Bring me to life.
Bonjour les gens
Me voilà pour ma première fiction publié sur FF, j'espère que vous me laisserez des reviews – positive et négatives, l'important c'est qu'elles soient constructives ! – et qu'avant tout, cette histoire vous plaira !
Disclaimer : Rien ne m'appartient bien sur, tout es à la grande J.K Rowling, je ne fait qu'empruntez son monde et ses personnages merveilleux pour écrire des histoires à ma sauce.
Rating : Je précise bien que c'est un rating M il y aura donc probablement au moins deux lemons, si les relations entre hommes, et qui plus est, explicites, vous révulsent, passer votre chemin.
NB : Comme je l'ai dit dans ma présentation, j'utilise les noms originaux des personnages de soyez donc point surpris si vous trouvez Snape plutôt que Rogue etc…
Chapitre 2
C'était la rentrée aujourd'hui pour les jeunes étudiants de Hogwarts. Tous étaient dans la Grande Salle, assis autour de la table correspondant à leur maison. Ils discutaient, rigolaient, tous attendaient avec impatience la fin de la répartition des nouveaux élèves dans leur future maison pour enfin voir les tables se remplir de mets appétissants.
Le jeune Serpentard, Draco Malfoy, quant à lui, regardait d'un air las les gouttes de pluie s'écraser sur les fenêtres de la Grande Salle. Il se refusait à descendre ses yeux vers la table des professeurs, à attarder ne serait-ce qu'un instant son regard vers un professeur en particulier, un qu'il ne connaissait que trop bien. Son professeur de Défenses contre les forces du mal, son ancien amant, Sirius Black.
La tentation était forte, douloureuse, et l'espace d'un instant, il eut l'impression de sentir la pression d'un regard sur son visage. D'un coup d'œil, il regarda furtivement son enseignant, Sirius, qui, à l'instant même où ses prunelles rencontrèrent celles de l'adolescent, détourna le regard et fit semblant d'entamer une conversation avec son voisin de gauche, le professeur Flitwick.
Draco, quant à lui sentit tout son corps frissonner lorsqu'il rencontra les yeux océans de son professeur.
Il réussit presque à en ressentir de la joie. Sirius l'avait regardé.
Peut être s'inquiétait il pour lui, peut être lui manquait il, peut être que durant ces vacances, le jeune Malfoy avait occupé ses pensées. Peut-être était-il heureux de le voir.
Draco Malfoy savait qu'il ne cessait d'entretenir une illusion, qu'il se faisait souffrir, et qu'il ne faisait rien pour oublier Sirius, il le savait, mais rêver de s'étendre dans les bras de son professeur, rêver qu'il goutte encore à ses lèvres, rêver que ce dernier lui fasse encore et encore l'amour, tout ça était trop beau, trop agréable, tout ça faisait tellement vivre le jeune homme. Il ne pouvait se séparer de ses illusions.
Sirius Black était l'homme de sa vie, que pouvait-il faire contre ça ? Contre l'Amour qui persiste bien que la flamme s'est éteinte, contre les Souvenirs qui vous rongent, mais qui vous font vivre, contre les larmes incessantes qui ne crient qu'un seul et unique nom avec tant de passion et de détresse ? Que pouvez-vous faire contre ça ? Trop peu de choses.
Draco sortit de ses pensées tumultueuses lorsqu'il fut surpris par la nourriture qui arriva d'un coup sur la table et il ne put qu'envier ceux qui arrivaient à avaler quoi que ce soit. Enfin, pas tous. Il regardait avec dégout Crabbe et Goyle s'enfourner cuisse de poulet sur cuisse de poulet, comme si leur vie dépendait de leur panse fortement remplie à la fin de chaque repas. Mais Draco ne les jugea pas, c'était peu d'être ça leur dépendance à eux, leur speed, leur dose, pour eux c'était la bouffe. Pour Draco, c'était Sirius Black.
Ces derniers temps, Draco Malfoy avait maigri, sa peau n'était devenue que plus pâle, il avait cessé ses incessantes moqueries, tout le monde avait remarqué qu'il allait mal. Les gens le regardaient avec cet air mêlant mépris et compassion, mais personne ne semblait avoir le désir de lui demander la cause de son malheur. Au fond, c'était peut-être mieux, si Draco n'avait jamais caché son attirance pour les hommes, sa relation avec le professeur Black avait toujours fleuri dans le jardin le plus secret. Qu'aurait- il pu leur répondre ? Qu'il voulait mourir, car ce dernier lui avait fait gouter sa virilité, des milliers de fois, printemps comme automne, dans le plus simple confort de l'amour et de la volupté ? Et que ce dernier l'avait rejeté, après un an de passion et de béatitude, dans l'abysse de la solitude, ne trouvant réconfort que dans les petites pilules, rouges, bleues, vertes et jaunes, qu'il avalait, une après une, comme il eut l'habitude d'avaler les perles sortant en douceur du membre de l'Homme ? Quelle tendresse, quelle beauté dans les rapports charnels des êtres humains ! Qui n'eut pas ressenti le vide d'en manquer, surtout quand les sentiments amoureux ont choisi de s'en mêler...
Tout à coup, il sentit sous la table quelqu'un qui frottait son pied avec insistance sur sa jambe, jusqu'a remonter jusqu'à son intimité, il regarda, furtivement, cherchant la personne qui aurait pu potentiellement lui adresser ce genre de comportement.
Il écarta les filles tout Hogwarts ou presque savait que Draco Malfoy était gay. Il croisa le regard de Blaise Zabini qui lui fit un clin d'œil rempli de sous-entendu, continuant ses jeux provocateurs.
Draco lui rendit son sourire, bien sûr pâle et sans fond, et tous deux se levèrent, en discrétion, vers les toilettes les plus proches. Draco n'avait rien à y perdre. Blaise essaya de prendre la main de Draco, voulant afficher aux yeux de tous sa resplendissante conquête, mais ce dernier la retira tout en lui jetant un regard qui ne signifia qu'un désir sans fond. Blaise ne pouvait rien espérer du jeune blond.
En sortant de la salle, il ne put s'empêcher de se retourner vers le seul objet de ses désirs, qui cette fois-là, ne le regarda pas. Un autre couple d'yeux prêtait cependant fort attention à son jeu frivole et désespéré, mais l'adolescent ne remarqua rien, et suivi son amant d'un soir, pour oublier.
SDSMSB.
Je crois que l'on appelle ça, émerger. Je pouvais sentir les rayons du soleil frapper sur mon visage, et la sonnerie de mon réveil qui claquait dans mes tympans depuis maintenant quelques minutes. Je fis un effort surhumain pour appuyer sur le bouton d'arrêt, et ouvrit les yeux.
« Salut Beau Gosse. »
« …B..Blaise ?... Ah oui c'est vrai… Dégage. »
« Héé, c'est toi qui m'a emmené dans ce lit et après tu me dég.. »
« J'ai dit : DÉGAGE. »
Le Zabini se leva en brusquerie, vociférant quelques insultes, et se dirigea vers ma salle d'eau.
« Et utilise TA salle de bain ! »
Il grommela encore plus, pris ses affaires et sortit de la pièce.
Hier j'ai baisé avec Blaise. C'était correct. Ça n'avait rien de passionnel, mais je n'ai pas de regrets non plus, cependant je n'aime pas appeler « faire l'amour » ce genre de coup là.
La seule personne à m'avoir jamais fait l'amour était, lui. Lui.
Je sentis les larmes me monter aux yeux, le simple fait de penser ne serait ce qu'une seconde à sa personne me faisait si facilement chavirer. Pourquoi. Pourquoi…
Je me levai et pris une douche froide, une fois de plus, je me soulageai en pensant à lui, à ses yeux, ses cheveux, son corps, et sa voix, sensuelle et impénétrable.
Je sortis de la cabine de douche et me regardai dans le miroir. Mes yeux étaient creusés de cernes violets, j'étais plus que jamais blanc, mes cheveux étaient secs et mal coupés, mes joues étaient fines, trop fines, mon torse avait gardé sa carrure, mais mon ventre avait visiblement maigri, mes cuisses étaient frêles et peu musclées.
J'étais laid. Sirius, regarde-moi. Regarde ce que tu as fait. Je ne suis plus moi. Je ne suis même plus l'ombre de moi-même. Sirius. Pourquoi. Pourquoi…
Je ne pris même plus la peine de me rendre dans la Grande salle pour le petit déjeuner, je ne me nourrissais plus, à quoi bon ?
La matinée fila vite, jusqu'à cette heure. L'heure de Défense contre les forces du mal.
J'entrai dans la salle et déposai mes affaires en silence, j'évitai le regard assassin de Blaise et m'asseyais à côté de Pansy, qui de toute façon, m'ignorait depuis qu'elle avait appris que j'étais gay.
Le professeur n'était pas encore là. Il n'était pas encore là.
Soudain j'entendis la porte claquer, il s'avança entre les tables, et je ne l'aperçus que de dos, ses cheveux de jais flottant sur ses épaules carrées. Je pus humer son délicieux parfum d'Ambroise lorsqu'il passa entre mes tables, inspirant de toutes mes forces, je tentai d'en imprégner mes narines. Il se retourna brusquement et nous fit face. Je pus distinguer à quel point il était tendu, mais Merlin, qu'il était beau.
Je le désirais tellement, lui et ses lèvres fines et attrayantes, son torse que je devinais si bien malgré sa robe de sorcier, ses cheveux brillants et soyeux que j'avais déjà tant de fois touchés et caressés, ses yeux profonds qui souhaitaient toujours marquer de l'autorité, mais qui au fond étaient si doux, si avenants. Merlin.
L'heure passa lentement, et pas une fois durant il ne m'adressa un regard. Moi, je le regardais avec avidité et plénitude, ne manquant pas un seul mouvement de ses lèvres et de son corps, et lui ne remarquait rien, ou alors, peut être faisait-il semblant de ne rien remarquer.
Peu importe, la douleur qu'il produisait sur mon cœur endolori était la même.
Lorsque la fin du cours sonna, il partit en vitesse, et moi, ' délivré ' de tout espoir d'une nouvelle chance à ces côtés, je me dirigeai vers les toilettes pour pleurer comme une gamine pleurerait pour un garçon qui ne l'a jamais regardée.
