Après leurs retrouvailles, Watson n'avait pu résister à la fatigue et avait fini par s'endormir. Il avait beau s'être assoupi pendant la nuit, son sommeil n'avait rien eu de réparateur ou de reposant. Ce n'est que dans l'après-midi qu'il rouvrit les yeux. Lorsqu'il se tourna, il sursauta presque en voyant Holmes allongé à ses côtés, le regardant avec insistance, appuyé sur son coude pour soutenir sa tête d'une main, il avait un léger sourire sur le visage. Venant juste de se réveiller, Watson avait oublié qu'il n'était pas dans sa chambre, puis se rendit compte à ce moment-là qu'il avait la couverture enroulée autour de lui. Pourtant, il n'était pas dans ses habitudes de bouger durant son sommeil. L'idée que quelqu'un l'ait emmitouflé dedans lui traversa l'esprit, mais cela n'était certainement pas le genre de son ami de faire ce type de choses. Holmes, lui, était habillé, il était vraisemblablement réveillé depuis longtemps.
« Bonjour. »
Watson répondit par un grognement à peine audible. Il était toujours mal réveillé et s'il s'écoutait, il se serait rendormi dans la minute. Il se redressa pour s'asseoir et se passa la main sur le visage, tentant de se réveiller du mieux qu'il pouvait. Soudain, il entendit un léger rire de la part de Holmes.
« Vous faites une de ces tête au réveil... cela casse l'image du personnage. »
Watson ne répondit rien. Il n'avait pas envie de partir dans une dispute aussi puérile qu'inutile. Il se contenta de tourner la tête vers la pendule pour voir l'heure, constatant qu'ils avaient déjà entamé une bonne partie de l'après-midi, il n'avait sûrement jamais dormi autant dans une même journée. Bien qu'il se sente reposé, la sensation était gâchée par un affreux mal de crâne qui s'était déclaré juste après qu'il se soit redressé. En tant que médecin, il savait qu'il était fréquent d'être dans un tel état après une hypersomnie, cela était d'autant plus aggravé lorsque celle-ci était elle-même précédée d'une insomnie nerveuse comme celle que son inquiétude pour Holmes avait causée. Il était fou de constater à quel point le sommeil pouvait être aussi réparateur que destructeur pour le corps et l'esprit.
Holmes se redressa lui aussi en s'adossant à son sommier. Il sortit sa pipe de sa poche pour la bourrer de tabac et l'allumer tout en gardant le silence. Watson ne dit rien, bien que la fumée l'incommodait à cause de son mal de crâne qui ne faisait qu'empirer. Il grimaça, ce qui n'échappa pas à Holmes. Celui-ci devina rapidement la cause du mal-être. Il poussa un soupir puis vida le tabac de sa pipe sous le regard surpris de son ami.
« Jamais en plusieurs années, je ne vous ai vu vider votre pipe avant de l'avoir finie. »
« Je ne suis pas aveugle, j'ai très bien remarqué la grimace que vous essayiez de cacher parce que la fumée vous gênait. D'habitude, vous n'y prêtez pas attention. Une migraine peut-être? »
Watson eut un petit sourire en l'observant. Qu'il était bon de revoir Holmes avec toutes ses facultés mentales, il avait réellement cru l'avoir perdu pour de bon cette fois.
« Effectivement. C'est très aimable à vous d'avoir éteint votre pipe. »
Watson se contenta de fixer Holmes durant les minutes qui suivirent sans rien dire alors que celui-ci commençait à s'agiter, passant sa main dans ses cheveux en regardant autour de lui.
« Vais-je avoir droit à vos yeux de veau pendant encore longtemps?
- Dit l'homme qui m'observait pendant mon sommeil. »
Holmes plissa les yeux en regardant un point imaginaire en face de lui. Pour une fois, il avait été pris de court par son ami et n'avait aucun justificatif.
« Vous pouvez bien pardonner cela à un homme qui, il y a encore quelques heures, était mourant. Je ne suis certainement pas encore complètement dans mon état normal. »
Watson poussa un soupir. L'allergie, ou plutôt la phobie des sentiments de Holmes était réellement incurable. Elle s'était estompée le temps du soulagement de son réveil mais semblait belle et bien revenue. Néanmoins, Watson ne pouvait s'empêcher de remarquer que Holmes semblait avoir un peu de mal à garder le masque impassible qu'il arborait constamment. Ce qu'il lui avait raconté la veille semblait avoir créé un nouveau lien dont il ne connaissait pas encore la signification, en plus de renforcer celui qu'ils avaient déjà. Beaucoup de choses s'expliquaient et il savait désormais ce que Holmes s'entêtait à lui cacher depuis des années. Peut-être que cette faille dans son masque impassible était du soulagement. Désormais, il n'était plus obligé de cacher quoi que ce soit, Watson savait tout, ou du moins les grandes lignes. Ils avaient toute une vie pour partager le reste.
« Bien évidemment. »
Sur ces mots, Watson se leva pour quitter la pièce, manquant de perdre l'équilibre en se redressant à cause de son mal de tête ajouté au fait qu'il n'était pas encore totalement réveillé. Il se retira dans sa salle de bain pour se laver et se changer avant de rejoindre Holmes dans leur salle de vie, soulagé que sa migraine soit passée. Celui-ci était assis dans son fauteuil, il invita son ami à prendre une place. Une fois installé aux côtés du détective, celui-ci s'amusa avec un jeu de cartes, faisant apparaître et disparaître les cartes qu'il avait en main tandis que Watson le regardait faire, amusé et impressionné par sa fluidité et son agilité. Holmes, lui, finit par soupirer, presque exaspéré en traitant les illusionnistes de charlatans et d'escrocs, expliquant ensuite comment faire pour cacher les cartes et détourner l'attention des idiots qui se faisaient prendre. Holmes ne voyait pas la magie de l'illusion, seulement son côté scientifique et technique. Watson, lui, riait à ses explications sous le regard incompréhensif du détective qui allumait à présent sa pipe. Il était incroyablement heureux de le voir de retour et inchangé. Holmes était et resterait toujours l'excentrique logicien, chimiste à ses heures perdues de Baker Street.
« Quoi que vous en disiez, j'aime toujours la magie.
- Encore une fois, ce n'est pas de la magie, ce ne sont que des tours.
- C'est pour cela qu'ils sont appelés tours de magie. »
Holmes grogna en soufflant sa fumée, lui adressant un regard noir. Il détestait lorsque Watson arrivait à lui voler le dernier mot.
« Quoi qu'il en soit, il n'y a rien de magique là-dedans. Ce sont des tours exécutés uniquement à l'aide de gestes précis, à une vitesse précise, à un moment précis.
- Holmes, ne comprenez-vous donc pas que ces tours sont faits pour qu'on les regarde en les appréciant? Ce ne sont pas des expériences que vous devez décortiquer, c'est un divertissement.
- Soit.
- Je n'aurais jamais cru avoir à dire cela à un être humain mais vous devriez vous intéresser un peu plus au superficiel. D'habitude, c'est l'inverse que l'on demande, mais vous vous attachez trop aux faits, à la mécanique des choses, à leur origine. Parfois, vous êtes si absorbé par ce côté mécanique que vous en oubliez le reste. En face d'une magnifique œuvre d'art, vous chercherez et verrez uniquement ses défauts, en face d'une personne, vous verrez uniquement le doute, le mensonge, le dégoût sans vous rendre compte qu'il n'y a pas que ça. Imaginez par exemple une femme prête à se marier, vous verrez le doute sur son visage, cela est normal, tout le monde doute dans ces moments-là mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a que ça. Vous ne voyez que cela parce que vous ne cherchez que cela. Vous vous intéressez aux petits détails en oubliant totalement le reste. Au lieu de vous concentrer sur ces petites choses, prenez aussi parfois le temps de regarder l'œuvre en entier. Donnez un peu plus d'importance au superficiel, à la beauté d'une chose au lieu de chercher ses défauts. Rien n'est parfait. On dit que l'optimiste a un futur incertain et que le pessimiste, lui, a toujours raison mais n'en retire aucune satisfaction. »
Watson voyait que Holmes agissait comme s'il faisait la sourde oreille mais rien qu'à ses yeux, il savait qu'il l'écoutait sans pour autant vouloir montrer qu'il ressentait de l'intérêt pour des dires qui n'avaient rien de scientifique et qui étaient emplis de sentiments.
« Je veux juste dire que vous devriez apprendre à vous laisser vivre. »
Holmes poussa un soupir, confirmant les soupçons de Watson comme quoi il l'écoutait. Soudain une expression de malice presque effrayante passa sur son visage avant qu'il ne reparle d'une voix légère.
« J'en tiendrai compte. »
Watson ignorait pourquoi, mais il sentait qu'il allait regretter d'avoir dit cela à Holmes. Surtout après avoir vu cette expression et entendu la voix de celui-ci. À partir de ce moment, il préféra se taire. Il ne tenait pas à donner de nouvelles raisons à son ami de faire d'autres choses stupides qui pourraient lui venir en tête.
La nuit tomba rapidement. Alors que celle-ci s'avançait et que la pluie commençait à tomber, Watson remarqua avec inquiétude que Holmes portait de nouveau une expression sombre sur le visage. Encore une fois, ses yeux étaient perdus dans le vide, replongeant dans des souvenirs dont il connaissait désormais la nature. Il le vit sortir sa montre de sa poche pour la garder en main quelques secondes sans l'ouvrir. Le détective dériva son regard pour le poser sur l'objet qu'il tenait avant de baisser les yeux. Ses iris semblaient dans l'incapacité de rester en place ou de pouvoir se concentrer sur quoi que ce soit. Il semblait confronté à un dilemme intérieur. Holmes ferma les yeux une seconde, rangeant sa montre dans sa poche lorsqu'il les rouvrit.
Sans bruit, il se leva de son fauteuil, faisant deux pas pour s'approcher de son ami après quoi, il s'assit à terre, en tailleur, l'épaule collée aux jambes de Watson, adossé au pied et à l'accoudoir du siège de celui-ci. Il passa une main dans ses cheveux d'un air gêné avant de laisser sa tête tomber en arrière contre l'accoudoir, puis il bougea une dernière fois, décidant finalement de laisser sa tête avoir une position naturelle, plus confortable. Tout cela sous le regard de Watson qui l'observait sans le quitter du regard, étonné des faits et gestes de son ami. Soudain, il vit Holmes fermer les yeux, prenant l'air neutre qu'il portait constamment lorsqu'il écoutait sa montre. Après quelques secondes, il se mit à parler d'une voix dénuée de toute émotion, comme s'il commentait quelque chose qu'il voyait en face de lui.
« Il pleuvait cette nuit-là. J'entendais le tonnerre gronder dehors. Ma mère nous avait quittés depuis déjà près de deux ans. J'étais dans la salle de vie, seul, j'étais grippé. Il y avait un feu puissant allumé dans la cheminée. J'ai pris un morceau de bois trop vert que j'ai jeté dans la cheminée, le feu s'est mit à crépiter. Je n'y avais pas prêté attention mais quelques braises avaient sauté hors du feu, quelques-unes avaient roulé sur le tapis, d'autres avaient atteint le bas des rideaux. Je me suis assis dans un fauteuil dans un coin de la pièce loin de tout et me suis assoupi aussitôt. Je n'ai pas vu les cercles rouges qui commençaient à dévorer le tissu blanc. Les flammes prirent rapidement, je n'ai ouvert les yeux que trop tard. Seul, je ne pouvais rien faire, la fumée avait rapidement empli la pièce. Je voulais hurler mais la fumée et la chaleur vidaient l'air de mes poumons sans même que je ne l'aie soufflé. Lorsque je pus rouvrir les yeux après plusieurs quintes de toux, je vis à travers la fumée épaisse que le feu avait touché tous les rideaux et qu'il s'approchait du seuil de la porte. Elle me faisait tousser et je sentais les flammes lécher mon visage, me faisant haleter. J'ai voulu fuir, les flammes se rapprochaient dangereusement de la porte mais quelque chose me stoppa. »
Holmes se tut quelques instants, Watson put voir son visage se crisper durant une seconde, il gardait les yeux fermés.
« La peur. La seule chose à laquelle je pensais à présent était que mon père allait sans doute sentir l'odeur des émanations puis voir les flammes. J'avais fait quelque chose de mal, je ne pouvais pas le cacher ou le nier. Je me disais qu'il fallait que je parte n'importe où, que je me cache. Je me disais que sous la maison, personne ne pourrait me trouver alors je suis parti me réfugier dans la cave, juste en dessous de la salle de vie alors que le feu commençait à se propager. Je me suis glissé dans un creux sombre pour ne pas que l'on me trouve. Je ne voulais pas me faire punir pour ce que j'avais fait, après tout, ce n'était qu'un accident mais désormais, je me retrouvais caché sous une pièce en feu et celui-ci enflait petit à petit. Cela paraîssait idiot et enfantin mais j'étais bien plus effrayé par une punition que par le feu. J'ai entendu des bruits de pas, puis des cris. Quelqu'un s'approchait de la porte de la cave, la voix de mon frère hurlait mon nom. Je l'ai vu ouvrir la porte, à ce moment-là, je priais pour devenir invisible, pour arrêter de vivre. Il est venu vers moi et a essayé de me prendre mais je me débattais et m'accrochais, je ne voulais pas le suivre, je préférais rester où j'étais. Finalement, je ne pus tenir, je lâchai prise et il m'a fait sortir de la maison, me portant jusqu'à l'arrière-cour. J'ai essayé de m'enfuir mais j'ai senti une main attraper mes cheveux avant que je ne puisse faire un pas. J'ai plus tard appris que personne n'avait été blessé dans l'incendie et que par miracle seulement deux pièces avaient été touchées. »
Watson resta interdit, écoutant et observant son ami qui s'était encore arrêté. Son visage se crispa encore une fois. Il garda le silence encore quelques secondes avant de recommencer à parler.
« En passant sur les détails, cette nuit-là fut pire que les autres, les coups de mon père plus violents. À tel point que sous la douleur, je perdis connaissance. Plus tard, je me trouvais dans un lit, hurlant, décidé à m'enfuir, je luttais alors que lui et mon frère essayaient de m'empêcher de faire ne serait-ce qu'un mouvement. J'étais perdu dans un brouillard de terreur. On m'a dit plus tard qu'un médecin avait été appelé et qu'il avait ordonné que je sois gardé au lit, dans le calme et le silence le plus complet, car ma vie en dépendait. J'avais l'impression que mon corps était en feu, il m'était impossible de dormir. À chaque fois que j'essayais, j'avais des hallucinations terribles. À chaque fois que quelqu'un entrait, je le suppliais pour qu'il fasse partir ces choses que j'avais sous les yeux, tremblant de peur car j'étais le seul à les voir. Pendant longtemps, j'étais terrifié rien qu'à l'idée de penser que cette fois-là, mon père avait failli me tuer. Finalement, je ne trouvais plus l'idée de préférer périr dans les flammes aussi stupide et enfantine que ça. »
Holmes se tut quelques secondes avant de rouvrir les yeux, il avait l'air serein, autant que lorsqu'il refermait sa montre. Il se remit à parler encore une fois.
« Savez-vous ce qu'est l'hypermnésie?
- J'ai déjà entendu ce terme mais je n'en connais pas la signification.
- Cela veut dire qu'une personne qui a le "don" d'hypermnésie n'oubliera jamais rien. Il se rappellera de tout. C'est plus qu'une mémoire eidétique, un hypermnésique peut observer la page d'un livre quelques secondes, le refermer et la lire dans sa tête. Chaque bruit, chaque odeur, chaque image est gravée dans sa mémoire. Le cerveau humain normalement, efface les images ou du moins les estompe... pour que les traumatismes soient moins douloureux, il les oublie ou les remplace. Mais un hypermnésique se souviendra de tout, chaque détail, même dans les pires cas, il est condamné à vivre avec ces images sans jamais pouvoir les oublier. »
Watson garda encore une fois le silence, le cœur toujours douloureux après l'entente d'une bribe de la vie de son ami que celui-ci avait bien voulu lui confier. Ce geste le touchait tout autant qu'il le troublait et il souffrait d'entendre quelles d'horreurs il avait pu vivre. Dans un geste qu'il voulut rassurant, il passa une main dans les cheveux de Holmes pour les ébouriffer tendrement. Celui-ci ferma les yeux, il portait sur le visage un air soulagé. Watson vit, aussi étonné qu'attendri, son ami poser sa joue contre sa cuisse. Il sentit ensuite une main se poser sur le genou de cette même jambe, avant de glisser jusqu'à mi-cuisse, juste avant le visage du détective. Le médecin sentit cette main trembler légèrement contre sa jambe, puis le bras l'enserrer avec maladresse, Holmes accentuant aussi la pression de sa joue contre sa cuisse. Il entendit ensuite celui-ci lui parler d'une voix qu'il ne lui connaissait pas, tant qu'il avait presque cru avoir imaginé ou rêvé ces mots.
« Si vous me quittez, j'en mourrai. »
Watson entrouvrit les lèvres, n'osant même plus respirer sous la surprise de ces mots de la part de Holmes. Celui-ci releva la tête vers lui pour le regarder dans les yeux. Ce que Watson vit à ce moment-là valait bien une blessure, valait même toutes les blessures qu'il avait pu avoir durant la vie et les aventures vécues avec Holmes. De voir la profondeur de la loyauté et de l'amour qui se cachaient derrière son habituel masque froid. La dureté de ses yeux bruns s'estompait un moment et ses lèvres fermement serrées tremblaient. Pour la première fois, Watson put un court instant apercevoir la grandeur du cœur, au moins aussi impressionnante que la grandeur de l'esprit de son ami. Cette relation qu'ils développaient depuis toutes ces années passées ensemble semblait atteindre son point culminant au moment de cette révélation.
Watson ne put rien faire si ce n'est le regarder. Il sentait son cœur battre avec vitesse et force dans sa poitrine ainsi que le sentiment d'une boule de chaleur se formant dans son ventre, grossissant au fil des secondes, il avait énormément de mal à penser correctement. Après plusieurs secondes, il passa encore une fois ses doigts dans les cheveux de Holmes, plus tendrement, avant de les glisser sur sa joue pour la caresser puis d'attraper la main qu'il avait sur sa cuisse pour la serrer dans la sienne. Une expression de profond soulagement mais aussi de fatigue s'installa sur le visage de Holmes qui reposa sa joue cette fois sur la paume de son ami pour fermer les yeux. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, sans rien dire ni faire, le temps semblait comme suspendu autour d'eux.
Holmes rouvrit les yeux, après quoi, il se décolla du médecin pour s'adosser de nouveau à son accoudoir. Watson resserra doucement sa main autour de la sienne avant de commencer à la lâcher à contre-cœur mais celle du détective l'en empêcha. Il jeta un œil sur son ami qui fixait un point droit devant lui comme s'il n'osait pas le regarder et qu'il n'osait lui demander de ne pas le lâcher. Watson mêla ses doigts aux siens en silence, à ce moment-là, ils n'avaient pas besoin de mots. Encore quelques minutes passèrent avant que Holmes ne reprenne la parole.
« Nous devrions aller nous coucher, il commence à se faire tard. »
Watson acquiesça en lâchant la main de son ami qui se releva en même temps que lui pour sortir de la pièce, se dirigeant ensuite vers leurs chambres respectives. Tout deux la main sur leur poignée, ils échangèrent un simple regard durant quelques secondes avant de rentrer dans leur chambre, en silence.
Voilà pour le sixième chapitre :) !
Je sais il est plus court que les autres mais j'ai décidé de faire de plus petits chapitres pour faire durer le plaisir ;). Je dis ça mais à tout les coups je fais recommencer avec mes chapitres à plus de 5000 mots x'D!
Désolé du temps que j'ai mit à l'écrire, j'ai beaucoup d'idées mais il faut que je les mette bout à bout et ce n'est pas le plus facile ^^;
Merci encore de votre lecture et de vos avis :D!
