L'étrangère
Disclamer : Les personnages utilisés dans cette fanfiction sont la propriété de SquareSoft/Squarenix. Seul le personnage de Lyn m'appartient.
Merci à eux d'avoir crée des mondes et des personnages qui nous font rêver encore et encore, chaque jour, égaillant notre petit monde.
Cette fic se déroule dans le monde de Final Fantasy huitième du nom, trois ans après la fin du jeu et tourne autour de Zell Dincht.
Je vous souhaite à présent une très bonne et agréable lecture, en espérant que cela vous plaise.
Chapitre Un
La prisonnière
Les néons du long couloir grésillèrent un instant, au-dessus de sa tête. L'air était lourd, et un instant, il se demanda comment il s'était retrouvé dans cette situation.
Des soldats d'Esthar passèrent à ses côtés, se ruant vers la porte d'acier qui condamnait le couloir. L'officier du petit groupe posa le plus rapidement possible un petit cube étrange sur l'acier, puis le groupe s'écarta. Le gradé se retourna vers le jeune Seed, attendant de lui un ordre qui enclencherait inévitablement des évènements qui les dépasseraient tous.
Il était habitué à ce genre de situation pourtant. Il en avait vécu, des aventures. Il avait même combattu la sorcière qui avait tenté de plongé ce monde dans le désordre le plus chaotique qu'il était. Trois ans s'étaient déroulés, déjà. Il avait grandi, muri. L'enfant excité et insouciant était devenu plus calme, plus réfléchi.
Il avait conscience que des vies humaines étaient en jeu. Si la mission échouait lamentablement, des gens, les otages, pourraient mourir par leurs fautes. La pression était énorme. Le jeune Seed passa une main dans ses cheveux blonds, puis lâcha un soupir. Ils devaient agir au plus vite. Il donna le feu vert d'un petit signe de tête, et l'officier n'hésita plus à appuyer sur le petit détonateur qu'il tenait dans ses mains moites.
La porte explosa en éclat. Un soldat, mal protégé, fut blessé au bras. On lui fit signe de se retirer, tandis que le reste du groupe pénétra dans la nouvelle pièce mise à jour. Ils firent quelques pas dans celle-ci et découvrirent un spectacle que peu envierait. Des corps sans vie jonchaient le sol de la salle au carrelage blanc. Un silence s'imposa dans le groupe. Le Seed s'approcha du cadavre d'une femme. Il lui donnait une trentaine d'année. Le genre de femme qui avait encore tout le temps de vivre et de profiter de la vie qu'offrait leur monde. Un monde qui était censé être en paix.
Ses doigts se posèrent sur le cou froid de la femme, s'assurant de sa mort. Rien ne palpa sous ceux-ci.
« Cela fait un bout de temps que ces gens ne sont plus parmi nous. » annonça-t-il.
Il y eut des murmures dans les rangs. L'ambiance, en plus d'être lourde, devint glaciale.
« Monsieur Dincht, croyez-vous que… » commença l'officier.
Il se tut lorsque le Seed passa l'index sur ses lèvres, imposant le silence. Il montra une porte à l'opposé de leur position. Ils devaient continuer. L'équipe médicale courrait déjà derrière leurs pas pour s'occuper des blessés.
Ils errèrent un long moment dans les méandres labyrinthique du bâtiment sous-terrain qui aurait pu être l'emplacement parfait pour le tournage d'un quelconque film d'horreur ayant comme thème principal un huis-clos. La scène se répéta pendant dix bonnes minutes. Le silence devenait de plus en plus oppressant. Chacun redoutait ce qu'ils allaient découvrir dans la salle suivante.
Il passa le premier une nouvelle porte de métal, entrouverte. Après une dizaine de pas, des cris retentirent au bout du couloir qui s'étendait sur une vingtaine de mètres, suivit de plusieurs coups de feux. Ils n'attendirent pas une seule seconde de plus.
Le Seed s'élança à pleine vitesse, sans chercher à comprendre. Les soldats et l'officier restèrent un instant immobiles, étonné par la réaction du jeune Seed. Ils accoururent à sa suite aussitôt.
D'un coup d'épaule, il défonça la dernière porte qui le séparait des cris. Du coin de l'œil, il aperçut un homme, un otage, être abattu de sang froid par un homme habillé de noir. Il s'élança sur le tueur, et lui assena sans aucune retenue un coup de poing qui l'assomma net sur place. Il n'était cependant pas le seul homme à se trouver là, armé jusqu'aux dents : deux autres hommes en noir le mirent en joue, s'étant relevé de sur leurs chaises, sur lesquels ils devaient certainement discuter quelques minutes plus tôt.
Cependant, les mitrailleuses de la dizaine de soldats d'Esthar les en dissuadèrent. Ils lâchèrent leurs armes aussitôt. L'officier se posta devant eux, tandis que ses subordonnés ligotaient fermement les nouveaux prisonniers.
« Où sont les autres ? Où sont vos complices ? » hurla l'officier.
« Partis ! On a juste reçu les ordres ! »
« Toi ! » ordonna le gradé en pointant l'un de ses hommes, puis d'autres. « Toi, toi et toi ! Vous me fouillez cet endroit au peigne fin, immédiatement. »
Trois des soldats se séparèrent du groupe, pour disparaître derrière l'une des deux portes de la pièce. Le jeune Seed soupira. Il était hors de lui. Il frappa de toutes ses forces l'armature métallique d'un placard qui était adossé à un mur.
« Je hais ces mecs ! » hurla-t-il de toutes ses forces.
Il passa une main dans ses cheveux blonds, puis sursauta, lorsqu'il entendit une sorte de couinement venant du vieux placard de rangement en métal.
Un silence s'imposa dans la salle. Le Seed échangea un regard avec l'officier, puis, doucement, il tourna la poignée. La porte métallique s'ouvrit, et il découvrit, non pas sans soulagement, le corps, vivant, d'un être humain, blotti sur le sol.
C'était une femme, très jeune (-il ne lui donnait pas plus de vingt, vingt-et-un ans-). Elle avait de longs cheveux roux, tâchés de sang. Son propre sang. Elle avait du se faire battre, avant de se retrouver ligotée, pieds et poings liés, dans ce petit caisson métallique.
Mais, contre toute attente, elle respirait. Lorsqu'il avait ouvert la porte, elle avait relevé la tête vers lui. Elle semblait fatiguée, malade même. Ses deux yeux verts émeraude laissèrent échapper quelques larmes de soulagement, avant de se refermer sur eux-mêmes.
Elle tomba sur le sol, évanouie. Le jeune Seed l'attrapa délicatement dans ses bras et la souleva. Elle était la seule à avoir survécu à cette prise d'otage par un groupe fanatique qui tentait depuis deux mois de faire valoir leurs idées un peu partout dans le monde. Toutes les armées se mêlaient au conflit. Cette fois-ci, une dizaine d'Estharien avait été les victimes de leurs méfaits.
« Je suis content que tu sois vivante. » murmura le Seed.
Les souterrains furent fouillés de fond en comble, mais il n'y avait plus rien. Ni d'otages vivants, ni de membres de l'organisation fanatique.
S'il n'y avait pas eut cette fille qui respirait encore, lui, Zell Dincht, membre des Seeds de Balamb depuis trois ans et demi, et âgé de vingt et un ans, se serait senti affreusement impuissant…
