Premier chapitre. Assez court, c'est surtout une introduction. Ne vous gênez pas pour faire des reviews :)
Disclamers: Devil may cry ne m'appartient pas (dommage), mais Aurore et compagnie m'appartient.
Bonne lecture,
Nanao-chan07
Chapitre Un.
«Le soleil change souvent d'horizon et de théâtres, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche et que la nouveauté refasse admiré quand il se lève.»
Baltasar Gracian y morales
« Quand je l'ai vu je me suis dit ; ce gars là va me foutre dans la merde. J'ai eu raison, mais pas exactement la même merde que je pensais.»
Journal intime de A. Cooper
La femme poussa la lourde porte poussiéreuse du bâtiment et entra avec précaution. Elle avait appelé de maintes fois cette semaine.
Elle se tortilla les doigts nerveusement cet endroit lui faisait peur. Elle se demanda encore pourquoi elle était ici. Ah oui, elle avait peur. Peur pour eux. Elle n'avait plus le choix. Elle devait le lui demander en face cette fois, pas au téléphone.
" Quoi, mais qu'est-ce que vous faites ici ? Vous ne comprenez pas que non c'est non, ou quoi ? J'ai l'air de pouvoir faire ce que vous me demandez ?"
La femme s'assit sur la pauvre chaise devant le bureau crasseux. Cet homme lui faisait peur.
" S'il vous plaît Monsieur ! Sinon ils vont tous mourir ! Je suis prête à vous payez ce que vous voulez. Faîtes le job comme vous le souhaitez !'' Débita précipitamment la dame. "Mais s'il vous plaît, protégez-les ! Il le ne f…''
L'homme leva la main, l'interrompant brusquement. Il souffla bruyamment avant de se lever, enfiler son long manteau et se diriger vers la sortie. Juste avant de sortir il se retourna.
" J'accepte à deux conditions, vous devez me payez un minimum de mille cinq cent par semaine et ne venez pas brailler que je ne fais pas ce travail de merde correctement, vu ? "
La femme écarquilla les yeux, mille cinq cent dollars par semaine! Elle ferma les yeux et massa sa tempe. Au moins, ils étaient sauvés.
Elle sourit à l'imposant homme.
"Marché conclu, monsieur. "
Je regardais ma boîte à lunch, dépitée. Ma mère savait parfaitement que je détestais les sandwichs aux œufs.
Je détestais aussi déjeuner à l'extérieur, il y avait tout le temps des centaines d'araignées. J'en écrasais une qui montait sur le rebord du vieux banc de bois gris.
" Roh, aller Aure! Sourie un peu! Je sais que tu hais manger dehors, mais parle un peu au moins! "
Je lui fit un sourire forcé. Pas moyens de négocier avec elle.
"Désolé Minna, je pensais à autre chose" m'excusais-je.
" Tu pense TOUJOURS à quelque chose d'autre, Aure" répondit-elle avec un soupir.
Ma tête se posa sur ma main pour faire plus confortable. De la table, je pouvais voir Alexe, ce gars était dans ma classe de français. J'avais une dent contre lui, même si je n'avais aucune raison valable de lui en vouloir. Mais, merde! Il ressemblait physiquement tellement à ma sœur (du sexe opposé) que s'en était écœurant. Lucie était ma sœur aînée détestée par moi et idolâtrée par mes parents. Je ne sais pas pourquoi, mais dès que je suis venue au monde, Lucie s'est donnée comme mission de me pourrir la vie. Minna dit que c'est parce qu'elle est jalouse de moi. N'importe quoi! Lucie à tout ce qu'une jeune adulte peut désirée, un jolie visage fin, une taille mince et svelte, des courbes voluptueuses, des magnifiques cheveux brun pâle qu'elle attache en une jolie queue de cheval. Tous les hommes sont à ses pieds et elle le sait parfaitement. Mon cœur se serra, oui tous les hommes l'adorent. Lucie à dix-huit ans et c'est l'âge parfait pour elle d'avoir le monde à son service. Les gens ne voient dans son jeu, elle a toujours joué la fille compréhensive, aimante, intéressante, obéissante, mais je sais qu'elle manipule les gens pour être au top de tous.
Mes parents sont moins stricts avec elle qu'avec moi, ils on tant de confiance en elle, en leur Lucie chérie. En fait, c'est surtout ma mère qui est très strict sur les gens que je fréquente et les apparences. Un jour, vers mes sept ans, je m'étais lié d'amitié avec la nouvelle et elle m'a invité chez elle pour jouer avec ses nouvelles poupées, mais quand ma mère a su que son père était un éboueur, elle m'a interdit de lui reparler et encore moins d'aller chez elle. Je n'avais pas vraiment compris à l'époque et cela m'avais rendue triste. Aussi, le premier vrai party que j'ai participé était à la fête de mes seize ans. Ma mère s'était informée qu'il n'y aurait pas une seule goutte d'alcool et tout les gens étaient relativement fréquentable. Une chance que Minna l'a convaincue, sinon ma mère n'aurait pas accepté, maman adorait Minna. Enfin, bon je l'aime comme elle est, même si elle me tapait souvent sur le système.
Je remis quels que mèches rebelles derrière mon oreille. Un tic que j'avais acquis en fréquentant Minna. Nous étions des inséparables depuis nos quatorze ans. Nous étions des totales opposées, elle était une belle grande blonde aux yeux vert pétillant de vie. Justement, elle y croquait avidement, sans remords, surtout les garçons. Elle adorait le sport contrairement à moi qui haïssait à mort le sport. Dison que nous étions le Ying et le yang.
Écœurée par mon sandwich aux œufs, je me levai et allais le jeter le reste.
"Minna, j'y vais. Je dois aller à la bibliothèque. Je n'ai pas fais le devoir que nous a donné Mme. Goyette " Dis-je à Minna
"Roh… Tu vas encore me laisser toute seule? " Se plaignis Minna.
"Arrête de chialer, Minna. Aller on se revoit en cours! "
Comme réponse, elle me tira la langue, outrée. Je rigolais doucement. Je me dirigeais vers mon casier et pendant que je prenais mes choses, je réalisais que je devais aller aux toilettes. Rapidement.
En sortant de la cabine, je me regardais un bref moment dans le miroir. Cheveux brun foncé qui arrivait juste en dessous de la poitrine, des yeux amande gris perle qui me venait de mon arrière-grand-mère qui était asiatique. Des lèvres fines et taille normal. Oui, j'avais des courbes, mais je n'étais pas aussi belle que Minna ou Lucie. J'étais du genre jolie, mais sans plus.
Le temps que je traversais le couloir pour me rende à la bibliothèque, j'entendis des léger murmures, comme si on disait une rumeur de bouche-à-oreille. Ce qui était probablement le cas.
"Est-ce que vous avez-vous le nouveau…"
"Non, mais…quel qu'un qui…"
"Ah oui, le nouveau… paraît que…"
Je poussais la lourde porte vitrée de la bibliothèque, nullement intriguée par ses rumeurs de pacotilles. Livres serrés contre ma poitrine, je cherchais une place vacante. Par chance, il restait encore une dernière place, je m'empressais de la prendre. Je déposais mes manuels sur la table en bois. J'aimais passer du temps à la bibliothèque, c'était calme, silencieux. Les étagères étaient du style victorien et les vitres étaient grandes. C'était surement cela qui me plaisais le plus dans cette bibliothèque.
Je me mis au travail, j'avais une bonne dizaine de numéros de mathématique plus durs les un que les autres. Pendant le reste de l'heure, j'en ai bavé, en plus que j'étais fatiguée, je m'étais couchée vers minuit pour terminer un roman, qui soit disant était très bon. Je fermais mes cahiers et rangeais les autres choses. Je me levais et marchais vers la sortie.
" Hé, salut Aurore! "
Je me retournais pour voir qui m'avait interpellé. Rosalie. Surement la fille la plus superficielle et qui ressemblais le plus à Barbie que Barbie elle-même, que je connaisse. Mais, bon, elle me prenait pour une bonne connaissance.
" Salut, sa va? " répondis-je poliment.
" Oui, toi? "
" Oui"
Qu'elle en vienne au fait, je savais qu'elle avait quel que chose de croustillant à me dire.
" Est-ce que tu as entendu la rumeur qu'il y aurait un nouveau professeur d'anglais? " demanda-t-elle.
" Il y aurait un nouveau prof d'anglais en début d'Octobre? " m'étonnais-je.
" Oui, je sais! J'espère qu'il sera… Enfin tu vois ce que je veux dire…" dit-elle avec un sourire en coin.
Je levais les yeux au ciel. Bon sang, elle ne pensait qu'à ça ou quoi?
" Bon je dois y aller, contente de t'avoir vue, Rosalie. "
" Moi aussi, Aurore. On se revoit au cours d'anglais! "
Je partis vers mon prochain cours. Mince, si je ne me grouillais pas, j'allais être sérieusement en retard! Je replaçais maladroitement quels que mèches derrière mon oreille et courrais vers mon cours.
" Maudite Rosalie! " maugréais-je pour moi-même
Je soupirais d'ennui, cela faisait bien vingt minutes que Minna disais que son petit ami avec qui elle sortait était ô combien beau!
" La fin de semaine dernière, j'ai perdue ma virginité avec lui" me murmura Minna.
Je rougis, j'étais un peu mal à l'aise avec se genre de sujet.
" Roh, aller sa va! Fais pas ta timide! Tu la perdras toi aussi! Il faudrait juste que tu trouve un bon mec! " dit-elle.
Minna trouvait qu'il y avait deux sortes de mec, «les pauvres mecs» qui étaient sur leurs jeux vidéo toute la journée et était du genre homme préhistorique. Et il y avait la catégorie «bon mec», ils étaient de mignon à sexy et avaient un minimum de manières.
"Ouais, bon. C'est pas près d'arriver" marmonnais-je.
"On ne sait jamais! "
Minna me fit un clin d'œil pour confirmer ses dires. Je soupirais, Minna était irrécupérable.
Sans que je le remarque, la professeure s'était approchée de nous.
" Mademoiselle Cooper et Mademoiselle John, aimeriez-vous partagez votre si intéressante conversation avec le reste de la classe ou vous écouterez le cour? "
Minna s'excusa en baissant les yeux et je fis de même. J'écoutais le cours, mais c'était tellement emmerdant! Ma tête se posait lourdement sur ma main pendant que je camouflais (très mal) un long bâillement.
Un petit papier atterrit sur mon bureau. Minna. Je me retournais vers elle. Elle me fit signe de l'ouvrir. « Il est trop beau». Je lui souris.
Mon cours d'anglais était arrivé et j'allais savoir si cette rumeur était vraie. Je traversais le cadre de porte et marchais jusqu'à ma place, au fond à droite. C'était ma place préférée, la fenêtre était à coté et c'était plus agréable à regarder que les murs vert vomi.
" Salut Aurore! "
Waouh. Rosalie. Elle s'adressa à un garçon parmi le monde.
" Alors, c'est vrai qu'il y a un nouveau prof d'anglais? Tu l'as vu? " demanda-t-elle.
"Oui, je l'ai croisé en allant au toilettes. " répondit l'inconnu parmi le monde.
" Alors, alors? Il ressemble à quoi? "
Pathétique, juste pour un simple prof d'anglais de merde. Je le redis : Pathétique.
" Eh bien…Il…Il a les cheveux blancs…" bafouilla-t-il.
" Quoi? " la voix de Rosalie tirait dans les aigus. " C'est un vieillard? "
Dans le mille. Je savais qu'il ne fallait pas s'excité pour si peu.
" E-euh… En f-fait…" bégaya le gars.
On entendit des éclats de voix dans le couloir. Tout le monde se tut.
" Je dois encore me présenter? Oui? Ah! Ben merde…"
La voix était suave, grave et sexy à souhait. Il me semblait entendre cette intonation du« je m'en foutisme» et du « je suis le meilleur et le plus beau». Et je détestais les gens qui avaient cette intonation là.
On entend des bruits de bottes qui claquent sur le plancher et on voit un homme immense à grande carrure et diablement sexy, entrer avec nonchalance dans la classe. Je vois Rosalie lui lancer un long regard aguicheur. Notre nouveau prof lève les yeux au ciel avec un sourire amusé et marche jusqu'au bureau. Il s'assoit lourdement sur la chaise, met ses pied sur le bureau et déclara :
" Hi, little kids"
Il mit ses mains derrière la tête. Je ne peux que me dire qu'il a quand même la classe.
" My name is Dante"*
Et là mon cerveau se dit : ce gars là va me foutre dans la merde.
*My name is Dante (Traduction: Mon nom est Dante)
