Bonjour tout le monde,
Je vais tout juste de finir mon chapitre et je viens de m'apercevoir que cela fait six moi que je n'ai pas publié.
J'ai un peu honte de moi, mais j'ai toujours dit que je finirais cette fic et je la finirais. D'abord, parce que vous êtes là, et en plus, parce que je l'aime bien ma fic.
Il faudra donc de la patience, j'ai un boulot qui me prend beaucoup de temps et qui me fatigue énormément, je n'ai pas toujours le courage d'écrire.
Mais, voilà un nouveau chapitre : l'histoire avance doucement, avec un moment décisif pour la suite.
Je vous souhaite bonne lecture et j'espère, pour moi et pour vous, de publier un peu plus rapidement !
Bisous
Chapitre 7 : un trimestre pour se redécouvrir
Après cette soirée, d'autres eurent lieu. En général, il n'y a que Remus, Dora, Sirius et moi ; mais, il arrivait qu'il y ait d'autres membres. Etrangement, Molly restait assez rarement, mais je pense qu'elle pensait toujours à leurs divergences à propos de comment élever un adolescent de 15 ans, qui avait tout le poids du monde sur le dos, enfin presque !
Toujours est-il que, tacitement avec Remus, nous nous arrangions toujours pour que Sirius ne soit pas seul dans cette grande maison, remplie de souvenirs assez sinistres pour lui. Mais, il arrivait que, certains soirs ou certains week-end, nous ne puissions pas venir le voir et cela me fendait le cœur à chaque fois, lorsque je le revoyais ensuite plus taciturne et plus bougon que jamais. J'en étais à me demander s'il fallait que je lui propose de venir habiter avec lui, mais le problème c'est qu'il le prendrait sûrement mal. Sirius a toujours été un homme assez compliqué.
Déjà, adolescent, Sirius ne voulait pas qu'on dirige sa vie. Et, sa mère n'a rien pu faire, lorsqu'il était parti de chez lui. Le seul en qui il avait vraiment confiance, c'était James, même s'il s'entendait très bien avec les deux autres.
Après une des fameuses réunions, où Rogue fut encore assez désagréable, j'en parlais avec Remus, pendant que Nymphadora parlait avec Sirius.
« - Remus, il faut qu'on trouve une solution pour lui, commençai-je, tout en le regardant rire à une blague de Tonks.
- Je sais bien. J'essaie toujours d'être là pour lui, de le laisser le moins seul possible. Le problème c'est que je vais bientôt être envoyé en mission pour 15 jours et je ne pourrais pas être là tous les soirs.
- Et moi, avec Tonks, on est sur une enquête qui nous prend tout notre temps, et, avec les missions pour l'ordre, on ne sera pas libre avant noël, soupirai-je, désespérée.
- En gros, on tourne en rond. Il faut qu'on trouve une solution et vite.
- Ecoute, on y réfléchit chacun de notre côté et on en reparle pendant les vacances de noël. Cela te va ?
- Oui ! Termina Remus, avec un léger sourire.
- Quoi ! Pourquoi souris-tu comme cela, toi ?
- Non rien ! Juste que je me demande comment Sirius ne se rend pas compte de tout ce que tu fais pour lui ! Fit-il goguenard.
- Va te faire voir ! Le fustigeai-je. Et, tu lui racontes ne serait-ce que le quart de ce que je te dis et il y aura du loup-garou grillé au dîner, après la pleine lune, compris ?
- Totalement ! Rit-il, en rejoignant Sirius et Dora. »
La fin de soirée se passa relativement bien et Dora et moi rejoignîmes nos pénates.
OoOoOoOoOo
La vie au ministère était légèrement tendue, surtout depuis que le ministère a nomme Ombrage Grande Inquisitrice de Poudlard.
Tout le monde espionne tout le monde, certains essaient de compromettre la carrière d'autres en les accusant à tort ou à raison (mais plutôt à tort, d'ailleurs) d'être avec Dumbledore et l'atmosphère devient de plus en plus électrique.
Au département des aurors, la tension était moindre, mais néanmoins présente. Les équipes semblent se disloquer et j'aimerai vraiment qu'il se passe quelque chose pour que tout le monde se rassemble et resolidarise.
En ce moment, notre équipe s'occupe d'une affaire de contrefaçon d'objets magiques. On essaie pour l'instant de remonter la filière, mais on fait un peu chou blanc d'ailleurs, cela commence à m'énerver parce que je voudrais qu'elle soit résolue avant mes vacances, sinon je n'aurai pas l'esprit libre pendant noël.
En parlant de vacances, Tonks me charrie à chaque fois qu'elle le peut. Je commence à trouver qu'elle prend trop de liberté avec moi, il va falloir que je la recadre.
Quant à Anderson, il ne fait plus trop de zèle, je crois que mon petit speech du mois de septembre a payé.
Aujourd'hui, on a réunion pour discuter de nos avancées sur l'enquête.
« - Alors, Anderson, où en êtes-vous des interrogatoires chez les victimes ?
- Pas grand-chose ! Tout le monde achète ce genre d'articles sur les marchés.
- Le problème, c'est que lorsqu'on les emmène sur ces marchés, ils ne retrouvent pas l'étalage en question, continua O'Connor.
- OK ! Fis-je. Quoi d'autres ?
- On a enquêté du côté de l'allée des embrumes, fit Krenshow. Le problème est qu'ils ne sont pas très coopératifs et on ne peut décemment pas les arrêter sans motif valable.
- Bref, on tourne en rond, dit Tonks.
- Il nous faudrait vraiment un début de piste. On va finir par nous retirer l'enquête.
- Et du côté de la fabrication ? il doit y avoir une marque, un défaut, quelque chose !
- C'est toujours en cours d'analyse ?
- Il faut qu'ils avancent là-dessus. Je voudrais vraiment résoudre cette affaire avant que l'équipe ne parte en vacances, compris ? Concluais-je.
- A vos ordres. »
Tout le monde se dispersa. Alors qu'ils partaient en mission, je descendis voir ceux qui s'occupaient de l'analyse des objets. Quand j'arrivai, ils planchaient dessus.
« - Bonjour à Tous, fis-je, en entrant.
- Bonjour miss O'Connell, comment allez-vous ?
- Très bien et vous ?
- Assez bien.
- Je vois que vous travaillez sur nos objets de contrefaçon. Avez-vous quelque chose à dire là-dessus ?
- Oui. Je crois que nous avons une piste, fit le sorcier. »
Alors qu'il m'expliquait ce qu'ils avaient trouvé, j'avais l'impression qu'il me reluquait de la tête aux pieds. Je suis désolée, mon grand, mais, d'abord, tu n'es pas mon genre et, ensuite, tu ne remplaceras jamais Sirius.
« - Voilà, c'est tout !
- Je vous remercie !
- Miss ! Je peux vous poser une question ? Me demanda-t-il, légèrement gêné.
- Oui allez-y, souris-je, pour le mettre à l'aise, même si je savais déjà la question et la réponse à ma question.
- est-ce qu'il ait possible qu'on prenne un verre, ce soir ou un autre ?
- Je suis désolée, mais mon cœur est déjà pris. Bonne journée ! »
J'avais donc raison et j'ai enfin une piste solide. Seul hic : il faut que je m'absente avec mon équipe jusqu'en Irlande. C'est bien, j'adore l'Irlande en cette période de noël.
Ce soir-là, je pris contact avec Dumbledore, pour lui dire que, pendant les 10 prochains jours, nous serions absentes, Tonks et moi.
Après cette conversation, je décidai de passer la soirée avec Sirius, pour lui dire moi-même que je m'absentai. Fichu métier !
OoOoOoOoOoOo
Point de vue de Sirius Black
Nous sommes le 10 décembre, mais j'ai l'impression qu'une dizaine d'années s'est écoulée depuis le 1er septembre.
Au début, j'arrivai à avoir des contacts avec Harry, mais depuis qu'Ombrage a failli me coincer début octobre, je n'ai plus aucune nouvelle de lui. Cela m'agace énormément, c'était l'une de mes seules distractions.
La deuxième, à part celle de m'occuper de Buck (mais cela ne compte pas), est de voir Remus, Tonks et surtout Anne-Laure.
J'ai à la fois découvert et redécouvert cette femme : elle est toujours aussi gentille, serviable, aimante, aidant au maximum les gens ; mais d'un autre côté, on voit qu'elle est devenue impitoyable sur certaines choses : son métier, sa carrière, sa vie privée. Personne n'a le droit de savoir ce qui s'y passe. La seule personne qui doit la connaître, c'est Remus, et encore je pense qu'il a du lui tirer les vers du nez.
On a donc passé tout le trimestre à discuter, à passer la soirée ensemble, etc. Mais je peux toujours parler d'elle à propos de s'ouvrir, je fais exactement la même chose. Je ne fais aucun effort pour lui faire part de mes sentiments, bien que j'essaie de le aire par geste, mais j'ai énormément de mal. Cela doit être à cause de mon emprisonnement à Azkaban, j'ai passé tellement de temps et d'énergie à refouler mes sentiments face aux détraqueurs que je ne m'en sens plus capable.
Le seul point positif, c'est ma relation avec Remus, qui s'est améliorée au fil de ses derniers mois. On se fait de plus en plus confiance. Il fait tout pour que je me sente moins seul dans cette maison que je déteste tant. Depuis le mois de juillet, je passe toutes mes nuits de pleine lune avec lui, même s'il a maintenant sa potion tue-loup et qu'il souffre moins, cela fait toujours plaisir. Cela me rappelle nos années. La seule chose qui ait changé, c'est la présence de deux jeune femmes au réveil, qui s'occupe de lui ; par contre, moi, je passe inaperçu. J'en ai fait une fois la remarque et on m'a rétorqué que je n'étais qu'un simple chien. Je crois que j'aurai mieux fait de me taire, mais cela a fait rire tout le monde.
La dernière personne que j'ai appris à connaître, puisqu'elle n'avait que 9 ans lorsque je fus enfermé, c'est Nymphadora Tonks, ma cousine. Je me demande, encore aujourd'hui, où ma cousine a été cherchée ce prénom, mais je plains sincèrement cette petite. Cela a du être un calvaire durant toute sa scolarité. Je comprends pourquoi elle veut qu'on l'appelle par son nom de famille. Elle est pleine de vie, a du répondant, ne se laisse pas marcher sur les pieds, que ce soit sa chef ou Rogue. Je la soupçonne d'être amoureux, mais elle n'a pas voulu me dire qui c'est, peut-être qu'Anne-Laure le sait.
D'ailleurs, en parlant de cela, il est tard et il n'y a personne. Ca y est, je vais encore me retrouver tout seul. J'en ai plus que marre. Ils sont le droit de sortir, de faire des missions et moi je reste là, à m'inquiéter pour les autres et à me morfondre.
Alors que j'allais me faire un dîner frugal, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. En tendant l'oreille, je m'aperçus que c'était le pas d'Anne-Laure, confirmation que j'eus 10 secondes plus tard.
« - Bonsoir tout le … Commença Anne-Laure, avant de se reprendre : Bonsoir tout seul !
- Bonsoir Anne-Laure. Tu as passé une bonne journée ?
- Pas mal, et toi ?
- A part m'occuper de Buck et ramasser les messages pour les autres, pas grand-chose !
- Ne fais pas le grognon. Tu devrais être content, je passe la soirée avec toi, me fit-elle remarquer.
- Ok. Tu n'es pas en mission ? Questionnai-je, alors que je la regardais prendre de quoi faire un repas.
- Non, je n'ai pas de mission, ou plutôt j'en avais une, mais j'ai demandé à être remplacée.
- Pourquoi ? »
Bizarrement, elle ne répondit pas et continua à faire le dîner. Au moment de se mettre à table, le lui reposai la question :
« - Pourquoi as-tu demandé à être remplacée ?
- Parce que je savais que tu allais encore passer la soirée tout seul et je voulais te dire quelque chose !
- Ok ! Alors, tu veux jouer la bonne samaritaine ? M'énervai-je, légèrement.
- Pas du tout. Je n'ai plus le droit de passer la soirée avec toi, maintenant ? Dit-elle, légèrement excédée, tout en continuant de servir le dîner.
- Non, pas quand c'est pour avoir bonne conscience, le lendemain ! Criai-je, ce coup-ci, en me levant.
- Oui, c'est vrai que c'était pour avoir bonne conscience, mais parce que tu étais tout seul, mais simplement parce que je ne serai pas là pendant 10 jours et je pensai que cela te ferait plaisir de me voir, finit-elle par éclater, étant debout elle-même et les yeux lançant des éclairs. Mais visiblement, Sirius Orion Black veut rester tout seul. Et bien, reste tout seul ! »
Sur cette phrase, elle sortit de la pièce, en me tournant le dos. Mais je pus voir de la tristesse dans ses yeux. Puis, j'entendis la porte claquer et forcément ma mère se réveilla : Anne-Laure l'avait fait exprès, mais peut-être que je l'avais mérité.
Non ! Je l'ai totalement mérité ! Elle avait seulement envie de me faire plaisir et moi, comme un con, je l'envoie paître. Je ne peux même pas me faire pardonner, je n'ai pas le droit de sortir. Je ne peux donc pas lui courir après. A moins que…
Mais oui ! Je vais utiliser le réseau de cheminette. Je me précipite vers la cheminée et déclame l'adresse de chez Anne-Laure.
Malheureusement, je suis reçu par un elfe, qui me dit vaguement quelque chose, me déclarant que mademoiselle s'était couchée et que ne voulait en aucun cas être dérangée. Je remercie l'elfe et me retrouve tout seul dans la cuisine avec mon chagrin.
Je n'ai plus qu'attendre 10 jours, c'est-à-dire 3 jours avant Noël, pour m'expliquer, pour m'aplatir devant elle et de me faire pardonner.
Voilà la fin de mon chapitre
J'espère que cela vouas plu.
Par contre, je n'ai écrit que 7 pages word, c'est moins bien que les autres chapitres, mais je ne veux pas écrire de long chapitres, si c'est pour qu'il n'y passe rien.
A la prochaine et n'oubliez de me laisser une petite review.
Bisous et bonne fin de vacances (les miens sont fin septembre).
