Bring me to life.
Bonjour les gens
Me voilà pour ma première fiction publié sur FF, j'espère que vous me laisserez des reviews – positive et négatives, l'important c'est qu'elles soient constructives ! – et qu'avant tout, cette histoire vous plaira !
Disclaimer : Rien ne m'appartient bien sur, tout es à la grande J.K Rowling, je ne fait qu'empruntez son monde et ses personnages merveilleux pour écrire des histoires à ma sauce.
Rating : Je précise bien que c'est un rating M il y aura donc probablement au moins deux lemons, si les relations entre hommes, et qui plus est, explicites, vous révulsent, passer votre chemin.
NB : Comme je l'ai dit dans ma présentation, j'utilise les noms originaux des personnages de soyez donc point surpris si vous trouvez Snape plutôt que Rogue etc…
Voilà le troisième chapitre des tribulations de notre cher Draco, Hope You like it !
Les semaines passèrent et Sirius me prêtait de moins en moins d'attention. En cours, lorsque j'arrivais à tendre mon bras pour répondre à une question, il m'ignorait royalement.
Pour la première fois de ma vie, je le trouvais lâche et idiot. C'est vrai, j'avais l'impression qu'il avait presque peur de moi, c'est ridicule, je voulais juste qu'il s'intéresse un peu à moi. Juste un peu.
Je le désirais énormément, même plus que lorsqu'il m'aimait aussi je crois. Je le voulais, lui et son corps.
Merlin cela faisait maintenant des mois que je ne vivais plus. Cet été, je m'étais fait marquer. Par la marque noire j'entends. Je la sentais souvent brûler sur mon bras, j'essayais d'ignorer, j'essayais d'oublier, mais je ne pouvais pas.
Voldemort m'avait confié une mission, et il n'y avait pas d'échappatoire. Puisque j'étais seul et que personne ne viendrait accomplir ça à ma place. Si je ne le faisais pas, c'était signer mon arrêt de mort. Je suivais donc les instructions, j'avais l'impression de n'être qu'un pion sur le grand échiquier du mal.
Ma vie n'avait plus de sens. Je m'endormais à cinq heures du matin pour me réveiller à sept, je dormais en cours, j'errais dans les couloirs pendant les pauses.
Je haïssais ma vie, presque autant que je me haïssais moi.
Aujourd'hui j'avais potion, la seule matière où je n'avais pas encore complètement lâché prise.
À la fin du cours - et à mon plus grand étonnement – Snape me convoqua.
Je n'avais rien fait de mal pourtant, j'avais réussi ma potion et je n'avais pas dit un seul mot durant l'heure.
Je n'avais rien à me reprocher.
J'attendis donc à la fin du cours. Snape s'avança et me regarda. Je crois que je n'avais jamais vu ses yeux prendre une telle expression, on aurait dit qu'il regardait un ami. C'était un regard à mi-chemin entre inquiétude, colère et … tendresse ou alors juste compassion. Je crois.
« Draco. »
« Euh, Oui Professeur ? »
« Draco, est-ce que tu vas bien ? »
J'écarquillai les yeux, et je crois que Snape le remarqua, il ajouta
« Je suis sérieux. »
Je ne savais pas quoi répondre. C'était mon professeur - un mangemort soit dit en passant -, et non pas mon confident.
Ce n'est pas comme si je pouvais lui dire
« Bah non-monsieur évidemment que je vais mal, quel manque de perspicacité ! Regardez-moi, je ne mange plus, je ne dors plus, j'ai envie de me suicider, et devinez pourquoi ? Sirius Black m'a brisé le cœur ! Ah oui, j'allais oublier de dire que je sens ma marque me brûler tous les jours, parce que devinez quoi, votre, ou notre maitre m'a gentiment demandé d'assassiner le directeur de cette école. À part ça Professeur, la vie est belle, oui.»
Je crois que je lui répondis plutôt :
« Je vais bien Professeur. Merci. »
« En es-tu sûr ? »
« Oui. Je vais bien Professeur. Merci, je peux y aller ? Au revoir. »
Il acquiesça, ses yeux n'avaient toujours pas changé d'expression. Je repartis, le pas pressé, les yeux larmoyants.
SDSMSB
Il était environ 22 heures, j'errais aux alentours de la tour de Gryffondor, et je priais pour que Rusard ou Miss Teigne ne soient pas dans le coin.
Il fallait que je le voie. Je n'en pouvais plus, je ne respirais plus. Il fallait que je lui parle, qu'il me dise quelque chose, n'importe quoi, mais il fallait que je l'entende s'adresser à moi, Draco Malfoy.
Je trouvai ses appartements sans peine, il n'était pas très loin de la salle commune des autres là. Et puis j'y avais passé tellement de nuits, je les connaissais aussi bien que les quartiers des Serpentard. Il fut un temps où c'était presque ma seconde maison.
Au fond de moi, j'espérais toujours que ce temps-là n'était pas définitivement révolu.
Lorsque j'arrivai devant sa porte, je posai mon oreille contre elle. Il était là, je crois qu'il parlait à un élève ou à un professeur. Lorsque j'entendis quelqu'un s'approcher de la porte, je me glissai derrière un mur.
Potter sortit de la pièce. Pourquoi Potty est toujours partout ?
J'attendis qu'il rentre dans sa salle commune pour à nouveau m'approcher de la porte donnant accès à mon paradis. Notre Paradis…
Avec un effort surhumain, je toquai à la porte. Quelques secondes plus tard, il m'ouvrit.
Il resta bouche bée devant moi, et je pus admirer ses traits qui m'avaient tant manqué, sentir son odeur alléchante, et me plonger dans ses yeux liquides dans lesquels j'aurais voulu me noyer.
« D...ray... Draco, qu'est ce que tu fais là ? »
À ce moment-là, je crus que j'allais mourir d'amour. Sirius Black s'était enfin, après des mois de silence, adressé à ma personne. Cela semblait ridicule de s'exciter ainsi pour une petite phrase, mais Merlin, cela faisait tellement longtemps que je désirais sa voix et ses yeux posés sur moi.
« Je vou...voulais te parler Sirius. »
« Ca ne peut pas attendre de.. »
« Non. Maintenant. »
Je m'étonnai moi-même de la fermeté avec laquelle je lui avais répondu. Sirius me laissa entrer dans ses appartements que je connaissais si bien, où j'avais passé tellement de temps, où j'avais dépensé tellement d'amour, où je me sentais tellement chez moi, malgré les tapisseries rouge et or.
Sur le coup, j'eus envie de pleurer, mais je retins mes larmes.
J'étais à nouveau en présence de Sirius Black, et à ce moment-là, c'était la seule chose qui pouvait compter.
SDSMSB
« Alors, pourquoi es-tu venu ? » lâcha-t-il en se versant un verre de whisky pur- feu.
Bonne question. Pourquoi étais-je venu. La réponse la plus évidente serait « Parce que je t'aime, que tu me manques et que je ne supporte plus ton ignorance. ». Mais sachant que ce genre de réponse allait tout de suite le mettre sur ces gons je me contentai de répondre :
« Parce que j'en ai marre que tu m'ignores et que tu fasses comme si j'étais juste ton élève. »
Sirius me regarda d'un air las et désinvolte. On aurait presque dit un adolescent blasé écoutant sa mère lui disant que de faire l'amour ce n'est pas bien. Il s'approcha de moi, et je sentis mon cœur s'emballer, mais il me siffla :
« Mais Draco. C'est ce que tu es. Juste mon élève. »
Je pris ces mots de plein fouet. S'il n'avait pas fait naitre en moi de la colère par sa phrase j'aurais surement pleuré.
Comment osait-il dire ça ? C'est lui qui était venu à moi, c'est lui qui prétendait être tombé sous mon charme l'an dernier. Comment pouvait-il ignorer notre passé commun ?
Sans réfléchir et avec un courage qui m'étonna de moi-même je lui lâchai :
« Bon et bien, considérant le fait, que Professeur vous couchez avec vos élèves, je serais surement autorisé à, là tout de suite, vous déshabiller et comment dire… vous sautez dessus ! »
Sirius haussa un sourcil, mais en gardant toujours son petit rictus ironique sur les lèvres. Je crois que c'est la première fois que je lui parlais ainsi. Que j'osais répondre à son arrogance démesurée et à ses provocations d'adolescents.
Il me regarda, reprenant son air blasé. Il sortit une clope de sa poche et l'alluma.
Seul Merlin – et moi - savions à quel point il était sexy et divinement attirant lorsqu'il fumait.
Recrachant une bouffée, il me dit :
« Tu ne m'as toujours pas oublié, hein ? »
Je ne répondis rien. Il avait sa réponse.
« Il faudra bien pourtant. Mets toi en tête que notre histoire est finie Draco. Passe à autre chose. Nous deux c'était bien, mais c'est du passé maintenant. Grandis un peu, arrête de te comporter comme un gamin, t'as plus cinq ans, des petits amis t'en auras d'autres, des séparations aussi. Tu comptes faire une scène pareille à tous les mecs qui vont te larguer ? Draco arrête ce jeu-là. Tu vaux mieux que ça. »
Je commençai à haleter. J'avais envie de le tuer. De le tuer. Ne comprenait-il donc rien ?
A-t-il seulement été un jour amoureux. De moi… ?
« Je ne joue à aucun jeu Sirius, je suis juste amoureux, éperdument amoureux. Je ne veux pas d'autres petits amis, je ne veux pas d'autres histoires. Ce n'est pas être un gamin, je veux juste être avec toi. Je m'en fou de ne valoir rien aux yeux du monde, tant que je vaux quelque chose à tes yeux. »
Sirius soupira et écrasa sa clope dans un cendrier.
« Draco, ce que je vais te dire est méchant, déplacé et nul, mais s'il n'y a que ça pour que tu te décides à m'oublier. Draco, lorsqu'on était ensemble je t'ai trompé deux fois, je t'ai menti et j'ai joué un jeu parce qu'avoir un petit ami officiel à cette époque me plaisait bien, après toi, je m'en suis fait des mecs, à n'en plus finir. Je ne suis pas amoureux de toi. Je ne l'ai même jamais vraiment été. Je te trouvais attirant et sexy. Rien de plus. Maintenant, oublie-moi, s'il te plait.»
Tout mon corps pleurait, et mon cœur saignait. Mais je ne laissais rien paraître. Je le haïssais presque. Mais Merlin que je l'aimais. Je le fixais toujours et je sentais qu'il ne comprenait pas ma réaction. J'étais calme, presque détendu, pour la première fois, Sirius ne pouvait lire mes émotions, et je savais que ça l'ennuyait. Au fond de moi, j'étais détruit, ruiné, comme je ne l'avais jamais été.
D'une voix calme, et que j'essayais de rendre la plus agréable à l'oreille possible, je lui dis :
« Sirius ? »
« Quoi ? »
« Fais-moi l'amour. »
« Qu… quoi ? Mais tu n'as pas écouté ce que je t'ai dit ou quoi ? Je ne t'aime pas ... Je ... »
« Je me fous de ce que tu as dit, tu as fait l'amour avec moi pendant des mois alors que tu ne m'aimais pas, qu'est ce que ça te coute de me le faire maintenant ? Suis-je devenu si repoussant ? Mais ce n'est que le fruit de ton travail Sirius ! C'est à cause de toi que je ne mange plus, que je travaille plus ! Tu as foutu ma vie en l'air. Mais je t'aime et je t'aimerai toujours Sirius, alors je te le demande, comme dernière volonté. Je te jure que je te laisserai tranquille, tu ne me verras plus, tu n'entendras plus parler de moi. Je n'existerais plus. Mais Sirius, fait moi l'amour. »
Il me regarda, outré. On aurait dit Umbrige qui aurait entendu le mot « sexe ».
Il s'avança près de moi, et pris mes lèvres. Je devins fou, fou d'amour. Même si je haïssais la façon dont il m'embrassait. C'était fade et monotone. Toute passion avait disparu, tout amour – ou semblant d'amour – s'était volatilisé. Mais je le laissais faire. Je ne pouvais m'empêcher de gémir quelques râles de plaisir.
Il enleva sa chemise, et je fis de même avec la mienne. Je pus admirer son torse saillant, musclé et imberbe d'où on pouvait distinguer quelques tatouages aux formes hétéroclites. Il se déshabilla complètement, et je pus sentir son érection contre la mienne, ce qui ne fit qu'augmenter le plaisir qu'il me procurait. Plaisir pourtant toujours aussi peu passionnel.
Il me déshabilla, sans amour, jetant mes habits loin de nous.
J'étais déjà prêt et il le vit, il ne s'attarda pas. Il me pénétra et ce fut court, j'étais contre le mur, et il ne me voyait pas. Heureusement.
Des larmes ruisselaient sur mes joues, alors qu'il s'ennuyait à me procurer ce plaisir si amer, que je tentai vainement d'aimer.
Sirius...
Je sais je suis une vieille mamie qui radote, mais n'oubliez pas les reviews, c'est toujours sympatoche !
Love xoxo.
