Auteur : lifelesslyndsey
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Humour/Hurt/Comfort
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
J'envisage d'ouvrir un compte facebook pour mes traductions. Histoire d'informer ceux qui n'ont pas de compte ici de mes updates, répondre aux questions que vous pourriez avoir, etc, et peut-être même vous saouler en parlant un peu de moi parfois...Mais je suis pas sûre que ce soit une bonne idée... Ça servirait à rien de créer un compte si personne ne s'y intéresse donc j'aimerais avoir votre avis... Je vais poster un sondage sur mon profil et j'aimerais bien que vous me donniez votre avis... Pour celles qui n'ont pas de compte, dîtes-le moi par review... Je vais poster ce message sur chacune de mes histoire, histoire de m'assurer que tout le monde le verra, et d'ici un mois donc, je verrai le résultat et créerai le compte...ou pas :D
- Chapitre 2: Pneupire -
-PoV PeterPire-
A un moment ou à un autre, j'avais fini par devenir rancunier envers Dieu. Je ne pouvais pas nier que j'étais amer, et que je trouvais une certaine satisfaction à jouer l'Ange de la Mort Rebelle. Je savais clairement que je défiais Sa volonté, mais qu'est-ce qu'il pourrait bien me faire? Bien faire pour moi? Je ne pouvais pas rentrer, et je n'irais certainement pas en enfer, bordel. J'avais pris le risque d'être rancunièrement difficile en matière de repas et de ne jamais mourir. Dieu n'allait pas rappeler mon âme à Lui et je ne la donnerais pas au Diable. Fin de la putain d'histoire.
Sophia Ebbings avait 42 ans et pas d'enfants, un frère à qui elle ne parlait plus et un cancer du poumon au stade terminal. Elle sortit de sa voiture, traînant derrière elle une petite bouteille d'oxygène, et je remarquai les tubes qui pendaient de son visage alors qu'elle respirait avec difficulté.
Elle sursauta lorsque je lui fis connaître ma présence en m'appuyant contre le capot de sa Chevrolet Equinox garée dans un sombre parking souterrain. "Qu'est-ce...qu'est-ce que vous voulez?" me demanda-t-elle d'une voix tremblante.
"Bonsoir Sophia," soufflai-je en laissant mon souffle inodore caresser son visage. "Je suis venu t'offrir un répit."
Elle baissa le masque respiratoire qui recouvrait sa bouche, "Un répit de quoi?"
Glissant doucement mon index sous son menton, je lui relevai le visage et la laissai croiser mon regard. Elle haleta lorsqu'elle vit son reflet dans mes yeux rouges. "De ça, ma chère Sophia, de la souffrance."
"Qu'est-ce que vous êtes?" chuchota-t-elle, incapable de fuir mon contact. Elle était captivée, par ma beauté, ma voix, par ma simple présence.
"Je suis la mort, Sophia," lui dis-je. J'avais découvert très tôt que ça m'aidait de me montrer dramatique dans ce petit jeu. "Et je peux t'assurer que tes jours sont comptés, mais que ta douleur continuera jusqu'à ton dernier souffle. Je peux faciliter les choses pour toi, ma précieuse. Je peux faire disparaître ta douleur, et t'envoyer à Dieu. Tu crois en Dieu, n'est-ce pas Sophia?"
"Ou...oui," balbutia-t-elle.
"Laisse-moi t'envoyer à Dieu, Sophia." Je relâchai son visage et lui embrassai la joue. "Je vais te laisser y réfléchir, ma chère. Il te reste trois mois avant que la mort ne te prenne, et ce ne sera pas plaisant. Ce que je t'offre est rapide et sans douleur, et tu mérites au moins ça, ma chérie. Je vais te donner un peu de temps pour prendre ta décision et mettre tes affaires en ordre."
Je laissai tomber une carte marquée de rien d'autre qu'un numéro de téléphone dans sa main. Ses doigts fragiles s'enroulèrent autour de mon poignet. Elle haleta en sentant ma peau froide et en ne sentant pas mon pouls.
"Vous n'êtes pas humain, n'est-ce pas?" chuchota-t-elle dans les ténèbres.
"Non, darlin'," répondis-je, mon accent sudiste se glissant dans ma voix.
"Comment vous appelez-vous?"
Je me figeai. Ce n'était pas une question qu'on me posait souvent. "Peter. Je m'appelle Peter."
Et sur ces mots, je partis, disparaissant presque devant ses yeux, m'évanouissant au loin, la laissant immobile et silencieuse. Elle dirait oui. Aucune voix ne me l'indiqua, mais je le savais. Elle en avait marre de souffrir et il ne lui restait plus rien
Je lui donnai une semaine.
Je me dirigeai vers ma voiture, à l'autre bout du luxueux parking souterrain lorsqu'une Kia Sentry blanche attira mon regard. Une odeur légèrement florale flottait dans l'air et quelque chose d'autre, quelque chose d'étrangement chimique. C'était elle.
L'étrange humaine.
Cette putain de voiture me provoquait. Son odeur flottait lourdement autour de moi, mais je l'avais perdu de vue. Pourquoi était-elle à l'hôpital? Elle semblait être en assez bonne santé pour aller faire les commissions. Peut-être qu'elle travaillait là. Je m'arrêtai. J'allais l'attendre.
Deux heures plus tard, elle réapparut, vêtue d'un jean et d'un caban. Ses cheveux emmêlés semblaient être retenus par deux crayons de papier. Je la suivis prudemment lorsqu'elle sortit du parking et qu'elle s'engageait sur une autoroute presque déserte.
Vingt trois minutes après que j'ai commencé à lui donner la chasse, un gros bruit éclata dans l'air, résonnant contre mes tympans vampiriques, suivi par le son familier du caoutchouc tapant contre le sol. La Kia se gara sur le bas-côté, et j'en fis de même, tout en gardant mes distances, avant de couper rapidement mes phares et le contact.
A quel jeu jouait donc le Grand Homme? Ce n'était pas dans le Livre. Le Destin changeait sous mes yeux et je n'avais aucun moyen de rectifier ça.
Et je réalisai, bien que ça me mette mal à l'aise, que je n'étais plus Micha et que je pouvais faire tout ce que je voulais. Comme le Peter des Griffin.
Abandonnant ma voiture, je me glissai silencieusement dans les ombres. Profitant de ma vue vampirique, je grimaçai lorsque je vis l'humaine enclencher ses feux de détresse rouge vif. Elle descendit de sa voiture et ouvrit le coffre pour révéler un pneu de secours. Je la regardai le tirer hors du coffre. Il rebondit légèrement, lui échappa des mains et roula le long de la pente, vers moi avant de partir sur la gauche et de disparaître dans les bois qui bordaient la route.
"Fils de pute! Putain de pneu! Saleté!" cracha-t-elle en enjambant la barrière de sécurité pour atterrir dans l'herbe qui précédait les bois. Je me précipitai dans les arbres avant qu'elle ne puisse me voir et récupérai le pneu avec un sourire victorieux. "Putain, où est-ce qu'il est?" siffla-t-elle en marchant de long en large.
Elle resta au milieu de l'herbe montante, sur le bas-côté de la route avec son téléphone dans la main. Je la regardai avec prudence pendant un moment, incertain de ce que je devrais faire maintenant. Devrais-je l'aider? Devrais-je partir? Devrais-je en finir et la manger? C'était comme un fast food pour humains, et je n'étais pas sûr de ce que je voulais.
"Triple A? Ouais, un de mes pneus a crevé et ensuite j'ai perdu ma roue de secours dans les bois. Non, je ne l'ai pas emmené dans les bois, connasse. Elle a rebondit. Et elle a roulé aussi...ne me mets pas en attente! Ah putain!" grogna-t-elle en tapant du pieds sur le gravier.
Je déglutis difficilement et émergeai des ténèbres pour me diriger vers la lumière rouge vif qui provenait de ses feux de détresse. "C'est ça que tu cherches?" lui demandai-je en soulevant le pneu.
Elle sursauta et fit volte-face, "Toi! Tu me suis?" me demanda-t-elle sur un ton tellement accusateur que je grimaçai. Elle claqua des doigts, "Ben reste pas là, Pneupire, file-moi un coup de main."
"Je pourrais te manger, tu sais," l'informai-je tout en la suivant jusqu'à sa voiture. Seigneur, elle était vraiment méchante. Je ne comprenais pas comment une si petite personne pouvait contenir autant de furie.
"Je préférerais vraiment que tu changes ma roue, mais tu as la main," me dit-elle en haussant un sourcil. "C'est ta décision."
Je soulevai facilement sa voiture, détachant le pneu crevé d'une main et le remplaçant avec la roue de secours. L'étrange humaine tapait du pied en me regardant faire. Qu'est-ce que je branlais? Putaiiiiin, je devrais juste la manger.
"Hey, regarde ça. T'as réussi à changer ma roue et je suis toujours en attente avec la société de dépannage." Elle ferma son téléphone. "Merci," dit-elle alors que je mettais son pneu crevé dans son coffre avant de le refermer.
"De rien," répondis-je avec gêne en me frottant la nuque.
"Ben okay alors," ajouta-t-elle. "Je vais y aller maintenant. Avant que les choses deviennent bizarres ou que tu changes d'avis et que tu décides de me manger. Et si tu le fais, est-ce que ça peut être une attaque éclair? Je préférerais ne pas savoir quand tu vas plonger tes dents dans ma tendre peau si ça ne te dérange pas. Tu sembles être un type bien."
Je restai là, silencieux, le risque qu'elle représentait pesant lourdement sur mes épaules alors qu'elle remontait dans sa voiture et repartait. J'avais deux choix maintenant, la laisser partir et sortir de ma vie, ou la suivre. Je n'avais jamais été doué lorsque j'avais plusieurs choix.
Je pris ma décision en deux putain de secondes. Mon clignotant fut allumé avant même qu'elle ne prenne la sortie seize.
Je l'espionnai. Comme le bâtard obsédé que j'étais, je l'espionnai.
Cette fille était une curieuse créature avec des habitudes bien ancrées qu'elle suivait religieusement.
Chaque jour, elle se réveillait entre 7h45 et 8h15, sans l'aide d'un réveil. De là, elle allait dans la cuisine, mangeait deux toasts beurrés et une demi grappe de raisin. Elle faisait descendre tout ça avec deux tasses de café et demi, du café au lait, sans sucre. Une fois qu'elle avait fini, elle sautait sur son tapis de course et courait pendant exactement trente minutes avant d'attraper son ordinateur portable, et de se diriger vers la petite pièce la plus à gauche de son appartement, où elle tapait furieusement sur son clavier pendant exactement deux heures.
A midi, elle traversait sa maison en touchant chaque fenêtre. Je me demandai si elle faisait ça pour s'assurer qu'elles étaient bien toutes fermées.
Je me demandai aussi si elle me cherchait.
Avait-elle su que je la suivrais?
Elle ne sortit jamais, sauf une fois. Mardi, elle disparut pendant trois heures et revint avec des commissions achetées au marché local. Il ne lui avait certainement pas fallut trois heures pour pour acheter le contenu des trois sacs qu'elle avait ramené. Je n'avais pas pu me convaincre de la suivre. J'étais déjà un bâtard qui surveillait sa maison, je n'allais pas suivre chacun de ses pas en plus.
Elle balayait et lavait ses sols chaque soir, à 19 heures précises, après son dîner. Je ne savais absolument pas pourquoi elle les considérait comme sales, mais cette fille était une sorte d'obsédée de la propreté. Elle achetait de la javel par packs. Elle séparait chaque couleur de vêtements aussi, et rinçait sa vaisselle après chaque repas.
Elle était juste une humaine normale et banale.
Sauf que ce n'était pas le cas.
Un matin, alors que le soleil brillait de tous ses feux, m'emprisonnant dans les branches de mon chêne, je la vis recouvrir le bord extérieur de ses fenêtres d'une fine couche de farine. Bizarre. Elle fit les cent pas dans toute la maison, vérifiant six des sept caméras de sécurité que je n'avais même pas remarqué, et ça voulait dire quelque chose parce que j'étais un putain de vampire. Elle les avait bien caché, chacune dirigée vers un angle différent, couvrant d'après ce que je pouvais en dire, chaque millimètre carré de sa maison et de son jardin. Elle avait même une caméra cachée dans la putain de mangeoire à oiseaux. Pourquoi avait-elle besoin d'une sécurité aussi lourde? Qui était-elle pour considérer une telle surveillance nécessaire?
Si elle avait été normale, j'aurais pu m'introduire dans la maison sans être vu. J'étais assez rapide pour n'être rien d'autre qu'un éclair blanc, ou une ombre, sur les enregistrement de surveillance. Et pourtant , je pensais qu'elle saurait exactement quel phénomène avait brouillé son image. Ce qui ne me dérangeait pas, ça m'allait parfaitement bien de la surveiller depuis mon perchoir. Il se trouve qu'elle avait une tonne de fenêtre. Je n'étais même pas le seul à me servir de ses fenêtres pour des raisons moins qu'honorables, elle avait des voisins vraiment pervers. J'étais juste... Je voulais en apprendre plus sur cette étrange fille qui m'avait provoqué et ensuite ignoré ma présence.
Elle ne recevait jamais aucune visite, mais passait un coup de fil par jour, à 15h30 pile. Elle s'asseyait à l'extérieur, sous le porche arrière et fumait pendant son coup de fil, jetant ses cendres dans le jardin. Elle ne parlait jamais beaucoup au téléphone, elle ne donnait que des réponses courtes, d'un ou deux mots. Elle semblait toujours exaspérée, irritée, et souvent même folle de rage.
Mais j'étais accro.
Elle était étrange. Non, elle était intéressante. Je n'avais jamais rien trouvé d'intéressant dans mes cent ans et quelques d'existence sur cette planète et j'étais intéressé par une putain de fille humaine. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder, même si sa routine aurait dû être exaspérante et irritante après le premier jour. Sérieusement, j'avais réglé la montre de ma voiture sur la sienne. J'attendais plutôt impatiemment qu'il soit 16 heures chaque jour, parce qu'elle allait ramasser son courrier. J'aimais beaucoup trop la façon dont son corps bougeait quand elle courait à petite foulée jusqu'à sa boîte aux lettres. C'était lubrique et je m'en moquai. Je n'arrivai pas à m'en vouloir d'avoir des pensées aussi ridiculement impropres. Qu'est-ce un péché de plus quand t'es maudit? J'étais un foutu vampire et j'aimais les nichons. J'aurais dû l'accepter il y a bien longtemps.
Ça faisait presque une semaine que je surveillai cette fille sans nom. J'avais envisagé d'aller ramasser son courrier pour découvrir son nom, mais je savais que c'était mal. Putain, tout ce que je faisais était mal. Je me limitai à la poursuite à distance et à l'espionnage par la fenêtre. Vous savez, rien de trop excessif.
Je me demandai si elle se sentait aussi seule que moi. Elle ne recevait jamais aucune visite et elle ne passait qu'un coup de fil par jour, à heure fixe. Elle ne semblait même pas apprécier cet appel. A part pour faire ses commissions, elle n'allait jamais nulle part.
On était Lundi. Je ne connaissais pas sa routine du Lundi. Je la regardai fouiller dans sa chambre. Elle disparut dans la salle de bain, et en émergea complètement habillée avec ses cheveux tirés en queue de cheval. Elle s'immobilisa soudainement et regarda par la fenêtre.
Droit. Vers. Moi.
Putain.
-PoV BuffetBella-
Ça faisait six jours qu'il avait changé ma roue. De vieilles blessures menaçaient de se rouvrir, mais je me rassurai en me disant que les Cullen ne pouvaient plus me faire de mal et ma thérapeute avait augmenté mon dosage de saloperies. Je ne pouvais pas être sûre qu'il ne les connaissait pas, mais il ne me connaissait certainement pas moi. Les Cullen avaient disparus depuis pratiquement six ans. C'était mieux comme ça, je n'avais pas besoin d'eux dans ma vie. C'était déjà assez horrible qu'ils soient encore dans ma tête.
Cependant, ce vampire était perché dans un putain d'arbre. Il avait choisi de me suivre, comme tous les vampires semblaient le faire. Ça commençait à devenir plutôt irritant, et une fois de plus, je souhaitai ne pas être aussi observatrice en ce qui concernait ces putains de créatures mythiques. Je devais lui le reconnaître, cependant; il n'était pas passé devant les caméras, ce qui signifiait qu'il ne venait pas me regarder dormir. Comparé aux vampires de mon passé, il était presque poli.
D'une manière ou d'une autre, c'était le sixième jour post Pneupire, et il était toujours entrain de me regarder. Il semblerait que sa curiosité n'était pas encore satisfaite. C'était le jour de la fête aux pilules et je savais que je devais aller à la pharmacie, où je sentais qu'il allait me suivre, se dissimulant dans les ombres comme le putain de Comte Dracula.
Je devrais lui faciliter les choses. Je suis après tout, une personne incroyablement gentille comme ça.
Ouvrant ma fenêtre, ou ce qui pourrait être considéré à ce point-là, comme un Portail Vampirique, ou au moins, quelque chose qui ressemble à un drive-in pour vampire, je parlai...à rien de bien particulier, mais je savais qu'il pourrait m'entendre. J'avais aperçu un éclat de diamant au loin. Il semblerait qu'il se soit mis à l'aise dans un chêne.
"Je sais que t'es là. Si tu veux me manger, fais-le. Je viens même avec guide où planter tes dents. Mords en suivant les pointillés. Je vais descendre et ouvrir la porte, si tu veux me parler, sois là," lui dis-je simplement, en parlant au brouillard. Il était là, j'en étais sûre.
Prenant tout mon temps pour descendre au rez-de-chaussée, j'ouvris la porte du salon avec appréhension. Il était un mangeur d'homme, mais s'il voulait me manger, il pouvait, et je ne pouvais pas l'en empêcher. Les derniers mots de mon père avaient été, Je t'aime bébé, mais tu ne peux pas combattre la mort. D'une manière ou d'une autre, je ne pensais pas que c'était ce qu'il avait voulu dire.
Et il était un autre putain de vampire magnifique. Je devais bien l'admettre, même avec les traits bien dessinés caractéristiques aux Vampires, il était toujours plutôt sévère. Il était plus grand, plus vieux, il semblait presque avoir l'âge de Carlisle. Ça ne réduisait en rien sa beauté; en fait, ça semblait même l'accentuer. Mais contrairement au doc blond, ce vampire avait de courts cheveux bruns, presque coupé à la mode militaire. Mais ça lui allait bien. Il les avait soigneusement coiffés et je ressentais presque le besoin physique de tout ruiner, d'y faire courir mes doigts et de lui ébouriffer les cheveux. Il avait les yeux rouges, mais je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il avait eu les yeux bleus autrefois. Avant qu'il ne soit mort et tout.
Quelque chose était différent chez lui cependant.
Il titillait mon sixième sens d'araignée.
"Bonjour, je m'appelle Bella," lui dis-je en tendant la main vers cet étrange Vampire qui achetait de la nourriture pour chat et changeait des roues. Il la regarda comme si c'était quelque chose d'étrange, comme s'il n'avait pas deux mains lui-même. "C'est habituel dans la culture occidentale de serrer la main qui nous est tendue au cours d'une présentation. Devrais-je parler plus lentement? Salut. Je. M'appelle. Bella." Je m'interrompis et attendis de voir sa réaction. Rien. Peut-être qu'il est stupide. Les plus mignons le sont souvent, non?
"Okay, j'aime pas le faire à la Tarzan mais bon. Moi Bella. Toi?"
"Peter?" m'offrit-il, sa voix prenant un ton interrogateur.
"T'en es sûr?" lui demandai-je en haussant un sourcil.
-PoV PeterPire-
"Bonjour, je m'appelle Bella," me dit-elle lorsqu'elle ouvrit la porte. Elle me tendit la main mais j'étais trop surpris pour réagir. Par définition, je ne touchai jamais les humains. A moins, bien sûr, que je sois entrain de les manger. Et...je n'étais pas encore prêt à la manger.
"C'est habituel dans la culture occidentale de serrer la main qui nous est tendue au cours d'une présentation. Devrais-je parler plus lentement? Salut. Je. M'appelle. Bella."
J'ouvris la bouche pour parler avant de la refermer brusquement. Je n'avais absolument aucune idée de ce que je devrais lui dire et putain, elle était méchante. Son putain de comportement abrupte me secouait vraiment. Je devrais juste la manger et en finir avec toute cette merde. J'en avais marre de penser tout le temps à ça.
Je ne lui avais toujours pas répondu.
"Okay, j'aime pas le faire à la Tarzan mais bon. Moi Bella. Toi?" Elle se pointa du doigt avant de me pointer moi. Je m'attendais presque à ce qu'elle grogne. Mais là encore, elle m'avait posé la question que je me posai moi-même. Qui suis-je?
"Peter?"
"T'en es sûr?" me demanda-t-elle en haussant un sourcil fin. Je me sentis obligé de lui répondre honnêtement. Ses yeux marrons me brûlaient avec une intensité à m'en briser le coeur, je ne savais pas si je voulais m'enfuir ou la serrer dans mes bras. Quelque chose d'horrible était arrivé à cette fille.
"Pas vraiment. Mais qui sait vraiment qui il est?" répliquai-je en la regardant droit dans les yeux. Elle pouvait pas faire plus d'un mètre cinquante. Ces orbes chocolat brillèrent si d'une émotion qui disparut avant que je n'ai le temps de la reconnaître. Elle en effaça toute trace, reprenant une façade légèrement sardonique. Je devais lui tirer mon chapeau, c'était une expression que j'avais perfectionné au cours des cent cinquante dernières années, et elle la maîtrisait parfaitement.
"Amen. Je suppose que tu n'es pas là pour me manger, donc tu peux entrer si tu veux."
Elle m'emmena dans son salon, avant de se laisser tomber dans un vieux fauteuil en cuir. Ça ne s'accordait à aucune autre fourniture, mais une odeur lourde d'importance flottait dans l'air, une odeur de passé.
"Alors, Peter, qu'est-ce qui t'amène dans la Ville du Vent? Je suppose que ce n'est pas le café qu'on y sert?" me demanda-t-elle en plaçant ses mains sur ses genoux. Sa nonchalance m'irritait. Mais sous l'irritation et le choc, c'était plutôt agréable. Je n'avais pas tenu une conversation depuis des années, à moins d'inclure Sophia et mes autres repas. Et mon frère, mon créateur, mais même lui je ne l'avais pas vu depuis Maria.
"Oh je suis venu pour le climat," répondis-je d'une voix légère en injectant une pointe de taquinerie dans ma voix habituellement indifférente. Ça sembla lui plaire, et ses yeux pétillèrent lorsqu'elle me répondit en hochant légèrement la tête.
"Ouais, c'est compréhensible. De passage ou définitif?"
"Définitif," répondis-je. Il valait probablement mieux qu'elle sache que je n'étais pas un nomade. "J'ai récemment acheté une maison à Wood Burrow."
"Tu vis dans une communauté sécurisée?" me demanda-t-elle en éclatant de rire. Je comprenais pourquoi ça pourrait lui sembler bizarre, mais j'avais choisi ma maison avec beaucoup d'attention.
"Les terrains sont espacés, et mes voisins sont tous des trous du cul prétentieux, donc c'est facile d'y vivre," lui expliquai-je en reniflant son canapé. Ça sentait le...ben ça sentait le chien mouillé.
"Jacob," me dit-elle. "Tu sens mon ami Jacob. C'est un loup-garou."
"Tu sais que les loups existent?" lui demandai-je clairement surpris. Mais là encore, elle connaissait l'existence des vampires, peut-être que j'aurais dû m'y attendre. Peut-être que c'était les loups qui lui avaient parlé des vampires. Mais qui lui avait parlé des loups?
"Hey! Hey!" Elle claqua des doigts. "Tu sais que tu marmonnes doucement quand tu réfléchis comme ça? Tu n'as parlé à personne d'autre que toi-même depuis un long moment, n'est-ce pas? Et oui, je sais pour les loups. Certains de mes meilleurs amis sont des loups."
Je n'aimais pas que ce soit aussi évident que je n'étais pas...sociable. Je me sentais vulnérable, comme si c'était une faiblesse.
"Je ne voulais pas t'offenser," m'excusai-je en m'approchant du canapé. Ça puait comme s'il s'était frotté dessus. "Je pense qu'il a marqué ta maison, parce que ton canapé pue la mort. Maintenant que j'y pense, il a dû se frotter contre ta porte d'entrée aussi, parce que l'odeur est plutôt forte là-aussi."
"Ça ressemble à Jacob; il me fait la même chose à moi. Je m'attends à ce qu'il me pisse sur les pieds un jour, pour garder les bâtards de ton espèce loin de moi." Elle haussa les épaules. "Je ne sais pas vraiment comment je vais expliquer ton odeur à Jacob lorsqu'il viendra me rendre visite."
"Je n'ai pas d'odeur," lui expliquai-je en la regardant se rouler en boule sur son fauteuil. "Pourquoi ce loup ressent-il le besoin de te marquer?"
"Putain! Pas d'odeur? Ben, c'est pratique. Je ne vois pas pourquoi il aurait besoin de savoir que tu es là. Je n'ai pas besoin qu'ils viennent me babysitter juste parce que tu as décidé de squatter en ville. Il me marque parce qu'il est le futur Alpha de sa meute et que je suis comme sa soeur. Jacob est incroyablement protecteur. Il se prend pour mon grand frère."
"Te babysitter?" lui demandai-je, et j'avais l'impression que mes sourcils étaient perpétuellement froncés à cause de cette étrange humaine.
Elle haussa les épaules, "Eh, qu'est-ce que je peux dire? J'suis une humaine appétissante. Les vampires ont tendance à me suivre. J'ai eu une légère euh... altercation avec une féroce petite garce. Ça fait un bail que je l'ai pas vu, mais je suis sûre qu'elle reviendra. Elle veut se venger, une âme-soeur pour une âme-soeur. Ça s'est passé il y a six ans, on pourrait croire qu'elle en a marre. Elle ne sait pas où je suis maintenant. Ses plans ne sont donc pas clairs pour le moment."
"Tu étais l'âme-soeur d'un vampire?"
"Je pourrais difficilement nous qualifier d'âmes-soeurs, vu qu'il m'a quitté. Mais qu'est-ce que je peux dire? Mes besoins ne peuvent pas être satisfaits par de simples mortels. Ou par des loups-garous si tu veux tout savoir. Et vous, les Vampires, ne faites aucun effort," babilla-t-elle. "Enfin bref, est-ce qu'il n'y a que toi ou tu as un clan?"
"Il n'y a que moi," marmonnai-je en me sentant légèrement gêné. Je n'étais pas vraiment à l'aise à discuter de sa vie sexuelle. Surtout avec le chien. C'était porter la bestialité à un tout autre niveau. Et maintenant je me méfiais du canapé.
Elle sourit, "Kay, kay. Bon, Peter, j'ai rendez-vous avec une pharmacienne. Tu peux venir avec moi si tu veux. On dirait que t'as besoin d'un ami."
Je reniflai en entendant cette remarque. Elle était mal placée pour parler. "Oh, désolé, mais on ne peut pas tous être des papillons sociables comme toi. Tu n'as quitté ta maison qu'une seule fois cette semaine."
"Seigneur, t'es vraiment un obsédé," souffla-t-elle. "Je n'aime pas les gens," répondit-elle simplement.
"Moi non plus. Ils parlent trop."
"Oui, parce que la nourriture ne devrait jamais parler," me dit-elle en souriant.
Je ne pus pas m'empêcher de froncer les sourcils. "Comment peux-tu me parler de ça aussi tranquillement? Je veux dire, c'est un meurtre, ce que je fais."
"Chasser pour ta nourriture n'est pas un meurtre. Mais eh...tu m'aurais déjà mangé si tu l'avais voulu. Je veux dire, je ne pense pas que mon odeur soit très appétissante maintenant, mais à l'époque, j'étais un morceau délicieux." Elle attrapa ses clés et se dirigea vers la porte. J'ouvris le passage sur l'allée de ciment menant à son allée de garage, mon imperméable flottant dans le vent. Bella sifflotait le générique de Carmen Sandiego. Bah, valait mieux ça que des blagues sur le Massacre de Columbine au moins.
"A l'époque?"
"Avant mon traitement. Apparemment, je suis schizophrène. Entre autre," dit-elle en haussant ses petites épaules. "Ça te dérange si on prend ma voiture? Je n'ai jamais aimé chevaucher les vampires. J'aime les trajets tranquilles."
Chevaucher...les vampires.
Oh bordel. Des pensées convenables.
Oh, et j'ai posté une nouvelle histoire, un James/Bella qui s'appelle 'L'Amour dans la Salle aux Miroirs'. Jetez-y un coup d'oeil! :D
Prochain chapitre : Arbrepire
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