Bella PDV
Je ne vois pas.
Pas du tout.
Aucun des garçons du Lycée ne me parait à la hauteur de ces lettres.
Pourtant, l'un d'entre eux cache bien son jeu.
Et je ne peux pas nier que ces lettres ont un impact sur moi.
J'ai envie de connaître ce garçon, de lui parler, d'apprendre à la connaître, peut-être de l'aimer.
Je tourne ça dans ma tête. Encore et encore.
En apparence je fais mes devoirs, je mange avec mon père, je parle avec Alice au téléphone, je prends un bain, je me brosse les cheveux et les dents, je choisis ma tenue pour demain, mais en réalité je cogite.
Impossible de dormir.
Je DOIS pouvoir lui parler. Vu la façon dont il écrit, ça doit être un garçon merveilleux. Sa sensibilité se ressent en lisant ses textes. Je veux le connaître !
Ma mère me téléphone à 21h00 et elle a des antennes dignes d'un GPS :
« Tu as l'air toute chose ma chérie… »
« Non, je suis juste un peu fatiguée ! »
« Moi je parie qu'il y a un garçon là-dessous ! »
« Mmmmhhhhh »
« Tu ne veux rien me dire ? »
« Pas pour l'instant ! »
« Bon, mais tu sais que tu peux tout me dire ma chérie ! »
« Oui maman, je sais ! »
Et c'est vers minuit que j'ai l'idée, après m'être tournée et retournée dans mon lit, façon crêpe.
Du coup, je m'endors comme un bébé !
Le lendemain matin, je retrouve Rosalie, Alice, Jasper, Ben et Angela devant le Lycée.
Je suis heureuse que Rose soit là. On est moins copines qu'Alice et moi, mais Emmett est déjà à la fac, alors la semaine ,au Lycée, elle est « célibataire », ce qui m'évite de tenir la chandelle toute seule.
En cours de maths j'écris l'annonce suivante :
« toi, l'anonyme amoureux, donne moi donc une adresse MSN ou je pourrai te parler .Aucune animosité de mon côté, bien au contraire »
Je vais la faire publier dans les petites annonces du journal du Lycée.
Vu les autres annonces totalement loufoques, celle-ci devrait passer inaperçue pour tout le monde sauf lui, et puis, je ne la signe pas.
Il faut espérer que mon admirateur lise le journal, je pense que oui, tout le monde le fait.
Le truc qui m'ennuie, c'est que je sais que Cullen travaille au journal. Il est rédacteur en chef, avec Eric.
Ceci dit, j'ai déjà écrit trois articles pour le journal du Lycée, un sur la timidité, un sur le nouveau snack de la réserve et un sur l'égalité hommes/femmes et ils ont tous été immédiatement publiés.
Donc cette fois-ci, je fais comme d'habitude : je vais directement voir Eric au moment de la pause de midi, juste avant d'aller manger.
Au dernier moment, je panique un peu : et si Eric était mon admirateur anonyme ?
Je n'y avais pas encore pensé !
J'aime bien Eric, mais je ne l'imagine pas comme ça.
Du coup, je bredouille et il a l'air assez surpris.
« Salit Eric, je…Enfin voilà, j'ai une petite annonce à faire paraître, tu poses pas de question, OK ? Et je compte sur toi: ça doit rester anonyme ! »
Je deviens rouge vif en prononçant le mot anonyme.
Mais Eric se contente d'ouvrir des yeux immenses et je dois paraître vraiment énervée parce qu'il me dit :
« OK, pas de souci, du calme ma belle ! Je te couvre ! »
Je murmure un vague merci et je vais retrouver la bande à la cafétéria.
Edward est là, et le seul siège libre est à côté de lui.
Je m'installe et lance un salut à la cantonade.
Edward me répond sans me regarder.
Il est en train d'écrire, un mini ordinateur portable devant lui..
Etant donné que le journal du Lycée doit être publié demain, je suppose qu'il est à la bourre pour un article.
Je mange mes carottes râpées en discutant avec Rose.
Au bout d'un moment, elle apostrophe Edward :
« Alors, t'as pas encore finit ? »
« Tu veux le faire à ma place Rosalie ? »
Edward et Rosalie ne s'entendent pas très bien et j'aime bien voir Rose remettre Edward en place assez régulièrement.
J'ai très envie de savoir sur quoi porte l'article, mais je n'ose pas lui demander.
Je penche légèrement la tête sur le côté pour essayer de lire quelques mots.
Il relève le nez :
« C'est un article sur un nouveau contraceptif, un contraceptif masculin ! »
J'en reste muette de saisissement.
Edward m'a adressé la parole sans agressivité
Un contraceptif masculin vient de sortir
C'est un garçon qui en parle
Je regarde Edward :
« Tu en dis du bien ou du mal ? »
Il ouvre des yeux surpris :
« Du bien, évidement ! »
Ouah ! Je ne réponds rien, trop surprise.
Mais Jasper regarde Edward :
« Sérieux, mec, un contraceptif masculin ? »
« Ouais, à base d'ultra sons »
Alice se redresse sur sa chaise et regarde fixement son petit ami :
« Tu ne trouves pas ça bien, Jasper Hale ? »
Jasper se tourne vers Alice, qui s'est décollée de son torse. Il rougit et lui offre un sourire un peu contraint :
« Ah si si si si ! Bien sur que c'est super ! »
Alice sourit et repose sa tête sur la poitrine de Jasper qui souffle un bon coup.
La malheureux n'est pas passé loin du démembrement.
On rit tous, plus ou moins subtilement.
Je n'ai pas cours de biologie aujourd'hui, mais j'ai sport…Je me demande, à présent que Cullen est devenu moins antipathique, si je ne préfèrerais pas deux heures de TP avec lui que les deux heures de basket que je subis, navrée.
Puis je rentre chez moi et je me précipite sur ma boite aux lettres.
Une chance que je rentre avant mon père, il se poserait des questions et il serait peut-être même capable d'ouvrir les lettres !
Il y en a une !
Aaaaaaaah !
Je sautille pratiquement sur place et me précipite à l'intérieur.
Je la décachète :
« Ma chère Bella,
Te regarder est devenu ma manière d'exister. Je sais que tu te demande qui je suis , je t'ai vue regarder attentivement plusieurs garçons au Lycée, mais je ne pense vraiment pas que tu ais deviné qui je suis. Je me cache bien. J'aimerais te dévoiler mon identité mais je suis timide et j'ai peur que tu ne veuilles pas de moi. Et je ne sais pas si je m'en remettrais…En même temps, si je ne te dis jamais qui je suis, nous n'aurons sans doute aucune chance ensemble…Je ne sais pas…Je suis assez désemparé ce soir. S'il te plait, mets ton pull bleu marine un de ces jours, j'adore te voir le porter, il met ton teint en valeur et aussi, et là je t'imagine rougir en lisant ces lignes, il souligne ta jolie poitrine.
Je t'aime de plus en plus, ton amoureux »
Comme à chaque lettre reçue, j'ai un drôle de moment.
C'est vraiment très déstabilisant.
Visiblement, cette lettre a été postée hier soir. Avec un peu de chance, il lire le journal du Lycée demain, et me donnera une adresse MSN dans sa lettre suivante, donc après-demain.
En attendant, je vais peut-être juste profiter de la lecture, et cesser de me poser autant de questions.
On doit aller à la Push, ce soir.
J'enfile un jean et des baskets, et un gros sveat noir. Un foulard prune autour du cou et j'attache mes cheveux.
Puis je m'installe sur mon lit et commence à lire « Romeo et Juliette » sans aucun état d'âme: je suis en train de faire mes devoirs puisque nous étudions ce livre en littérature.
La soirée à la Push est géniale, comme toujours. Je me sens bien ici.
Seth et Jacob me font rire et je me détends. Pendant 3 heures je réussis à oublier ces lettres.
Et quand on rentre je suis suffisamment fatiguée pour m'endormir tout de suite.
Je passe une bonne nuit et quand je me réveille je sais qu'il faut aller au Lycée et j'ai un peu le trac. Je mets mon pull bleu marine, en rougissant à la pensée qu'au moins un garçon va regarder ma poitrine, et puis j'enfile mon slim noir fétiche.
A peine je pose un pied dans le hall d'entrée, je vois que les exemplaires du journal du Lycée sont dans les présentoirs et tous les élèves ou presque se servent.
Il n'y a que 4 ou 5 pages alors je pense vraiment que mon admirateur anonyme lira mon annonce.
Je prends moi-même un exemplaire et je le fourre dans mon sac sans plus de cérémonie: je suis en retard.
Je me précipite vers mon casier pour y déposer mes livres.
Et je manque m'évanouir: dans mon casier, il y a une lettre.
Ou plutôt une feuille de papier, écrite à la main en lettres majuscules.
Je la parcours rapidement:
« lion anonyme arobase Hotmail point com. Dès ce soir. Je t'aime »
Je me traine jusqu'à la salle de littérature, le cœur battant à toute allure.
Ce soir…
Oh…
La journée se tire en longueur, c'est affreux. Je passe l'heure du repas avec Alice, Rose et Angela et c'est le meilleur moment de la journée. On rit ensemble, c'est bien d'être à l'aise avec des amies. L'avant dernière heure est le cours de biologie et Edward se tient dans son coin, mutique et crispé. Moi qui le pensais désormais moins bête et distant…
Il m'énerve. Oh ce qu'il peut m'énerver! Comme à chaque cours de bio, je ne peux m'empêcher de penser que je sens mauvais et que personne n'ose me le dire. J'ai peut-être une haleine de chacal et je ne le sais pas?
Je serre les dents et ne bronche pas non plus, du coup.
Une chose est sure: je ne serai jamais punie pour avoir bavardé en biologie…
La dernière heure est une torture, tellement j'ai hâte de rentrer chez moi. Sans rire. Cours de maths, en plus.
Je sais que je sautille sur ma chaise mais je ne peux pas m'en empêcher!
A la fin de l'heure je me précipite tellement vite vers ma camionnette que c'est un miracle que je ne m'étale pas de tout mon long!
Et là, c'est le drame de ma vie. MA CAMIONNETTE NE DEMARRE PAS!
Je suis prête à sangloter, et je tente de démarrer encore et encore.
Rien…
Je vais devoir appeler mon père, mais on toque à la fenêtre et je sursaute.
C'est Jasper Hale.
Je baisse la vitre:
« T'as un souci avec ta caisse, Bella? »
« Oui! Elle démarre pas! »
« Tu peux ouvrir le capot? On va jeter un œil! »
Et c'est là que je vois Alice, Rosalie et …Edward.
Je sais que je rougis mais je tire la manette actionnant l'ouverture du capot.
Aussitôt, Rose, Jasper et Edward plongent vers le moteur.
Alice grimpe à mes côtés.
« Ils vont te réparer ça, Rosalie est très douée, mais Jazz et Ed se défendent aussi très bien en mécanique! »
« Ben, merci! »
Ils ne mettent que quelques minutes à trouver ce qui cloche.
Jasper me demande de démarrer, et ça marche!
Je suis contente et soulagée.
Je me confonds en remerciements, tout en regardant exclusivement Jasper et Rose.
Edward a du cambouis plein les mains et même un peu sur le nez et la joue.
Non pas que je regarde Edward Cullen, bien entendu, mais disons que je ne peux pas ne pas le voir.
Ca lui va bien. Ca lui donne un air plus humain, moins…Parfait.
Bien sur, il n'est pas parfait, loin de là mais il en a souvent l'apparence, et sans doute la certitude.
Là, il est presque touchant.
Je remonte en voiture et je leur adresse de grands signes de la main.
Je fonce chez moi aussi vite que me le permet ma camionnette. Heureusement, je ne croise pas mon père!
Je me précipite sur la boite aux lettres.
Il y a une lettre. J'ai presque l'habitude, à présent.
« Bella,
Tu n'imagines pas combien j'ai envie de me dévoiler. Je le ferais si je n'avais l'affreuse certitude que tu me rejetterais aussitôt, et sans doute même que tu te moquerais de moi. Et pourtant, sans toi je ne suis pas entier, je ne suis pas moi-même. Tu es une partie de moi, sans même le savoir. Peut-être que je devrais prier. Je t'aime. Tu es merveilleuse et moi je suis un imbécile. Pardonne moi, je suis mélancolique ce soir. »
Je monte les escaliers en lisant la lettre une deuxième fois, assez triste pour lui.
J'allume mon ordinateur et ouvre MSN, les doigts tremblants.
J'entre l'adresse de mon mystérieux admirateur.
Lion amoureux…C'est chou! ^^
Je n'ai pas longtemps à attendre.
Il accepte mon invitation presque immédiatement.
Je crois que je vais m'évanouir…
Mais non…
Je regarde sa photo de profil.
Et je souris: c'est le lion du dessin animé « Madagascar ».
Je n'ose pas commencer. J'attends qu'il me parle!
Il le fait, très vite.
Lion amoureux:
« Bonsoir! »
Je déteste la pluie:
« Salut! »
Lion amoureux:
« Tu vas bien? »
Je déteste la luie:
« Oui, ça va, et toi? »
Lion amoureux:
« Oui, ça va! J'aime beaucoup ton adresse MSN! Je déteste la pluie, ça annonce la couleur! »
Je déteste la puie:
« ^^ »
Lion amoureux:
« Et quelle est cette maison, dans ta photo de profil? »
Je déteste la pluie:
« C'est la maison de ma mère, à Phoenix »
Lion amoureux:
« Oh, je vois! Elle est sympa! »
Je déteste la pluie:
« Oui, en effet… »
Lion amoureux:
« Je suis désolé. Je remue des choses douloureuses »
Je déteste la pluie:
« Non, ça va, ne t'en fais pas. Ce n'est pas comme si ma mère était morte! »
Lion amoureux:
« merci de cette idée de parler sur MSN »
Je déteste la pluie:
« je n'en pouvais plus! Et puis tu dois arrêter de m'envoyer des lettres parce que mon père va finir par s'apercevoir de quelque chose et comme il est sheriff il risque de ne pas prendre tout ça avec philosophie »
Lion amoureux:
« OK, je pense pouvoir me contenter de MSN! »
Je déteste la pluie:
« Tu voudrais pas mettre la web cam? »
Lion amoureux:
« Non, désolé, je peux vraiment pas »
Je déteste la pluie:
« mais pourquoi? Je me pose des milliards de questions, moi! »
Lion amoureux:
« Parce que je sais que tu ne voudras pas de moi »
Je déteste la pluie:
« C'est à moi d'en juger, tu ne crois pas? »
Lion amoureux:
« Si, bien sur. Laisse moi juste un peu de temps. S'il te plait, on peut parler d'autre chose? »
Je déteste la pluie:
« Ok. Sincèrement, pourquoi moi? »
Lion amoureux:
« Parce que c'est toi justement! Tu es belle, gentille, intelligente, maligne, futée, en fait, tu es faite pour moi je pense! »
Je rougis comme une bécasse devant mon ordinateur et je ricane même, tellement je me sens à la fois gênée et flattée…
Je déteste la pluie:
« Vil flatteur, va! »
Lion amoureux:
« Non, je ne te flatte pas, c'est-ce que je pense! Et j'adore ton odeur aussi! Tu sens la fraise et les fleurs! »
Je déteste la pluie:
« Tu devrais dire ça à Cullen! »
Lion amoureux:
« Pardon? »
Je déteste la pluie:
« Edward Cullen, mon « très cher » binôme de biologie, a l'air, lui, de penser que je sens épouvantablement mauvais…Je le dégoute visiblement. Ce n'est pas la meilleure expérience de ma vie, comme tu te doutes! »
Lion amoureux:
« Je peux juste te dire que tu sens vraiment très bon. Tu utilises du parfum à la fraise? »
Je déteste la pluie:
« Non, du shampoing à la fraise et du parfum au freesia »
Lion amoureux:
« C'est une réussite! Et, euh, merci d'avoir mit ton pull bleu marine! Il te va vraiment bien! ^^ »
Je déteste la pluie:
« Ca me gêne, on peut parler d'autre chose? »
Lion amoureux:
« Désolé, je ne veux pas te mettre mal à l'aise »
Je déteste la pluie:
« Ben c'est raté, parce que je le suis depuis le début de cette conversation! C'est difficile de parler à quelqu'un qu'on connait forcément mais dont on ignore l'identité! »
Lion amoureux:
« Oui, je comprends. On arrête, si tu préfères… »
Je déteste la pluie:
« Non! J'ai envie de mieux te connaitre! Dis moi ce que tu aimes dans la vie! »
Lion amoureux:
« Toi, bien sur! J'aime aussi lire, jouer du piano, le sport, ma famille, et j'adore manger! Je suis un gourmand! »
Je déteste la pluie:
« Tu joues du piano? Je ne connais aucun garçon qui joue du piano! »
Lion amoureux:
« Je ne le dis pas, c'est tout »
Je déteste la pluie:
« C'est dommage! Moi aussi j'aime lire. Mais je déteste le sport! Je suis nulle, c'est affligeant! »
Lion amoureux:
« Je sais, je t'ai vue à l'œuvre. Mais tu n'es pas nulle, tu cumules simplement un grand manque de confiance en toi et pas mal de maladresse »
Je déteste la pluie:
« Si tu le dis… »
Lion amoureux:
« Ne le prends pas mal. Je suis sur que tu pourrais faire de rapides progrès avec un bon entrainement! »
Je déteste la pluie:
« Curieusement, je préfère passer du temps à lire! Sinon j'aime beaucoup mes parents, et aussi Phil le mari de ma mère, et j'adore aussi ma « famille » de la Push. Jacob est un peu un grand frère, Leah est comme ma sœur. Billy est mon oncle. C'est chouette d'avoir une grande famille! Sinon je ne suis pas hyper gourmande, en fait je préfère cuisiner »
Lion amoureux:
« Quand je te dis qu'on est faits l'un pour l'autre! Tu cuisines quoi? »
Je déteste la pluie:
« Oh, un peu de tout! Mon père pêche alors je fais souvent du poisson. Mais le plat que je réussis le mieux, ce sont les lasagnes. J'adore faire de la mousse au chocolat aussi »
Lion amoureux:
« Lasagnes? Mousse au chocolat? BELLA EPOUSE MOI! »
J'éclate de rire devant l'écran!
Je déteste la pluie:
« Certainement pas tant que je ne sais pas qui tu es! »
Lion amoureux:
« Bientôt, je te le promets! »
Je déteste la pluie:
« Te dois y aller, mon père rentre d'ici 10 mns et on mange ensemble ce soir, au snack. Miam le crumble! »
Lion amoureux:
« Je l'aime aussi! Prends soin de toi! »
Je déteste la pluie:
« Merci, toi aussi! »
Lion amoureux:
« Bella? »
Je déteste la pluie:
« Oui? »
Lion amoureux:
« A demain? »
Je déteste la pluie:
« Ok! Après les cours? »
Lion amoureux:
« Oui, c'est parfait! Je pense à toi! »
Je déteste la pluie:
« Bonne soirée! »
Je ferme la session et mon ordinateur.
Je regarde ce que je dois faire pour demain dans mon agenda.
Puis je me brosse les cheveux, dans un état un peu second.
Aucun garçon du Lycée ne ressemble, de prêt ou de loin, au garçon doux, gentil et intelligent avec qui je viens de parler.
Je vais peut-être arrêter de ma poser des questions. C'est mieux.
Je vais juste profiter!
