L'étrangère
Disclamer : Les personnages utilisés dans cette fanfiction sont la propriété de SquareSoft/Squarenix. Seul le personnage de Lyn m'appartient.
Merci à eux d'avoir crée des mondes et des personnages qui nous font rêver encore et encore, chaque jour, égaillant notre petit monde.
Cette fic se déroule dans le monde de Final Fantasy huitième du nom, trois ans après la fin du jeu et tourne autour de Zell Dincht.
Je vous souhaite à présent une très bonne et agréable lecture, en espérant que cela vous plaise.
Chapitre Deux
Le sauveur
Il avait attendu un long moment. Il ne savait plus si cela se comptait en minutes, ou bien en heures, voir même en journées.
Le Ragnarok, vaisseau d'élite destiné à se rendre dans l'espace, traversait le ciel azuré du monde d'Hyne, transportait dans ses entrailles une trentaine de soldats d'Esthar et deux des Seeds de Balamb.
« Zeellllll ! » minauda la voix féminine de l'amie d'enfance du susnommé.
Endormi sur l'un des sièges de l'infirmerie du vaisseau, le blondinet sursauta d'un coup, réveillé par l'appel si féminin de son amie. Il se redressa sur ses deux pieds, et fut surpris de croiser l'air goguenard de Selphie Tilmitt.
Ce ne fut qu'au bout d'une demi-seconde de réflexion, qu'il s'étonna :
« Qui pilote ? » lâcha-t-il, inquiet.
« Le pilotage automatique, idiot. Je m'inquiétais pour toi. »
Il laissa échapper un soupir de soulagement, puis se rassit sur le fauteuil moelleux normalement réservé aux médecins. La petite brunette se pencha sur le trésor que Zell gardait précieusement. Sur le lit de l'infirmerie, était allongée une jeune femme, aux longs cheveux roux. Elle semblait dormir paisiblement. Pourtant, les coups et les marques qu'elle portait sur ses bras nus laissaient deviner qu'elle dormait dans un sommeil sans rêve.
« Elle n'est toujours pas réveillée ?
-Non, elle n'a pas bougé depuis la mission. » répondit le blond.
« Tu as fais ce que tu pouvais pendant la mission, Zell. Ce n'est pas votre faute si vous êtes arrivés trop tard, il avait fallut beaucoup de temps pour localiser la position. »
Il savait tout ça. Fatigué de toute cette journée, il leva les yeux au plafond et ferma les yeux.
« Ce n'est pas la première fois que ça arrive. » murmura-t-il d'une voix faible, et brisée. « Ce genre d'accident arrive régulièrement. Dans quelques jours, plus personne n'entendra parler de ce groupe de fanatique. Ils n'agissent qu'une fois, mais lorsque cela arrive, il y a des morts. Disons, que cette fille soit vivante me console un peu.
-Docteur Kadowaki s'en occupera une fois que nous seront arrivés à la fac. Ce qui reste étonnant cependant… » commença Selphie.
« …c'est qu'elle ne fait pas partie de la liste des otages. Personne n'a fait remarquer sa disparition. » finit Zell en soupirant.
Il finit par hausser les épaules. Ce genre de détail n'était pas important. Elle devait être quelqu'un en voyage, dont personne n'attendait de ses nouvelles. Elle avait du se retrouver coincée dans toute cette histoire sans raison apparente.
« Nombreux sont les gens dans notre monde qui n'ont plus personne les attendant dans un foyer doux et chaud. Prends donc notre exemple. »
Selphie s'assit sur le rebord du lit d'infirmerie, et passa une main dans les cheveux de la jeune femme. Ceux-ci ondulaient légèrement.
« Elle est jolie. » remarqua-t-elle. « Si on enlève toutes ces blessures. »
La jeune Seed laissa Zell seul dans la salle, retournant à son poste de pilotage qu'elle avait lâché pour prendre des nouvelles de son ami. Le monde est injuste parfois. Cette fille, parmi tous les autres otages, avait survécu. Et Zell lui en était profondément reconnaissant.
Il prit la place de Selphie, sur le rebord du lit et fixa un long moment la jeune fille. Quand se réveillerait-elle ? Comment s'appelait-elle ? Comment s'était-elle retrouvée là ?
« Dans ton malheur, tu as eu beaucoup de chance. » murmura-t-il.
Il posa une main sur son front, et le trouva chaud. Il l'était depuis le départ, mais l'infirmier du Ragnarok lui avait administré un médicament dès qu'elle s'était retrouvée sous sa juridiction. Préférant ne faire aucune ânerie, il se pensa à humidifier un gant de toilette. Il se rendit jusqu'au lavabo, et attrapa un gant qu'il passa sous le jet d'eau froide.
Lorsqu'il se retourna, il laissa échapper le gant de ses mains, surpris, qui tomba lourdement sur le sol. Devant ses yeux, la rousse était à moitié relevée sur son lit, les yeux mi-clos, perdue. Elle resta ainsi un long moment. L'endroit où elle se trouvait lui était inconnu. Elle ne savait pas non plus ce qu'elle devait faire. Elle finit, lors d'un rapide coup d'œil sur la pièce, par poser son regard vers Zell.
« Comment tu te sens ? » tenta-t-il d'une voix calme et posée.
Il cacha son enthousiasme grandissant provoqué par le réveil de la rescapée. Cependant, il n'avait pas prévu la scène qui allait se dérouler. Il n'avait pas fait un pas vers le lit de l'infirmerie qu'il entendit la jeune femme crier de tout son saoul, effrayée. Elle se sortit des draps, tentant de s'enfuir le plus loin possible de l'homme en face d'elle. Par réflexe, Zell se plaça devant la porte d'entrée de l'infirmerie, pour éviter qu'elle ne sorte de la pièce.
« Calme toi, calme toi. Je ne te veux aucun mal. On t'a sauvé, tu t'en souviens ? »
Mais au lieu de répondre, la jeune femme cria des choses incompréhensibles qui ressemblaient plus ou moins à une autre langue, tout en attrapant un scalpel posé sur la table basse. Des larmes coulaient le long de ses joues. Elle ne portait qu'une longue tunique blanche de coton dont on l'avait affublée lorsqu'elle avait été soignée, quelques heures plus tôt. Zell remarqua que ses jambes étaient elles-aussi couvertes de bleus et blessures en tout genre. Il ne voulait pas s'imaginer ce qui avait bien pu se passer avant qu'il n'arrive sur les lieux de la prise d'otage.
« Tout va bien. Calme-toi. »
La jeune fille se stoppa nette sur place, cessant d'hurler. Elle laissa échapper un bref instant un air surpris, mais qui fut bien vite rattrapé par la peur. Elle laissa échapper quelques mots, dont Zell n'avait aucune idée de la signification. Il devina qu'elle ne parlait pas la même langue que lui. C'était un fait rare, sur le monde de Hyne. Tout le monde parlait la même et unique langue. On disait qu'autrefois, chaque région du monde avait un dialecte et langage propre. Il devait peut-être exister des endroits reculés sur Hyne qui se trouvaient encore dans ce cas.
Essayer de discuter était donc inutile : elle ne le comprenait pas. Pour prouver sa bonne foi, Zell s'assit tranquillement sur le carrelage bleu ciel de l'infirmerie, et ne bougea plus. La rouquine le fixa un long moment, étonnée. Elle jeta quelques vifs coups d'œil autour d'elle, se rendant compte qu'elle n'était plus dans ces souterrains froids et sombres. Elle sembla se calmer un peu, mais elle continua à se méfier du jeune Seed. Il lui tendit la main, accroupit par terre. Elle recula d'un pas, le dos courbé, comme un chat qu'il s'apprêtait à bondir.
Voyant que son manège n'avait que peu d'effet, Zell se redressa sur ses deux jambes et s'approcha de la rouquine. Elle laissa échapper quelques mots, pendant qu'elle reculait contre le mur le plus proche. Son dos percuta celui-ci quelques instants plus tard, lui coupant toute échappatoire. Le jeune homme s'approcha doucement d'elle. Les paroles de la jeune femme étaient de plus en plus rapides, de plus en plus stridentes. Elle devait certainement lui hurler de reculer. Il avait une brève appréhension de la suite des évènements, mais il décida d'avancer malgré tout.
Il n'était plus qu'à un mètre d'elle, qu'elle se jeta sur lui avec le scalpel. Ce dernier se planta dans son bras droit, un peu en dessous de l'épaule. Il ne bougea pas. Elle tremblait de tout son corps. Lentement, ses deux yeux émeraude cherchèrent le visage du jeune homme. Il se contenta de sourire, pour la rassurer. Le scalpel, enfoncé dans à peine plus de deux centimètres de chair, tomba sur le sol, tachant légèrement celui-ci de quelques petites flaques de sang.
« Tout va bien. » lâcha le Seed, avec un sourire.
Les deux yeux verts se remplirent d'un coup de larmes, et la jeune fille s'effondra sur le sol. Il la rattrapa in extremis dans ses bras. Elle tremblait tellement. Il l'aida alors à s'asseoir sur le lit, et se rendit au lavabo pour remplir un verre d'eau froide qu'il lui tendit quelques secondes plus tard. Elle essuya ses larmes comme elle le pouvait et accepta le verre d'eau qu'elle but d'une traite pour se calmer. Les sanglots devinrent irréguliers, jusqu'à disparaitre complètement.
Zell s'assit à côté d'elle. La jeune fille sembla l'accepter. Elle se retourna même vers lui, croisa son regard, puis baissa les yeux. Puis à nouveau elle redressa la tête, mais posa son regard sur la blessure qu'elle avait provoquée. Ses yeux s'écarquillèrent se rendant compte de ses actions. Aussitôt, elle fouilla dans la pièce de quoi bander la blessure.
« Ca va, ca va, je vais m'en occuper. » rassura le Seed.
Une nouvelle fois, un regard d'incompréhension se peignit sur le visage de la rouquine. Il sourit puis se concentra sur la paume de sa main. Lorsqu'une aura de couleur verte en sortit pour rejoindre son épaule, la jeune fille fit un bond hors du lit, surprise. Pour expliquer ce qu'il s'était passé, le blond montra son bras, dont la blessure était légèrement cicatrisée.
La rouquine ne cacha pas sa stupeur. Longtemps laissée dans l'incompréhension, elle attrapa le scalpel qui se trouvait toujours par terre, et se coupa légèrement le bout de son doigt et le présenta au jeune Seed.
Tout d'abord étonné par le petit manège, Zell usa à nouveau d'un sort de soin, et la coupure se cicatrisa devant les yeux ébahis de la jeune fille.
« Tu connais pas la magie ? » s'étonna-t-il.
Elle parla quelques instants pour elle-même, le visage pensif. Elle n'avait vraiment pas l'air de connaître la magie qu'il avait utilisé, cependant, elle sembla s'en accoutumer. Cela le fit rire. Elle semblait d'un coup beaucoup plus vivante et réveillée. Elle se rassit sur le lit, après avoir posé le scalpel sur la petite table.
De ses mains, elle dessina quelque chose de carré, puis pointa la fenêtre. Zell ne comprit pas. Elle soupira. Avec deux de ses doigts, elle imagea une sorte de compas qui permettait de calculer un emplacement sur une carte. Il comprit alors.
« Attends, je vais aller te chercher une carte, je vais te montrer où on est. »
Il se redressa sur ses deux pieds, tout heureux de voir qu'elle allait bien, et passa la porte de l'infirmerie pour aller chercher une carte. Il fut étonné d'entendre quelques pas précipités derrière lui. La rousse trottinait derrière lui, étonnée par chaque élément du décor devant lequel elle passait.
« Tu devrais aller te reposer. » proposa Zell en montrant du doigt l'infirmerie.
La rousse passa respectivement de Zell à la porte, puis de la porte à Zell, et finalement s'avança droit vers lui. Inutile de discuter, elle le suivrait quoi qu'il arrive. Il haussa les épaules, levant les yeux au ciel, puis tendit une main vers elle, grande ouverte, pour l'inviter à le suivre. Elle laissa échapper un petit soupir rassuré, et le rejoignit.
Il avança jusqu'à un petit couloir qui lui permettrait d'atteindre les cabines. Il n'avait pas fait trois pas à l'intérieur, qu'un cri de surprise retentit juste derrière lui.
La rousse était penchée sur les abords des murs transparents qui formaient le passage. En dessous, c'était le vide. Ils devaient être haut, très haut, mais elle semblait être immunisé au vertige. Elle resta un long moment plantée devant la vitre, un regard mi-étonné, mi-impressionné. Elle lâcha tout un tas de sons incompréhensibles, visiblement abasourdie de l'endroit où ils se trouvaient.
« Zell ? » appela la voix féminine de Selphie à l'entrée du couloir.
Le sourire de la rouquine disparut, et aussitôt, alors que Zell avait à peine eut le temps d'expliquer la situation à la brune habillée de jaune qui se trouvait à la sortie du couloir, elle se cacha derrière le Seed, apeurée.
« La fille ? » s'étonna Selphie. « Elle s'est réveillée ?
-Oui. Mais il y a un ou deux problèmes. »
Il se retourna va la rouquine, sans donner plus d'explication à Selphie. Elle tremblait à nouveau. Il posa une main sur son épaule pour la rassurer et montra la Seed avec un sourire.
« C'est notre amie. »
La demoiselle pointa le bout de son nez de derrière Zell, en croisa le regard de la jeune pilote.
« Je m'appelle Selphie. » se présenta-t-elle.
Elles se fixèrent un long moment, et finalement, la rousse cessa de se cacher complètement et déballa tout un tas de paroles incompréhensibles. Selphie ne cacha pas son incompréhension, et se retourna vers Zell pour trouver une réponse :
« Je n'ai pas l'impression qu'elle parle notre langue. » expliqua-t-il.
« Elle est bizarre. » plaisanta Selphie. « Enfin, bon, si tout va bien. Docteur Hert s'occupe des soldats d'Esthar pour le moment. Je pense qu'il ne remarquera pas sa disparition.» rajouta-t-elle avant de retourner à sa salle de pilotage.
La brunette tourna les talons, laissant le guide avec la blessée. Zell sortit du couloir à sa suite, incitant la rouquine à en faire de même. Après avoir déambulé un petit moment dans les méandres du vaisseau, ils arrivèrent dans une grande salle, dont tous les murs étaient d'immenses baies vitrées donnant sur l'extérieur.
« Bienvenue dans la salle d'attente du vaisseau. »
La rousse courut à l'autre bout de la salle, émerveillée par la vue. A nouveau, elle déballa toute une série de mots inconnus, se parlant sans doute à elle-même. Zell attrapa alors une carte du monde, posée sur une étagère. Il s'approcha d'une grande table ronde et y déposa le grand morceau de papier. Il fit signe à la rouquine de venir voir, et celle-ci, après un petit moment d'hésitation, s'approcha de lui, ni trop près, ni trop loin. Chacun de ses gestes et mouvements reflétait l'appréhension. Il lui sourit à nouveau, et, après une petite seconde d'arrêt, elle s'approcha encore plus près.
Il allait lui présenter le grand morceau de papier coloré, lorsqu'elle laissa échapper quelques mots, hésitante :
« Shua…shua ui…Lyn. » entonna-t-elle en s'indiquant elle-même grâce à son index.
Devant l'air interrogateur de son interlocuteur, elle répéta.
« Shua ui Lyn. Lyn !
-Lyn ? » répéta le Seed.
Elle acquiesça d'un petit signe de tête, et se montra à nouveau.
« Lyn. »
Il était devenu évident qu'elle essayait de communiquer son prénom. Zell acquiesça doucement, et, à son tour, se présenta :
« Je m'appelle Zell. Zell. »
Il montra la rousse une première fois.
« Lyn. »
Puis se montra à nouveau.
« Zell. »
Elle acquiesça doucement. Il était évident qu'elle se sentait déjà un peu mieux, mais elle restait toujours distante. Le pire était passé pour elle. Elle répéta, dans un murmure. « Zell. » Puis, elle rajouta, avec un drôle d'accent :
« Je…m'appelle…Lyn. »
Elle avait repris ses mots, se doutant de leurs significations.
Cette demoiselle rousse s'appelait donc Lyn. Qui elle était vraiment, d'où elle venait, et toutes les autres questions qui se bousculaient dans les pensées de Zell resterait des énigmes, jusqu'à ce qu'ils trouvent un moyen de se comprendre. Il avait cependant l'intime conviction que l'apprentissage de sa langue serait un travail long et douloureux pour la jeune femme, mais que, malgré tout, elle y mettrait tout son cœur.
Lyn se pencha sur la table, reportant son attention sur la carte que Zell tenait dans ses mains.
« Hora teui ?
-Nous sommes ici. » répondit Zell, devinant sans mal la question de Lyn, en étirant la carte sur la grande table.
Lyn se redressa et jeta un coup d'œil à la carte du monde. Zell pointa un endroit, non loin d'Esthar, tout à l'Est de la carte. Il montra le trajet qu'ils étaient en train d'effectuer. Puis il posa la question qui le titillait tant :
« D'où viens-tu ? »
Il montra l'ensemble de la map, puis Lyn, et celle-ci compris alors. Elle regarda un très long moment la map, puis la tourna dans tous les sens possibles et inimaginables. Au bout du compte, elle reposa lourdement la carte, l'air soucieuse, et haussa les épaules.
« Hora ui dano. » soupira-t-elle.
Il ne put s'empêcher de penser que cette fille était étrange. Ne connaître ni la magie, ni la carte de son propre monde, ni même la langue de celui-ci, relevait de l'impensable. Il prit garde à ne pas montrer son étonnement, et tapota sa tête, comme si c'était une enfant.
« Ne t'en fais pas, on va s'occuper de toi. Tu seras bien à la fac. »
« Fac ? » répéta-t-elle avec son accent.
Il laissa échapper un petit rire. Cette fille lui avait fait oublier tous ces soucis du moment. La meilleur solution était de la présenter à Cid et Squall Leonheart, son meilleur ami et par la même occasion, le chef des Seeds de Balamb.
Le docteur Hert entra dans la salle quelques secondes plus tard, légèrement affolé. Lorsqu'il vit sa blessée aux côtés du jeune Seed, il laissa échapper un soupir de soulagement.
« Mademoiselle. Ce n'est pas sérieux. Toi non plus, Zell, tu aurais dû la laisser dans l'infirmerie. Enfin bon, comment vont vos blessures ? »
Il s'approcha à grand pas de Lyn, qui, une fois de plus, se cacha derrière Zell, au grand étonnement du docteur, âgé d'une quarantaine d'année, une vieille barbe de trois jours sur le visage.
« Premièrement, elle ne parle pas notre langue, pour une raison inconnue, deuxièmement, je crois qu'elle a été un peu traumatisée par les derniers évènements. »
Le docteur ne cacha pas sa surprise. Il ne fit pas un pas de plus, et demanda :
« Est-ce que tu peux m'aider à la ramener à l'infirmerie. J'aimerai voir ses blessures de plus près. »
Le Seed acquiesça. Deux secondes plus tard, il souleva la rousse dans ses bras, sans prévenir et fit signe au docteur qu'il le suivait. Lyn fit une moue, mais le blond lui indiqua ses blessures qui trônaient un peu partout sur son corps.
« Tu dois être examinée, et te reposer. Tu sais, dormir un peu. »
Et comme pour faire comprendre ses propos, il fit semblant de ronfler, ce qui eut pour effet de faire apparaître un léger sourire sur le visage pourtant renfermée de la demoiselle, qui accepta d'un signe de tête.
« Shishue. » murmura-t-elle, tandis que le sourire disparaissait.
Il ne sut pas ce que cela signifiait, mais il savait que dans un futur proche, il serait capable de comprendre ces quelques mots essentiels qu'elle utilisait pour communiquer.
Pour lui, la vie risquait d'être moins monotone qu'avant.
