Je suis énormément désolée que cela aille pris tant de tant à publier! Avec l'école qui a recommencé, je suis bourrée de devoirs et de projets emmerdants... De toute façon, vous n'êtes pas là pour savoir ma vie :P Je vous poste ce chapitre 3 en vous souhaitant une agréable lecture et je suis immensément désolé pour les fautes de frappes (j'ai du publier cela très rapidement, à la vitesse hypersonic sinon je n'aurais pu vous le publier ce soir).
Bonne lecture :)
«N'aurais-je été qu'un minimum intelligente, ça ne serais pas arrivé.»
Journal intime de A. Cooper
«Tout le plaisir de l'amour est dans le changement.»
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière
Je me redressais, ça y était! J'avais enfin terminée ce sale boulot de merde! Je m'essuyais mon front de ma main, j'avais un peu chaud à force de frotter si longtemps, surtout dans une classe qui n'est pas climatisée…
Derrière, j'entendis Dante se lever. J'allais me retourner pour lui annoncer que besogne était faite. Ce qui me stoppa à ce moment là précis, était ses deux bras puissants encerclant mon corps de façon à ce que je sois dans l'impossibilité de faire le moindre geste.
Dante déplaça les cheveux d'Aurore, dévoilant le coté gauche de son cou. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres en découvrant un timide petit grain de beauté. C'était mignon.
" Mais qu'est-ce que vous…" murmurais-je, dans l'incompréhension total.
Mes mots se coincèrent dans ma gorge en sentant ses lèvres à la courbe de mon cou. Mon cœur frôla dangereusement la crise cardiaque. Mais… Que faisait-il? Il déposa très doucement ses lèvres une deuxième fois, un peu plus haut. Mon cerveau était en déréglage, ne faisant aucune phrase cohérente. Je sentais que mes mains étaient moites et percevais les battements de mon cœur au bout des doigts. Au autre baiser, encore un plu plus haut. Mes joues étaient en feu, ma peau brûlait comme un feu ardent. Encore un autre baiser. Mon souffle était saccadé, entrecoupé. Je déglutissais difficilement, m'humectant les lèvres. Dante déposa une dernière fois ses lèvres derrière mon lobe d'oreille. Vu de notre proximité, il devait sentir mes battements affolé de mon pauvre cœur qui était au point de lâcher. Il était si près…
" Tu peux y aller…" me souffla-t-il.
Pendant qu'il murmurait, ses bras délièrent lentement mon corps autrefois pris dans un étau. Je ne me fis pas prier, replaçant maladroitement mes cheveux, je décampais vers la sortie, contournant la silhouette imposante de Dante. Merde! Pourquoi il y a tant de bureaux dans mon chemin…? Maugréais-je intérieurement. Une fois sur d'être à plus de cent mètres de lui, je m'accotais sur un mur et vida tout l'air dans mes poumons. Une chance pour moi, il n'y avait plus personne dans les couloirs, je pouvais donc reprendre mon souffle tranquille.
Comment ça c'est passé? Non… Rectification ; comment cela a-t-il pu ce passer? Avait-il prévu tout ça? Ou l'avait-il fait sur un coup de tête? Non, impossible. A moins que…? Non. Si. Non plus… Hein? C'était le foutu bordel dans ma tête qui me donnait un mal de crâne pas possible.
«Clop, clop, clop…»
Je me raidis, quelqu'un s'approchait, mais je me détendis en voyant que c'était un simple élève. Ces yeux étaient boursouflés et il semblait complètement hagard. Un drogué. Le genre de personne qui reste après l'école pour faire discrètement des transactions de diverses drogues et en profitais pour en prendre. Il y avait toujours quelques personnes qui se faisaient renvoyer de l'établissement après avoir été pris à fumer de la Marijuana.
Quand il passa devant moi, nos regards se croisèrent et son visage se déforma vulgairement ; du genre ; " t'es une extraterrestre ou une marsienne? ". Et il continua son chemin en secouant la tête, marmonnant des phrases incompréhensibles.
Offusquée, mais malgré tout, intriguée, (car il n'avait surement pas fait cette expression facial pour rien) je me levais et me dirigeais vers la première salle de bain à proximité. Pendant mon bref trajet, je fus prise d'un étourdissement soudain et je dus me rattraper au mur défoncé. Secouant la tête, je repris ma marche.
" Oh, merde! "
Cela m'avait échappé envoyant mon reflet dans la glace. Mes joues étaient carrément rouge tomates, de la sueur perlait sur mon front et mes cheveux étaient en bataille. Mon cou était légèrement rouge, chose qui m'arrivait régulièrement quand j'étais embarrassée. Résultat, j'avais l'air d'avoir fait un marathon de quinze kilomètres avec un bloc de béton sur le dos. J'étais prête pour gagner le Miss monde…
Je m'aspergeais prudemment le visage, veillant à ne pas éclabousser tout le plan de travail. Je me brossais les cheveux avec mes doigts et une fois que j'eu l'air relativement présentable, je sortis des toilettes.
" Mais, maman! "
J'essayais vainement de négocier pour que ma mère vienne me chercher.
" Oublie ça, Aurore. Tu t'es mis dans le pétrin, alors assumes tes erreurs. " disait-elle.
Je poussais un long soupir avant de lui fermer la ligne au nez.
" Fais chier…" maugréais-je.
Je rouvris mon cellulaire et pitonnais rapidement un numéro que je connaissais par cœur.
" Allo, Aurore? "
Un soulagement me fit sourire intérieurement en entendant sa voix.
" Salut. J'ai fini la besogne. Désolé si je te dérange, mais je peux te demander de venir me chercher? " Demandais-je
" Mais bien sur! Tâche de ne pas faire de bêtises! " S'exclama-t-elle.
Cette fois, je souris réellement.
" Merci" murmurais-je.
Je me dirigeais tranquillement vers l'une des tables de pique-nique. Mon pied se posa sur le banc puis l'autre et mes fesses se posèrent sur la table. Je m'étendis calmement sur la surface, laissant mon sac traîner à coter. Les arbres à contiguïtés étaient agréablement placés dans mon champ de vision, en plus du ciel azuré et des gros nuages blancs. Le soleil chatoyait encore et comme toujours, mais se baissait doucement. J'ai souvent trouvé cela amusant, les nuages, quand j'étais petite, j'aimais m'étendre dans l'herbe fraîche. Surtout les belles journées d'automne, là où le soleil te réchauffait tendrement la peau, que les magnifiques odeurs d'automne m'emplissait les narines. Je m'amusais à deviner à quoi ressemblaient les nuages. Un chat? Une tasse de café? Ou encore un soulier? J'adorais passer mes journées dehors. Je souris en pensant à ces souvenirs. Quand j'étais un enfant, je m'imaginais que j'étais Alice et qu'un lapin blanc viendrait et que je le suivrais, curieuse. Et que j'irais vivre des fantastiques aventures. Ou que je rencontrerais la Bête et deviendrais amoureuse puis il deviendrait mon prince charmant et nous aurions des ribambelles d'enfants. Mais bien sur, en vieillissant, je pouvais voir que le monde n'était pas un conte de fée. Alors, je m'étends, comme ça, et je me laisse aller. C'est comme mon endroit personnel à moi. Où personne ne réussiras jamais à violer. Ne pensez à rien. C'était un peu ça, le but.
Un bruit d'une lourde porte qu'on pousse et ferme me fis redresser la tête soudainement. Un corps costaud marchait à présent à une centaine de mètres de moi. Mes muscles se raidirent en voyant que les cheveux ivoire de la personne. Mes yeux furetèrent autour de moi, m'assurant qu'on ne pouvait me voir, cachée par les arbres. Mes muscles se relâchèrent instantanément en entendant une moto vrombir et Dante s'éloigner doucement. Je poussais un soupir, il avait l'air parfaitement relax et toujours aussi classe qu'à l'habitude.
«Tut-tut!»
" Au, réveilles-toi! "
La voix de Minna se fit entendre dans tout le kilomètre carré. Grognant contre sa non-subtilité, je me relevais et pris mon sac avant de me diriger vers la voiture des parents à Minna.
" Alors? C'était comment, ta retenue? "
Je me figeais, la main posée sur la ceinture de sécurité. Comme ça c'était passé? Brusquement, je réalisais quelque chose ; je n'avais pas pensé une seule seconde à même essayer de me libérer de ses bras. Surement était-ce la dernière chose que j'avais pensée. Je ne comprenais pas. Pourquoi m'avoir fais ça, alors qu'il me connaissait à peine. Il ne m'avait jamais vraiment porté un intérêt particulier, alors pourquoi maintenant?
" Euh…Au? Tu m'entends? "
Sa main sur mon épaule me sortit de mes pensées. Secouant la tête, je la pris de répéter.
" Comment c'est passer ta retenue? " me redemanda-t-elle.
Je détournais la tête, cachant mes subites rougeurs.
" Euh…Bien. " Je m'éclaircis la gorge. " C'était ennuyant"
Minna du remarquer que je n'étais pas dans mon assiette et me laissa tranquille le reste du trajet. Arrivée chez moi, je remerciais les parents de Minna et elle.
" Ton repas est dans le frigo, Aurore! " me cria ma mère.
J'hochais calmement la tête, prenant le bol de macaronis que j'apportais à la salle à manger. Je mangeais silencieusement, admirant l'éternelle peinture ornant le mur en face de moi. La sonnette retentit à l'entrée alors que je me levais pour aller laver mon plat.
" Ah! C'est pour moi! " S'écria Lucie.
N'y tenant pas vraiment compte, je continuais à marcher vers la cuisine, passant devant l'entrée. La porte s'ouvrit sur un individu aux yeux bruns que je connaissais trop bien…
" Salut Lucas! Tu es pile à l'heure! " S'exclamait Lucie.
Le bol entre mes mains s'échappa et celui-ci se fracassa lourdement en mille morceaux sur le sol en granite. Mes lèvres s'entrouvrirent.
" Luc…as…?"
Toutes les têtes se retournèrent vers moi. Embarrassée, j'allais chercher le balai.
" Excuse-là, Aurore a toujours été gaffeuse! " disais gaiement Lucie.
Je serrais les dents, me retenant de lui flanquer un coup de balai bien placé. En allant jeter les débris de céramiques, je passais devant Lucas. La tête haute. Et je partis presque en courant me refugier dans ma chambre. Des larmes étaient aux commissures de mes yeux. Ma gorge était nouée par l'émotion intense qui m'a submergé en le voyant.
Lucas… Ce nom martelait lourdement dans ma tête.
Flash-back :
" Grande-sœur? Où est tu? "
Une petite fille à la chevelure foncée s'époumonait à s'évertuer d'appeler sa sœur. La petite fille souffla bruyamment, sa sœur l'avait encore laissé au parc pour aller rejoindre elle-ne-sait-qui. Elle s'assit sur la balançoire et s'éleva doucement grâce à ses petites jambes.
" Tu es perdue? "
Un jeune garçon d'environ treize ans fit apparition dans le champ de vision de la fillette. Toute joviale d'avoir rencontré quel qu'un qui pourrait l'aider, elle lui sourit de toutes ses dents.
" Oui, ma sœur m'a encore laissée seule…" pleurnicha-t-elle.
Un sentiment d'inquiétude mêler de compassion se dessina sur le visage du garçon.
" Tu as une sœur…? Est-ce qu'elle s'appelle Lucie? " demanda-t-il.
Surprise, la petite releva la tête avant de faire un oui significatif. Il s'accroupit devant elle et lui pris doucement la main et l'aida à descendre de la balançoire.
" Viens, je sais où est ta maison" dit-il.
Il la mena jusqu'à chez elle, silencieux. Juste avant de pénétrer chez elle, la petite se retourna à la dernière seconde.
" C'est quoi ton nom? "
Il baissa la tête et sourit.
" Lucas"
La petite hocha la tête.
" Lucas…" répéta-elle.
Elle déclara un rapide ; «Moi, c'es Aurore!» avant de s'éclipser.
Fin du flash-back.
Je tournais la tête et soupirais. Après notre première rencontre, j'ai su que c'était un ami de Lucie. Depuis, il venait souvent me voir chez nous.
Flash-back
" Lucas! Tu es venu! "
Une petite fille d'une douzaine d'année se jeta dans les bras d'un garçon de quatorze ans. Ses yeux s'attendrirent et il caressa lui caressa les cheveux de la petite Aurore.
" Je ne pouvais pas manquer ton anniversaire, non? " lui chuchota-t-il à l'oreille.
Elle releva la tête, le regard pétillant, avant d'enfouir son minois sur son torse, éclatante de joie.
Fin du flash-back.
Il était là à tout mes anniversaires, il était mon confident. Mon meilleur ami.
Flash-back
" Aurore! AURORE! "
Un jeune homme de seize ans parcourait les fougères boueuses du lac. Des moustiques s'acharnaient férocement sur lui. Son regard embrassait le paysage qu'il aurait trouvé féerique s'il n'aurait pas été affolé.
" AURORE! Où est tu? " criait-il depuis plus d'une heure.
Cette fois, un rire discret se fit entendre derrière un arbre imposant. Un plan se fit rapidement dans sa tête. Il s'approcha silencieusement de l'arbre où de la mousse verte grimpait sur, veillant à ne fais aucun bruit. Soudain, assez proche de son objectif, il posa ses deux mains au coté du corps frêle de la fille.
" Ah… Tu m'as trouvé…" murmura-t-elle.
Elle croisa le regard énigmatique du jeune homme, il semblait mi-furieux mi-amusé. Son souffle chaud était saccadé, lui chatouillait l'oreille, elle devina qu'il avait beaucoup couru. Beaucoup et longtemps. Elle se mordit la lèvre inférieur, le remord commençait à la ronger. Leur proximité la fit rougir, son visage était à peine à une dizaine de centimètres du sien. Lucas s'en aperçu lui aussi. Suivant son instinct, il déposa ses lèvres sur celle d'Aurore. Une fraction de seconde avant de se décoller tout doucement.
" Je t'aime" Aurore rougis de plaisir " Tu es si jolie…"
Comme réponse elle enfoui son visage dans le cou du garçon.
Fin du flash-back
Cela a été notre premier baiser. J'avais quatorze ans. Alors à partir de ce moment, il est devenu mon meilleur ami, mon frère de cœur et mon amoureux. Mes moments passés avec lui était absolument parfait. Je l'avoue à contrecœur, j'étais complètement dépendante au point d'oublier ses défauts. Je ne remarquais pas ce qui se passait autour de moi, il aurait pu avoir une bombe nucléaire dans le voisinage et je ne l'aurais pas remarquée. Est-ce que ça causer cette perte? Non. Cela aurait arrivé de toute façon. Six mois à peine. Six mois de pur bonheur. Mais ça c'est terminer comme toutes les histoires d'amour.
Flash-back
Aurore venait de revenir de l'école, elle descendit à l'arrêt d'autobus la plus proche de sa maison et couru jusqu'à celle-ci. Son sac à dos ballotait de gauche à droite. Elle avait si hâte de le revoir! Accélérant la cadence, elle remit une mèche rebelle derrière son oreille. Aurore avait hâte de lui parler de sa nouvelle amie, Minna John, elle était si jolie en plus!
Arrivée à destination, elle jeta son sac dans les escaliers et sprintait jusqu'aux jardins, dans la cour arrière. «Il est toujours là!» pensait-elle. Elle avait fini l'école une demi-heure plus tôt que d'habitude, Lucas sera content de la voir plus vite!
Rendue aux jardins, elle stoppa net en entendant la voix de Lucas parler à quel qu'un d'autre.
" Lucie… Aurore va bientôt arriver… Il faut que tu partes avant…" disait-il.
" Oh, aller! Tu me dis ça à chaque fois et elle arrive toujours dix minutes plus tard! Dans combien de temps vas-tu rompre avec elle? Tu la préfère à moi? " disait Lucie, d'une voix enjôleuse.
" Non… Je… Je veux y aller doucement avec Aurore…" répliqua-t-il.
La réalité la heurta brutalement. Il ne l'aimait pas, il a toujours joué la comédie. Elle le réalisait, à présent. Ce n'était pas elle qu'il regardait quand Lucie passait, mais bien Lucie. Le choc lui fit monter les larmes aux yeux et la déstabilisa. Ses mains cherchaient vainement de quoi s'accrocher et accrochèrent un vas qui se fracassa au sol.
Les voix se turent. Retenant ses sanglots, elle s'éloigna lentement jusqu'à sa chambre. Les voix reprirent, pensant que c'était le chat qui avait fait ça. Aurore se réfugia dans son lit et des larmes coulèrent silencieusement sur ses joues.
Fin du flash-back.
Le mois suivant, j'ai fait attention de ne plus croiser sa route. J'attendais qu'il sorte de chez nous avant de rentrer. Puis, il est partit à l'université où je ne l'avais plus jamais revu. J'en voulais à ma sœur, surtout. Elle l'a envouté, littéralement. Mais j'en voulais également à Lucas de m'avoir mentit pendant tout ce temps.
Le problème? Je n'ai jamais cessé d'être amoureuse de lui. Cela fait plus d'un an et demi que je me demande si je vais réussir à l'oublier un jour. Ma sœur le savait et l'a invité surement juste pour me faire mal…
Je me pris la tête entre mes mains. Il y avait trop de choses qui c'était passé aujourd'hui. Revoir Lucas a fait revenir à la surface des souvenirs qui me poignarde le cœur. Mes yeux furetèrent cherchant quelque chose à quoi pensé. Ma main se leva d'elle-même, effleurant la partie de mon cou où Dante avait déposé ses lèvres. Comment définir ce moment? Mon corps me murmurait que c'était… agréable.
Je tournais la tête et soupirais. Je voulais tout simplement aller me coucher et ne penser à rien. Juste laisser mon esprit vagabonder. Ce que je fis à l'instant.
Je mordis dans mon sandwich préféré, me délectant du goût. Les pointes de mes cheveux étaient encore humides dû à la douche que j'avais prise vers huit heures, ce matin. Comme à chaque samedi, j'allais me promener dans ce que j'appelais le «centre-ville» même si théoriquement, cela n'en était pas un. Il contenait une vingtaine de magasins divers et agréables. Comme à l'habitude, je m'étais étendue dans l'herbe fraîchement matinal quelques heures et j'ai lu un de mes romans préférés dans mon parc favori. Puis, mon ventre a grondé, et je suis allée acheter de quoi le calmer. Comme à chaque Samedi, quoi.
Heureusement, je n'avais pas croisé Lucas, sérieux, je crois que j'aurais péter un câble. Solide. Je passais ma main dans mes cheveux en soupirant. Mon cellulaire vibrait et allait bientôt entamer une musique que je détestais, Minna me l'avait mit à mon insu et depuis, j'étais trop occupée pour penser à la remplacer.
" Allo, Minna? "
Un cri de douleur résonna à l'arrière puis un juron retentit.
" Désolé, Au. Mon père essaye encore de construire le cabanon sans se blesser, mais il n'y arrive pas. Ce matin, il a déchiré le chandail avec lequel il travaillait. Alors je me demandais…" disait-elle.
Le coin de ma couche s'étira en un sourire. Aller acheter un nouveau chandail pour le père de Minna complétait la routine du Samedi. Je rigolais.
" Ouais, pas de problème, je suis habituée" dis-je
" Merci, Au! Demain, je viens te chercher chez toi pour… Enfin, tu sais…"
Cela me frappa. Je l'avais complètement oubliée. L'avortement.
" Euh… Oui, oui » Je n'ai pas oubliée…" bafouillais-je, maladroitement. " Je serais prête" continuais-je, plus assurée.
Je sentis un bref soupir de soulagement, je devinais qu'elle souriait.
" Merci. On se voit demain, alors! "
Pendant que je raccrochais, je commençais à me diriger vers le magasin de vêtements le plus proche. Les portes vitrées s'ouvrirent automatiquement, mes pas me menèrent machinalement vers les vêtements d'hommes. Soudain, je vis une personne à la carrure de cheval que je commençais à reconnaître. Distraitement, je pris un chandail de la taille du père à Minna, priant pour qu'il ne me remarque pas. Et je m'enfuis aux caisses, payant précipitamment avant de sortir, comme une folle, du magasin. Je replaçais nerveusement une mèche rebelle derrière mon oreille, les joues en feu. «Dante» ce nom résonnait dans mon crâne et fit étrangement battre mon cœur à la chamade. Je posais ma main sur ma poitrine, m'obligeant à me calmer et me traitant d'idiote finie une centaine de fois. Il était temps de rentrer.
" Aurore, viens dîner! " me cria mon père d'en bas.
Je descendis les escaliers menant au salon et à la salle a manger. Les larmes me montèrent aux yeux et je tournais la tête pour que l'on ne me voie pas. Lucas était encore là. Je m'assis silencieusement. Manger rapidement et retrouver à ma chambre, incognito. Ouais, bon plan! J'enfourchais ma première bouchée.
" Lucas et moi, c'est normal que l'on soit bon amis, nos noms se ressemble tant! " s'exclamait Lucie.
Je manquais de m'étouffer et me renfrogna encore plus. Mes parents rirent, mais je n'entendais pas Lucas. Je sentais un regard posé sur moi. Mon regard croisa celui de Lucas. Incapable de le supporter, je détournais la tête. Une fois que j'eu finis, je sortis de table et alla rincer mon plat. Je souhaitais un bref «Bonne nuit!» et me dirigeais vers ma chambre. Une chaise grinça sur le sol et des pas se rapprochèrent de moi. Le corps de Lucie bloqua le passage au mien.
" Alors, Au? Tu n'as pas parlé à Luc depuis qu'Il est arrivé! Je l'ai invité juste pour toit! Tu sais que c'est impoli d'ignoré un invité qui sera présent chez nous pendant plus de dix mois? Oui, j'ai eu l'amabilité de l'invité pour qu'il puisse aller plus facilement à son université. N'avais-tu pas encore un béguin sur lui? "
Sale pouffiasse… L'envie ne me manquait pas le lui lancer une réplique bien placé, mais je me contentais d'un simple «dégage» et montais les escaliers avant de m'enfermer dans mon antre. Une larme d'humiliation coula sur ma joue. Rageusement, je mis mon pyjamas et allais me coucher. Ma nuit fut agitée. J'ai fais plusieurs cauchemars qui incluait Lucas qui me disait qu'il ne m'avait jamais aimé et du visage vague de Dante…
Je regardais l'heure ; 8h30… Merde! Je sautais de mon lit et courus jusqu'à la salle de bain. Une fois déshabillée, je pris une douche extrêmement rapide pour aller m'habiller en vitesse après. Les cheveux dégoulinant, projetait de l'eau partout et mouillaient partiellement ma chambre. 8h40. Il ne me restait plus qu'à déjeuner. Minna venais me chercher à 8h45 pour aller à l'hôpital où elle se ferait me dépêchais d'avaler ma dernière bouchée de toasts, me fis un toque coiffée-décoiffée rapidement et me hâtais de prendre mon sac, (un sac de sortie genre sacoche longue…). Je poussais un soupir de soulagement que Minna n'était pas encore là. Je regardais ma montre : 8h45. Pila à l'Heure. Je m'asseyais sur le bord des escaliers et attendis ma meilleure amie. À cette heure matinale, en octobre, l'air était frais et charger d'odeurs agréable à humer.
Heureusement, je n'eu pas à attendre plus de deux minutes (si j'aurais attendus longtemps, j'aurais eu un rhume avec mes cheveux trempés). J'embarquais dans la voiture de la famille John, dis un «Bonjour» que j'essayais de faire paraître joyeux. Les parents de Minna nous déposâmes à la clinique. Avant de sortir, les parents de Minna dirent à celle-ci :
" Tu sais, Minn, tu peux toujours changer d'avais. Peut-importe ton choix, nous serons toujours fière de toi" disait sa mère.
Minna hocha la tête, les larmes aux yeux et nous sortîmes de l'automobile. Aucune parole ne dépassa sa bouche jusqu'à la salle d'attente du docteur. Après quelques minutes, assises sur ces chaises inconfortables, elle consentit à parler.
" Au? Comment c'est passé ta retenue avec le prof d'anglais? " Commença-t-elle. " J'ai… J'ai remarquée que tu ne voulais pas en parler avant-hier, mais… tu me connais…" termina-t-elle avec un sourire contrit.
Le coin de ma bouche s'étira. Minna n'était jamais capable d'attendre pour savoir quelque chose. Cela s'additionnait à sa curiosité phénoménale.
" Eh, bien…" murmurais-je.
Qu'est-ce qui c'était passé déjà? Mon sourire s'effaça. Je venais de réaliser quelque chose. Il a du faire cela parce que… wow… Ça sonnait maintenant très humiliant dans ma tête. Il a du faire cela parce qu'il voulait simplement me tester ou se faire un étudiante ou dans ce style là. Mes joues devinrent rouges de honte. Quelle idiote de l'avoir laisser faire!
" Il… Il m'a…"Le mot se coinça dans ma gorge. Je déglutis difficilement. "… embrassée. "
Les yeux de Minna s'agrandirent d'un coup.
" Q…Quoi? Il t'a vraiment embrassé…?" balbutia-t-elle.
Je pointais mon cou et soufflais un bref «ici…». Je devais avoir l'air d'une tomate Je sentais mon cœur battre hâtivement et je commençais à avoir un peu chaud. Est-ce que ça va toujours me faire cet effet là, de penser à lui? Me dis-je intérieurement.
Les minutes qui suivirent, Minna me supplia pour avoir plus de détails. Je refusais, j'avais top honte.
" Tu… Tu crois qu'il a fait ça parce qu'il voulait… «Essayer» une étudiante?... " Murmurais-je à Minna.
Ma meilleure amie n'eu pas le temps de me répondre, le médecin l'appela à ce moment. Avant qu'elle se lève, je lui pressais doucement la main, lui donnant un tant soit peu de courage. En guise de remerciement, Minna me fit un sourire crispé.
" Va, tu es courageuse…" lui soufflais-je.
Elle redressa un peu les épaules avant d'entrer dans la salle. Je me tortillais les doigts, j'espérais que tout irait bien pour elle. Une dizaines de minutes plus tard, je vis Minna sortir, les yeux légèrement bouffis. Elle avait pleuré. Minna ne pleurait jamais. Elle se réfugia dans mes bras. Minna ne sanglote pas. Elle pleure. Tout doucement. Tout doucement… Je la serrais contre moi, attendant qu'elle aille mieux. Après quelques minutes, ses larmes s'arrêtèrent. Son souffle se fit plus régulier.
" Sa va…?" lui murmurais-je.
Comme réponse, elle me fit un simple sourire. Plus ou moins rassurée, je relâchais mes bras autours d'elle. D'un simple regard, Minna me fit comprendre qu'elle n'était pas prête à rentrée. Lentement, nous sortîmes de la clinique et respirâmes un grand bol d'air frais, avant de se diriger vers un parc non loin de là.
" Alors, avec Dante? "
Depuis que nous étions au parc, nous n'avions dit mot. Nous regardions silencieusement les nuages passer, nous cachant un bref moment l'éclat si lumineux du soleil.
" Je ne sais pas trop quoi en penser…" dis-je, admirant les cumulus.
" Mais…?"
" Rien. Je suis juste confuse. "
Minna prit un temps avant de me répondre.
" Tu sais, si tu désire avoir une relation stable avec lui, il te faudrait être hyper discrète. Si tu te fais prendre, il y a des chances que la police s'en mêle, et bonjour la merde! Il se ferait virer de l'école et toi aussi. Tu couleras ton année. Tu redoublerais et auras de la misère à intégrer les universités après. Lui, sa vie sera foutue en plus de payer une énorme amende. "
Elle s'arrêta pour reprendre son souffle, sérieusement, elle avait débitée tellement vite que j'ai presqu'eu de la misère à suivre… Mais je comprenais le sens de ses paroles. Elle était carrément contre.
" … Mais si tu es amoureuse, cela en vaudra la peine. Joue le tout pour le tout. " reprit-elle sérieusement.
Je réfléchis un moment avant de répondre, en souriant ;
" Sauf, que je ne suis même pas encore sur…" riais-je.
Étrangement, je me sentais soudain plus légère, plus heureuse. C'était à croire que ses paroles avaient changé quelque chose…
" Lucas… Il va habiter chez moi un certain temps…" dis-je.
Minna écarquilla les yeux pour la deuxième fois de la journée.
" Quoi? "
" Ouais… Lucie l'a invité" maugréais-je.
" Attend… Tu es encore amoureuse de lui, non? "
La chaleur me monta aux joues, " oui, un peu. "
" Je le savais, mais je ne crois pas qu'il en vaut la peine. Lucas est trop proche de Lucie, il lui est plus difficile de résister à son charme. "
J'acquiesçais, ça, je le savais que trop bien. Minna me prit la main et me traîna jusqu'au restaurant à coté. Oubliant nos problèmes respectifs, nous discutâmes de tout et de rien. Chialant contre la musique nulle qu'ils nous mettaient, contre ce sale serveur qui sentait l'eau de Cologne à plein nez. De comment les personnes réussissais à faire tel ou tel chose dans les Guinness Records. Sans que je puisse l'en empêchée, elle paya l'addition.
" Disons que ça remboursera le chandail! " dit-elle avec un clin d'œil.
Je réalisais, le chandail! Je fouillais dans mon sac et lui tendis. Elle me remercia et décrocha son portable. Ses parents arrivaient dans deux minutes. Ils me déposèrent chez moi.
" Prends soin de toi, Au. On se voit demain, ok? " dit Minna
Je lui souris avant de la regarder s'en aller. J'avais l'impression que ce que je vivais ces temps-ci allaient très bientôt se terminer… Surement mon imagination.
FIN DU CHAPITRE 3
Review? Ça fait toujours plaisir :P Je suis encore désolée pour les fautes, j'essayerais de modifier cela ce week-end, je suis assez chargée. Enfin bon, le plan de l'histoire est développé jusqu'à présent au 7ème chapitre et il y aura ENVIRON quinze chapitre ou peut-être plus :)
Sur ce,
Bonne journée
Nanao-chan07
