Lorsqu'il ouvrit les yeux le lendemain, Watson avait la désagréable sensation d'une brûlure dans la gorge en plus d'un mal de crâne atroce. Il savait que la migraine de la veille n'était pas innocente. Ce genre de mal vicieux s'attaquait à l'organisme lorsqu'il était au plus bas. Malgré sa douleur, le médecin se leva de son lit pour se préparer dans l'intention de se rendre à son cabinet. Alors qu'il s'apprêtait à descendre les escaliers, il entendit Holmes s'adresser à lui.
« Hé bien mon vieux, qu'est-ce qu'il vous arrive? »
L'intéressé tourna la tête vers son ami qui avait l'air inquiet.
« Pourquoi cela? »
Holmes grimaça une seconde à l'entente de la voix légèrement enrouée de son ami.
« Parce que vous avez la pâleur d'un fantôme, la voix aussi mélodieuse qu'une crécelle et que vous partez travailler un samedi. »
Watson ferma les yeux en soupirant, se traitant intérieurement de sombre idiot. Il avait totalement oublié quel jour ils étaient. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il sursauta presque en voyant que Holmes était à présent juste en face de lui. Watson sentit son ami poser une main fraîche sur son front avant de lui sourire même si son inquiétude était visible.
« Un médecin malade, c'est un comble... vous êtes brûlant, vous devriez retourner vous allonger. »
Watson acquiesça puis se dirigea vers sa chambre. Ce n'est qu'une fois la main posée sur la poignée de sa porte qu'il remarqua que Holmes le suivait.
« Puis-je savoir ce que vous faites?
- Je vous tiens compagnie. Vous m'avez veillé pendant ma convalescence, il est normal que je fasse de même. »
Watson sentit un léger pincement au cœur, touché du geste de son ami.
« Je n'ai fait que mon travail de médecin et surtout d'ami. Vous ne me devez rien.
- J'insiste. »
Le médecin sourit en secouant la tête puis ouvrit la porte de sa chambre pour y entrer. Il savait que Holmes était têtu, lui refuser ce qu'il voulait serait inutile, il n'avait vraisemblablement pas le choix. Alors que Watson s'était assis sur son lit pour tenter de se rassembler, il sentit deux mains faire glisser sa veste sur ses épaules puis ses bras, avant de dénouer sa cravate pour la retirer, commençant ensuite à déboutonner son gilet. Le médecin ne put s'empêcher de sourire à l'attention de son ami.
« Holmes, vous êtes vraiment très aimable de vouloir m'aider mais je pense pouvoir le faire moi-même, je ne suis pas mourant.
- Bien évidemment. »
Les mains de Holmes se stoppèrent avant de se retirer de son compagnon qui finit d'ôter sa veste et son gilet, gardant sur lui sa chemise et son pantalon pour s'allonger sur son lit. Le détective, lui, restait debout, semblant ignorer ce qu'il devait faire. Watson lui adressa un léger sourire en tapotant d'une main le rebord de son lit. Holmes s'assit donc à l'endroit désigné en passant une main dans ses cheveux, il semblait légèrement gêné. Le détective sentit la main de son ami se poser contre son ventre, remontant sur son torse pour y appliquer une pression de plus en plus forte. Holmes finit par se laisser entraîner, s'allongeant sur le dos alors que sa tête se posait contre l'estomac du médecin. Il ressentit un léger malaise qui se dissipa aussitôt en sentant que la main de Watson restait à sa place et que celui-ci semblait éprouver un certain bien-être à cette position. Sans regarder son ami, Holmes tendit une main vers son visage pour la poser à côté, laissant ses doigts toucher sa joue alors que Watson fermait les yeux pour prendre un peu de repos.
Tout au long du week-end, Holmes resta à ses côtés, même si le médecin insista plusieurs fois sur le fait qu'il se sentait bien et que son état s'améliorait rapidement. Plusieurs fois, Watson se réveilla enroulé dans ses couvertures comme quelques jours plus tôt. Il vit aussi que Holmes sortait ou s'installait à côté de sa fenêtre lorsqu'il voulait fumer sa pipe. Le lundi matin, Watson se sentait de nouveau en forme, si ce n'était une légère démangeaison dans la gorge. Il descendit à son cabinet après avoir dit au revoir à Holmes.
Il fallut qu'il sorte durant la journée pour quelques consultations à domicile. Alors qu'il marchait dans une des riches galeries marchandes de Londres, son attention fut attirée par deux enfants qui riaient devant la vitrine de la boutique d'un tailleur qu'il connaissait, Hoffman de son nom. Un homme à lunettes, grisonnant, petit et trapu qui était connu pour la qualité de son travail et avait même œuvré pour la couronne. Watson s'arrêta une seconde pour voir ce qui amusait autant les deux enfants. Les bras lui en tombèrent de voir que Holmes était à l'intérieur du magasin et qu'il malmenait le pauvre homme. Il ne tenait pas en place, s'amusant avec le mètre ruban du tailleur, puis il allait toucher les étoffes tout en lui parlant alors que Hoffman, lui, essayait de sourire et de garder son calme même s'il était visible qu'il était exaspéré par les actions du détective. Watson fut tenté d'entrer pour surprendre son ami, car ce qui se déroulait sous ses yeux était quelque chose qu'il n'aurait vraisemblablement jamais dû voir. D'une part parce que Holmes ne tenait pas en place et avait l'air d'un paranoïaque compulsif en ce moment même, d'une autre parce qu'il ne l'avait jamais vu aller chez un tailleur et que cela était certainement une chose qu'il n'aimait pas. Malgré son envie de le surprendre, Watson reprit son chemin, il avait du travail et s'il entrait, la discussion qu'il aurait avec Holmes s'éterniserait, il le savait.
Le médecin reprit son chemin tout en gardant quelques minutes en tête ce qu'il venait de voir. Il se demandait réellement ce qu'il pouvait faire chez un tailleur sans raison apparente et surtout pourquoi il le malmenait ainsi. Arrivé chez son premier client, cette pensée lui sortit de la tête.
Ce n'est que deux heures plus tard que Watson rentra chez lui. Sur le seuil de la porte, une très belle jeune femme portant une interminable robe de lin rouge semblait attendre. Elle avait de longs cheveux châtains ondulés, une peau mate et des yeux verts. Sur ses lèvres souriantes, elle portait un rouge aussi vif que celui de sa robe, ainsi que de nombreux bracelets ronds dorés autour de ses poignets. Watson s'approcha d'elle :
« Puis-je vous aider?
- Peut-être, connaissez-vous l'homme qui vit ici? Grand, brun avec des yeux noisettes, assez négligé.
- Oui c'est un ami à moi. Voulez-vous que je lui transmette un message?
- Oui, cela fait près d'une heure que j'attends ici. Je n'ose pas entrer, ce n'est pas chez moi après tout... mais il est avec Tanya, je voudrais que vous lui disiez que nous devons partir maintenant. »
Watson se figea à l'entente de ces mots, ressentant une vive douleur au cœur. Il hocha la tête à l'intention de la jeune femme puis entra dans l'immeuble pour ensuite monter les escaliers quatre à quatre alors qu'il commençait à sentir sa gorge se serrer et ses yeux le picoter légèrement. Il ouvrit sans frapper la chambre de son ami et constata qu'elle était vide. Il vit ensuite Gladstone assis en face de la porte de leur salle de vie. Watson tenta de l'ouvrir mais elle était fermée à clef. Il cogna avec force contre la porte en appelant son ami d'une voix colérique.
« Holmes! Ouvrez cette porte immédiatement! »
Watson entendit le verrou s'ouvrir. Il tenta d'en forcer l'accès, mais Holmes l'en empêcha. Il ne put donc que l'entrebâiller que d'une vingtaine de centimètres.
« Je suis occupé.
- C'est ce que j'ai cru comprendre...
- Ce ne sont pas vos affaires Watson.
- Jusqu'à preuve du contraire je suis chez moi aussi, ouvrez cette porte immédiatement et jetez cette Tanya dehors!
- Il y a un problème.
- Quoi encore?!
- J'ignore où elle est.
- Vous voulez dire qu'il y a une étrangère qui rode dans notre appartement?!
- En quelques sortes... »
Watson adressa un regard furieux à son ami qui avait l'air ennuyé et inquiet. Holmes fit signe au médecin d'entrer après quoi il referma la porte derrière lui. Alors que le détective était déjà parti à l'autre bout de la pièce pour s'adosser au mur, scrutant la pièce du regard, Watson, lui, resta à sa place initiale. Il se sentait profondément blessé et trahi même s'il n'avait aucune raison de l'être. Le médecin se ressaisit à cette pensée, même s'il ressentait toujours profondément ces désagréables sensations. Il alla s'asseoir dans son fauteuil en silence pour se calmer. Alors qu'il passait la main sur son visage, il sentit une masse chaleureuse toucher sa cheville, puis se mouvoir. Il baissa les yeux pour voir la source de ce contact. Dès qu'ils furent posés sur la chose à ses pieds, Watson poussa un hurlement en bondissant littéralement de son fauteuil pour aller se réfugier près de la porte. Il adressa un regard terrifié à son ami qui, lui, se dirigea vers la chose pour la prendre dans ses mains, un air soulagé sur le visage.
« Tanya!
- Tanya...? »
Watson regarda son ami d'un air incompréhensif, baissant ensuite les yeux pour voir ce qu'il tenait dans ses bras. Il déglutit avec difficulté, tentant de reprendre ses esprits.
« Tanya est... un serpent?
- Bien évidemment, pourquoi croyez vous que Gladstone est dehors? Je savais que vous ne voudriez jamais que j'amène une bête comme celle-ci chez nous mais en voyant le cirque qui s'est installé en ville, je n'ai pu résister. »
Watson trouvait que la voix de son ami avait quelque chose d'étrange. Elle était trop douce, trop innocente, trop pleine de bonne foi pour être franche.
« Pourquoi faites-vous cette tête? Auriez vous cru que Tanya était... »
En voyant l'air surpris sur le visage de Holmes, ajouté au fait que sa voix s'était adoucie et emplie d'encore plus d'innocence, Watson avait désormais la certitude que son attitude n'avait rien de franche, il avait tout planifié. Les lèvres du détective s'étirèrent en un sourire qui semblait au moins aussi diabolique que ses yeux se voulaient innocents.
« Vous êtes un démon...
- Seriez-vous jaloux? »
Watson sentit le sang lui monter aux joues, restant silencieux durant un certain temps. Il n'avait pas pensé une seconde que cet enchaînement de sentiments qu'il avait eu puisse être de la jalousie.
« Pas le moins du monde.
- Alors comme ça... vous pouvez avoir des aventures, même vouloir partir vous marier, avoir une vie autre, cela vous semble normal. Mais en ce qui me concerne, je ne peux pas avoir d'aventure, ni voir de femme sans que vous me fassiez une crise de jalousie? N'est-ce pas pourtant vous qui m'aviez dit, je cite : vous devriez apprendre à vous laisser vivre? »
Encore une fois, Watson garda le silence. Il voulait laisser paraître une expression choquée et indignée par les dires de son ami, mais au fond de lui-même, il avait atrocement honte de se rendre compte à quel point Holmes avait raison. Celui-ci le regardait en silence. Son sourire s'élargit comme s'il avait la confirmation d'une chose à laquelle il pensait. Watson finit par baisser les yeux, n'osant plus le regarder en face, il était totalement déboussolé. Ce qui le sortit de sa rêverie fut un sifflement qui lui glaça le sang de la part de la bête que Holmes tenait toujours dans ses bras. Il ne put retenir une grimace de dégoût en voyant le reptile glisser sa tête sur le bras de son ami pour remonter vers son épaule.
« Qu'y a-t-il?
- C'est répugnant.
- Voyons Watson! Ne dites pas ce genre de chose en face d'elle, elle pourrait vous entendre, les animaux eux aussi ont des sentiments. »
Le médecin put enfin décrocher son regard du reptile pour voir le visage de son ami qui semblait amusé de sa peur. C'était bien du genre de Holmes de faire comme s'il était plus préoccupé par les sentiments d'une bête que ceux des humains. Il se demandait comment il pouvait toucher, tenir, laisser ramper sur lui un tel animal. Son cœur se crispait de dégoût et de peur à chaque fois qu'il voyait le serpent sortir sa langue pour sentir l'air autour de lui.
« Holmes... pour l'amour du ciel... cette chose va finir par vous mordre.
- Pour votre gouverne Watson, les Pythons n'ont pas de crocs. Elle est totalement inoffensive, la preuve. »
Watson sentit une crise cardiaque arriver en voyant Holmes nouer nonchalamment la bête autour de son cou comme une écharpe, celle-ci restait étrangement calme.
« Vous voyez? Puis si elle voulait me mordre, cela ne serait d'aucun danger. C'est une membre de l'espèce des Pythons Regius, les Pythons Royaux si vous préférez, ce sont des constrictors. »
Watson sentit de nouveau une crise cardiaque se préciser, sa respiration se bloqua d'horreur et de peur.
« Holmes... vous avez un serpent... constrictor... autour de votre cou...
- Watson, cette bête est dressée et habituée au contact humain. Je n'ai pas peur, elle ne resserrera que si elle sent de l'inquiétude. Détendez-vous. »
Malgré l'assurance de Holmes, Watson ne pouvait s'empêcher d'être terrorisé par le reptile qu'il maniait presque comme un jouet. Il vit avec horreur son ami tenter de s'approcher de lui. Dans un réflexe de défense, il se colla dos au mur en brandissant sa canne pour le défendre d'avancer.
« Ne m'approchez pas avec cette... chose! »
Holmes poussa un soupir d'exaspération avant d'empoigner la canne d'une main pour la jeter un peu plus loin. Il prit ensuite le reptile dans ses mains, celui-ci s'enroula automatiquement autour de ses poignets. Le détective s'approcha un peu plus de son ami qui n'osait plus bouger.
« Est-ce que vous me faites confiance? »
Watson décrocha son regard du serpent pour regarder son ami dans les yeux, qui cette fois-ci, semblait avoir retrouvé tout son sérieux. Ne pouvant dire un mot, il se contenta de hocher brièvement la tête.
« Vos mains. »
Watson baissa les yeux pour voir que Holmes avait les mains ouvertes et tendues vers lui, il attendait vraisemblablement qu'il lui donne les siennes. Le médecin ferma les yeux pour les mettre dans celles de son ami qui se refermèrent aussitôt autour d'elles. Il ne put retenir une expression de dégoût en sentant la peau chaude et soyeuse du reptile passer sur la sienne. Il sentait la chaire et les os de l'animal s'enrouler autour de son avant bras alors qu'il tentait de garder son sang froid, sentant ensuite plusieurs coups de langue taper contre son poignet. Watson constata avec soulagement les mains de Holmes dégager l'animal en le reprenant dans ses bras pour s'éloigner de lui.
« Était-ce si terrible que cela?
- Pire encore. »
Holmes se mit à rire devant l'expression de son ami.
« Vous savez, ces pauvres bêtes sont trop souvent incomprises. Pourtant, même si l'être humain s'acharne à leur coller une image cruelle, ils comptent parmi les animaux les plus peureux et les plus romantiques.
- Je ne vois pas ce que cette chose peut bien avoir de romantique. »
Holmes soupira, un air faussement exaspéré sur le visage. Watson, lui, ne pouvait dériver son regard de la bête rampante.
« Vous l'ignorez peut-être mais les serpents se mettent parfois en couple, ceux qui le font ne se quitteront jamais et n'auront pas d'œufs avec d'autres congénères... du moins si le couple formé de partenaires est de sexes opposés, car il a été observé qu'ils pouvaient former des couples du même sexe, enfin bref, passons. Voyez-vous, il a été prouvé que ces reptiles incompris développent un sixième sens des plus étranges dans ce cas-là. Lorsque leur moitié meurt, l'autre le saura automatiquement et ira immédiatement retrouver la dépouille de son compagnon. Il s'enroule autour du corps et se laisse mourir de chagrin. On pourrait penser que la faim et la soif en sont la cause mais un serpent peut vivre plus d'une année sans se nourrir et ne boit pas. Alors, la bête mourra aux côtés de son compagnon au bout de quelques heures, quelques jours tout au plus et piquera tous ceux qui s'approcheront de la dépouille. »
Watson resta silencieux, relevant les yeux pour voir le visage de son ami qui, lui, regardait , fasciné le serpent dans ses mains, suivant chaque geste que la bête faisait.
« Tragique oui, mais pour le moment, je pense qu'il faudrait que je descende pour rendre sa "compagne" à la jeune femme qui attend sur notre porche. »
Holmes se dirigea vers la porte pour l'ouvrir et sortit, suivi par Watson qui gardait une distance respectable. Lorsqu'il atteignit le bas des escaliers, le serpent s'était déjà enroulé autour du bras de sa maîtresse qui souriait en le saluant. Holmes ferma la porte pour se diriger vers son ami, toujours sur la dernière marche de l'escalier.
« Ne me dites pas que vous aviez aussi peur que cela. Cette pauvre bête avait bien plus peur de vous que vous d'elle. Qu'est-ce qui vous dégoutte autant? »
Watson resta silencieux encore quelques secondes. Il ignorait quoi répondre, ayant du mal à mettre le doigt sur ce qui le gênait autant.
« Je l'ignore... c'est juste un animal si étrange... cette chose n'a pas de pattes, elle marche sur son estomac... »
À la déclaration de son ami, Holmes fut pris d'un fou rire qui vexa profondément Watson. Une minute passa, temps nécessaire au détective pour qu'il se reprenne.
« J'avoue que pour une fois, je suis surpris... Watson, voyons, les escargots eux aussi marchent sur leur estomac, avez-vous peur d'eux pour autant? »
Le médecin adressa un regard noir à son ami, le défendant de se remettre à rire de lui.
« Je suis désolé, je n'ai pas pu résister. Quand on pense que des animaux sourds et aveugles peuvent créer une telle crainte... enfin, il est vrai qu'au premier abord, ils paraissent impressionnants, je vous l'accorde. Par contre, je n'arrive pas à croire que vous ayez cru que j'avais amené une fille de "ce genre" chez nous. »
Holmes ricana en le regardant alors qu'il sortait sa pipe de sa poche pour l'allumer, passant ensuite à côté de Watson pour lui tapoter l'épaule en montant les escalier.
« Vous savez parfaitement que je ne vous tromperai jamais. »
Watson se pinça l'arête du nez en poussant un soupir d'exaspération à la dernière remarque de son ami.
Voilà pour le septième chapitre :D!
Un peu court encore une fois avec une fin assez soudaine mais ça, c'est la faute de ma complice, donc blâmez-là elle x)! Elle m'a conseillé d'arrêter là.
La relation stagne un peu, mais après tout une vrai relation, surtout précédé d'une amitié se développe rarement rapidement :P
Je promet que le chapitre suivant sera plus long et surtout plus intéréssant, j'espère néanmoins que celui-ci vous a plut :)... A très vite :D!
Merci encore de vos lectures et de vos avis à tous :)
