly, non plus, ne devait pas beaucoup dormir. Elle s'inquiétait pour ses enfants, mais également pour Harry ; elle avait l'air même un peu trop possessive avec lui et cela avait l'air d'agacer et Sirius et Harry, même si celui-ci devait beaucoup l'aimer. Il va falloir que j'en discute avec Sirius.
« - Alors, le ménage avance, Sirius ? Demandai-je, en me tournant vers lui.
- Oui, cela avance : on a fait le grand salon, la salle à manger, les huit chambres utilises, la cuisine.
- Qu'est-ce qui reste ?
- Le boudoir, certaines salles de bains, le grenier, la chambre de mère, le bureau de père et le reste des chambres non utilisées.
- Et bien, il vous en reste des pièces à faire ; mais, tu as oublié le hall et les escaliers.
- Tant que mère est là, je ne le ferai pas.
- Pourquoi ?
- Parce qu'à chaque fois qu'on fait trop de bruit, elle se met à hurler.
- Vous savez, il existe les balais, et pas besoin de faire du bruit, si vous ne laissez pas Dora l'utiliser ! Répliquai-je, alors que l'assemblée riait doucement.
- Maintenant, à table ! Et tout le monde mange ;
- A vos ordres, répondit-on en cœur. »
Je peux vous dire que Molly fait toujours aussi bien la cuisine. Quant à ses enfants, ils ont encore l'insouciance de leur jeunesse : les jumeaux me font penser aux maraudeurs, Ron et Hermione, par leur dispute, me font penser à James et Lily, Ginny a l'air d'avoir un sacré caractère, mais avec 6 frères, il le faut bien. Harry, lui, rigole aux blagues des jumeaux, écoute les anecdotes de Sirius sur sa scolarité, sous l'œil réprobateur de Molly. Cependant, on peut voir que ses yeux ne rient pas ; cet adolescent a des problèmes qu'il ne devrait pas avoir, il est beaucoup trop sérieux. Au contraire, il devrait être insouciant, comme l'était son père à l'époque, bien que je ne veuille pas ni le comparer à lui, ni un double de James. Non, c'est un mélange de ses deux parents merveilleux.
Mais, au cours du repas, je n'ai pas oublié de regarder discrètement Sirius. Comme je me le disais hier soir, il a l'air en forme, mais je remarque son air soucieux, sûrement dû au fait qu'Harry risque de ne plus retourner à l'école. En même temps, si Harry est reconnu coupable, il ne sera plus seul dans cette baraque. D'un autre côté, il veut sûrement qu'Harry finisse ses études dans les meilleures conditions possibles.
Par contre, le fait qu'il soit au milieu de tous ces gens va le rendre plus social, et surtout il va réapprendre à vivre en société, ce qui n'est pas évident après 12 ans d'Azkaban et deux ans de fuite.
Par contre, je sens comme une tension entre Molly et Sirius, ce qui n'était pas le cas il y a un mois. Il faut que je me renseigne :
« - Sirius !
- Oui ! Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je ne veux pas me montrer indiscrète et tu n'es pas obligé de me répondre : mais que se passe-t-il entre Moly et toi ?
- Rien. Juste que je ne fais pas un bon parrain !
- Sirius ! Soupirai-je. Molly essaie de faire au mieux pour le bien-être d'Harry. Je ne dis pas qu'elle le fait à bon escient ; mais, elle l'a vu plus que toi, alors elle s'imagine avoir plus de droit que toi.
- Ce n'est pas une raison ! M'interrompit-il.
- Je n'ai pas dit ça. Mais, Sirius, n'oublie jamais que tu es le lien entre James et Harry. Et ça, Molly, quoiqu'elle fasse, ne peut pas faire grand chose ; tu es sa seule famille.
- Non, je ne suis pas sa seule famille ! Fit-il en me regardant dans les yeux. Quand vas-tu lui dire ?
- Quand j'aurai le courage de lui raconter le pourquoi du comment il a du rester chez les Dursley.
- D'accord, quand tu seras prête ! Finit-il, en mettant un bras autour de mes épaules.
- Exactement. »
On finit de déjeuner dans la joie et la bonne humeur.
Après le déjeuner, ils retournèrent dans le petit salon, pendant que je m'occupai de la bibliothèque. C'est une pièce remplie de livres, dont la moitié doit être sur la magie noire. Je commençai par faire la poussière. Vous verriez la couche qu'il y a. rien que cela, cela m'a pris tout l'après-midi.
OoOoOo
Au cours de la semaine, on a connu la joie de voir Harry innocenté ; il va pourvoir retourner au collège. Malheureusement, bien que Sirius soit ravi pour lui, il s'est un peu plus renfrogné et sait qu'il va vivre seul à partir de la rentrée. Il va falloir qu'on trouve quelque chose, parce que Remus ne sera pas toujours là.
Ensuite, on a continué le ménage, la bibliothèque nous a pris trois jours, entre la couche de poussière et les livres qui ne voulaient pas se laisser faire.
Finalement, je e me suis pas ennuyée cette semaine. Je suis heureuse d'être rentrée, d'avoir rencontré les Weasley et le petite Granger. Quant à Harry, il faut que je lui dise, mais je n'en ai pas le courage, mais il faudra bien : « demain est un autre jour. »
Fini pour aujourd'hui.
Ce chapitre est long, je ne pense pas que les autres seront aussi, mais sait-on jamais.
J'espère que mon histoire n'était pas trop grosse, mais je l'ai aimé telle quelle.
J'attends vos commentaires avec impatience.
Je dois vous dire que les prochains chapitres arriveront certainement vers début septembre, puisque je n'aurais pas internet, sauf cas rares.
Je vais donc essayer d'avancer dans l'histoire, mais je ne promets rien.
Bonnes vacances à tous.
Bisous.
