Chapitre 6

Jean se montrait d'une tendresse extrême envers son ex fiancé qui lui était d'un désagréable au possible.
« Tu savais que j'étais marié, tu savais que j'aime Edward plus que tout et tu ne t'es pas privé pour m'émoustiller afin de me faire l'amour dans la douche. »

« Allons, Roy ne vient pas dire que cela ne t'as pas plu. Tes gémissements en disaient long sur les plaisirs que tu ressentais par mes caresses. Tu peux dire ce que tu veux, Edward n'a pas mon expérience dans ce domaine et tu es quelqu'un qui a besoin de sexe pour t'épanouir. Et je suis celui qui peut te le donner : le sexe et l'amour que tu as besoin. »

Mustang se leva du fauteuil dans lequel il était et empoigna, Jean.
« Ne parles pas d'Edward ! Tu ne le connais pas, tu n'as pas voulu apprendre à le connaitre et je suis comblé avec lui, vraiment comblé. Je ne vois pas ce que tu peux faire de plus pour moi vis-à-vis de l'amour que lui m'offre. »

« Tu sais pourquoi je suis rentré ? » Repris Havoc doucement sans s'énerver. « C'est parce que j'ai failli mourir. Je suis resté plus de six mois dans des chambres d'hôpitaux à subir des opérations suite à une explosion d'une mine sous le char que je conduisais. J'ai réalisé alors à quel point la vie valait la peine qu'on se batte pour elle et surtout la dernière image que j'ai eu devant les yeux avant de tomber dans le coma c'était ton image mon amour. J'ai su alors que je voulais passer ma vie avec toi. »

Mustang était horrifié de ce qu'il venait d'entendre, il était en colère contre le militaire, mais le savoir mourant sur une table d'opération, très loin dans un pays où les conditions sanitaires n'étaient pas forcément les meilleures, le rendait triste.

« Pourquoi es-tu parti ? Je n'ai pas compris les raisons de ton départ car tu avais tout, vraiment tout. Et là, j'apprends que tu as failli mourir pour une décision irréfléchie alors laisse-moi accuser le coup. »

Havoc prit Roy dans ses bras et le calma car le professeur vraiment nerveux commençait une crise d'angoisse. Cela ne lui était plus arrivé depuis des années. En fait depuis qu'Edward lui avait avoué ses sentiments. Et dans ces moments-là, il fallait absolument que l'homme prenne ses cachets et là, son pilulier était vide.
Ni une ni deux, Jean utilisa une technique apprise à l'école militaire qui consistait à serrer très fort la personne pour détendre les nerfs sympathiques sous une pression excessivement forte. Roy se laissa faire puis se détendit dans les bras de Jean qui le déposa sur son lit, pour le laisser se reposer.
« Je suis dans la pièce d'à coté si tu as besoin de quelque chose. »

OoOoO

Dans le parc, la bande d'Envy était réunie. Les deux chefs étaient accompagnés tous les deux de leur petites amies. La japonaise, May pour Alphonse et la gothique américaine, Rose pour Envy. Toute la bande passait son temps à fumer cigarettes et autres genres de merde, tout en balançant des insultes aux passants.

« Au fait, tu ne devineras jamais quoi » dit Envy à son demi frère. « Tu te souviens du petit blond dont tu t'es amusé à ses dépens, ce matin ? Et bien figure-toi qu'il est marié. J'ai vu son alliance ce matin quand il est allé ouvrir la fenêtre. »

« Je ne sais pas mais ce garçon me met les nerfs en pelote. Il me fait penser à quelqu'un que je connais et je n'arrive pas à dire qui. Cela date de très longtemps. Qui sait on a peut être été ensemble au jardin d'enfant et je lui en faisais déjà voir de toutes les couleurs » se mit à rire Alphonse.

Un petit chat qui passait par-là, se fit mettre un coup de pied dans les fesses par Al qui détestait tout ce qui était animal de compagnie. Ils trouvaient ces bestioles bien trop niaises et leur préférait serpents, mygales et autres animaux plus effrayants en tout genre.

« Je crois que nous avons nos deux têtes de turc pour cette année » Se mit à rire Envy. « Mustang ne s'en sortira pas de la sorte, de nous avoir séparé et surtout pas après avoir osé te mettre dehors. A ce que je sais, il a des origines chinoises, c'est donc un faible, un étranger à nos idées et notre patrie, alors il va payer. »
« Kidnapping et torture ? » demanda Alphonse.
« Entre autre. Je suis certain qu'il doit y avoir un moyen de l'expulser, de trouver ses secrets les plus profonds et de les exposer aux grands jours afin de détruire sa réputation au sein de l'école, de la ville et même du pays. » Répondit Envy à son petit frère.

Un drôle de rire se mit à sortir du parc, le tout par un écho assez effrayant. En tout cas les pros nazis avaient des personnes en ligne de mire et l'ainé des Hohenheim avait déjà réussi à plusieurs reprises les pires de ses mauvais coups. Le pire, c'était qu'il avait rallié à sa cause la moitié de l'université qui soit disant n'en pouvaient plus d'avoir sans cesse des étrangers prendre leur place dans les grandes universités. Le savoir leur appartenait et s'ils arrivaient enfin à déchiffrer les vieux traités d'alchimie que possédait le père des trois enfants et surtout à la mettre en application dans le monde réel, ils deviendraient alors les empereurs tout puissants du monde. Plus rien ne leur résisterait, pas même le fait de faire revenir des morts à la vie.

OoOoO

Roy était manifestement prit dans un délire. Cela ne lui était plus arrivé depuis des années et dans ces rêves, il marmonnait des bribes de phrases, appelait Edward avec insistance et aussi pleurait comme si des cauchemars du passé lui revenait en mémoire. Il avait perdu ses parents très jeunes, assassinés devant un guichet de retrait automatique d'argent et tout ce qui pouvait être le bruit d'une arme à feu le faisait sursauter. Bien sûr, il n'en avait jamais parlé à personne et quand, Jean avait choisi la voie de l'armée, il en avait été dégouté de savoir que son ex-fiancé pouvait revenir dans le même état que ses parents.

Tout se mêlait dans son esprit mais une chose transparaissait malgré tout. Son désir d'avoir Edward à ses côtés. Le militaire pensait que dans leur ancienne maison, Roy allait se laisser aller à ses souvenirs heureux du passé mais il se n'était pas le cas. Il téléphona donc à Edward pour qu'il ramène Mustang chez lui tout en lui expliquant que la clé était sous le pot de fleurs.

Jean avait une autre idée en tête, puisqu'il ne ramènerait pas son amant par la douceur, il allait devoir employer la force. Enfilant son manteau, il prit la direction du parc pour aller trouver Envy. Ce dernier fut retissant au départ de discuter avec l'ancien militaire mais quand Jean eut prononcé les deux prénoms magiques, Edward Elric et Roy Mustang, l'attention du palmier fut plus que ravisée.

OoOoO

Edward râlait de savoir que Roy se trouvait chez son ancien amant, il s'imaginait des tonnes de choses sur ce qui avait pu se passer entre eux, alors que lui était tranquillement rentré pour étudier. Malgré tout, sa colère se dissipa lorsqu'il trouva Mustang allongé, le front brulant, il attrapa vite la boite contenant les cachets de son mari et les lui fit prendre avec beaucoup de douceur.

« Je suis là, mon amour. Plus rien ne peux t'arriver de mal » lui murmurait Ed alors qu'il essuyait la sueur qui perlait du front de Roy.
« Plus jamais ce militaire n'osera faire quelque chose de mal sur toi ou je t'assure qu'il va le payer cher. »

Edward reboutonna la chemise de son mari, remonta la braguette du pantalon et fermait le bouton avant de lui enfiler le lourd manteau noir sur les épaules de Roy.

« Je suis désolé » marmonnait Mustang, « vraiment désolé »
« Une crise d'angoisse cela arrive, ne te fais pas de soucis. À la maison, je prendrai bien soin de toi. » Lui répondit le jeune blond avec beaucoup de douceur.
« Je suis désolé de t'avoir trompé avec Jean ce midi » lâcha le prof de chimie dans une demi-conscience. Edward qui le soutenait ne put s'empêcher de le lâcher de surprise puis en ravalant ses larmes, reprit sa tâche où elle en était restée. Dans leur maison, il installa son mari sur le sofa et lui s'enferma à double tour dans la chambre pour pleurer de tout son soûl.
Il aurait dû s'en douter. Il aurait du voir venir le coup avec l'absence de son mari dans son bureau à midi. Mais non, il était encore trop naïf. En pleurs il téléphona à Maes à qui il raconta les morceaux d'histoire dont il était au courant.

« J'arrive, Edward. Tout cela doit être une grossière erreur, ne tire pas de conclusion tant que Roy n'a pas repris ses esprits. »
Et une dizaine de minutes après, Hughes fut mit à terre par un câlin d'une tornade blonde en larme qui voulait comprendre le fin mot de cette histoire.

TBC
Merci à sabine pour la relecture et vous pour vos nombreuses reviews

Ariane