Bonjour tout le monde

Oui, je sais que cela fait un très long moment que je n'avais pas publié.

Donc je ne sais pas si j'aurais encore des gens pour lire mon histoire.

Mais pour ceux qui continueront à la lire ou pour ceux qui découvrent, je peux dire que je vais finir cette histoire et surement faire une suite après.

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 8 : où tout le monde remarque le bonheur de quelqu'un

Point de vue de Sirius Black

Une semaine. Une semaine qu'Anne-Laure est partie en mission avec Tonks et que je n'ai pas réussi à la joindre avant son départ son elfe de maison fait très bien son boulot, rien ne filtre. Je sais juste, par Shakelbolt, qu'elle est partie en Irlande pour une histoire de contrefaçon.

J'ai peur pour elle. La dernière mission n'était pas de tout repos et elle est rentrée blessée. Heureusement, ce coup-ci, elle n'est pas seule, même si Tonks peut se révéler une calamité, je pense qu'à deux, elles pourront veiller l'une sur l'autre.

En tout cas, je me suis fait sacrément remonter les bretelles par Remus, quand je lui ai dit que je m'étais disputé avec elle. Bah oui ! Il fallait bien que j'en parle à quelqu'un pour trouver une solution.

Et, depuis, je gamberge, je me fais les pires reproches. J'ai recommencé à me négliger, je ne dors quasiment plus, je bois du whisky pur feu, mais cela ne m'aide pas à déculpabiliser, c'est encore pire. En plus, je ne vois quasiment personne, à part aux réunions, et encore on en a qu'une par semaine en effet, Dumbledore est surveillé très étroitement. Quant à Remus, je crois qu'il me fait un peu la tête et il est débordé de toute façon.

Quand je pense qu'on avait rompu la glace, qu'on s'était rapproché. J'étais même sûr que je pouvais la séduire de nouveau. Mais, il a fallu que je fasse le con si elle avait tout fait pour passer une dernière soirée avec moi, ce n'était pas pour faire la charité non, c'était en prévision du fait qu'on ne pourrait pas se voir pendant 10 jours, 10 longs jours et je ne serais pas là à me fustiger dans mon coin mais plutôt à penser à cette soirée entre nous deux, ce qui ne nous était pas arrivé depuis 15 longues années. Qui sait ? Nous serions peut-être allés plus loin cette nuit-là et j'aurais pleins de souvenirs dans ma tête. Je n'aurais pas délaissé cette maison, ni moi-même d'ailleurs.

J'étais dans mes réflexions quand je reçus un message de la part de Dumbledore, via son animagus. Intrigué, je me relevai de mon lit et écoutai le message. Il était court, concis. Je descendis immédiatement dans la cuisine pour accueillir quatre Weasley, morts d'inquiétude, et Harry.

Leur demander comment ils allaient n'était pas la chose à faire, cela se voyait sur leurs visages. Ils me demandèrent tout de suite qi je savais quelque chose, mais je leur dis que je n'avais aucune nouvelle, qu'il fallait patienter.

Au moment où je suggérais d'aller dormir un peu, je ne reçus qu'un tonnerre de protestations et je leur proposais à la place de boire une bierraubeurre et d'attendre.

Molly ne revint qu'aux premières lueurs du jour, fatiguée mais rassérénée. D'un coup, l'ambiance devint plus joyeuse et pendant qu'on préparait le petit déjeuner, je proposai à Molly de rester pendant les vacances, afin d'être plus près de l'hôpital. Finalement, je ne passerai pas Noël tout seul.

Seule ombre au tableau, ma dispute avec Anne-Laure, mais j'espérai que tout rentrerait dans l'ordre après son retour.

Point de vue d'Anne-Laure O'Connell

Ca y est ! Nous sommes rentrées, avec le suspect. De toute façon, il le fallait, sinon je n'aurais pas pu prendre de vacances, pas tant que ce type n'aurait pas été sous les verrous, même s'il n'était pas dangereux, j'aurai pensé à lui pendant mes congés et je ne me serais pas vraiment reposés.

Quoique, en y repensant, je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée. Les hommes restent des hommes et je ne veux pas passer mes vacances avec un type comme Sirius. Oui, notre dispute reste en travers de ma gorge et même Dora n'a pas réussi à savoir ce que j'avais. Moi, qui voulais lui faire plaisir, et bien j'ai été servie. La prochaine fois, je m'abstiendrai cependant il n'y en aura pas, puisque je ne risque pas de faire la même erreur. D'ailleurs, je n'irai chez lui que pour les réunions, ce qui veut dire que je passerai Noël et jour de l'an seule, car mes parents sont trop loin pour que je leur rende visite.

Au moment où nous pénétrons dans le service des aurors, nous ressentîmes une agitation peu commune. Laissant Dora à ses occupations, je me dirigeai vers le bureau du chef, afin d'en savoir un peu plus.

« - Bonjour chef ! Entamai-je, après avoir été invitée.

- Bonjour Anne-Laure ! Encore une réussite à votre actif ! Rien ne vous arrête ! Dit mon patron.

- C'est mon métier : arrêter des criminels, sinon je n'aurai rien à faire dans ce service.

- C'est exact ! Encore toutes mes félicitations.

- Que se passe-t-il ? Il y a une de ces agitations, aujourd'hui ! En général, il y a peu d'affaires, à part quelques larcins.

- Arthur Weasley s'est fait attaquer par ce qui serait un serpent, au département des mystères.

- Un serpent ? Que faisait Weasley au département des mystères ? M'étonnai-je, alors que je sentais une sueur froide descendre dans le dos. Est-ce qu'il va bien ?

- Oui ! Il a eu de la chance de s'en sortir vivant ! Par contre, aucune idée de ce qu'il faisait là ! Mais, je vous assure l'affaire ne vous a pas été confiée, puisque je sais que vous prenez des vacances vous les avez largement méritées.

- Merci monsieur. Je passe à mon bureau, je rédige mon rapport, je vous le transfère et je m'en vais.

- Bien. Bonnes vacances et joyeuses fêtes, Anne-Laure.

- Merci, joyeuses fêtes à vous aussi. »

Une fois sortie du ministère, je transplanai directement au terrier, pour m'apercevoir qu'il y avait personne. Intriguée, je fis le tour de la maison, mais il n'y avait aucune Weasley. M'arrêtant de chercher, je réfléchis à savoir où est-ce qu'ils avaient pu partir tous. Mais, c'est évident, ils sont chez Black. C'est plus près de l'hôpital pour Molly et les enfants restent sous bonne protection, enfin en espérant qu'il y ait Remus au moins, il y a quelqu'un de sensé dans cette maison.

Décidant d'aller tout de même voir Molly, je transplanai au Square Grimmaurd, je toquai à la porte et attendis en croisant les doigts que ce ne soit pas Black qui ouvre. Malheureusement, mon vœu ne fut pas exaucé.

« - Oh ! Anne-Laure ! S'exclama un Black, content de me voir.

- Ah ! Black ! Fis-je d'un tel ton, que son sourire disparut instantanément. Tu me laisses entrer ou je dois rester devant la porte indéfiniment.

- Non ! Non ! Vas-y entre. Je suppose que tu viens voir Molly.

- Très perspicace ! Déclarai-je, acerbe. Tu as deviné tout seul. »

Ne le laissant pas répliquer, je me dirigeai aussitôt vers la cuisine, où je découvris Molly, ainsi que ses enfants, Remus, Dora, Harry et Hermione. A leur vue, je me détendis.

On discuta ensuite une bonne partie de l'après midi, de l'ordre, d'Arthur, des fêtes de fin d'année. Vers l'heure du repas, je pris congé de Molly, ainsi que des autres, sans avoir vu Black et cela vaut mieux pour lui et pour les habitants de cette maison, même le tableau se serait tu.

Molly, bien entendu, voulut m'inviter pour Noël, mais je refusais en déclarant que j'allais voir mes parents. Heureusement, que ni Remus, ni Dora n'étaient dans le coin.

Au moment où je traversais le hall, je sentis une main sur mon bras, que je reconnus aussitôt.

« - Black, je crois qu'on n'a plus rien à se dire, vu que tu me sers juste de dérivatif ! Déclarai-je, acerbe, ayant toujours en travers de la gorge la conversation d'il y a dix jours.

- Ecoute, je voudrais m'excuser de mon comportement, dit-il en emmenant vers une petite salle, où personne ne pourrait nous déranger et ne lançant un sort d'insonorisation.

- T'excuser ! Mais j'en ai marre, enrageai-je d'un coup. Tu as toujours fait ça, tu fais une bêtise, tu t'aperçois que cela fait mal gens et tu t'excuses, avec le même regard qu'aujourd'hui. Tu sais quoi ! Cela ne m'intéresse plus, j'en ai marre !

- D'accord, m'interrompt-il. Tu as raison de dire cela, mais j'étais de mauvaise humeur, je ne vois personne, et toi tu débarques comme une fleur. Tu croyais que j'allais le prendre comment ?

- Le prendre comment ? Mais enfin ! Le fustigeais-je. Arrête de te prendre pour un martyr. Je commence à me demander si Rogue n'a pas raison, tu…

- Ne me parle pas de lui ! S'emporta-t-il, en me bloquant contre le mur. Ce n'est qu'un vérascasse, il ne fait cela que pour me mettre en colère et que je fasse une vraie connerie.

- Alors, change. Montre-moi que tu peux arrêter de t'apitoyer sur ton sort, que même si tu restes bloqué dans cette maison, tu peux faire des choses, et pas ce que je vois maintenant.

- C'est de ta faute, tu…

- Comment c'est de ma faute ? C'est de ma faute si tu bois tous les soirs, si tu as délaissé cette maison, si tu te délaisses toi-même. Mais, comment est-ce que je peux encore être amoureuse de toi ? Tu peux me le dire. Tu ne… »

Je m'interrompis tout d'un coup, me rendant compte de ce que je venais de dire. Par Merlin, je venais de faire la plus belle boulette de ma vie. Bien joué pour un auror, mon patron serait fier de moi, avouer un truc aussi inavouable à quelqu'un, qui, de toute façon, ne vous aime plus. Comment ça, j'ai tort, vu comment il m'a traité il y a dix jours, cela répond à toutes mes questions qui se posaient depuis le mois de juillet.

Alors que j'étais en train de me fustiger mentalement pour ma bêtise, je ne m'aperçus pas tout de suite que lui aussi s'était figé, comme s'il essayait d'imprimer ce que je venais de lui dire. Par contre, je sentis parfaitement que l'étreinte autour de ma taille avait changé, qu'elle était devenue plus tendre, qu'il s'était rapproché de moi au point que nos nez se frôlaient et qu'il regardait mes lèvres de façon intensive.

N'écoutant que mon instinct et mon envie, je me jetais littéralement sur ses lèvres, qui m'avaient tant manquées. Le baiser fut, au départ, violent, comme si on se déchargeait de 14 ans de manque, de frustration. Puis le baiser devint plus langoureux, plus sensuel. Nos mains se baladaient partout sur nos deux corps respectifs. Si cela continuait, on allait faire l'amour dans cette salle cela ne me dérangeait pas autre mesure, mais, si la pièce avait un sort d'insonorisation, elle n'était pas fermée.

A bout de souffle, nous nous séparâmes et nous regardâmes. Puis, il se mit à pouffer.

« -Je peux savoir ce qu'il y a de si drôle ? Déclarais-je vexée, en essayant de me dégager.

- Je me faisais la réflexion que j'aurai du t'embrasser plutôt, me dit-il, tout en resserrant son étreinte autour e moi. Si tu savais à tel point je t'aime, à tel point cela m'a permis, entre autre, de rester lucide à Azkaban, même si je me disais que tu devais avoir refait ta vie, que tu devais me haïr pour tout ce que j'avais fait, cela m'a aidé !

- Et de un, je t'ai toujours cru innocent et de deux, je n'aurais jamais pu me marier avec quelqu'un d'autre que toi et e toute façon, j'étais toujours fiancée que je sache, le taquinais-je. Par contre, il faut que j'y aille, je suis sensée être déjà partie.

- Ah non ! Reste encore un peu ! me supplia-t-il. »

Ce qu'il avait oublié, c'est qu'il parlait à un auror et, en moins de temps qu'il ne faut pour dire quidditch, il se retrouva par terre, l'air complètement étonné.

Je puis donc sortir librement de la pièce et me diriger vers ma sortie, quand une main me prit le bras. Alors que j'allais dire à Sirius qu'on se verrait demain, je me retournais face à une Molly légèrement furibonde.

« -Euh ! Que se passe-t-il ? Fis-je, perplexe.

- Tu croyais que je n'allais pas le savoir ? Me questionna-t-elle.

- De quoi parles-tu ? Répliquai-jr, tout en l'emmenant sans le salon, pour éviter qu'elle réveille ma belle-mère.

- De quoi je parle ? Mais du fait que tu vas passer Noël toute seule ! S'exclama-t-elle. Et, cela, il en ait hors de question. Tu croyais que je n'allais pas en parler à Remus et Tonks, peut-être !

- Si, mais je pensais que je ne serai plus là.

- Et bien, puisque tu es là, tu vas me faire le plaisir de passer tous tes congés ici et sans discuter. Je suis sûre que Sirius n'y voit aucun inconvénient. N'est-ce pas Sirius ?

- Non, aucun. Au contraire, plus on est de fous, plus on rit.

- En gros, je n'ai pas le choix.

- Tu as tout compris, Anne-Laure, me déclara une Tonks ravie. »

Résignée, mais contente au fond de moi, je me déclarais vaincue sous l'œil amusé et attentif de toute la maisonnée. Je partis me chercher des affaires chez moi, sous bonne escorte, c'est-à-dire Remus et Tonks.

OoOoOoOoOo

Noël, cette année, fut magnifique. Cela fait 14 ans que je n'avais pas passé un Noël aussi fabuleux que celui-là. On a oublié pendant quelques heures la guerre, même s'il manquait Arthur.

Les enfants sont allés à l'hôpital avec Remus, Tonks, Sturgis et Molly, ce qui nous a laissé la maison pour nous tous seuls et on peut dire qu'on en a profité. D'ailleurs, pour l'instant, nous n'avons rien dit à personne pour avoir la paix, mais aussi pour garder le bonheur pour nous.

Je pense que Dumbledore est au courant, je ne sais comment, mais vu comment il nous observe, il se doute de quelque chose bizarrement Remus n'a pas encore compris, il a bien vu que Sirius était heureux, mais celui-ci lui a rétorqué que c'est le fait d'avoir autant de monde à Noël, après tant de mois de solitude. Et voilà), comment Sirius Black arrive à faire culpabiliser son meilleur ami, sa cousine et sa fiancée.

D'ailleurs, son côté taciturne est revenu après le jour de l'an, le fait de savoir que la maison va être de nouveau vide le rend grognon, même Harry et moi avons du mal à le dérider. Il sourit aux blagues, mais ensuite il retourne dans ses pensées, noires. Il va falloir que je trouve la solution.

Je ne peux quand même pas habiter au Square Grimmaurd tout le monde trouverait cela suspect, d'ailleurs. Lui et moi en avons déjà discuté. Je ne pourrais pas venir tous les jours.

Mais, moi, Anne-Laure O'Connell, irlandaise, je suis têtue et je jure que je trouverais une solution.


voilà, fin du chapitre, il en reste deux avant la fin.

je ne sais quand je publierai, mais j'espère pas après 3 ans!

une petite review fait toujours plaisir

merci!

a très bientôt!