- RAR – Avant de commencer. ^^

Miyabie-chan : Je suis très contente que cette première partie t'ai plu. Par contre, il n'y aura pas d'annonce, désolé. Puisqu'il s'agit de la même histoire mais uniquement d'un autre point de vue.

Bonne lecture


Comme promis, la deuxième partie de l'OS avec la POV d'Usagi pour compléter l'histoire. Amusez-vous bien !


Le grand Usami Akihiko, jeune auteur romancier, ayant reçu le prix Naomori et le prix Kikukawa, était assit tranquillement devant son ordinateur en train de boucler le dernier chapitre de son nouveau roman. Et il était particulièrement satisfait de son travail. Faut dire qu'il n'avait pas chaumé ! Il avait tenu à terminer coûte que coûte son manuscrit aujourd'hui pour pouvoir s'occuper à plein temps de son jeune amant.

En effet, il n'avait pas oublié que cela faisait un an jour pour jour, qu'il vivait avec son ange et avait voulu finir à tout prix pour pouvoir profiter du jeune homme, enfin je veux dire préparer comme il se doit un petit rendez-vous – et diverses activités ( tout le monde l'aura comprit en tout bien tout honneur ) – pour fêter sa colocation avec Misaki.

Il se calla devant l'imprimante qui sortait son dernier roman et alluma une cigarette avant de se perdre dans ses pensées.

« Ahhhh… Misaki… Le temps passe tellement vite que j'ai l'impression que c'était hier encore qu'il venait emménager à la maison. Il m'a apporté tant de choses en si peu de temps. Sa présence est un véritable baume au cœur. C'est comme si la vie, pour la première fois de ma vie, me souriait. J'espère qu'il va apprécier le petit cadeau que je lui ai réservé. Ce voyage à la montagne est vraiment parfait. J'imagine déjà… la matinée qui se passera sous la couette, l'après-midi en ballade romantique tous les deux et pour finir, on passera la soirée au coin du feu… On partira dès cet après-midi, comme ça nous pourrons profiter du week-end entier. »

Il rassembla les feuilles et les mit en ordre pour la prochaine visite de son éditrice avant de sortir du bureau pour rejoindre le salon. C'est alors qu'il vit celui qui occupait toutes ses pensées qui semblait lui-même en pleine réflexion. Il décida de le surprendre, comme à son habitude, par derrière ( sans jeu de mot ^^) et l'enlaça, nichant son visage dans le cou du jeune homme, humant son odeur. Il le sentit légèrement frissonner et eut un rictus satisfait.

- Usagi-San ?

- Misaki… Tu m'as manqué ! Souffla l'écrivain profitant de cette étreinte au maximum.

- Je vis dans le même appartement que toi, comment je pourrais manquer à quelqu'un que je vois tous les jours ?

Mais Usagi fit comme s'il n'avait pas entendu, étant habitué au comportement du jeune homme et continua :

- J'ai passé toutes ces dernières semaines loin de toi à cause de ce nouveau roman, mais ne t'inquiète pas je suis dorénavant tout à toi. Et je commence dès aujourd'hui ! « Oh oui ! Tu verras, je vais bien m'occuper de toi mon petit Misaki ! Tu verras mon amour ce que j'ai préparé pour notre anniversaire.»

- Je…je ne m'inquiète pas le moins du monde…

L'argenté retourna alors doucement le corps svelte du jeune homme dans ces bras et se pencha pour l'embrasser. Cependant avant d'atteindre les douces lèvres de l'étudiant, ils furent interrompus par la sonnette de la porte d'entrée. Moment de flottement ou Misaki en profita pour se dégager de l'étreinte amoureuse et possessive d'Usagi avant de se rendre en courant dans le hall pour aller voir l'identité du visiteur.

- Nii-Chan ?

Usagi, revenu entre temps, dans le salon, entendit l'exclamation de Misaki et fit une petite grimace. Ses projets avec son petit brun allaient devoir attendre.

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Nos visiteurs imprévus étaient confortablement installés sur le canapé face à Usagi-San en train de discuter avec lui pendant que Misaki préparait le thé. Le romancier alluma une cigarette et détailla rapidement les nouveaux arrivants. Dépité de devoir repousser ses projets, il soupira discrètement.

- Cet appartement est vraiment magnifique Usagi, n'est-ce pas chérie ? Commença son ami.

- Oui tout à fait. On s'y sent à l'aise dès que l'on rentre.

- C'est ce que je pense aussi. Dis-moi comment se passe ta carrière ?

- Très bien, d'ailleurs je viens juste de terminer un nouveau roman.

- Sugoi ! Il me tarde déjà de le lire, s'écria Manami, puis se reprenant elle rougit rapidement de son attitude.

Usagi la regarda légèrement étonné, avant de comprendre brièvement la situation. Cependant, Takahiro crut bon d'expliquer l'emportement de sa femme face à son ami :

- Manami aime beaucoup ce que tu écris.

« J'avais déjà comprit mon ami, je pense » Pensa Usagi.

- Vous avez un réel talent pour l'écriture Usami-San, reprit-elle d'une manière plus posée qu'auparavant.

- Merci beaucoup Manami-San, mais je vous en pris appelez-moi Akihiko. Après tout vous êtes la femme de mon meilleur ami. « Et puis, c'est un peu grâce à vous qu'aujourd'hui j'ai mon ange avec moi. » Finit-il dans sa tête.

- Merci Akihiko-kun.

Cependant, malgré ce moment de discussion assez agréable, notre romancier bataillait sérieusement contre ses envies de les jeter dehors, sans prendre de gants, pour avoir osé saboter ses plans. Il vit alors Misaki se dirigeait vers eux, le plateau en main et qui commençait à servir le thé.

Takahiro, voyant le sujet épuisé, décida – en bon grand frère – d'embêter Misaki :

- Au fait, Usagi ? Misaki ne t'embête pas trop ? J'espère qu'il ne t'empêche pas d'écrire ?

- Nii-Chan !

- Hahaha ! « Si tu savais mon ami ! » Pas du tout. Au contraire, Misaki s'est révélé être une véritable source d'inspiration pour ma muse intérieure, répondit l'écrivain en lançant un regard chaud rempli de sous-entendu à Misaki. « Oh oui ! »

Il nota alors un léger rougissement chez le jeune homme, prouvant qu'il avait très bien comprit le sens caché de sa phrase et témoignant de son inconfort, et qui faisait tout pour éviter qu'on ne le remarque. Usagi s'amusa de sa réaction. Il adorait plus que tout faire réagir son jeune amant.

- Vraiment ? J'en suis heureux, répondit Takahiro.

Usagi ria intérieurement lorsqu'il le vit pousser un discret soupir de soulagement en entendant la réponse de son frère. Il pensa alors que Takahiro avait gardé encore son innocence et sa naïveté. Cachant un rictus, il vit avec amusement Misaki prendre la parole à son tour pour changer de sujet :

- Ne Nii-Chan, pourquoi vous êtes passé à l'improviste nous rendre une visite ? Ce n'est pas ton genre. Bien que la porte vous soit toujours ouverte et que vous soyez toujours les bienvenus, s'empressa-t-il de rajouter.

« Je suis d'accord avec Misaki, ce n'est pas dans tes habitudes. » Pensa l'écrivain.

- Oui c'est vrai, mais nous venons juste de l'apprendre et nous voulions partager cela avec vous.

- Hein ? Lâcha intelligemment Misaki avec de grands yeux ronds.

Takahiro tourna son visage vers sa femme, prit sa main dans la sienne dans un geste tendre, puis regarda à leur tour son frère et son ami avant d'annoncer la grande nouvelle :

- Manami est enceinte.

Un petit silence prit place face à cette annonce avant qu'un grand cri ne s'élève dans l'appartement :

- Ouahhh ! Sugoi ! Omedetou ! S'écria Misaki en allant les serrer dans ses bras.

- Arigatou Misaki-kun.

- Arigatou Misaki.

- Omedetou, dit à son tour Usagi en allant serrer la main de Takahiro.

- Arigatou Usagi. Ca me touche beaucoup que vous soyez présent tous les deux, et heureux pour cette nouvelle. Toi et Misaki êtes ma famille, tu sais.

- Allons, ce n'est rien.

- Et si nous en profitions pour faire les magasins, reprit Manami. Cela nous fera une ballade tous ensemble et vous nous aiderez à choisir tout le nécessaire.

- Hn ? Dit Misaki. Bien sûr ! Avec plaisir ! Usagi-san ?

- Avec joie. « Pfff ! C'est officiel je n'aurais pas mon week-end romantique avec Misaki. » Pensa-t-il totalement dépité.

- Alors, allons-y !

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Toute l'après-midi ils enchainèrent les magasins de vêtements, de meuble, accessoires pour bébé…

Avant de finir la soirée dans un restaurant huppé de la ville, offert par Usagi en l'honneur des futurs parents, « qui avaient assez dépensé pour toute une vie » dixit Misaki.

A présent, ils étaient tous les quatre – ou plutôt tous les cinq – installés à table attendant d'être servi.

- Ahhh… je ne sens plus mes pieds, commença Misaki

- C'est vrai que nous n'avons pas chaumé. On a fait beaucoup de magasins aujourd'hui, continua Manami.

- Mais au moins, nous sommes sur que le bébé ne manquera de rien, suivit Takahiro.

- Quatre cerveaux valent mieux que deux ! Renchérit Usagi.

- Tout à fait. Et puis, nous aurons déjà les affaires si Misaki a lui aussi un bébé, termina Takahiro.

- Mmmmm, répondit celui-ci visiblement mal à l'aise.

Usagi eut un regard étrange à l'entente de cette phrase, ce que Misaki ne manqua pas de remarquer. En effet, à cette phrase anodine lancée par le grand frère de son brun, l'écrivain avait sentit son cœur se serrait et sa peur avait reprit le dessus, comme s'il voyait déjà son jeune amant le quittait pour construire sa propre famille. Le laissant une fois de plus seul.

Takahiro reprit la conversation sans avoir fait attention à l'échange entre les deux hommes :

- Au faite Misaki, tout se passe bien à l'université ?

- Oui tout va bien. A la rentrée nous commencerons la période des examens, alors je profite un peu pour me reposer avant d'entamer les futures séances de torture, hahahaha !

- Ne devrais-tu pas être le nez dans les livres ?

- Ne t'inquiète pas Nii-Chan, c'est déjà fait. Je n'aurais qu'à relire les passages importants.

- Tant mieux. Bien que je me demande tout de même si un mini-pouce comme toi réussira à atteindre la table !

- Nii-Chan !

- Akihiko-kun, reprit Manami, je me sens assez mal à l'aise en sachant que c'est vous qui allez payer ce restaurant aussi cher.

- C'est vrai Usagi, ce n'est vraiment pas donné !

Le romancier se reprit et annonça avec un sourire charmeur :

- Allons ! Allons ! Ce n'est rien après tout nous sommes en famille, répondit-il en posant un regard lourd vers Misaki avant de reprendre d'un air plus léger. Et puis ce n'est pas tous les jours ou nous sommes tous réunis et fêter un heureux évènement.

Le reste de la soirée se passa agréablement bien, et celle-ci se termina rapidement. Le dîner avait été succulent et la conversation basée sur l'heureux évènement à venir. En sortant du restaurant, ils se saluèrent tous rapidement avant que chaque couple ne reparte chez eux.

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A peine eurent-ils franchis le seuil de la porte d'entrée, qu'Usagi plaqua Misaki contre le mur, avant de glisser sa bouche dans son cou, parsemant sa peau de doux baisers.

- Ahhh… Misaki. On n'a pas pu profiter de cette journée en tête à tête, souffla Usagi dans son cou.

L'argenté se serra davantage contre le corps svelte du jeune homme, voulant le sentir à tout prix très de lui. Il se sentait fébrile, sa peur n'avait pas disparut, loin de là. Il se sentit trembler légèrement avant de reprendre le contrôle de son corps. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus été ébranlé par ses sentiments pour l'étudiant depuis cette soirée à la fête foraine ou Misaki lui avait fait sa déclaration dans la grande roue. Il repensa à ce qu'il s'était passé et cela lui donna le courage de dire ce qu'il avait sur le cœur, ce qu'il craignait le plus :

- Ne me quitte pas, dit alors l'amoureux des ours d'une voix plus tremblante et plus basse tout en relevant la tête et fixant du regard les yeux de l'étudiant.

- U…Usagi-san ?

- Promets le moi ! Implora-t-il faisant écarquiller les yeux de Misaki. « Je t'en prie mon amour, ne me laisse pas seul. J'ai toujours cette peur en moi qui me dit que tu finiras par me quitter pour créer toi aussi ta proche famille. De charmants bambins qu'une jeune femme, de bonne famille que tu auras préalablement épousé, aura pu te donner, ce que je ne peux t'offrir. Misaki… Je… »

- Je n'ai pas l'intention de partir, répondit enfin celui-ci avec détermination et le regard ancré dans celui de son amant.

« Arigatou Misaki. » Se dit alors l'amoureux des ours. Avant de reprendre sa litanie habituelle :

- Suki Dayo Misaki…

- Yame…

- Suki Da !

Il répéta encore et encore ses mots voulant marquer le jeune homme au plus profond de lui avant de fondre sur ses lèvres douces et pleines et de l'embrasser langoureusement. Il mit dans ce baiser tout l'amour qu'il ressentait pour son amant. Cette cavité chaude et humide, cette langue qui se mêlait à la sienne pour le plus délicieux des ballets, ce corps svelte et chaud qui se collait au sien et cette odeur unique, non il ne pouvait pas s'en passer, il ne pouvait plus s'en passer, il ne voulait plus le quitter.

Il le prit dans ses bras et le souleva pour le conduire dans sa chambre et finir la soirée comme il l'avait rêvé. Et à défaut, de se trouver dans un chalet dans les montagnes, il promit de faire monter la température à sa façon et s'appliqua toute la nuit durant à fêter comme il se doit ce premier anniversaire.

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- Ohayou Misaki-kun !

Usagi releva la tête du livre qu'il était en train de lire en entendant son éditrice qui saluait son jeune amant. Il eut un sourire mi-moqueur mi-tendre en voyant son amant totalement lessivé par la nuit mouvementée qu'ils avaient passé avant de se replonger dans son livre.

Celui-ci avait aperçut également l'éditrice et Usagi-san qui semblaient être en pleine réunion, et la salua à son tour :

- Ohayou Aikawa-san !

- Tiens, dit-elle en tendant une boite au jeune homme. Aujourd'hui je t'ai prit des muffins. Tu m'en diras des nouvelles.

- Merci.

- Bon ce n'est pas tout, mais je dois me dépêcher si je veux donner le manuscrit à temps. Même si sensei a tenu ses délais cette fois, je ne peux pas me reposer.

- Je comprends.

- Jane sensei! Misaki-kun ! Salua-t-elle avant de franchir la porte d'entrée.

L'écrivain sentit Misaki bouger près de lui et courir vers le hall d'entrée. Apparemment, Aikawa-san avait oublié quelque chose – genre petite histoire BL.

Le silence se fit durant un moment dans l'appartement, si bien qu'Usagi leva de nouveau sa tête du livre pour voir ce que faisait Misaki. Il devina que le jeune homme se trouvait encore dans le hall, et alors qu'il allait se lever, il entendit l'exclamation de son amant, signe qu'il avait enfin comprit le contenu du manuscrit qu'il tenait :

- CETTE FOIS-CI C'EST DECIDE JE DEMENAGE !

Le romancier souffla, plus par habitude qu'autre chose, en haussant les épaules. Après tout, il avait prévenu : Misaki était une magnifique source d'inspiration, n'est-ce pas ?

FIN


Cette fois-ci c'est bien fini !

Alors ? Alors ? Comment avez-vous trouvé ce premier OS de Junjou ?

Bah, dans tous les cas, j'ai des circonstances atténuantes ^^ : 1ere fic JR et surtout écrit depuis longtemps xD.

Merci d'avoir lu jusqu'au bout et surtout n'hésitez pas cliquer dessous pour donner voter avis.

A bientôt