Voilà enfin la suite de mon OS. Je vous rappelle que tout ceci n'est qu'un petit délire de mon esprit tordu.

« Tout les personnages sont à la fabuleuse JK Rowling »

Excepté ma chère Jessie.

Je suis consciente de mes fautes, surtout au niveau de la conjugaison. C'est le mal pour moi. Alors s'il vous plait, essayez de passer par dessus ça. Toutes mes excuses à l'avance.

XxXxXx

Lorsque Dumbledore remonta dans son bureau, les laissant ici, dans ce petit couloir, la résignation gagna les yeux de Jessie, -toujours dans le corps de Rogue pour son plus grand malheur- elle souffla un grand coup, comme si cela suffirait à faire sortir toute sa rage et sa frustration. A ce moment, vraiment elle aurait pu tuer n'importe qui passait là, simplement parce qu'elle n'était pas d'humeur.

- Sans doute parce que j'ai la cervelle de Rogue ! Pensa t-elle

Oui. C'était sans doute cela. Elle éclata d'un rire frénétique et incontrôlé, elle s'appuya sur le mur le plus proche et se laissa glisser le long de celui-ci. Elle était désormais assise par terre, elle plaça comme le put la cape et la robe de sorcier de Rogue et fourra son visage entre « ses » mains.

Severus quand à lui, n'avait rien dit. Qu'aurait-il pût ajouter après cela ? Après tout, il ne voulait absolument pas que l'on sache qu'il avait été stupide au point de laisser une gamine se balader dans son corps avec son cerveau brillant et tout ce qu'il contenait. Rien que d'y penser, tout cela le rendait malade, il savait que si quelques bribes de la mémoire lui venait en tête à ce moment ce devait être son cas à elle aussi...lui qui avait toujours dissimuler farouchement son passé, son triste passé. Il posa les yeux sur « elle », il avait l'impression de se regarder dans un miroir, elle avait relever les yeux, elle le fixait intensément, tristement.

- Bien sur, il y à de quoi, pensa t-il

Elle se releva. Elle épousseta soigneusement « ses » robes sombres, sembla les remettre en place, histoire de paraître présentable, puis elle s'avança, passa à ses côtés et s'éloigna.

- Vous comptez restez ici toute votre journée ? Lança t-elle, sèchement

Il ne répondit même pas. Après tout, à quoi bon ? Il n'allait tout de même pas s'énerver tout de suite ! Il allait devoir supporter ça jusqu'au lendemain matin. Autant garder son sang froid un maximum, sinon il finirait par l'étriper et s'abimer lui même. Il serra les poings et se promis intérieurement de lui faire payer son insolence une fois le « problème » résolu pour de bon. C'est ainsi que sans un mot supplémentaire, il lui emboita le pas. Il traversèrent ainsi un long corridor, pour enfin atteindre les escaliers, à ce moment, Jessie stoppa. Elle fit demi-tour, suivit de Severus, sur les nerfs et curieux. Elle sortit dans l'un des jardins et repéra un groupe de Serpentard. Elle s'en approcha un peu.

- Monsieur Malefoy ! Lança t-elle, froidement, durement, tout comme il l'aurait lui même fait

L'intéressée se retourna vivement, il envoya un regard méprisant et moqueur à Jessie -Rogue en réalité- et posa un regard insolent et défiant à son professeur. Mais Jessie ne cilla pas. Elle rendit son regard mauvais à Drago.

- Je n'assure plus aucun cours jusqu'à demain ! Faites passer le mot ! Fit-elle

Drago sembla décontenancé un moment, puis il fit un signe positif de la tête et Jessie se détourna, faisant voler derrière elle les capes de Rogue, elle s'éloigna. Severus lui emboita le pas et cette fois-ci elle se dirigea directement vers les cachots. Elle ouvrit la porte, laissa Rogue y entrer et verrouilla la porte. Puis elle quitta son air froid et redevint neutre. Elle s'assit dans un coin de la salle, attrapa un bouquin qui se trouvait là, et commença à lire, sans un mot.

Pour lui, ce n'était pas plus mal. Moins elle parlerait, moins il serrait tenter de l'extirper de son corps de n'importe quelle manière que ce soit. Se contentant de l'ignorer, il s'assit derrière son bureau et travailla à la lecture, la correction et la notation que quelques parchemins.

Plus d'une heure après avoir commencer cela, il leva enfin les yeux pour observer Jessie qui n'avait pas dit mot depuis le début, ce qui, il dû bien l'admettre le surprit. Surprit ! Il le fut encore plus en découvrant qu'en réalité elle s'était endormie, appuyée sur une paillasse, la tête sur un livre de potion. Il eu à ce moment l'impression de se revoir à l'époque de ses études, c'était tout à fait son genre de premier de la classe. Alors il se leva, il s'approcha d'elle et retira le livre avant que celui ne se retrouve en parti imprimer sur sa propre joue. Lorsqu'il se saisit du livre, elle bougea, puis sursauta et se réveilla.

- Bon sang...murmura t-elle

- C'est étudier qui vous fait dormir, Wells ?

- Non, ça viens surement du fait que votre corps et vide d'énergie ! Ça vous arrive de dormir et manger ? Demanda t-elle

Il ne sut quoi répondre. Bien sur ça lui arrivait. Pas souvent ces temps-ci cela dit, il devait bien se l'admettre. En ces temps de guerre constante, chaque fois qu'il fermait les yeux des images désagréables et douloureuse lui venaient en tête. Parfois il revoyait Lily, elle lui souriait, elle lui disait que tout irait pour le mieux, puis Potter apparaissait et comme un idiot il se retrouvait comme sans défenses. C'était stupide bien sur, parce que depuis cette époque, il avait bien changer, il n'hésitait plus, mais dans ces cauchemars, Potter avait toujours le dessus, et lui, il finissait toujours à terre, humilié. Et Lily partait. Elle le laissait sans se retourner. Parfois, il voyait Potter, Harry Potter, Il apparaissait devant lui, il le regardait droit dans les yeux, ses yeux, il avait les mêmes yeux qu'elle, des yeux qu'il ne pouvait s'empêcher de regardait dés qu'il en avait l'occasion. Quand il voyait Harry, il avait parfois envie de le serrer dans ses bras, comme son propre enfant, puis il ouvrait la bouche et tout ce qui sortait de celle-ci avait toujours énerver Severus. « Servilus » Qu'il haïssait ce surnom, et à ce moment là, il avait toujours envie de tuer Potter, le tuer malgré ses yeux. D'autres fois encore, il le voyais « lui », ce faux « maître ». Voldemort. Il le voyait tuer, tuer devant lui, simplement pour le tester, pour voir s'il fléchissait. Mais il n'avait jamais fléchi, du moins pas devant lui, que ce soit sous les cris d'une femme ou d'un enfant innocent, il avait toujours su garder son calme. Il en allait de sa vie.

- Pourquoi vous ne lui dîtes pas ? Demanda alors Jessie, rompant les réflexions de son professeur

- Dire quoi à qui ? De quoi parlez vous ?

- A Potter. Pourquoi vous ne lui dîtes pas que vous êtes avant tout pour l'Ordre ? Et tout ce que vous faîtes actuellement c'est pour sa mère ?

Rogue resta sans voix. C'était ce qu'il redoutait. Elle avait accès à ses souvenirs, à ses pensées, à tout ce que contenait son cerveau. Bien sur il aurait du s'en douter. La mémoire c'était aussi physique, c'était aussi une partie du corps et pas seulement une partie de l'esprit. Ainsi ils avaient garder leurs souvenirs et avait accès à ceux de l'autre.

- Et vous ? Pourquoi ne pas vous défendre ? Êtes-vous si lâche, Wells ?

Bien sur. Ça elle aurait dû s'y attendre. Elle avait fouiller, lui aussi. Pourquoi ? En fait elle ne savait pas. Lâche ? Sans doute. En tout cas, cette fois, chacun avait semble t-il toucher le point sensible de l'autre. Et aucune réponse ne semblait vouloir sortir.

- Si vous savez ça, je suppose que vous savez pourquoi, non ? Demanda t-elle

- Vous savez aussi bien que moi que non. Nous avons accès aux souvenirs de l'autre, pas à ses pensées, pas à ses réflexions. Voilà pourquoi vous ignorez mon « pourquoi » et voilà pourquoi j'ignore le vôtre.

Et le silence retomba. Pourquoi voudrait-il parler de ça avec elle ? Ça le regardais. Lui. Lui seul. Et puis de toute manière, lui parler ? Même si elle savait, à quoi ça servirait ? Tout ce qu'elle voulait c'était un « scoop » sur le vieux, sales et mauvais Professeur Rogue. Des informations à faire circuler partout. Rien de plus, rien de moins.

- C'est mon père, vous savez. Mon sang. Le sang c'est important. Vous le savez non ? C'est ainsi qu'est l'éducation dans des familles...comme la mienne.

Il fut surpris. Elle venait de lui parler. Elle venait de lui répondre. Pourquoi ? Pourquoi ne se défendait-elle pas lorsqu'il la frappait ? C'était sa question. Elle avait l'âge. Plus de « trace ». Elle pouvait utiliser la magie. Lui donner un leçon, mais elle le laissait faire. Un coup avec ce martinet en cuir un jour, deux autres avec sa fine canne le lendemain. Et jamais elle pleurait. Elle endurait. Elle tenait. Tout ça au nom du sang, encore et toujours le sang. Une éducation propre pour un sang tout aussi propre, pur.

- Rien ne justifie cela.

- Surement pas l'alcool, non. Mais l'éducation. Faire de son enfant quelqu'un de bien, peut-être.

- Ni l'alcool, ni rien d'autre. Un bon sorcier jamais ne se laisse mettre à terre. Surement pas un sang pur.

Bien sur. Il aurait dû s'y attendre. Son passé, son enfance. Il fallait qu'elle en parle.

- Il ne doit rien savoir. Ce gamin est aussi idiot que son père. Il y à en lui ce que je hais le plus. Mais aussi ce que j'ai le plus aimé. Mais cette partie de lui que je hais, m'a un jour sauver la vie. Ça devrait racheter ses autres fautes, mais non. Pas pour moi. Je le hais toujours autant. Tout ce qu'il voulait c'est que je lui sois redevable. C'est raté.

- Alors celui que l'on appelle la chauve-souris des cachots à en réalité un cœur. Je sais vous vous fichez de ce que je vais vous dire, et vous ne le croirait jamais, mais vous êtes quelqu'un de bien professeur.

Ce fut sur ses mots que le silence retomba, et il perdura d'ailleurs. Ces quelques mots échangés avaient eu le mérite de les faire réfléchir tout les deux. Lorsque la nuit tomba, la fatigue les gagna tout les deux. Ce qu'ils avaient tout les deux qualifier de clavaire, allait prendre fin bientôt. Comme dernier geste dans le corps de son élève, le professeur Rogue esquissa un sourire, un véritable sourire, un sourire qui réchauffa son âme. Jessie quand à elle, n'eut qu'un geste simple, anodin. Elle passa ses doigts dans les cheveux couleur de jais du professeur et sourit à son tour. Pour elle le mythe du professeur au cheveux crasseux venait de tomber.

Lorsque le sommeil les gagna tout les deux, ils avaient toujours tout deux, leurs sourire, pâles, accrochés à leurs lèvres. Le vieil homme barbu entra sans bruit dans la salle et sourit à son tour. D'un coup de baguette, il effaça de leur mémoire ce qui devait être effacer. Les souvenirs de l'autre. Une parti de leur discussion. Il ne laissa que les découvertes importantes, que les mots qui avait fait du bien, sans qu'aucun de l'admette. Puis il donna un second coup de baguette, et chacun reprit sa place. Enfin il sortit, traversa lentement les couloirs de ce château qu'il aimait tant, et regagna son bureau.

XxXxXxX

Lorsqu'ils s'éveillèrent, ils se lancèrent un regard sévère et Jessie sortit de la salle à la hâte. Elle regarda ses mains, fines et féminines, elle toucha ses cheveux, puis elle sourit. Il était tôt, elle regagna sa salle commune, se doucha, se changea.

Il s'était contenter de la laisser partir. Sans un mot. Son cerveau était un grand trou noir, il ne restait que quelques petits îlots de mémoire à la surface.

Dans sa mémoire à elle, il tout était clair. Lors des prochaines vacances elle casserait la canne de son père en deux, elle mettrait le feu à son martinet, et elle donnerait une bonne leçon à cette homme abjecte qu'était son père pour lui montrait qu'on ne traite pas une jeune fille de bonne famille ainsi.

Dans sa mémoire à lui, rien n'avait particulièrement. Dans le plus grand secret, il continuerait de couvrir Harry Potter, de veiller à sa victoire. Il accomplirait sa mission. Il était quelqu'un de bien.

Lorsqu'il fit entrer ses élèves. Elle se trouvait là. Elle lui lança un regard neutre, il se contenta de lui envoyer son plus foudroyant regard spécial « Gryffondor ».

Lorsqu'elle entra dans la classe, elle le regarda un moment.

- Jessie ? Allez, Monsieur CheveuxGrasetSales, va encore hurler si tu traînes ! Lui chuchota son amie en la tirant par la main

- Arrête avec ça.

- Quoi ?

- Ses cheveux ! Un peu de respect. Qu'est ce que tu en sais ?


Voilà ! Bon, la seconde partie est nettement plus sérieuse. Moins de vannes.

J'espère que ça vous aura tout de même plus.

Merci à ceux qui ont pris le temps pour lire ça.