Il s'appelait, et s'appelle toujours d'ailleurs, Drago Malefoy.

Son nom était connu dans tout le monde magique, pour sa lignée et aussi pour sa réputation. Car, même si vous prononciez le nom des Malefoy dans le pire taudis du monde magique, des visages se fermaient, se figeaient, se crispaient, une expression de terreur mêlée à de la haine. Irrémédiablement les gens faisaient le rapprochement entre sa famille et le seigneur des ténèbres.

Lignée et éducation oblige, il se devait d'être irréprochable. Une tenue irréprochable, une personne irréprochable, un cerveau irréprochable, une répartie irréprochable et une soumission à son maître irréprochable. Drago se serait bien passé du dernier point. Il avait sa fierté, ne voulait jamais avoir un maître et devoir s'agenouiller devant quelqu'un ne lui semblait pas très glorieux par rapport à sa soi-disante lignée de sang pur fier et dominant les classes inférieures.

Ainsi pensait le jeune héritier Malefoy assis dans un compartiment du Poudlard Express accompagné de Vincent Crabbe et Grégory Goyle, deux abrutis. Son père connaissait les leurs et avait demandé qu'ils lui servent de garde du corps. Ridicule. Tout autant que ce pot-de colle de Pansy Parkinson.

Dès son arrivée sur le quai, il s'était fait engluer par une face de Bouledogue. Mis à part cela, rien. A part qu'apparemment il y a Celui-qui-à-survécu dans le train. Harry Potter. Cela serait dans son intérêt de devenir ami avec lui, avait dit son père. Dans les intérêts de qui ? Je vous le demande. Parce que faire ami-ami- avec un balafré, très peu pour lui. Enfin, à eux deux, si ils étaient amis, ils pourraient avoir le pouvoir ! Ambitieux aurait été le meilleur mot pour décrire Drago Malefoy.

C'est surement pour cela qu'il était absolument sûr d'aller à Serpentard. Comme toute sa famille pensa ironiquement le jeune Malefoy.

Ah, le train est arrivé. Il fit signe à Crabbe et Goyle de le suivre et descendit du train. Se retourna en entendant une grosse voix appeler les premières années et regarda stupéfié le géant. Quel monstre ! Oui, car c'était bien un monstre quoiqu'on en dise. Être aussi grand… C'est pas humain ! Bon, en même temps ce n'est pas un humain. Et d'après le code des Malefoy, oui, oui, il existe un code, on se doit de traiter comme des moins que rien les personnes non-humaines. Donc, je dois l'insulter et ne pas l'aimer. Bon, eh bien, ça me parait être un bon programme.

Non mais quel abruti ce Potter ! Refuser MA main, MON amitié. Quel abruti ! Même moi je rêverai d'être ami avec moi! Le jeune blond shoota dans sa valise, puis s'écroula sur son lit. Pour qui il se prend ce petit orphelin de rien du tout. Moi, j'ai des parents au moins ! Et je sais m'habiller et me coiffer, ce qu'apparemment le balafré ne sait pas faire.

Et en plus il est devenu l'attrapeur de son équipe! Ce gringalet! Père va devoir faire changer tout ça! Et maintenant ils l'adulent encore plus ce morveux! Mon dieu qu'il l'énervait! Monsieur-je-suis-parfait! Heureusement que le professeur Rogue est là pour que ses chevilles dégonflent : à coup de cimeterre. Severus est la seule personne au monde, avec moi à avoir remarqué la perfidie et le côté 'héros en papier mâché tout juste bon à un seul usage : celui de survivre à un sort mortel, et par mortel j'entends mort, fini, bye-bye, à la revoyure.' Va savoir comment il a fait, mais il serait incapable de vaincre un troll seul! La plus grosse arnaque du siècle cette affaire! Un troll face à un binoclard, une belette, et un lapin, devinez qui gagne normalement? Le troll! Je suis sûr que les professeurs ont monté ce coup pour glorifier encore plus ce saint Potter!

Et encore dix points en moins pour gryffondor! Je crois bien que la coupe des maisons va me, les élèves de serpentard aussi, nous revenir, très facilement, d'ailleurs.

Tricherie! Félonie! Je crie à l'injustice! Quel droit avait cet allumé adorateur de Potter de les faire gagner? Aucun! Ces points rajoutés n'étaient qu'un prétexte pour que Potter soit au moins content une fois dans sa misérable vie et qu'il ait envie de revenir dans cette école de fou, je vous le dit moi, c'était juste pour l'acheter, lui donner de bons souvenirs ici, et le rendre nostalgique!

Quel héros de pacotille ! Et bien sûr tout le monde chante les louanges de Harry Potter qui a réussit à vaincre Le seigneur des ténèbres, et qui a sauvé la pierre philosophale en plus cette fois ! Non ? mais franchement, Suis-je le seul à trouver ça pathétique ? A trouver pathétique un gamin qu'on appelle « Héros » alors qu'il ne peut rien faire tout seul. Il est toujours aidé ! Et il le sera sûrement toute sa vie.

Le serpentard passa une main dans ses cheveux gominés, il la ressortit toute poisseuse et s'essuya sur la veste de Crabbe dormant, ronflant plutôt à côté de lui dans le compartiment du train qu'ils occupaient. Par 'ils' j'entends Crabbe, Goyle et Pansy, qui en fait se révèle être de bonne compagnie. Passé le fait que c'est un pot-de-colle ambulant.

Il vit un éclair blanc passer près de la fenêtre, le maudit piaf de Potter. Il posa son front contre la vitre. A qui Potter pouvait-il bien écrire ?

A sa famille ? Il n'en avait pas à par les moldus chez qui il habitait mais apparemment il n'était pas chéri d'eux, ça lui apprendra, tiens!

A des amis ? Possible, non impossible, qui pourrait bien le supporter?. Il frissonna en pensant que cet ami devait être moldu. Il est bien ami avec un Weasley lui pas de doute. Tous fans et défendeurs des Moldus, ces monstres. Les pires ce sont les Sangs-de-bourbes, comme la Granger là, avec sa touffe, ses dents de castor, ses livres et .. encore ses livres . A croire que cette fille est née dans une bibliothèque !

'Bonzour, ze m'appelle Hermione Granzer, z'adore les livres et ze zuis une mizz ze zais tout!' Il ricana tout seul, attirant les regard inquiets de ses compagnons.

Il ouvrit la porte du compartiment en entendant le sifflet du train annoncer que le Poudlard express était arrivé. Il se leva et sortit. Laissant ses bagages à Crabbe et Goyle.

Repérer ses parents dans une foule n'est pas une tâche ardue. D'un blond presque blanc, ils rayonnaient d'un étrange luminosité obscure. Il salua Père et Mère, vit Crabbe arriver avec ses bagages, les lui prit des mains et le congédia, lui disant entre-temps qu'il le reverrait sûrement pendant l'été.

Ils quittèrent le quais 9 ¾ pour rejoindre le manoir Malefoy.

Du coin de l'œil, Drago cru voir Potter accompagné de ce qu'il pensait être sa « famille », et aussi d'une fille. Une fille ayant un grand sourire, rose ? Est-il possible d'avoir un sourire rose ? Il l'a trouva assez belle et c'était sûr elle avait des traits et des manières aristocratiques. Qui est cette étrange fille rose, mais surtout que fait-elle avec un raté comme Potter ? Pourquoi ce visage lui était-il légèrement familier?

C'est décidé, il allait mener son enquête.