Auteur : lifelesslyndsey
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Humour/Hurt/Comfort
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!
- Chapitre 8: Gigotepire -
-PoV Peter-
J'étais nerveux.
"Arrête de gigoter," cria Bella pour la quatrième fois depuis qu'on avait prit la route, une heure plus tôt. "Sérieusement, tu es un vrai petit Gigotepire aujourd'hui. Tout ira bien."
Je levai les yeux au ciel, forçant mes mains à arrêter de trembler sur le volant alors qu'on roulait à toute vitesse sur l'autoroute. "Tu ne peux pas te contenter d'ajouter 'pire' à chaque mot et te considérer créative. Est-ce que tu mets ce genre de merde dans tes romans pour ados?"
"Parfois. Et je ne suis pas d'accord avec toi," me dit-elle avec un sourire moqueur avant de commencer à compter sur ses doigts le nombres de mot-pire qu'elle avait créé. "Peterpire. Chatpire. Pneupire. Prudepire. Gigotepire. Et si tu penses que j'ai fini alors tu ne me connais pas du tout."
"Oh, t'es une marrante, gamine. T'es une marrante," grommelai-je. "Ha putain de Ha. Est-ce que tu as prévenu ta...Meute que tu ramenais un Pire à leur fête?"
Elle gloussa. "Fêtepire. Bien joué. Et la réponse est non. C'est toujours plus prudent de laisser Jacob dans le noir. Il a tendance à trop réfléchir. Vous vous entendrez bien. Je veux dire, il ne peut pas garder la moindre rancune, même si ça vie en dépendait. Il pourrait te haïr avec une putain de passion, mais dès que tu fais quelque chose de gentil pour lui, c'est tout bon. Seth a eu un accident avec la voiture de Jacob, une fois, il lui a payé un taco, et c'était oublié."
"C'est ça..." Je n'aimais pas vraiment que notre situation actuelle soit comparée à un accident de voiture et un taco, mais il était trop tard pour faire demi-tour maintenant. Elle m'avait convaincu de venir, et j'avais cédé comme un petit garçon pathétique, et même malgré son humeur joyeuse due à ses médicaments, on était tous les deux un peu inquiet. Ça se finirait mal, et on le savait tous les deux."
"Alors, comment s'est passée ta chasse?" me demanda Bella en jouant avec le bouton de fermeture centralisée, clic-clic-clic-clic, "Tu devrais profiter de notre visite à Forks pour aller chasser dans les montagnes. Trouves-toi un cougar ou un ours ou quelque chose de ce genre. Il paraît que les carnivores ont meilleur goût."
Je grimaçai intérieurement en me rappelant de ma chasse misérable au Lac Serene de la veille. Peut-être que je n'étais tout simplement pas fait pour la chasse. "Je ne suis pas sûr de pouvoir le faire après tout."
Bella rigola et tendit la main pour attraper la mienne. Nos doigts s'entremêlèrent, la chaleur de sa paume recouvrit et captura ma main, et ça me sembla bizarre, et étrange, et j'adorai ça. Depuis nos...aveux forcés traumatisants, on avait tourné autour du pot, trop gênés et trop nerveux pour faire le premier pas dans quoi que ce soit. Ça c'était comme une ligne tracée dans le sable, ou une façon très créatrice de dire 'oui, Peter, ça arrive vraiment'. D'une manière ou d'une autre, j'étais vraiment pas dans mon élément et Bella semblait juste distante. Je pouvais au moins trouver un peu de réconfort là-dedans.
En réalité, ça faisait un mois qu'on tournait autour du pot en fait, et on était déjà bizarrement à l'aise en présence de l'autre. C'était le genre de complicité qu'on ne voyait que chez les vieux couples, qui avait vieilli ensemble, qui avait assistés à l'apparition de chaque ride et de chaque cheveux blanc, mais qui se souriaient encore lorsqu'ils se réveillaient ensemble le matin. Contre toute attente, on s'était attachés l'un à l'autre. On était comme de vieux objets qui ont perdu leurs fonctions premières et qui sont complètement inutiles mais auxquels on est quand même attaché. C'était une part de vous, comme un bras ou une jambe, pas moyen de s'en débarrasser.
"Tu es un vampire difficile," renifla-t-elle. "Un Difficilepire."
Après lui avoir lancé un regard noir, j'ignorai son jeu de mot et lui posai une question à la place, "Et qu'est-ce que t'insinues par là?" Je ne fais pas mon difficile, je mange des gens malades. Ils ont tous un goût de merde. Tu as vu ce putain de Walter Freedmont. Et j'ai mangé pire."
Elle me serra la main, envoyant des vagues de chaleur dans mon bras et inévitablement, droit à ma queue. Je ne pouvais pas m'en empêcher, je n'arrivais même plus à m'en inquiéter. Bella signifiait érection. Bella me touchant signifiait des érections encore plus insistantes. Elles étaient, parfois, douloureuses, mais je ne pouvais toujours pas me convaincre de me prendre en main. Je ne saurais même pas par quoi commencer. Enfin, c'était pas vraiment vrai...je savais par quoi commencer mais...enfin bref, je m'égare. Si je n'avais pas eu de bonne raison de porter un imper' avant, j'en avais certainement une maintenant.
"Ils se servent sur un plateau d'argent pour toi. Il n'y a pas de chasse, pas d'appât de tes proies. Tu vas littéralement les voir pour leurs dire, 'Hey, je veux te tuer, ça marche?' et ils hochent la tête avec impatience, et ils te supplient de venir le plus vite possible."
Reniflant mon indignation, je soufflai, "Ce n'est pas...ce n'est pas complètement vrai. La ferme." Et que je me fasse baiser si elle n'avait pas raison. J'étais un vampire de merde. Bien que je voulais lui dire que j'étais sélectif dans mes chasses, il n'y avait pas vraiment de chasse. Je n'avais même pas à chercher des victimes, leurs noms me venaient tout simplement.
Elle souriait comme le Chat du Cheshire maintenant, et gardait les yeux droit devant elle. Ses cheveux étaient retenus par des pinceaux cette fois; ils étaient recouverts d'éclats de peinture et je ne me rappelai pas avoir jamais vu Bella peindre quoi que ce soit, donc je ne savais vraiment pas pourquoi Bella avait des pinceaux, mais elle en avait, et je voulais en enlever un de son chignon juste pour voir ses cheveux tomber autour de son visage, mais elle parla et ruina le moment qu'elle n'avait même pas vu, et peut-être que c'était pas plus mal.
"Est-ce que t'as fait un vrai bordel? Genre...plein de sang partout? Les garçons se couvraient toujours de sang. Je peux pas supporter le sang."
J'avais remarqué que c'était quelque chose de nouveau chez Bella. Elle parlait de plus en plus de ses vampires, parfois. J'avais presque envie de lui demander leurs noms, ne serait-ce que pour les retrouver et tous les tuer pour l'avoir mutilé comme ça. Mais on savait tous, maintenant, que j'étais un chasseur merdique. Si je n'arrivais même pas à chasser un humain, alors je n'arriverais certainement pas à chasser un vampire.
"Hey, attends?" Je m'interrompis, surpris par son commentaire. "Si tu ne supportes pas la vue du sang, alors comment t'as réussi à drainer un lapin?"
Elle grimaça visiblement et ses mains se serrèrent sur ses genoux. "Ben, je devais le faire, non?" dit-elle franchement. Je me demandai immédiatement quel genre de vampire elle ferait.
Et ces pensées étaient dangereuses.
Mais elle avait tué et drainé un animal de compagnie dans une étrange tentative de sauvetage. Bordel, elle m'avait sauvé. Si ce n'était pas obscènement émasculant alors je ne savais pas ce qui le serait. Je m'étais fait tiré hors d'une maison par une petite fille. Mais elle l'avait fait, et ça avait été important, et on était là maintenant, main dans la main, en route pour chez elle, pour voir sa presque-famille, et je ne pus pas m'empêcher de me pencher en avant pour l'embrasser sur la bouche, ignorant les détails comme le fait que j'étais entrain de conduire.
Ce fut rapide et hésitant, et même un peu gênant, parce que comme toujours avec Bella, je n'avais aucune putain d'idée de ce que j'étais entrain de faire. Et on s'était déjà embrassé, bien sûr qu'on s'était déjà embrassé, et une fois ça avait été gênant, et une autre fois frénétique; on avait échangé si peu de baisers que je pouvais les compter sur les doigts d'une main, mais à chaque fois, j'avais été si pris par le baiser que je n'avais pas eu l'opportunité d'engranger la moindre expérience et je me sentais étrangement nu à cause de mon ignorance en ce qui concernait les baisers. J'avais des milliers d'années, c'était ridicule.
Je me reculai avec un grognement gêné et me concentrai sur la route. "Euh..."
"Tu m'as embrassé," dit Bella en glissant à nouveaux ses doigts entre les miens avant de me faire un sourire rayonnant.
"Euh. On s'était déjà embrassé avant," lui rappelai-je en gigotant sur mon siège et en me demandant si j'avais franchi une limite sans m'en rendre compte. On avait pas discuté des bases de notre...relation, si c'était ce que c'était, et je ne savais pas vraiment quelles règles je devais suivre. J'aimais les règles. J'en avais besoin. Il n'y avait aucune putain de règle. Quelles étaient les putains de règles? "J'ai pas le droit?" lui demandai-je, d'une voix bien plus inquiète que je ne l'admettrais jamais. J'étais un crétin. Et elle se foutait de moi. Guh.
Elle renifla, "Ben si, t'as le droit! C'est juste que...tu m'as jamais embrassé avant. Je t'ai embrassé. On s'est embrassé, mais tu ne m'as jamais embrassé."
Et c'était vrai. Je ne m'étais jamais laissé le choix ou la décision de l'embrasser de moi-même, je m'étais laissé faire sous ses assauts. Ce fut à cet instant que je réalisai que j'avais choisi Bella. Elle n'était pas ma destinée, parce que je n'en avais jamais vraiment eu une quand j'étais un Ange. Et je n'étais plus un Ange. Elle était mon choix.
Donc je l'embrassai à nouveau, juste parce que je le pouvais.
Elle se recula en semblant un peu abasourdie et j'étais sûr que j'avais l'air un peu fier de moi. Elle me frappa sur le bras et grommela, "Fais gaffe à la route."
-Forks-
"C'est très..."
"Vert?" compléta Bella avec un large sourire, en se garant devant une petite maison de deux étages. "Ouais, c'est ce que je pensais aussi."
"Vert est l'une des possibilités," acquiesçai-je en attrapant nos sacs à l'arrière de la camionnette. "J'allais dire petit. Je ne suis pas sûr que ce soit un bon environnement pour un vampire, Bella. Je suis sûr que je vais attirer l'attention."
Elle se contenta de hausser les épaules avant de suivre l'allée de pierre menant à la maison. Elle enfonça la clé dans la serrure, "Si quelqu'un demande, dis que tu es un cousin des Cullen. Tu as l'apparence qui va avec donc c'est plausible. Tes yeux vont mettre du temps à changer de couleur, mais avec tes lentilles, personne ne devrait poser trop de questions.
Cullen. Cullen. Cullen. Elle avait déjà prononcé ce nom auparavant, songeai-je, mais ça ne m'avait jamais alarmé. Et maintenant, ce nom me criait que je loupai quelque chose d'important, et le fait que je loupais quoi que ce soit me dérangeait à un point inimaginable. Cullen. Cullen. Cullen. Je n'arrivais pas à trouver quoi que ce soit sur eux, comme si, tout comme Bella, ils n'existaient pas. J'envisageai la possibilité qu'ils soient bien trop connectés à Bella pour que je puisse les voir, et c'était plausible. Enfin, tout et rien était plausible, vraiment, parce que mes connaissances n'avaient jamais vraiment eu aucun sens. Je les avais juste.
Mais les Cullen...ça me dérangeait inexplicablement.
"Tu vas vraiment devoir travailler là-dessus," me dit Bella en me regardant depuis le sol. Nos sacs étaient empilés à ses pieds, et j'étais une fois de plus au plafond. "Est-ce que ça va?"
Je fis une pirouette et atterris légèrement au sol. "Je...ces Cullen, c'était ton Clan?"
"Oui," dit-elle immédiatement, mais sa voix était hésitante. "Pourquoi tu me demandes ça? Tu penses que tu les connais?"
"Non, j'ai juste...je ne sais pas. Ils me dérangent," offrais-je piteusement en tendant la main pour attraper la sienne. C'était un geste si étrangement instinctuel que je fus surpris de sentir ses doigts chauds glisser entre les miens, balançant entre nos corps alors que ses lèvres gercées s'étiraient en un sourire.
"Ben," dit-elle lentement, "C'est probablement parce qu'ils craignent tous."
Et ce fut tout ce qu'elle dit à ce sujet.
J'étais nerveux.
J'étais encore nerveux.
J'étais à nouveau nerveux. Et je sentais que j'avais parfaitement le droit d'être anxieux. Je n'étais pas exactement enchanté à l'idée de rencontrer l'Alpha, bêta, quoi que Jacob soit, de la plus grande meute de métamorphes de ma vie de vampire. Sans mentionner le fait qu'il s'était nommé Grand Frère Honoraire de Bella, ce qui, m'expliqua Bella, était toujours mieux qu'Obsédé Numéro Deux.
Elle m'avait maladroitement prévenu qu'il serait en colère, et peut-être violent, et qu'il pleurnicherait peut-être même comme une petite chienne, mais qu'il n'essayerait pas de me faire du mal. Comme s'il l'avait pu, mais je ne pensais vraiment pas que je pourrais mettre la tête du putain de meilleur ami de Bella sur mon mur comme je l'aurais fait avec un autre vampire.
Parce que le but ici était de me faire apprécier de Jacob Black.
Bella soupira et tendit la main de sa moitié du canapé pour m'agripper la cuisse. C'était si bizarrement innocent que ça en devenait presque inexpliquablement intime alors qu'elle faisait glisser ses ongles courts le long de la couture de mon jean, juste au-dessus de mon genou.
"Peter," soupira-t-elle, "tout ira bien. Jake est impulsif mais ta panique me stresse, je suis déjà bien assez tendue."
Et ce fut comme un interrupteur, une nouvelle vague de culpabilité me frappa. C'était naturel qu'elle soit tendue. Elle avait diminué les doses de deux de ses médicaments aujourd'hui, et il ne faisait aucun doute que son corps se rebellait pour protester. Elle avait l'air un peu fatiguée, et je me sentis un peu plus coupable.
"Putain, je suis désolé. Je suis un trou du cul," marmonnai-je en glissant ma main sur la sienne. "Est-ce que ça va?"
"J'ai connu pire," dit-elle avec un petit sourire secret. "Je suis un petit peu nerveuse, et mon esprit tourne à cent à l'heure, et je ne peux me concentrer sur rien d'autre que toi, donc ça m'aide."
"Moi?" Je dus demander, principalement parce que j'étais un trou du cul, et parce que j'étais surpris, et flatté.
Un sourire moqueur étira ses lèvres et un petit reniflement lui échappa, "Ouais, toi et tous tes gigotements. On dirait que tu ne sais pas quoi faire."
"Je ne sais pas," confessai-je, en regardant sa main échapper à la mienne et monter sur mon bras comme une araignée à cinq doigts, le bout de ses doigts brûlant ma peau froide parce qu'il y avait quelque chose de différent dans la façon dont elle me touchait.
"Moi non plus," dit-elle, ses yeux marrons brillant d'une lueur vicieuse, très semblable à celle qui brûlait toujours dans ses yeux quand elle était sur le point de m'embarrasser en public, "Je pense qu'on a besoin d'une distraction."
Au plus profond de mon cerveau, je savais que ça mènerait quelque part, mais mon cerveau ne voulait pas analyser cette information, choisissant à la place de l'ignorer complètement parce qu'une putain de partie de moi devait aimer être confuse tout le temps.
Alors lorsque le bout de ses doigts effleura le creux derrière mon oreille, mes yeux s'écarquillèrent. Elle traça la courbe de mon oreille, de haut en bas jusqu'à ce que je me sente ronronner, d'une manière très peu virile. Ses mains glissèrent le long de mon cou, passant sous le col de ma chemise et elle se tira vers le haut, incapable de me tirer vers le bas, avant de s'installer confortablement sur mes genoux.
C'était perturbant.
Avec un gigotement, elle pressa son ventre contre mon torse et baissa les yeux vers moi, les cheveux toujours retenus par ses ridicules pinceaux. Je tendis la main à l'aveuglette et tirai sur un des pinceaux comme j'avais voulu le faire dans la camionnette, faisant tomber l'autre au sol alors qu'une cascade de boucles brunes tombaient sur nos visages.
Et sa bouche était sur moi, pas sur ma bouche mais sur ma gorge, touchant des endroits qui n'avaient jamais été touchés, et certainement pas par une bouche, à part peut-être quand j'avais été transformé. Et c'était si triste que je ne voulais pas m'attarder là-dessus, sur le fait que la seule bouche qui m'avait jamais touché avait été celle d'un autre homme, mon frère, qui m'avait immédiatement drainé et ramené à la vie, m'envoyant annihiler des villages.
La bouche de Bella était tout aussi affamée, pressée au creux de mon épaule, entrain de me drainer d'une façon complètement différente. Je ne savais absolument pas ce que je pouvais faire, ce que je devrais faire, ce qui était approprié, mais un instinct humain qui était resté dormant jusqu'à cet instant se réveilla soudainement, et mes mains glissèrent sur son corps pour la toucher, juste la toucher. Toucher des endroits que je ne m'avais même jamais envisagé toucher, comme la peau douce de l'intérieur de son bras, et les os saillants de ses hanches qui dépassaient de son jean, et la courbe de ses fesses, qui étaient appuyées sur ses mollets. Je touchai et je touchai, et oh mon Dieu, elle était incroyable.
Même perdu dans mes pensées, je me demandai si j'étais vraiment entrain de parler à Dieu, et si je l'étais, je m'en moquai, il méritait un remerciement pour avoir créé une créature comme Bella, persévérante et parfaite, avec des fesses qui faisaient même grogner les Anges. Les Anges déchus en tout cas.
Sans réfléchir, je glissai mes pouces dans son pantalon pour l'attirer plus près parce que la minuscule distance entre nous aurait tout aussi bien pu faire des kilomètres, parce que c'était trop, et que j'avais trop chaud, et que c'était trop bon, et qu'elle se pressait contre moi et oh Seigneur, j'étais à mi-chemin entre la dépravation et la privation parce que je voulais des choses que je n'avais jamais voulu auparavant. Je pouvais la sentir, elle avait envahit mes sens, et tout ce que je pouvais faire, c'était l'embrasser partout où je pouvais l'atteindre, sur chaque parcelle de peau qui m'était offerte: ses épaules, sa gorge, ses poignets, son cou. C'était tout ce que je pouvais faire pour suivre son rythme, et je ne pouvais pas garder le rythme. C'était Bella. Je grognai.
Et à ma plus grande surprise, elle répondit à mon grognement avant de plonger ses doigts dans mes cheveux, et d'avaler mes grognements dans sa bouche alors qu'une de ses mains glissaient entre nos corps, créant un espace entre nous. Je ne me plaignis pas cependant parce que ses mains commencèrent à ouvrir mon bouton et à tirer sur ma braguette et oh mon Dieu, ses mains se glissèrent dans mon pantalon.
Et ce fut dans cette position que je rencontrais Jacob Black.
Même complètement distrait, chevauché et excité, j'étais un putain de vampire, avec des sens plus aiguisé que n'importe quel humain. Je l'entendis, même avant qu'il ouvre la porte, mais je ne pus pas arrêter, je ne pus pas m'éloigner de Bella, et j'avais essayé, mes doigts s'étaient serrés sur les hanches de Bella pour essayer de la détacher de ma bouche mais cette fille était comme un foutu crampon aspirant ma vie à travers ma bouche, bordel, je lui fournissais même son oxygène.
"C'est quoi ce putain de délire?"
Il avait une voix grave, et une fille à la peau mâte à ses côtés, et elle avait un sourire en coin, et elle leva les yeux au ciel, une main sur sa hanche et l'autre sur son mari.
Bella s'éloigna de ma bouche avec un bruit humide bien audible, et regarda malicieusement par dessus son épaule depuis mes genoux, et je sus qu'elle était entrain de lui sourire, même à travers sa masse de cheveux. "Hey, Jacob," dit-elle doucement, comme si ce n'était pas entièrement inapproprié, ou même inattendu, et dans un élan de douleur, je me dis que ça ne l'était peut-être pas, et cette pensée craignait vraiment.
Jacob avait l'air...ben, principalement, il avait l'air confus, et ça je pouvais le comprendre. Il pouvait entendre, sans aucun doute, mon absence de rythme cardiaque, et je savais que mes lentilles de contact s'étaient dissoutes depuis longtemps, révélant mes yeux qui étaient encore plus rouges qu'orange. Mais je n'avais aucune odeur, et rien chez moi ne l'incitait à se transformer en loup pour me manger.
"Bella?" appela-t-il d'une voix gênée. "Est-ce que c'est...c'est un...Tu es un vampire! Un mangeur d'hommes!"
"Je l'étais," confirmai-je, "Mais Bella m'a expliqué qu'il y avait une alternative."
"Il essaye, Jacob," dit Bella dans un long grognement. "Il n'a même pas hésité quand je lui avais qu'il y avait une alternative."
"Mais...mais... C'est un mangeur d'homme, et tu...tu es entrain de l'embrasser! Tu es assise sur lui! Putain, mais tu n'apprends jamais rien! Pourquoi tu l'as ramené ici! Bordel Bella, ne refais pas ça!" Sa voix était un mélange d'irritation et de dégoût, et j'avais envie de le frapper. Soudainement, il commença à trembler, et sa femme eut l'air terriblement inquiète donc je fis glisser Bella de mes genoux et la plaçai derrière moi alors que je me levai.
"Jacob!" le supplia Bella en le regardant de derrière moi, "Franchement, Peter est génial. Il n'est pas comme les Cullen!"
"Tu dois te calmer avant de faire du mal à tes enfants," le calmai-je, et je fus surpris de le voir arrêter de trembler pour se tourner vers moi et me dévisager de ses grands yeux noirs.
"Mes quoi?"
Bella se tourna vers moi et pencha la tête sur le côté, et je ne sus pas vraiment quoi dire, "Tes enfants. Ta femme...elle est enceinte. Tu ne le savais pas?"
"Enceinte," répéta-t-il avant d'avoir un petit rire surpris, "Enceinte? Leah. T'es enceinte?"
Elle haussa les épaules mais un petit sourire étira ses lèvres, "Me regarde pas comme ça, j'en sais rien."
"Mes enfants," répéta Jacob avec ahurissement avant de s'interrompre, "Attends...mes?"
Je hochai la tête avec hésitation alors que la main de Bella glissait dans la mienne. "Oui. Il y a deux coeurs qui battent en plus de celui de ta femme. Tu ne les entends pas? Ils sont encore très faibles, peut-être que tu ne peux pas les entendre?"
Mais Jacob était agenouillé maintenant, l'oreille collée au ventre plat de sa femme avec un sourire enfantin sur le visage. Bella pressa sa bouche contre le coton de ma chemise, marquant ma peau avec son propre sourire alors qu'elle parlait contre moi.
"Il t'aimera maintenant," me chuchota-t-elle en se tournant pour presser son dos contre mon torse. "Félicitations vous deux!" s'exclama-t-elle, ses petites mains plaquant mes avants-bras contre ses clavicules pour que je sois forcé d'appuyer mon menton sur sa tête, mais vraiment, je n'étais pas forcé à quoi que ce soit.
Jacob se releva lentement, la tête penchée sur le côté, les yeux toujours brillants de son excitation de futur papa, mais ses lèvres étaient fermement pincées, et lorsqu'il parla, je vis clairement qu'il était prêt à jauger ma réaction. "Il n'est pas comme Eux."
Je pressai ma bouche contre celle de Bella pour l'empêcher de faire une remarque sarcastique et regardai ensuite Jacob retenir un sourire. "C'est dur d'être comme des personnes qu'on a jamais rencontré. Mais je t'assures que d'après ce que j'ai entendu, je n'ai rien à voir avec eux." Je pressai ensuite ma bouche contre les cheveux de Bella et dévisageai Jacob avec une expression impassible sur le visage.
Et lorsqu'il sourit, ça me prit par surprise, parce que je m'attendais à beaucoup de choses mais pas à ça, et les ongles de Bella se plantèrent dans ma chair résistante, démentant le calme qu'elle affichait. Elle était intérieurement folle de joie que j'ai été accepté si facilement.
"Tu es différent," dit lentement Jacob avec perspicacité, "L'Autre ne la touchait jamais...il n'était pas très humain...mais toi...tu es beaucoup plus humain."
Ça devait être le compliment le plus étrange que j'avais jamais reçu. Toute humanité que j'avais jamais eu n'avait été qu'empruntée et temporaire. J'étais un Ange, et j'étais un vampire, et j'avais un Doctorat de l'école des Inadaptés Sociaux, avec une spécialisation en Ignorance Sociale.
"Tu la touche. L'Autre ne la touchait jamais. Il n'était pas sûr de pouvoir s'empêcher de la tuer. Mais toi...euh...tu n'as clairement pas l'impression que tu risques...euh...de la tuer ou quelque chose de ce genre." Ce qui avait commencé comme une observation sévère avait fini en balbutiement gêné alors qu'il essayait d'ignorer le fait qu'il avait trouvé sa Petite Soeur Honoraire avec ses mains enfoncées dans le pantalon d'un vampire. "Donc...ouais. Et tu n'as pas d'odeur, donc c'est un autre plus."
"Mais toi si," répliquai-je en haussant les épaules d'une façon très humaine. "Si ça peut te rassurer, toute la maison de Bella sent le chien mouillé."
Un sourire satisfait étira les lèvres de Jacob, mais ce fut Leah qui parla, "Il ordonne à la Meute de se frotter partout quand on va lui rendre visite! Je sais qu'ils pissent tous dans les buissons de roses. Bella a menacé de les taser la fois où elle a trouvé Seth dans son lit."
Bella renifla, "C'est parce qu'il était nu, et encore mineur. Et bourré, est-ce que j'ai mentionné bourré, ouais, et il s'est écroulé dans mon lit." Elle s'interrompit, et je pus presque voir son esprit se tourner vers autre chose, incapable de rester concentré, "Enfin bref...vous allez avoir des bébés!"
"Ce n'était pas votre intention?" demandai-je, parce que hey, je ne savais jamais quand me taire. "C'était pas prévu?"
"On croyait que Leah était infertile," m'expliqua Jacob, son sourire s'élargissant encore plus. "Des bébés, Bella!"
Un large sourire étirait les lèvres de Bella lorsqu'elle releva la tête vers moi avant de regarder Jacob, "Alors...cette journée sera plutôt mémorable...hein? Et c'est Peter qui te l'a dit...donc...tu dois l'aimer...non?"
"Je ne 'dois' pas," répliqua Jacob, mais Leah lui mit un coup à l'arrière du genou et il se corrigea rapidement. "Mais c'est le cas. Vraiment. Merci, Peter! Dieux! Des bébés! Je dois le dire à la Meute!"
Et ce fut comme ça que je me retrouvai écrasé dans les bras puants le chien mouillé de Jacob-Black-le-loup-garou.
J'étais sous la douche entrain de frotter l'odeur de loup-garou surexcité sur ma peau lorsque Bella s'invita. Par une porte que j'avais fermé à clé. Elle ne suivait apparemment pas les protocoles sociaux qui exigeaient qu'on laisse les gens tranquilles quand ils étaient dans la salle de bain. Mais Bella ne suivait aucun protocole, donc en vérité, ce fut ma surprise qui me surprit le plus.
"Bella!" crachai-je en regardant à travers la vitre embuée de la douche. Le seul réconfort que j'avais c'était que Bella ne pouvait pas voir aussi clairement à travers la vitre que moi, et je n'avais aucune idée d'où me venait cette putain de modestie, elle m'avait déjà mis complètement nu. Hey, ce n'était pas le bon moment pour penser à ça.
Elle se tenait là, avec un sourire, un large sourire en fait, appuyée contre la porte. "Qu'est-ce que tu fais là?"
"Je m'ennuyais," me dit-elle simplement en s'asseyant sur le couvercle des toilettes de l'obscènement petite salle de bain, "continue de te nettoyer, Peterpire."
Je lui lançai un regard noir, mais l'effet fut gâché par la vitre de la salle de bain. "Est-ce que tu sais ce que ça veut dire le mot intimité?" lui demandai-je, transformant mon inquiétude en irritation. J'étais dur comme la pierre et il n'y avait pas moyen qu'elle ne s'en rende pas compte.
"Nan. Et je suis complètement irrespectueuse en ce qui concerne les distances sociales," dit-elle alors que la porte de la douche s'ouvrait lentement.
Je pouvais sentir ses yeux sur moi et j'avais plus l'impression d'être une proie qu'un vampire n'aurait jamais dû l'être. C'était un moment d'ado boutonneux lorsque je réalisai que j'étais vraiment vraiment nu, excité et très près d'une vraie fille qui semblait mourir d'envie de plonger ses dents dans moi. "Bella?" croassai-je, incapable de me tourner, même si j'étais sûr qu'elle était entrain de mater mon cul nu.
"Oui, Peter?" demanda-t-elle d'une voix légère, par-dessus le bruit distinctif de vêtements froissés et de chaussures frappant le fond de la baignoire.
Soudainement, son corps couvert de coton fut pressé contre le mien, volant la chaleur de l'eau. Elle pressa sa joue entre mes omoplates et je réalisai que Bella était vraiment bizarre, complètement habillée, et dans la douche. Avec moi.
"Qu'est-ce que tu fais?"
"Sais pas." Sa réponse fut accompagnée par un haussement d'épaule que je pus sentir contre mon dos alors qu'elle se pressait encore plus que moi, ses mains se posant sur mes hanches, et pour une raison ou une autre, j'eus l'impression que c'était moi la fille dans tout ça. Quand êtes-ce que ça c'était goupillé comme ça? "Laisse-toi faire."
"Oh...d'accord," réussis-je à dire, mais ma voix était un mélange de soupir et de grognement, alors que ses mains voyageaient sur mon ventre avant de descendre plus bas, "Bella, je...je n'ai pas...je n'ai jamais..."
"Est-ce que tu en as envie?" me demanda-t-elle en interrompant un aveu que je ne voulais vraiment pas faire. Et elle me demandait de prendre une décision, de choisir ce que je voulais, et est-ce que j'en avais envie? Oui, oui, j'en avais vraiment, vraiment envie
Je soufflai lentement et me détendis contre elle. Je lui faisais confiance. Je savais qu'elle ne se moquerait pas de moi pour mon inexpérience totale, parce que je n'avais aucune expérience dans quoi que ce soit et elle ne s'était encore jamais méchamment moqué de moi. "Oui."
Elle pressa un sourire contre ma colonne vertébrale, et pourquoi je n'avais jamais réalisé que j'étais très sensible là? Je pouvais sentir la chaleur de sa bouche contre ma peau, pénétrant assez profondément en moi pour atteindre mes ailes, et cette sensation me fit frissonner si fort que j'haletai.
Son contact était plus hésitant maintenant, et je fus submergé par le soulagement. Elle était tout aussi incertaine que moi, et ça me fit me sentir réel, et elle était réelle, et la situation était beaucoup plus réelle, et je n'étais pas seul quand j'étais avec elle parce que vraiment, aucun de nous ne savait vraiment ce qu'il était entrain de faire en ce qui concernait l'autre.
"Euh...est-ce que..." Elle déglutit et ses ongles s'enfoncèrent dans les os de mes hanches. "Est-ce que tu te fais ça tout seul?" me demanda-t-elle, la chaleur de son rugissement brûlant ma peau et il me fallut une bonne trentaine de secondes pour réaliser ce que 'ça' voulait dire.
"Oh! Euh...Non. Je ne l'ai jamais fait," admis-je en me sentant complètement stupide. "Je n'ai jamais ressentis ce besoin avant de faire ta connaissance, et je ne sais pas vraiment comment faire."
"Personne ne t'a jamais fait bander avant?" demanda-t-elle et il n'y avait aucune fierté dans sa voix, juste une note rauque mêlée à une timidité que je n'entendais pas souvent chez Bella.
"Non," soufflai-je en m'étranglant sur mon venin lorsque sa main s'enroula autour de ma queue douloureuse; et oh mon putain de Dieu, j'aurais dû essayé ça plus tôt, parce que je n'étais définitivement pas préparé à cette sensation, à cet assaut de plusieurs sensations me submergeant et elle serra la main et je fus sûr que j'étais mort une fois de plus.
Au troisième va-et-viens de la main de Bella, j'avais détruits deux carreaux du mur de la salle de bain blanche, et avec chaque rotation de sa main, je grognai, et à chaque mouvement de son pouce, je frissonnai, et elle me tenait fermement, me parlant tout le temps, comme si elle savait que j'étais complètement submergé et je l'étais, et oh putain, oh merde oh merde oh merde. Tous les liens me gardant entier rompirent l'un après l'autre, me laissant vulnérable alors que j'explosai en un million de pièces.
Lorsque je jouis, mon corps se figea dans ses mains, ma tête tombant en arrière alors qu'elle me mordait l'épaule. Je sentis la peau de mon dos picoter et pendant un instant terrifiant, je fus sûr que j'avais perdu le contrôle de mes ailes, parce que mon corps explosa, et le monde tourna, et pendant cinq bonnes secondes, je redevins humain et je perdis tout contrôle. Et même si logiquement je savais que si, j'étais convaincu que rien ne pourrait jamais être meilleur que ça.
Prochain chapitre : Garcepire
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