Ce chapitre est en retard, j'en suis désolée, je fais du mieux que je peux, je le jure !
Bella PDV
Il m'a menti ? Oh mais c'est pas vrai…J'étais bien, je commençais à me sentir en confiance et…Et voilà. Je me recule, je me sens mal, tout d'un coup.
La fatigue me fait tourner la tête.
Je ne peux retenir mes larmes qui coulent sur mes joues.
Je ne pourrai donc jamais faire confiance à Edward ?
Mais il me tend la main :
« Tu te souviens que je t'ai parlé de Tanya ? »
Je lève les yeux au ciel.
Ouais.
Je ne réponds pas mais il continue :
« Je t'ai dit que j'ai couché avec elle. Mais c'est pas vrai. Je voulais pas avoir l'air…Inexpérimenté. Mais c'est ce que je suis. Toi tu m'as dit la vérité. Je suis désolé »
Il baisse piteusement la tête.
C'est tout. Il n'y a que ça ? Personne pour s'être moqué de moi dans mon dos ? Pas de pari idiot ou autre ?
Je cligne des yeux :
« C'est ça le mensonge ? »
« Oui »
« Il n'y a rien d'autre ? »
Il fait signe que non.
Je me rapproche d'un pas.
Je pleure encore un peu, plus de fatigue à présent.
Edward m'attire contre lui doucement.
Il essuie mes larmes en me serrant contre lui.
Mon père entre dans la pièce, sans frapper.
Nous sursautons tous les deux et Edward me lâche instantanément.
Mon père rugit littéralement :
« TU LA FAIS PLEURER ? »
Immédiatement, Mme Cullen entre dans la pièce, l'air en colère.
Je renifle.
« Non, je suis juste fatiguée et sur les nerfs… »
« La faute à qui, on se le demande »
Bougonne mon père.
Le docteur Cullen entre à son tour et je m'éloigne un peu d'Edward, essuyant mes yeux avec ma manche.
Edward se lève et son père lui tend des béquilles flambant neuves.
On sort dans le hall et mon père me prend par le bras pour m'entrainer vers la voiture.
Je regarde Edward qui me fixe de ses yeux verts.
Je souris et mon père resserre sa main sur mon avant –bras.
Mais Mme Cullen sourit et je vois le père d'Edward se mordre la lèvre pour ne pas rire.
J'adresse un signe de la main à Edward et il me fait un clin d'œil.
Je monte dans la voiture en soupirant, Charlie s'installe au volant et je pressens un mauvais moment.
Je ne me trompe pas.
« Bella, je ne veux pas que tu sortes avec ce garçon ! »
Je prends une grande inspiration :
« Il s'appelle Edward et je sors avec qui je veux »
Ses mains se crispent sur le volant :
« Il est à moitié fou ! Et il te fait pleurer ! Il va te rendre malheureuse et »
Je fonds en larmes.
« Là c'est toi qui me fait pleurer ! »
Il ne répond pas mais quand on se gare devant la maison il me demande si je veux boire ou manger.
« J'ai juste soif »
Il nous sert un grand verre de jus de pomme chacun. Je l'avale rapidement.
« Bon, va te coucher, on verra demain ce qu'il convient de faire »
Mon père a prit son ton de sheriff et je ne réplique pas.
Je retire mon jean et mes converses et je me glisse dans mon lit, épuisée.
Il est plus de 4h00 du matin.
J'ai l'impression qu'il ne se passe que quelques secondes avant qu'on ne me secoue.
C'est Charlie.
« Allez Bella, debout ! Tu vas être en retard au Lycée sinon ! »
« Quelle heure il est ? »
« 7 heures et quart ! »
Je grogne. Veux pas me lever…
Mais la pensée de voir –peut-être- Edward au Lycée me réveille d'un coup.
Je bondis hors du lit et me rue vers mon bureau. Je remonte mon téléphone qui se met à biper comme le Titanic en détresse.
J'ai plus de 40 appels en absence et 23 SMS.
Tous d'Edward.
Ils sont du genre :
« Je pense à toi »
« J'ai hâte de te voir »
« Tu es la seule fille que j'ai jamais aimé et que j'aimerai jamais »
« Je ferai tout ce que tu voudras »
Etc., etc.
Je l'appelle.
Il décroche immédiatement :
« Bella ? Tu vas bien ? »
« Oui, mais ça c'est à toi qu'il faut le demander ! »
« Ca va, ça tire un peu mais je survivrai » !
« Tu viens au Lycée ? »
« Bien sur, je veux te voir ! »
« Ok, je me prépare alors ! »
« Moi aussi ! »
« Désolée de ne pas t'avoir répondu avant en fait j'avais démonté mon téléphone hier soir.. »
Il rit. Je me sens sourire toute seule comme une idiote. J'entends la voix de la mère d'Edward dans le téléphone, elle doit être entrée dans la chambre de son fils.
« On se voit tout de suite ma puce »
« Oui, à très vite ! »
Un regain d'énergie incroyable s'empare alors de moi.
J'ouvre mon armoire, en sort une fine paire de collants couleur chair, ma jupe noire, la seule que je possède et qui est assez courte, mais rien ne me fait peur, mon pull bleu marine et mes ballerines en cuir.
Je mets des sous vêtements assortis et m'habille à toute allure.
Dans la salle de bains je me débarbouille, puis je descends avaler quelques cuillers de céréales.
Mon père, attablé devant une tasse de café, regarde ma jupe de travers, mais ne dit rien.
Je remonte, me brosse les dents, me maquille et je me fais un chignon.
Je m'asperge de parfum et m'examine dans le miroir.
J'ai l'air fatiguée, bien sur, mais ce n'est pas de ma faute.
Je descends, mon sac en bandoulière sur mon épaule.
« J'y vais p'pa ! »
« ATTENDS UN PEU ! »
Je me fige. Et merde…
Je fais volte face.
Mon père a prit un air sévère :
« Bella…Je ne suis pas d'accord pour que tu sortes avec le petit Cullen ! »
Je soupire :
« Papa…Il s'appelle Edward, et je sors avec qui je veux ! Ca pourrait être pire, figure toi que Tyler Crowley me drague bien moins subtilement qu'Edward ! Alors si tu préfères que ce soit lui… »
Je sais que j'ai touché la corde sensible : cette année, mon père a déjà arrêté Tyler deux fois, une pour consommation de cannabis, l'autre pour conduite en état d'ivresse…
« Bela, tu es jeune, tu dois te consacrer à tes études ! »
« L'un est compatible avec l'autre tu sais ! »
« Je n'en suis pas sur et »
« Papa, je vais être en retard, on reparlera de tout ça ce soir, OK ? »
Je file dehors.
Et je reste la bouche ouverte.
La Volvo argentée d'Edward est là, sagement garée devant ma maison.
Je souris comme une bécasse en voyant Edward s'en extraire, assez laborieusement.
Il sourit lui aussi de toutes ses dents. Je me précipite sur lui et il me réceptionne en vacillant un peu.
Nos bouches se trouvent toutes seules, comme si elles vivaient leur vie propre…Etonnant mais agréable…
Nos langues tournent l'une autour de l'autre et ses bras enserrent ma taille tandis que mes mains s'agrippent à sa nuque.
On serait tous seuls au monde si Charlie, avec le tact qui l'anime, ne venait pas tapoter mon épaule :
« BELLA ! Tu vas être en retard au Lycée, et toi aussi là… »
Nous nous séparons, aussi rouge l'un que l'autre.
Edward remonte en voiture et je m'apprête à monter côté passager mais mon père ne l'entend pas de cette oreille.
« Prends ta camionnette Bella ! «
« Papa…Arrête un peu ! »
Il me fixe, et l'air perdu dans ses yeux me fait baisser la tête.
Prise d'une impulsion je m'approche de lui et lui plante un baiser sur la joue :
« Ne t'en fais pas, tu seras toujours le premier homme de ma vie ! »
Sans lui laisser le temps de réagir je monte dans la voiture d'Edward et il démarre.
A peine l'angle de la rue tourné, j'éclate de rire.
C'est nerveux, bien entendu, mais Edward a l'air assez traumatisé.
« Ton père me déteste.. »
« Tu es observateur dis donc ! Mais ça lui passera, il n'a pas le choix de toutes façons ! »
« Je sais pas trop… »
Ce n'est que quand on se gare devant le Lycée que je réalise que personne, hormis Alice, jasper et Rose ne sont au courant, pour Edward et moi…
Je sors, le regard fixé sur mes ballerines.
Edward s'extrait en clopinant et s'appuie sur ses béquilles, du coup on ne peut pas se donner la main.
Je marche près de lui mais pas trop prés quand même… Je ne sais pas me positionner, en fait…
Jasper et Alice sont à leur place habituelle du matin : appuyés contre le 3° pilier de la cour, en train de se bécoter…
Alice, bien que soudée à Jasper et en train de l'embrasser furieusement, nous aperçoit et repousse son petit ami en criant de joie.
Elle se précipite sur nous, suivie par Jazz et aussi par Rosalie, brusquement surgie de nulle part.
« Je suis ravie pour vous ! Enfin ! Félicitations ! »
Alice m'embrasse, puis elle se jette au coup de son frère, qui, instable sur ses béquilles, vacille quelque peu. Instinctivement, je le retiens.
Jasper et Rosalie ont aussi l'air très content et nous félicitent chaleureusement.
Je regarde discrètement ma main gauche et je suis rassurée : non, nous ne nous sommes pas mariés pendant que je ne faisais pas attention…Parce que l'attitude des Hale + 1 (1, c'est Alice !) laisse entendre le contraire…
Il reste encore 10 minutes avant le début des cours et j'espère sincèrement qu'ils vont passer à un autre sujet de conversation qu'Edward et moi…
Mais Edward se dirige vers un des bancs.
« Tu viens ma puce ? »
Ca fait très bizarre dans ma poitrine quand il me dit des petits mots tendres comme ça…
Et surtout ça me fait sourire sans que je puisse m'en empêcher. Je dois avoir un air totalement idiot. Ceci dit, Edward aussi sourit de toutes ses dents et il n'a pas l'air bête. Mais bon, c'est Edward…
Il s'installe sur le banc et je m'assois à ses côtés. Et c'est sans doute idiot mais je ne m'y attends pas parce qu'on est à l'école mais il se penche sur moi et m'embrasse.
Et le temps suspend son vol…C'est un cliché mais c'est si VRAI !
Le baiser est tout ce qui compte. Le reste je ne m'en aperçois même plus !
Ses lèvres sont douces et chaudes et la caresse de sa langue contre la mienne fait crisper mon ventre d'anticipation…C'est…..Bon ! Merveilleusement bon !
Sa main droite caresse mon dos, la gauche n'est pas en reste : de son index il va de mon oreille à ma mâchoire…Argh ! Je me meurs…
On ne cesserait sans doute jamais ce baiser mais on est interrompus par une grosse voix et je sens qu'on tape l'épaule d'Edward.
« Hé ! J'ai du mal à y croire ! »
On relève la tête pour découvrir Ben, qui rigole en nous regardant.
Edward répond le premier :
« Hé oui ! C'est bien nous ! »
Je regard un peu autour de moi. Juste à côté de Ben, il y a bien sur Angela, qui sourit de toutes ses dents et un peu plus loin, il y a Jessica et Lauren, qui ont l'air abasourdies.
Je tire Edward par la manche :
« Il faut y aller, ça va sonner ! »
On remonte le couloir ensemble et je crois que je n'ai jamais été regardée par autant de monde…
Mais comme Edward est à côté de moi, ça va.
On doit se séparer : il va en maths et moi en littérature. Il m'embrasse devant ma salle et je suis partagée entre l'euphorie et la gêne.
Je m'assois à ma table, et mon téléphone vibre.
« Tu sors vraiment avec Cullen ? Ouaaaah ! »
C'est Jessica.
Le premier choc passé elle doit être ravie : elle avait peur que je lui pique Mike. Je réponds vite fait.
« Oui, en effet ! »
Je reçois d'autres messages. Un peu trop pour que ça soit gérable !
Je réponds juste à celui d'Edward :
« Je pense à toi, tu me manques terriblement, Roméo »
« Je pense à toi aussi, attention à ta cheville, Juliette »
Mais le prof me regarde de travers alors je mets mon téléphone au fond de mon sac.
Je me concentre de mon mieux sur le cours.
Mais c'est un peu peine perdue…
Je sors enfin de la salle et jamais je n'ai couru aussi vite vers un cours. Mais il faut dire que…C'est le cours de biologie et j'y retrouve Edward.
Le pauvre a mal aux mains à cause des béquilles mais ça ne nous empêche pas de nous jeter l'un sur l'autre et de nous embrasser avidement.
D'ailleurs, on ne cesse notre baiser que quand le prof nous informe d'un ton agacé que le cours commence…
On s'installe à notre paillasse commune, collés l'un à l'autre.
Le début du cours consiste en un diaporama que nous regardons en nous tenant la main…
C'est quand même super chouette d'être en couple. La salle de biologie m'en semble transformée…
A la fin de l'heure Edward crapahute en béquilles en grognant de douleur et je regarde mon téléphone. Au milieu de nombreux messages effarés ou enthousiastes, j'en trouve un de Jacob :
« TU SORS AVEC CULLEN ? J'Y CROIRAI QUE QUAND JE LE VERRAI ! »
J'en ricane toute seule.
Et un de ma mère :
« Ton père m'a téléphoné pour me dire que tu sors avec un demi fou qui te harcèle depuis des semaines, et qu'il ne te reconnait pas. J'attends ta version des faits ! »
Je lève les yeux au ciel. Papa…
Les deux dernières heures de cours de la matinée me semblent…Très longues. Trop longues.
On a prévu de se retrouver à la cafétéria mais en fait Edward m'attend devant ma salle de cours à midi.
Un air mutin sur le visage.
De sa voix enjôleuse il commence :
« Bella…J'ai vraiment trop mal à la cheville et aux mains. J'ai appelé mon père qui m'a dit de rentrer chez moi pour me reposer… »
Je suis terriblement déçue mais je le cache de mon mieux. J'espère juste qu'il ne voit pas les larmes dans mes yeux.
« Je comprends, tu es blessé…Tu dois te soigner ! »
Il me sourit et se rapproche de moi pour me murmurer à l'oreille, provocant un décharge électrique tout le long de ma colonne vertébrale :
« C'est que je vais avoir besoin d'une infirmière... »
Voilà. Ca y est. Je souris encore comme une imbécile heureuse. Impossible de m'en empêcher… »
« Mais j'ai cours, et mon père sera furieux si je rate ! »
« Il ne le sera pas si tu t'y prends bien… »
J'hésite à peine une demi-seconde…
Ndla : Edward a la cheville gauche dans une atelle mais comme la plupart des américains il conduit une voiture automatique, il a donc l'accélérateur à droite , le frein au milieu et pas de pédale d'embrayage, il peut donc tout à fait conduire !
Le prochain chapitre contiendra un petit lemon et celui d'après, le dernier, un lemon…
